Membres

RAPAHËL BARONI – Professeur, école de français langue étrangère

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Raphaël Baroni est professeur associé de didactique à l’École de français langue étrangère de l’Université de Lausanne, où il enseigne depuis plusieurs années un cours d’introduction à l’étude de la bande dessinée. En outre, avec les autres membres du Groupe d’étude sur la bande dessinée, il organise régulièrement des cours de Master sur diverses thématiques en lien avec la bande dessinée. Dans ses recherches, il est particulièrement intéressé par les approches fondées sur un comparatisme intermédial, la confrontation entre les récits graphiques et les concepts narratologiques développés dans le creuset des études littéraires permettant d’élargir la portée de ces outils et d’en redéfinir la nature et le fonctionnement. Il a publié plusieurs monographies : La tension narrative (Seuil, 2007), L’œuvre du temps (Seuil, 2009) et Les rouages de l’intrigue (Slatkine, 2017). Il a aussi codirigé une douzaine d’ouvrages collectifs ou de numéros de revue, parmi lesquels Introduction à l’étude des cultures numériques (Armand Colin, 2020), Les avatars du chapitre en bande dessinée (Cahiers de narratologie, n° 34, 2018), Narrative Sequence in Contemporary Narratology (OSU Press, 2016) et Le savoir des genres (PUR, 2007). En 2017, il a créé le Réseau des narratologues francophones (RéNaF) et le Pôle de narratologie transmédiale (NaTrans). Depuis 2019, il codirige un projet de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (Sinergia CRSII5_180359) portant sur les reconfiguration de la bande dessinée par les technologies numériques.

Profil et ses publications sur http://unil.academia.edu/RaphaelBaroni

ALAIN BOILLAT – Professeur, section d’histoire et esthétique du cinéma

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Alain Boillat est professeur ordinaire à la Section d’Histoire et esthétique du cinéma, directeur du Centre d’études cinématographiques (CEC) et président du Réseau Cinéma CH. Ses recherches, menées pour la plupart dans une perspective intermédiale et conjuguant dimension théorique et perspective historique, portent entre autres sur la question de l’oralité dans les dispositifs audiovisuels et sur la narration et les pratiques scénaristiques au cinéma et dans la bande dessinée. Il est l’auteur de La Fiction au cinéma (L’Harmattan, 2001), Du bonimenteur à la voix-over (Antipodes, 2007) et de Cinéma, machine à mondes, ouvrage paru en 2014 dans la collection « Emprise de vue » dont il assure la direction chez l’éditeur Georg à Genève. Il a par ailleurs dirigé plusieurs ouvrages collectifs dont Les Cases à l’écran. Bande dessinée et cinéma en dialogue (Georg, 2010), ainsi que des numéros de la revue Décadrages (« Le monde de Star Wars », n°8-9, automne 2006 ; « Les abymes de l’adaptation », n°17-18, hiver 2010 ; « Le doublage », n°23-24, automne 2013, etc. ; voir http://decadrages.revues.org/). Après avoir enseigné l’histoire et l’analyse de la bande dessinée à l’Ecole des Arts décoratifs de Genève (EAD) de 2004 à 2006 puis à l’occasion de diverses formations continues, il a développé son intérêt pour ce médium dans le champ académique en l’insérant parmi les objets d’étude du projet de recherche « Usages de Jésus » soutenu par le FNS (2006-2009, sous la direction du prof. Jean Kaempfer) dont il supervisait le pôle cinématographique (voir ses articles spécifiquement consacrés à la BD sur le site du projet?: http://www.unil.ch/usagesdejesus/page41247.html). Dans ce contexte, il a fait paraître plusieurs études, notamment dans deux publications qu’il a codirigées (Points de vue sur Jésus au XXème siècle, Etudes de Lettres, 2/2008 ; Jésus en représentation. De la Belle Epoque à la postmodernité, Gollion, Infolio, 2011), et participé à l’organisation du débat public « Jésus en BD. Entre thriller et humour » avec les dessinateurs Laurent Bidot et Gerhard Haderer le 8 mai 2009 à l’Hôtel de Ville de Lausanne. Afin de favoriser la recherche interdisciplinaire sur la bande dessinée à l’UNIL, il a supervisé la partie lausannoise d’un cycle de master-class (flyer) organisé en collaboration avec l’éditeur Dargaud par les Universités de Lyon 3, Grenoble 3 et de Neuchâtel (sous la direction du prof. Olivier Christin, UNINE). Dans le cadre de ce projet qui a contribué à donner une impulsion à l’étude interdisciplinaire de la BD à l’UNIL, il a coordonné l’organisation d’un cours d’un semestre de niveau Master qu’il a dispensé avec les trois autres futurs membres du GrEBD, et qui s’est accompagné du montage par les étudiants de l’exposition « Autour de Léna » à la Bibliothèque municipale de Lausanne en avril 2012. Il intègre régulièrement des corpus de bandes dessinées dans ses cours Master, en particulier dans ceux qui sont également destinés aux étudiants des SHC, et organise à l’UNIL des événements scientifiques dont la problématique a trait à ce moyen d’expression (« L’image fixe en série(s)?: le spectre du mouvement », 17-19 octobre 2013 ; « BD?US / La « bande dessinée » américaine vue par l’Europe. Réception et réappropriations », 27-28 mars 2014).

