Réponse de la Direction à la pétition pour les doctorant.e.s

English below

Le 22 juin 2023, ACIDUL et le Syndicat des services publics (SSP) ont remis à la Direction de l’Université une pétition munie de 1072 signatures, provenant pour la plupart de l’UNIL, demandant de meilleures conditions de travail et de salaire pour les doctorant·e·s, en particulier une réduction des inégalités entre les assistant·e·s diplômé·e·s et les doctorant·e·s financé·e·s sur fonds externes.

La Direction de l’UNIL a répondu aux pétitionnaires le 30 octobre. Des cinq revendications centrales de la pétition, seule la quatrième trouve une réponse partielle, puisque la Direction écrit que « dans la situation exceptionnelle d’une résiliation des rapports de travail d’une professeure par l’université, l’UNIL se substitue au bailleur de fonds afin de maintenir les contrats des doctorant·e·s jusqu’à leur échéance ». S’agissant des autres, la Direction soit déclare qu’elles relèvent d’autres organes (le Conseil d’État ou le FNS, notamment), soit affirme qu’elle les prend déjà en compte. La réponse complète adressée à ACIDUL et au SSP peut être lue ici.

Ces réponses sont évidemment très en deçà de ce que nous pouvions raisonnablement attendre après le dépôt d’une pétition aussi largement signée. Il revient désormais aux principales et principaux concerné·e·s de décider des suites à donner à la position prise par la Direction. C’est pourquoi nous vous convions à une Assemblée générale du personnel de l’UNIL le 12 décembre à 12h15 en salle 2227 à Géopolis. Son ordre du jour sera exclusivement consacré à la réponse que nous déciderons d’apporter et aux futures actions à entreprendre.


On June 22nd 2023, ACIDUL and the Public Services Union (SSP/VPOD) submitted a petition to the Rectorate signed by 1072 people, mostly from UNIL. The petition demanded better working conditions and salaries for PhD students. Our main aim was to reduce inequalities between graduate assistants and PhD students on external funding, such as the SNSF. 

The petitioners received a response from the Rectorate on October 30th. Out of the five requests, only the fourth receives a partial response. The Rectorate states that, « in the exceptional situation of the termination of a professor’s contract by the university, UNIL will step in as the funding provider to maintain the contracts of PhD students until their expiration » (our translation). As regards the other demands, the Rectorate either claims they fall under the jurisdiction of other bodies (such as the State Council or the SNSF), or asserts that they are already being addressed. The complete response that ACIDUL and the SSP/VPOD received can be found here.

The Rectorate’s response is evidently a great disappointment, especially considering how widely the petition was signed. It now falls upon the interested parties (i.e. PhD students and mid-level staff) to decide on the course of action that should be taken. That is why we invite you to a General Assembly of UNIL staff on December 12th at 12:15pm in room 2227 of the Geopolis building. The agenda will be exclusively dedicated to the response to give and the future actions we believe should be undertaken.

Communiqué de presse – pétition ACIDUL-SSP

*** COMMUNIQUÉ DE PRESSE ***

Lausanne, le 20 juin 2023

Plus de 1000 signatures pour l’amélioration des conditions de travail des doctorant·es à l’UNIL !

Le SSP Vaud et ACIDUL remettront le 22 juin à la Direction de l’UNIL une pétition qui demande l’amélioration des conditions de travail des doctorant·es.

En janvier 2023, le Syndicat des services publics (SSP), dans le cadre de la campagne nationale « Stable Jobs – Better Science », et l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·es de l’UNIL (ACIDUL) ont allié leurs forces pour lancer une pétition en faveur des doctorant·es.

La pétition vise à réduire les nombreuses inégalités entre les différents statuts de doctorant·es qui existent à l’Université de Lausanne. Ces inégalités concernent les salaires, mais aussi les taux d’engagement et la durée des contrats, et distinguent d’une part les assistant·es diplômé·es, dont les postes sont financés par le budget ordinaire del’UNIL, et les doctorant·es financé·es sur des fonds externes, principalement le FNS.

S’agissant des inégalités salariales, les doctorant·es FNS gagnent 18’000 francs de moins que les assistant·es pour un temps plein en première année. Quant aux taux d’engagement, les assistant·es sont engagé·es en moyenne à 84%, alors que les doctorant·es FNS le sont presque tou·tes à plein temps. Enfin, un·e assistant·e ne peut consacrer que 50% de son temps à sa thèse sur ses cinq ans de contrat, alors qu’un·e doctorant·e FNS a droit en règle générale à 85% pendant quatre ans. Au final, cela représente presque 11 mois de travail que les second·es peuvent consacrer en plus àleur thèse.

Par ailleurs, le contrat des doctorant·es sur fonds externes n’est assuré que si le financement subsiste. Or il peut arriver que les porteurs et porteuses des fonds, souvent des professeur·es, quittent l’UNIL, laissant ainsi les doctorant·es sur le carreau. Cette situation, heureusement rare, n’est pas acceptable dans une institution publique.

