Daniel Fink, docteur en sciences de l’éducation, expert onusien en matière de prévention de la torture (2018-2024), membre associé de l’École des sciences criminelles, Unil
La prohibition absolue de la torture fait l’objet d’un consensus universel. Cependant, bien qu’elle soit ancrée dans de nombreux accords internationaux, elle reste une pratique répandue dans le monde entier. Des traitements cruels, inhumains ou dégradants – interdits eux aussi – sont imposés quotidiennement à des millions de personnes privées de liberté.
Dans ce contexte, les traités et les activités de prévention des Nations unies et d’autres organismes, comme les mécanismes nationaux de prévention, sont essentiels.
À partir d’une contextualisation des conventions et d’un aperçu des organismes de l’ONU en charge du suivi du respect des droits humains, nous aborderons l’activité d’un « expert-visiteur » des lieux de privation de liberté en vue de débattre, ensemble, de l’efficacité (relative) de la prévention de la torture, dans un système onusien de plus en plus privé de ressources financières. En conclusion, nous discuterons de la nécessité de poursuivre les efforts pour prévenir la torture et protéger la dignité humaine, partout, en tout temps.
Dates
les mardis 22, 29 septembre et 6 octobre 2026
Heures
de 10h30 à 12h
Lieu
Espace Riponne (1er étage), place de la Riponne 5, Lausanne
Prix
100 fr. (130 fr. sans adhésion) pour 3 séances, support de cours inclus
Jean-Marie Brandt, docteur en sciences économiques et en théologie, ancien directeur général de banque et chef du fisc vaudois
Depuis 1848, le modèle économique libéral pilote la Suisse et lui permet de négocier à son profit les zones de turbulence. Confrontée désormais au basculement géopolitique, la Suisse prospère doit-elle se remettre en question et changer de cap?
Politique de la canonnière, mercantilisme et hégémonie; bilatérales III, juges étrangers et coopération; néolibéralisme, mondialistes et libertariens; franc suisse, or-cryptomonnaies et dollar américain; intelligence artificielle, générale et oligopoles; neutralité, guerre hybride et réarmement; démocraties, populistes et autocrates; écologie, écologisme et négationnistes: jusqu’ici économiquement orientée et politiquement coopérante, la boussole du monde pointe désormais vers la confrontation.
La Suisse est à l’heure des choix. Quels choix? En a-t-elle les moyens? Est-ce pour elle l’opportunité de se remettre en question ou, au contraire, de poursuivre sur le même cap? Nous analyserons ce dilemme à la lumière de l’actualité et testerons, en séminaire, les scénarios possibles.
Dates
les vendredis 30 octobre, 6, 13 et 20 novembre 2026
Heures
de 8h45 à 10h15 attention: les 30 octobre et 20 novembre, de 8h45 à 11h30 environ
Lieu
Centre aux Alizés, ruelle Vautier 5, Yverdon-les-Bains
Prix
150 fr. (195 fr. sans adhésion) pour 4 séances, complétées par 2 périodes de séminaire
Antoine Cosandey, docteur en physique, astronome amateur
Qui ne s’est émerveillé, un soir, devant le firmament étoilé, en rêvant d’en savoir plus? Et qui ne souhaiterait pas, parfois, mieux comprendre l’astronomie moderne? Scindé en deux modules indépendants (« L’Univers proche » et « L’Univers lointain »), ce cours nous aidera à rétablir notre lien avec ce cosmos fabuleux, ce cosmos qui est aussi notre maison.
Module I – L’Univers proche
Nous commencerons par l’astronomie dans notre vie: que signifie notre calendrier? Pourquoi la Lune a-t-elle des phases? Météorites, éruptions solaires, quelles menaces? D’où viennent les constellations et le zodiaque? Nous explorerons ensuite le système solaire, tel que révélé par les sondes spatiales.
Module II – L’Univers lointain
À la lumière des grands télescopes et des sondes spatiales, nous découvrirons étoiles, exoplanètes, galaxies mystérieuses, trous noirs géants. Enfin, nous terminerons avec la cosmologie − le big bang, l’ « avant » et le destin de l’Univers.
Donné dans un langage simple, agrémenté de photos magnifiques, ce cours se veut interactif et s’adresse à toutes et à tous. En prologue, une initiation pratique sera proposée aux personnes intéressées.
Les modules peuvent être suivis séparément. Un module représente trois séances de trois heures.