En outre, il codirige avec la prof. Françoise Revaz de l’Université de Fribourg un projet de recherche soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) intitulé « Le découpage de l’action. Analyse narratologique de périodiques de bandes dessinées (1946-1959) » dont les quatre chercheurs exploitent le fonds Ghebali de la Bibliothèque municipale de la Ville de Lausanne. Dans le cadre de ce projet, la Section d’histoire et esthétique du cinéma a financé l’exposition « La BD avant l’album », qui s’est tenue au Forum de la Ville de Lausanne du 16 au 26 octobre 2013. A partir de novembre 2013, il dirige par ailleurs le projet « Discours du scénario » également financé par le FNS, dont l’objectif et d’exploiter et de valoriser le fonds Claude Autant-Lara de la Cinémathèque suisse (http://www.unil.ch/cin/page100258.html?matrix=1385976273210).

Profil et ses publications sur: https://applicationspub.unil.ch/interpub/noauth/php/Un/UnPers.php?PerNum=911499&LanCode=37&menu=pub

DANIELLE CHAPERON – Professeure, section de français

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Danielle Chaperon est professeure ordinaire à la faculté des Lettres de l’Université de Lausanne (UNIL) depuis 1998. Elle travaille dans le cadre de la Section de langue et littérature françaises et du Centre des sciences historiques de la culture de la Faculté des Lettres. Elle s’attache plus particulièrement à l’étude des relations entre les textes littéraires et les cultures visuelles et scientifiques. Elle a publié de nombreux articles consacrés à l’illustration, au théâtre, à la bande dessinée ; à la vulgarisation, au roman expérimental et à la science-fiction. L’histoire du théâtre et la dramaturgie occupent actuellement une place centrale dans son activité. A ce titre, elle intervient à la Haute Ecole de Théâtre en Suisse Romande (HETSR – La Manufacture), dans le programme Textes-en-Scène (organisé par la Société Suisse des Auteurs) et au Conservatoire de Genève (filière préprofesionnelle). Elle dirige le Certificat de formation continue (CAS) en «Dramaturgie et performance du texte», une formation conjointe à l’UNIL et la HETSR qui vit à la rentrée 2013 sa 10ème édition. Elle participe à la création d’un programme de spécialisation en «Dramaturgie et histoire du théâtre» de niveau Master, commun aux quatre universités de Suisse romande (Fribourg, Genève, Lausanne, Neuchâtel), inauguré en 2013. Elle a piloté récemment le volet scientifique du projet Matériau-Pathos, commun à l’UNIL, la HETSR, le Théâtre de Saint Gervais-Genève et la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (HEAD).

ALAIN CORBELLARI – Professeur, section de français

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Alain Corbellari, né en 1967 à La Chaux-de-Fonds, est professeur de littérature française médiévale aux Université de Lausanne et de Neuchâtel Spécialiste de l’histoire des études médiévales et en particulier de la figure de Joseph Bédier, il est membre du Groupe de recherches sur l’Histoire de la Philologie romane, dirigé par Michel Zink et rattaché au Collège de France et a écrit des ouvrages sur la littérature cléricale du Moyen Age, sur le Guillaume d’Orange épique, sur Romain Rolland, Ernest Renan et Charles Albert Cingria, à la nouvelle édition des Œuvres complètes de qui il participe activement.

L’un de ses principaux axes de recherches est la réception de la culture médiévale dans la modernité, en particulier dans la bande dessinée, sujet sur lequel il a dirigé deux volumes collectifs, dans Etudes de Lettres en 2001 (dans la foulée d’une exposition organisée à la Bibliothèque municipale de Lausanne avec le Prof. Alexander Schwarz et Cuno Affolter) et aux Editions InFolio en 2014 (actes, publiés avec Aurélie Reusser-Elzingre, d’un colloque co-organisé à Orléans avec le Prof. Bernard Ribémont). Il a publié de nombreux articles sur les rapports du Moyen Age et de la bande dessinée et a proposé plusieurs conférences et ateliers sur ce sujet. Il travaille actuellement sur une formalisation des procédés comiques de Goscinny, Franquin et Mandryka.

Il a en outre écrit pendant une douzaine d’années des chroniques de bande dessinée pour divers quotidiens romands.