Enfin, tou·tes les doctorant·es de l’UNIL effectuent leur thèse grâce à un enchaînement de contrats parfois très courts. Les assistant·es signent actuellement trois contrats successifs

(une année, puis deux fois deux ans) ; les doctorant·es FNS en signent également plusieurs, dont le nombre dépend desprojets et des facultés. Ces contrats multiples exposent à l’arbitraire et aux pressions et n’ont aucune justification.

Pour réduire ces inégalités, la pétition remise ce 22 juin demande les choses suivantes :

  • Le doublement de l’indemnité (de 750 à 1500 frs par mois) que l’UNIL verse déjà aux doctorant·es FNS pour compenser l’écart salarial avec les assistant·es.
  • L’engagement systématique des assistant·e·s à plein temps, avec 70% de temps réservé à la thèse.
  • La garantie par l’UNIL des salaires des doctorant·es financé·es sur fonds externes.
  • Des contrats uniques de cinq ans pour les assistant·es et de quatre ans pour les doctorant·es FNS.

La dernière mesure concerne également le Conseil d’État vaudois, raison pour laquelle une copie de la pétition a également été adressée au Département de l’enseignement et de la formation.

La pétition sera remise en mains propres à la Direction de l’UNIL à 8h30 ce jeudi 22 juin, au bâtiment Unithèque sur le campus de Dorigny. Des représentant·es du SSP et d’ACIDUL se tiendront à votre disposition à cemoment pour répondre à vos questions.

Le texte de la pétition se trouve ici : https://vaud.ssp-vpod.ch/secteurs/hautes-ecoles-et- universite-2/mettons-fin-a-la-precarite-et-aux-inegalites-entre-doctorant-e-s-a-lunil/

Conditions de travail dans les HES suisses – pétition UNIL – 22.02.2023

ACIDUL et le Syndicat des services publics ont lancé en janvier dernier une pétition pour améliorer les conditions de travail des doctorant·e·s sous contrat avec l’UNIL.

Nous demandons notamment que les doctorant·e·s sur fonds externes (par exemple financé·e·s par le FNS) touchent une indemnité plus importante afin de combler l’écart salarial avec les assistant·e·s diplômé·e·s, et que les assistant·e·s diplômé·e·s soient systématiquement engagé·e·s à 100% avec 70% de temps réservé à la thèse, ce qui leur offrirait des conditions de recherche proches de celles des doctorant·e·s FNS.

Le 22 février à 16h15 dans la salle 2129 de Géopolis, nous organisons un événement pour parler des conditions de travail du corps intermédiaire dans les hautes écoles suisses et pour présenter la pétition. L’événement, ouvert à toutes et tous, sera suivi d’un apéritif.

Nous espérons vous voir nombreux et nombreuses à cette occasion, et vous encourageons vivement à signer la pétition, que vous soyez ou non doctorant·e !

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ACIDUL and the Public Services Union (SSP/VPOD) launched a petition in January to improve the working conditions of PhD students employed by the University of Lausanne.

Among other things, we demand that PhD students on external funding (such as SNSF funding) receive a higher allowance in order to close the salary gap with graduate assistants, and that graduate assistants be systematically hired on full-time contracts with 70% of their time reserved for their PhD, which would offer them research conditions close to those of SNSF PhD students.

On 22nd February at 4:15pm in room 2129 in Geopolis, we will be organising an event to talk about the working conditions of mid-level staff in Swiss universities and to present the petition. The event is open to all and will be followed by an aperitif. We hope to see you then and encourage you to sign the petition, whether you are a doctoral student or not!

Please take note that presentations will be given in French.

Signez notre pétition pour les doctorant·e·s de l’UNIL / Sign our petition for PhD students at UNIL !

English below


Mettons fin à la précarité et aux inégalités entre doctorant·e·s à l’UNIL !

Saviez-vous que les doctorant·e·s FNS gagnent entre 18’000 et 22’000 francs de moins par an que les assistant·e·s diplômé·e·s pour un temps plein ?

Saviez-vous qu’en moyenne les assistant·e·s diplômé·e·s ne peuvent travailler sur leur thèse que deux ans sur les cinq ans de leur contrat ?


ACIDUL et le Syndicat des services publics (SSP) dénoncent les inégalités de statut, de salaire et de conditions de travail entre les doctorant·e·s à l’Université de Lausanne. Pour les corriger, nous demandons :

  • Le versement automatique d’un complément de 1500 francs mensuels pour les doctorant·e·s financé·e·s sur fonds externes, pour compenser l’écart salarial avec les assistant·e·s diplômé·e·s. 

En 2022, l’écart entre les barèmes des salaires des doctorant·e·s FNS et des assistant·e·s diplômé·e·s se montait à 18’000 francs par an en première année et à plus de 22’000 francs en quatrième année. L’UNIL en compense environ la moitié aujourd’hui, grâce à une indemnité mensuelle de 750 francs accordée à la quasi-totalité des doctorant·e·s sur fonds externes. Pour compenser cet écart, nous demandons que cette indemnité soit doublée et qu’elle augmente en suivant l’évolution des salaires (notamment leur indexation).