Dates
Module I: les samedis 3, 17 et 31 octobre 2026 Module II: les samedis 7, 21 novembre et 5 décembre 2026
L’histoire d’Aigle est indissociable de celle de Hugo Reitzel. Au début du XXe siècle, l’entrepreneur allemand déménage à Aigle et achète le domaine de Rochebord, qui comprenait des terres et une fabrique de moutarde. Hugo Reitzel y crée son entreprise en 1909 et décide de continuer la production de la « moutarde d’Aigle ». Il se spécialise ensuite dans la production de légumes au vinaigre, une recette inspirée des sott’aceti de Toscane. L’installation, en 1962, de la toute première chaîne de pasteurisation marque le passage d’une fabrication artisanale à une production industrielle. Cent ans plus tard, Reitzel est toujours le spécialiste suisse des pickles en général, des cornichons en particulier.
Après le repas de midi, nous partirons à pied à la découverte des trésors cachés du chef-lieu du district. Cette visite guidée, à travers différentes époques, nous emmènera des quartiers pittoresques du centre historique jusqu’aux abords du château d’Aigle, qui trône majestueusement au milieu de ses vignes.
Remarque: la visite est déconseillée aux personnes à mobilité réduite. Prévoir un équipement adapté pour la visite à pied de la ville. Attention: pantalon long et chaussures fermées sont obligatoires pour la visite de l’usine Reitzel. Aucune exception ne sera faite sur place!
Date
mardi 29 septembre 2026
Heures
de 10h à 15h30 environ
Rendez-vous
9h30, devant l’usine Hugo Reitzel, située à 5 minutes à pied de la gare CFF d’Aigle
Participant·es
30 au maximum
Responsables
Erika Cuche et Dominique Plancherel
Prix
110 fr. (145 fr. sans adhésion), visites guidées et repas inclus
Dominique Arlettaz, professeur honoraire de mathématiques et ancien recteur, Unil
Ce cours s’adresse aux personnes qui adorent les mathématiques comme à celles qui en ont peur, pour autant qu’elles aient envie de s’y intéresser et de se laisser guider par leur propre curiosité. Aucune connaissance préalable n’est requise.
De tout temps, les mathématiques se sont développées selon deux axes: d’une part, la volonté de comprendre la nature et d’offrir des outils à d’autres domaines scientifiques, et d’autre part, la curiosité de l’être humain. Le principal objectif du cours consiste à faire dialoguer ces deux approches.
Le cours sera organisé en deux parties, indépendantes l’une de l’autre. La première partie traitera d’outils calculatoires ingénieux qui ont répondu aux besoins pratiques des horlogers du XVIe siècle, mais qui ont nécessité beaucoup d’imagination. À l’inverse, la seconde partie abordera des questions simples à formuler qui éveillent la curiosité de chacun et chacune, mais dont la recherche de solution a pris parfois plusieurs siècles ou qui ne sont toujours pas résolues aujourd’hui.
Dates
les vendredis 25 septembre, 2, 9 et 16 octobre 2026
Heures
de 10h30 à 12h
Lieu
Centre aux Alizés, ruelle Vautier 5, Yverdon-les-Bains
Prix
125 fr. (160 fr. sans adhésion) pour 4 séances, support de cours inclus
Quoi de mieux que d’apprendre « sur le terrain »? Pour cette nouvelle session de cours en extérieur, Lia Rosso s’associe à l’ingénieur forestier Ernst Zürcher, ancien professeur à l’école du bois de Bienne et enseignant aux écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich.
Malgré les apparences, nous sommes semblables aux autres êtres vivants que nous côtoyons au quotidien. Au cours d’une promenade en forêt au cœur du Parc naturel du Jorat, sur les hauts de Lausanne, nous aborderons l’étonnante unité du vivant. Nous explorerons les limites entre la nature en nous et celle qui nous entoure pour comprendre que, à bien des niveaux, il n’y a pas de séparation. Nous parlerons des formes de vie et de la matière qui nous composent et qui composent le monde qui nous entoure, de la communication invisible entre les différents organismes vivants, animaux et plantes comprises. Enfin, nous évoquerons la symbiose, trait d’union entre les différentes espèces qui se traduit par une amélioration réciproque. Une autre manière de penser le vivant et de vivre notre lien avec la nature.
Accessible à toute personne apte à marcher sur terrain plat naturel.
