Chaque printemps, la Journée des Bénévoles est un rendez-vous incontournable dans le calendrier de Connaissance 3. Une occasion de remercier les bénévoles avec une journée qui leur est spécialement dédiée, mais aussi une opportunité de se retrouver, d’échanger et de réfléchir ensemble aux motivations et objectifs qui animent les activités de la fondation.

Pour cette nouvelle édition, c’est sur le campus de l’Université de Lausanne qu’une cinquantaine de bénévoles s’est retrouvée mardi 2 juin autour du thème « Continuer à apprendre ». Après les mots de bienvenue de Jennifer Genovese, adjointe de la cheffe du Service culture et médiation scientifique de l’Unil et membre du Conseil de fondation de Connaissance 3, Jacques Lanarès, président de Connaissance 3, a pris le parti de bousculer quelques certitudes: l’âge affaiblit-il vraiment nos capacités d’apprentissage?
Les études passées, fondées sur des tests de QI, laissaient entendre un déclin marqué dès 65 ans. La recherche récente raconte une tout autre histoire: le cerveau continue de former de nouvelles connexions bien après 75 ans. En passant en revue les grands courants de la pédagogie moderne, Jacques Lanarès a notamment démontré qu’apprendre ne se résume pas à enregistrer des informations. Cela suppose de s’impliquer, de relier le nouveau à ce qu’on sait déjà, de confronter ses idées à celles des autres, et, idéalement, d’en sortir avec une façon un peu différente de voir les choses.
L’apprentissage n’est pas fait de ce qui vous arrive, mais de ce que vous faites quand cela vous arrive.
La matinée s’est poursuivie par un atelier participatif. Réparti·es en petits groupes, les bénévoles ont réfléchi à leurs besoins et souhaits d’améliorations dans le cadre de leurs activités. Comment renforcer la communication autour des conférences, susciter l’intérêt des publics encore peu touchés par l’offre de Connaissance 3, ou encore affirmer davantage la singularité de l’institution dans un riche paysage associatif ?

L’après-midi, le Service culture et médiation scientifique de l’Unil, en partenariat avec l’École des sciences criminelles, a proposé deux visites immersives. La première autour du jeu participatif « Sortie de prison : un parcours (im)possible » porté par la prof. Manon Jendly et son équipe de recherche, et co-animé par un ancien détenu. Sur un plateau de jeu, les bénévoles ont traversé les obstacles qui attendent toute personne à sa sortie de détention — trouver un logement, rembourser ses dettes, reconstruire des liens, faire face à la stigmatisation. Le témoignage de Didier Wermeille, ancien détenu, a donné à ces cases de plateau une dimension toute particulière.

La seconde visite a plongé les participant·es dans l’univers des traces numériques, guidé·es par le prof. Thomas Souvignet. Après un exercice de reconnaissance d’objets technologiques d’hier et d’aujourd’hui, les plus audacieux·ses ont eu le privilège de pénétrer dans la cage de Faraday du laboratoire, chambre hermétiquement isolée des ondes extérieures. À l’intérieur, l’ensemble des téléphones présents se sont retrouvés géolocalisés à Singapour et victimes de tentatives d’arnaques simulées.

Cette journée aura finalement illustré ce que Connaissance 3 cherche à produire tout au long de l’année: des expériences dont on repart avec une question de plus, une certitude de moins. C’est précisément cette disposition — accueillir le nouveau, accepter la confrontation de ses idées — qui, dans l’apprentissage, fait toute la différence.
Merci à l’Université de Lausanne et à ses équipes pour leur accueil et la générosité de leur programme.
Et merci à toutes celles et ceux qui font vivre Connaissance 3 tout au long de l’année!
