Littérature – Droit et passions chez Balzac | La loi est-elle injuste?

Jean Kaempfer, professeur honoraire, Unil

20. balzac

On se souvient du colonel Chabert, de son triste destin: soldat brillant sous l’Empire, considéré comme mort au combat, Chabert échoue, lorsqu’il réapparaît à Paris, à faire reconnaître ses droits. Il finira lamentablement, dans un asile, privé de son identité civile… Il n’est pas le seul honnête homme, dans la Comédie humaine, à succomber ainsi à l’injustice la plus criante. Ce n’est pas pourtant que Chabert et ses malheureux congénères – le cousin Pons, ou César Birotteau, entre autres exemples – soient mal défendus: les hommes de loi ne manquent pas, dans le monde balzacien, pour qui le droit est une promesse de justice. S’ils échouent parfois à s’imposer, malgré leur virtuosité dans la maîtrise des procédures, c’est qu’ils ont affaire à des adversaires (ou à des clients) que leurs passions égarent: l’ordre juridique est réduit à l’impuissance, lorsque les « ignobles soudures de l’intérêt » (comme dit Balzac) se coalisent contre lui.

Le cours prendra la forme d’une introduction à la lecture de quelques romans de Balzac où la question du droit est au premier plan: Le Colonel Chabert, L’Interdiction et Le Contrat de mariage, puis César Birotteau et Le Cousin Pons.

Ce cours s’adresse aussi bien aux novices qu’à un public averti. Il n’y a pas de prérequis, si ce n’est le plaisir de (re)découvrir l’univers balzacien.

Datesles mardis 12, 19, 26 janvier et 2 février 2027
Heuresde 8h45 à 10h15
LieuEspace Riponne (1er étage), place de la Riponne 5, Lausanne
Prix125 fr. (160 fr. sans adhésion) pour 4 séances, support de cours inclus