Date
mardi 29 septembre 2026
Heures
de 14h à 16h30 environ
Lieu
Bois du Jorat, Chalet-à-Gobet Rendez-vous à 13 h 45, à l’arrêt du bus des TL, devant le Centre sportif de Mauvernay
Prix
100 fr. (130 fr. sans adhésion) pour 1 séances, collation incluse
À Roche, le Musée suisse de l’orgue retrace vingt-trois siècles d’histoire et de technique de la musique. L’occasion de découvrir des trésors comme l’hydraule, prototype du tout premier instrument réalisé à Alexandrie vers 246 avant J.-C., ou le grand orgue Tschanun de Radio-Lausanne, un orgue néo-classique riche de 2700 tuyaux. La collection présente également des orgues automatiques, des serinettes ou des orgues de Barbarie en parfait état.
Le bâtiment abritant le musée – une ancienne grange datant du XVe siècle – est un ancien relais de poste établi par les chanoines du Grand-Saint-Bernard. Classé monument historique, c’est l’un des derniers vestiges de cette époque. Menacé un temps de destruction, cette bâtisse doit son salut à Jean-Jacques Gramm (1926-2022) et à son équipe, qui y installèrent, sous sa charpente, cette collection unique.
La visite se terminera par un petit apéritif servi dans le musée.
Remarque: le musée est accessible en train (gare CFF de Roche) ou en bus (ligne TPC 111, arrêt « Roche, Rotzeranne-Pré-Clos »). Il y a aussi quelques places de parc à proximité. La visite est déconseillée aux personnes à mobilité réduite (nombreux escaliers).
Date
jeudi 17 septembre 2026
Heures
de 14h à 16h
Rendez-vous
13 h 45, devant l’entrée du Musée de l’orgue, rue du Saint-Bernard 5, Roche
Participant·es
20 au maximum
Responsables
Erika Cuche et Mireille Clerc
Prix
40 fr. (55 fr. sans adhésion), collation incluse Culture pour tous: 10 fr.
Rafraîchir ou maintenir ses compétences, préparer un voyage, améliorer son expression orale et sa compréhension ou, tout simplement, prendre plaisir à converser avec notre professeur anglophone. Connaissance 3 vous propose divers niveaux de cours d’anglais: avancé (C1), intermédiaire (B2) ou élémentaire (A2-B1). James McBrien s’entretient avec chaque nouvelle personne inscrite pour l’orienter dans le bon cours.
Ces cours se déroulent en petits groupes (9 à 12 personnes) qui favorisent la participation et l’expression orale. Le rythme est adapté à chaque groupe, grâce à l’expérience de notre professeur.
L’achat éventuel de livres est à prévoir en plus, au cas par cas.
Dates
du lundi 28 septembre 2026 au jeudi 4 février 2027
Heures
niveau avancé: lundi, de 10h30 à 12h niveau intermédiaire: lundi, de 13h30 à 15h ou jeudi, de 10h30 à 12h niveau élémentaire: jeudi, de 13h30 à 15h
Lieu
Espace Riponne (1er étage), place de la Riponne 5, Lausanne
Prix
350 fr. (450 fr. sans adhésion) pour 14 séances, dont une offerte (accueil)
Chaque printemps, la Journée des Bénévoles est un rendez-vous incontournable dans le calendrier de Connaissance 3. Une occasion de remercier les bénévoles avec une journée qui leur est spécialement dédiée, mais aussi une opportunité de se retrouver, d’échanger et de réfléchir ensemble aux motivations et objectifs qui animent les activités de la fondation.
Pour cette nouvelle édition, c’est sur le campus de l’Université de Lausanne qu’une cinquantaine de bénévoles s’est retrouvée mardi 2 juin autour du thème « Continuer à apprendre ». Après les mots de bienvenue de Jennifer Genovese, adjointe de la cheffe du Service culture et médiation scientifique de l’Unil et membre du Conseil de fondation de Connaissance 3, Jacques Lanarès, président de Connaissance 3, a pris le parti de bousculer quelques certitudes: l’âge affaiblit-il vraiment nos capacités d’apprentissage?
