Assises de la recherche en cultures populaires et médiatiques (annonce de colloque)

Assises de la recherche en cultures populaires et médiatiques, Seconde édition

CPM 2023 : « Futurs POP – Quel(s) avenir(s) pour les études en cultures populaires et médiatiques ? »

Dates : 12, 13 et 14 octobre 2023

Lieux : Université Paris Nanterre et Sorbonne Université

Les Assises de la recherche en cultures populaires et médiatiques 2018 visaient à constituer un événement scientifique centralisateur autour du thème commun « Approches critiques des fictions médiatiques : enjeux, outils, méthodes ». Réunissant une centaine d’intervenant·e·s issu·e·s de diverses disciplines, cet événement a permis de confronter les objets, les méthodes et les champs théoriques, confirmant le dynamisme des recherches en cultures populaires et médiatiques et contribuant à affirmer la place incontournable qu’elles occupent dans le paysage universitaire.  

Après ce premier état des lieux des recherches sur les cultures populaires et médiatiques, cette deuxième édition des Assises choisit cette fois de regarder vers l’avenir, le terme étant ici entendu dans un sens large.

Les Assises CPM 2023 sont organisées par l’Association internationale des chercheur·euse·s en Littératures Populaires et Culture Médiatique (LPCM). Fondée en 2011, la LPCM a pour but d’étudier, dans une perspective résolument pluridisciplinaire et intermédiale, les formes des cultures médiatiques, les pratiques qu’elles ont favorisées et les imaginaires qu’elles ont suscités dans les époques moderne et contemporaine. Depuis sa création, l’Association a fédéré des initiatives interdisciplinaires variées permettant une saisie problématisée des objets produits et diffusés par les industries culturelles et circulant dans l’espace public depuis l’avènement du roman-feuilleton.

Retrouvez le programme complet sur le site de la LPCM: https://lpcm.hypotheses.org/27886

Contact : assisescpm2023@protonmail.com

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Acceptabilité des récits (annonce de séminaire)

Centre de recherches sur les arts et le langage (CNRS/EHESS), Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie » 2023-2024
Le séminaire se réunit tous les quinze jours, les 1er, 3e et 5e mardi du mois, de 16h à 18h
École Normale Supérieure, 29, rue d’Ulm – 75005 Paris – Salle U205
Le séminaire se déroulera en mode hybride (présentiel + distanciel)
Co-responsables du séminaire: Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS), Thomas Conrad (ENS, Paris), Anne Duprat (Université d’Amiens et IUF),
Anaïs Goudmand (Sorbonne Université), John Pier (Université de Tours et CRAL), Philippe Roussin (CRAL/CNRS)
Site du séminaire:: http://narratologie.ehess.fr/presentation/

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Narration à la sixième personne

Par Gilles Merminod

Si l’usage narratologique a consacré les expressions « récit à la première personne » et « récit à la troisième personne », la notion de récit à la sixième personne ne se rencontre guère dans les ouvrages théoriques. Il existe bien, en langue anglaise,  quelques travaux qui emploient l’expression « they-narratives » pour décrire certains récits d’expérience collective (Richardson 2015 ; Fludernik 2017 ; Alber 2018). Il reste néanmoins que la sixième personne se présente comme le parent pauvre de la narratologie, loin derrière les deuxième et même quatrième personnes. Pourquoi ? Serait-ce parce que la sixième personne n’est qu’une variation en nombre de la troisième et qu’au contraire des récits à la deuxième ou à la cinquième personnes, elle paraît, somme toute, assez naturelle ? Peut-être, mais ce serait négliger les enjeux qu’il y a à dépeindre avec constance ce que c’est que d’agir et de penser collectivement.

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Impact de la sérialité sur le récit audiovisuel (annonce de parution)

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution en ligne d’un numéro des Cahiers de narratologie dont le dossier, intitulé « Impact de la sérialité sur le récit audiovisuel », est issu d’un colloque organisé à la Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne en octobre 2021.

