Quand la dégradation du permafrost déstabilise les infrastructures de montagne

L’Unil participe au projet transfrontalier CRYO-ADAPT, qui vise à mesurer l’impact de la dégradation du permafrost sur les infrastructures de montagne.

L’Unil participe au projet transfrontalier CRYO-ADAPT, qui vise à mesurer l’impact de la dégradation du permafrost sur les infrastructures de montagne. L’objectif : proposer des outils concrets aux gestionnaires pour surveiller et anticiper les risques. Rencontre sur le terrain avec Christophe Lambiel, chercheur à la FGSE.

L’augmentation des températures a des effets significatifs sur les sols gelés en permanence dans les régions de montagne. En se dégradant, le permafrost peut fragiliser la stabilité des terrains, ce qui menace les infrastructures qui y sont installées. Gares de remontées mécaniques, pylônes et routes d’accès requièrent désormais une attention particulière.

C’est dans ce contexte que le projet franco-suisse CRYO-ADAPT a vu le jour. Son objectif : mieux comprendre les interactions entre le permafrost et les infrastructures de montagne, en combinant mesures sur le terrain, analyses en laboratoire et modélisation numérique. Le consortium transfrontalier travaille directement avec les acteurs locaux pour développer des outils de surveillance et tester des solutions innovantes. À terme, il s’agit d’améliorer la résilience des infrastructures et de l’activité touristique alpine face au changement climatique. Nous avons rencontré sur le terrain Christophe Lambiel, chercheur à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Unil, qui participe au projet.  Il œuvre notamment à la caractérisation du sous-sol et à l’analyse des mouvements de versant dans la zone du Mont-Fort, à Verbier (Valais).

Vidéo réalisée par Fabrice Ducrest et Laure-Anne Pessina.

Texte : Laure-Anne Pessina.