Les études passées, fondées sur des tests de QI, laissaient entendre un déclin marqué dès 65 ans. La recherche récente raconte une tout autre histoire: le cerveau continue de former de nouvelles connexions bien après 75 ans. En passant en revue les grands courants de la pédagogie moderne, Jacques Lanarès a notamment démontré qu’apprendre ne se résume pas à enregistrer des informations. Cela suppose de s’impliquer, de relier le nouveau à ce qu’on sait déjà, de confronter ses idées à celles des autres, et, idéalement, d’en sortir avec une façon un peu différente de voir les choses.
L’apprentissage n’est pas fait de ce qui vous arrive, mais de ce que vous faites quand cela vous arrive.
La matinée s’est poursuivie par un atelier participatif. Réparti·es en petits groupes, les bénévoles ont réfléchi à leurs besoins et souhaits d’améliorations dans le cadre de leurs activités. Comment renforcer la communication autour des conférences, susciter l’intérêt des publics encore peu touchés par l’offre de Connaissance 3, ou encore affirmer davantage la singularité de l’institution dans un riche paysage associatif ?
L’après-midi, le Service culture et médiation scientifique de l’Unil, en partenariat avec l’École des sciences criminelles, a proposé deux visites immersives. La première autour du jeu participatif « Sortie de prison : un parcours (im)possible » porté par la prof. Manon Jendly et son équipe de recherche, et co-animé par un ancien détenu. Sur un plateau de jeu, les bénévoles ont traversé les obstacles qui attendent toute personne à sa sortie de détention — trouver un logement, rembourser ses dettes, reconstruire des liens, faire face à la stigmatisation. Le témoignage de Didier Wermeille, ancien détenu, a donné à ces cases de plateau une dimension toute particulière.
La seconde visite a plongé les participant·es dans l’univers des traces numériques, guidé·es par le prof. Thomas Souvignet. Après un exercice de reconnaissance d’objets technologiques d’hier et d’aujourd’hui, les plus audacieux·ses ont eu le privilège de pénétrer dans la cage de Faraday du laboratoire, chambre hermétiquement isolée des ondes extérieures. À l’intérieur, l’ensemble des téléphones présents se sont retrouvés géolocalisés à Singapour et victimes de tentatives d’arnaques simulées.
Cette journée aura finalement illustré ce que Connaissance 3 cherche à produire tout au long de l’année: des expériences dont on repart avec une question de plus, une certitude de moins. C’est précisément cette disposition —accueillir le nouveau, accepter la confrontation de ses idées —qui, dans l’apprentissage, fait toute la différence.
Merci à l’Université de Lausanne et à ses équipes pour leur accueil et la générosité de leur programme. Et merci à toutes celles et ceux qui font vivre Connaissance 3 tout au long de l’année!
En partenariat avec le Musée Jenisch Vevey, nous avons le plaisir de vous proposer de remporter 10 entrées pour 2 personnes pour découvrir les expositions Avant que le verre ne cède et Mécanique du paysage. Pour participer, il vous suffit de remplir le formulaire de participation ci-dessous jusqu’au vendredi 8 mai 2026. Après tirage au sort, les heureux·ses gagnant·es seront contacté·es par courriel électronique et recevront leur entrée pour deux personnes à leur domicile.
Condition de participation: être abonné·e à l’infolettre de Connaissance 3. Attention, une seule participation par personne est possible.
Découvrir les expositions
Frédéric Cordier. Mécanique du paysage (du 1 mai 2026 au 16 août 2026)
L’artiste canado-suisse Frédéric Cordier (*1985) explore les transformations du paysage sous l’effet de l’activité humaine. Ses panoramas remplacent les ruines romantiques par des gratte-ciel, des infrastructures et des bâtiments industriels. Leur monumentalité et leur précision traduisent une fascination critique pour l’emprise des structures humaines sur la nature. Passant du dessin numérique à la gravure manuelle sur linoléum, ses œuvres font écho à la mécanisation du monde tout en s’ancrant dans la tradition ancienne de la taille d’épargne.
Uwe Wittwer. Avant que le verre ne cède (du 1 mai 2026 au 9 août 2026)
Fasciné par les mécanismes de la perception, du souvenir et de la mémoire, l’artiste zurichois Uwe Wittwer (*1954) développe un travail fondé sur de subtils jeux de composition, de modification et de déformation de l’image. En investigateur, il sonde les archives et exhume les fragments d’un passé dérangeant, confrontant les zones sombres de notre histoire comme l’héritage colonial ou les guerres mondiales. Par un dialogue constant avec les dessins et gravures anciennes, il navigue entre appropriation et détournement.