Vous trouverez l’intégralité du numéro sur OpenEdition: https://journals.openedition.org/narratologie/14220

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La Métalepse au prisme des arts (colloque)

Seminario permanente di Narratologia V: La Métalepse au prisme des arts
20-22 avril 2023, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Maison de la Recherche (4, rue des Irlandais)
Link Meet: https://meet.google.com/cug-iacu-ecy
Streaming: https://www.youtube.com/channel/UChfobRA_fqBw589GC9UxcCA
Vingt ans après le congrès parisien qui a été à l’origine d’un véritable changement de paradigme dans les études narratologiques consacrées à la métalepse, le Seminario permanente di Narratologia, qui en est désormais à sa cinquième édition, souhaite prolonger davantage les réflexions en la matière, en accordant une importance particulière au rapport que la métalepse peut entretenir avec la fictionnalité, ainsi qu’aux enjeux de ce procédé en termes de « poétique historique » et d’interaction avec les lecteurs. Certains des plus grands spécialistes européens de la métalepse échangeront à cette occasion au sujet des approches théoriques les plus récentes, afin de tester la pertinence des catégories esthétiques et interprétatives actuellement employées, mais aussi pour développer de nouvelles pistes, notamment à partir d’un éventail d’études de cas. Encore plus que dans les précédentes éditions du Séminaire, il s’agira de franchir le périmètre des études littéraires à proprement parler, dans le but de privilégier la perspective intermédiale, et d’inclure dans le champ d’analyse des objets aussi variés que la BD et les jeux-vidéos.

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La narratologie en Chine

Par Liya Wang

Traduit de l’anglais par Raphaël Baroni

La narratologie en tant que discipline a été introduite en Chine dans les années 1980, lorsque The Rhetoric of Fiction de Wayne C. Booth, Narrative Fiction de Shlommith Rimmon-Kenan et Recent Theories of Narrative de Wallace Martin ont été traduits en mandarin. Suite à cette réception rapide, la décennie suivante a vu une succession de traductions de classiques de la narratologie, parmi lesquels le Discours du récit de Genette a été reçu comme la quintessence du structuralisme. Au début du nouveau millénaire, la maison d’édition de l’université de Pékin a encore publié cinq ouvrages traduits sous forme de coffret, dont Reading Narrative de J. H. Miller, Fictions of Authority de Susan Lanser, Narrative as Rhetoric de James Phelan, Narratologies de David Herman et Postmodern Narrative Theory de Mark Currie. Dirigée par Dan Shen et traduite par d’excellents spécialistes des études littéraires, cette série présente les principaux domaines de l’étude narrative actuelle, ce qui a renforcé l’intérêt croissant pour la narratologie postclassique.

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Narratologie italienne

Par Filippo Pennacchio

Traduit de l’italien par Raphaël Baroni

En Italie, la narratologie n’a jamais eu la vie facile. Elle a souvent été considérée avec méfiance et, dans une certaine mesure, c’est encore le cas aujourd’hui. Au-delà d’un petit cercle de spécialistes, les noms d’érudits et de chercheurs tels que Franz Karl Stanzel, Dorrit Cohn ou Mieke Bal sont encore peu connus. Leurs textes n’ont jamais été traduits, et leur pensée, dans le meilleur des cas, a été résumée. En fait, le seul texte de narratologie connu non seulement des spécialistes est Figure III de Gérard Genette, dont tout le monde maîtrise plus ou moins la taxonomie et dont les principaux concepts sont également enseignés dans les écoles secondaires.

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Chronotope / Chronotope

Par Hans Färnlöf

Dans son célèbre essai « Formes du temps et du chronotope dans le roman » datant de 1937-1938 (sauf les observations finales écrites en 1973), Bakhtine définit la notion du chronotope comme « la corrélation essentielle des rapports spatio-temporels, telle qu’elle a été assimilée par la littérature » (1978b : 237). À partir de cette définition, souvent citée, le chercheur court le risque de passer un peu trop librement vers l’étude des diverses manifestations de l’espace et du temps qui figurent dans telle ou telle œuvre littéraire. Or, toute étude spatiale et/ou temporelle ne correspond pas nécessairement à l’idée du chronotope tel que Bakhtine l’avait conçu, d’où l’importance de cerner de plus près ce que le chercheur russe entendait par sa définition.

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