PHILIPPE KAENEL – Professeur, section d’histoire de l’art

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Philippe Kaenel est professeur titulaire d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Lausanne et directeur adjoint du Centre des Sciences historiques de la culture à l’UNIL. Ses travaux portent sur les arts graphiques en général – sur l’illustration, la caricature, la bande dessinée, l’affiche, la photographie – ainsi que la théorie et l’art et la critique, sur l’art suisse et l’art religieux. Il a été le commissaire général de plusieurs expositions sur le plan national et international. Il est membre de divers comités, conseils scientifiques, et fondations, notamment des revues Sacrum et decorum. Materials and Studies on The History of Sacred Art, Signs. Studies in Graphic Narratives (Turin), de la Société vaudoise d’histoire et d’archéologie (qu’il a présidée), de la Fondation Ateliers d’artiste, de la collection Le Savoir suisse (Presses polytechniques et universitaires romandes) et de la Commission fédérale pour la photographie (qu’il a présidée). A côté d’une série d’articles, il  a publié divers ouvrages sur Le métier d’illustrateur 1830-1900. Rodolphe Töpffer, J.-J. Grandville, Gustave Doré (rééd. en poche, Droz, 2004), sur les Critiques d’art de Suisse romande (Payot, 1993), la caricature (Töpffer, Skira, 1996; Napoléon im Spiegel der Karikatur, 1998), l’imagerie politique (1848?: le carrefour suisse, Payot, 1998), sur des artistes tels Eugène Burnandpeintre naturaliste (5Continents Editions, 2004, rééd, 2006), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923). L’œil de la rue (5Continents Editions, 2008) ou Marius Borgeaud (à paraître)

Il édité ou coédité divers ouvrages et numéros de revues comme Visions du rêve (Georg, 2002), Bédé, ciné, pub et art?: entre les médias, 2006, European Print Culture. International Relations from the 18th to the 19th Century (Olms, 2006), Salvador Dalì à la croisée des savoirs (Desjonquères, 2007), Points de vue sur Jésus au XXème siècle (2008), Les images en guerre 1914-1945?: De la Suisse à l’Europe (Antipodes, 2008), Ecrivains, artistes et photographes à l’œuvre dans les périodiques illustrés (1890-1940) (Infolio2010)Jésus en représentation. De la Belle Epoque à la postmodernité (Infolio, 2011), Neige, blanc, papier?: poésie et arts visuels à l’âge contemporain (Metispresse, 2012), Narration visuelle, vision narrative Etudes de lettres (2013) ou encore Gustave Doré (1832-1883). L’imaginaire au pouvoir (Flammarion, Musée d’Orsay, 2014). Il dirige plusieurs projets de recherche au Fonds national de la recherche scientifique, liés aux arts graphiques?: « Der Nebelspalter » (1875-1920) – Un périodique suisse au cœur de l’Europe des revues et des arts (2011-2014) ; L’autonomisation de l’affiche dans la deuxième moitié du XXe siècle en France et en Pologne?: artistes, institutions et médias (2012-2015) ; Les artistes et les livres (1880-2015). La Suisse comme plateforme culturelle (2013-2017).

GAËLLE KOVALIV – doctorante, assistante FNS

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Gaëlle Kovaliv est diplômée en français moderne et en sciences du langage à l’Université de Lausanne et mène une thèse sur la bande dessinée numérique franco-belgedans le cadre du projet interdisciplinaire Reconfiguring comics in our digital era financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS). Après un mémoire de master sur les incipits dans l’oeuvre d’Hergé, elle a travaillé pour le festival de bande dessinée lausannois BDFIL et pour la maison d’édition Les Impressions nouvelles. Elle est actuellement coresponsable bénévole des conférences et animations de BDFIL et membre du comité d’édition de la revue Archipel. Elle est également membre du Réseau des Narratologues Francophones (RéNaF) et du Pôle de Narratologie Transmédiale (NaTrans).

RAPHAËL OESTERLE – doctorant, section d’histoire et esthétique du cinéma

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Raphaël Oesterlé est licencié en histoire et esthétique du cinéma à l’Université de Lausanne et mène une thèse sur les périodiques de bandes dessinées francophones de l’après-guerre. Avec Alain Boillat, Marine Borel et Françoise Revaz, il est le coauteur de Case, strip, action ! Les feuilletons en bandes dessinées dans les magazines pour la jeunesse, 1946-1959, (Gollion, Infolio, 2016). Il a également partagé le commissariat de l’exposition Bang – Evolutions de la bande dessinée à Genève et a codirigé son catalogue, Töpffer & Cie – La bande dessiée à Genève 1977-2016 (Genève, AGPI-Bang, 2016).

OLIVIER STUCKY – doctorant, assistant FNS

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Olivier Stucky est titulaire d’une maîtrise ès lettres de l’Université de Lausanne en histoire et esthétique du cinéma et français moderne. Il mène actuellement une thèse de doctorat sur les reconfigurations narratives dans la bande dessinée franco-belge à l’aune des variations de supports, sous la direction du professeur Raphaël Baroni dans le cadre du projet interdisciplinaire Reconfiguring comics in our digital era financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS). Ses axes de recherche se situent à la convergence de la narratologie, de la théorie et de l’histoire de la bande dessinée. Il est également membre du Réseau des Narratologues Francophones (RéNaF) et du Pôle de Narratologie Transmédiale (NaTrans).