Anne Noschis, historienne

Dans la plupart des religions antiques, les femmes sont prêtresses sinon déesses: ainsi Aphrodite, déesse de l’amour, ou la Pythie de Delphes, porte-parole du dieu Apollon.
Dans les sociétés barbares qui envahissent l’Empire romain, les femmes jouent un rôle de premier plan; en charge du sacré, elles protègent la communauté. Idem au temps de la christianisation de l’Europe: Marie est reine de justice, la Madeleine incarne la femme forte de la Bible. Au plan temporel, le gouverneur romain et son épouse se convertissent, devenant évêque (episcopus) et épiscopesse (episcopa). Car la fonction n’est pas genrée. Proclamées diaconesses, des femmes de bonne volonté prêchent, baptisent, soignent, catéchisent. Sans oublier les nobles dames et les souveraines – souvent canonisées – qui dotent généreusement abbayes et monastères.
Le christianisme aurait-il connu une telle extension sans l’appui indéfectible des femmes?
| Dates | les mardis 12, 19, 26 janvier et 2 février 2027 |
| Heures | de 10h30 à 12h |
| Lieu | Espace Riponne (1er étage), place de la Riponne 5, Lausanne |
| Prix | 125 fr. (160 fr. sans adhésion) pour 4 séances, support de cours inclus |
