Enseigner la bande dessinée (annonce de parution)

La revue Transpositio a pour ambition d’instituer, en ligne, un espace collectif de recherche sur l’enseignement de la littérature, à la croisée des études littéraires, des approches didactiques de la littérature et des pratiques enseignantes. Elle vient de publier deux numéros portant sur l’étude de la bande dessinée, dans ses dimensions théoriques et pratiques :

Malgré sa popularité supposée, ou alors à cause d’elle, la bande dessinée peine à trouver sa place dans les programmes scolaires. La faute, peut-être, à un déficit de suggestions didactiques, de commentaires méthodologiques ou de réflexions historiques. Ce numéro double de Transpositio se propose de réduire en partie ce déficit. Comment associer le geste interprétatif avec les spécificités de la bande dessinée, sans pour autant tomber dans un répertoire de notions techniques arides ? Comment joindre le plaisir de lecture et la prise en compte de la complexité d’un médium à la fois textuel et graphique ?

On trouvera dans le n°4 des pistes de réflexion relatives à l’ensemble de ces aspects, d’abord en lien avec l’histoire du médium et de sa scolarisation, puis orienté sur différentes propositions didactiques et observations en classe. Le n° 5 vient compléter ce dossier en offrant cinq regards sur un même album, lié à une Masterc-lass organisée à l’Université de Lausanne, illustrant ainsi la manière dont cet objet peut être abordée dans des perspectives disciplinaires variées liées à la formation initiale des enseignant·e·s.

Les contributions de ces numéros sont disponibles en texte intégral sur le site de la revue : www.transpositio.org

Annonce de parution – Artiste de bande dessinée en Suisse

Paru en juin 2021 dans l’ouvrage Tête-à-tête, 30 portraits croisés d’artistes de bande dessinée suisses, édité par la Swiss Comics Artists Association (SCAA), l’article de Léonore Porchet, « Artiste de bande dessinée en Suisse: état des lieux, enjeux et revendications » est désormais disponible en ligne. Cet article, essentiellement consacré au statut d’artiste de bande dessinée en Suisse, donne également corps aux échanges organisés par la SCAA en septembre 2020 sur la situation et les envies des artistes de bande dessinée en Suisse.

À noter enfin que l’ouvrage dans lequel s’inscrit cette production fera l’objet d’une exposition lors de la prochaine édition du festival Fumetto à Lucerne.

Annonce de parution – La ville en planches

Pascal Robert (dir.), La ville en planches. Bande dessinée et mondes urbains, Hermann, 2021.

La ville est actuellement une question vive. La bande dessinée s’en est emparée depuis longtemps. Pour autant, l’analyse de ses représentations bédéiques reste encore largement à investir et ce livre collectif ne sera qu’une pierre à un édifice qu’il faudra encore largement enrichir. La ville est un « objet » complexe, ou plutôt un complexe d’objets qui ne relèvent pas forcément de l’évidence : la bande dessinée, justement, en offre, si on accepte de la regarder avec attention, des objets inattendus comme l’incommunication ou un rayon lumineux, par exemple. Ce qui signifie aussi que ce livre porte moins sur la représentation de la ville en bande dessinée qu’il ne s’interroge sur leur relation. Parce que la bande dessinée peut, à sa manière, documenter la ville ou intervenir dans le processus même de sa production. Parce que, lorsqu’elle met en scène la ville, elle ne manque pas de questionner, sur un mode théorique, le statut de la ville dans un récit de bande dessinée : est-ce un simple décor, ou bien tout autre chose ? À quoi sert-elle dans la dynamique narrative ? Quel rôle joue-t-elle ? Parce que ville et bande dessinée peuvent partager la question de la marge ou de la fenêtre et nouer un dialogue à ce sujet. Il se dégage, dès lors, deux grandes logiques dans ces approches : l’une qui explore plutôt l’urbain comme un jeu de cadres et l’autre qui explore plutôt les interstices, le presque rien et le décalage.

Fiche sur le site d l’éditeur

Pascal Robert est professeur des universités à l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques (Enssib). Il est membre du laboratoire Elico. Ses travaux visent à décrypter les enjeux politiques et cognitifs de l’informatisation de la société et à l’élaboration d’une anthropologie du document et des images. Il est l’auteur de Mnémotechnologies, une théorie générale critique des technologies intellectuelles (Hermès 2010) et de Polyptyque, pour une anthropologie communicationnelle des images paru chez Hermann en 2015. Il a écrit une quinzaine d’articles sur la bande dessinée. Il a dirigé Bande dessinée et numérique (éditions du CNRS, 2016). Il a publié en 2017 de L’incommunication au miroir de la bande dessinée (aux PUBP) et en 2018 La bande dessinée, une intelligence subversive (aux Presses de l’Enssib). Il est responsable du séminaire de l’Enssib « La bande dessinée en questions ».