  • L’engagement systématique à 100% des assistant·e·s diplômé·e·s, avec 70% de temps réservé à la thèse, pour offrir des conditions de recherche égales.

En 2021, le taux d’engagement moyen des assistant·e·s diplômé·e·s à l’UNIL était de 84%. Par ailleurs, les assistant·e·s diplômé·e·s consacrent jusqu’à 50% de leur temps à d’autres tâches que leur thèse. Par conséquent, ils et elles disposent seulement de deux ans pour rédiger leur thèse sur les cinq ans prévus par leur contrat. En comparaison, les doctorant·e·s FNS disposent de 85% de temps pour leur thèse sur quatre ans à 100%. L’écart du temps disponible pour la thèse est donc de 11 mois. Pour compenser cet écart, nous demandons que tous les postes d’assistant·e·s diplômé·e·s soient mis au concours à 100%, que la Direction propose aux personnes déjà en poste d’augmenter leur taux de travail, et que les cahiers des charges des assistant·e·s prévoient au minimum 70% du temps de travail consacré à la thèse.

  • La garantie par l’UNIL des salaires des doctorant·e·s sur fonds externes, comme pour les assistant·e·s diplômé·e·s.

Actuellement, les contrats signés entre l’UNIL et ses salarié·e·s dont le poste est financé par des fonds externes ne lient l’université que tant que le fonds en question est alimenté. En cas de problème, les salarié·e·s en question perdent leur emploi hors de tout cadre légal. Cette situation, heureusement rare, n’est pas acceptable dans une institution publique. Nous demandons donc que l’UNIL se porte garante des salaires en question et les verse en cas de disparition de la source de financement (p. ex., si le directeur ou la directrice de thèse quitte l’UNIL).

  • Des contrats de cinq ans pour les assistant·e·s diplômé·e·s et de quatre ans pour les doctorant·e·s FNS, à la place des multiples contrats successifs actuels.

Selon la Loi sur l’Université de Lausanne (LUL), les assistant·e·s diplômé·e·s signent trois contrats successifs pour couvrir leurs cinq ans d’engagement à l’UNIL. Les doctorant·e·s FNS en signent également plusieurs (en nombre variable selon les projets et les facultés). Cette multiplication a pour seule conséquence d’exposer les doctorant·e·s à l’arbitraire et aux pressions. Nous demandons que les contrats de l’ensemble des doctorant·e·s soient signés pour l’intégralité de la durée prévue pour terminer une thèse. Un temps d’essai est déjà prévu lors du premier contrat (il court sur trois mois) et devrait suffire lors de la signature d’un contrat unique de quatre ou cinq ans.

Si vous aussi vous souhaitez mettre fin à la précarité et aux inégalités entre doctorant·e·s à l’UNIL, vous pouvez signer la pétition ici ou au moyen du code QR ci-dessous. Merci de faire circuler la pétition dans votre réseau académique !


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Let’s put an end to precarity and inequalities among PhD students at UNIL now!

Did you know that SNSF doctoral students earn between 18’000 and 22’000 francs less per year than graduate assistants on full-time contracts?

Did you know that, on average, graduate assistants can only work on their thesis for two years out of the five years of their contract?


ACIDUL and the Public Services Union (SSP/VPOD) denounce the inequalities in status, salary and working conditions between PhD students at the University of Lausanne. To correct these inequalities, we demand that:

  • PhD students on external funding automatically receive an allowance of 1500 francs per month to compensate for the wage gap with graduate assistants.

In 2022, the salary scale gap between first-year SNSF doctoral students and first-year graduate assistants amounted to 18’000 francs per year and reached 22’000 francs in the fourth year. UNIL already compensates for about half of this gap thanks to a monthly allowance of 750 francs that is granted to almost all PhD students on external funding. To erase this gap, we ask that the current allowance be doubled and periodically increased in accordance with the salary scale (e.g., wage indexation).

  • Graduate assistants be employed on full-time contracts and that 70% of their time be spent on their PhD thesis, to offer equal research conditions.

In 2021, the average employment rate of graduate assistants was 84% at UNIL. Besides, graduate assistants can spend up to 50% of their working hours on other tasks than their PhD. This means that they only have two years to write their PhD out of the five years of their contract. In comparison, SNSF doctoral students, who are on full-time contracts for four years, spend 85% of their time working on their PhD. Consequently, they have an additional 11 months to complete their work. To compensate for this disparity, we ask that graduate assistant positions only be advertised as full-time, that the rectorate offer an employment rate increase to those whose contracts have already started, and that the cahier des charges of all graduate assistants specify that a minimum of 70% of their working hours be spent on their doctoral thesis.

  • The salaries of PhD students on external funding be guaranteed by UNIL, as is the case for graduate assistants.

Currently, the contracts signed between UNIL and its employees on external funding are only binding for UNIL if the funding continues. Consequently, PhD students on external funding can lose their jobs if their funding disappears for reasons external to them (e.g., their supervisor leaves UNIL). This situation, which is fortunately rare, is not acceptable for a public institution. We ask that UNIL guarantee the salaries of these employees.

  • Graduate assistants be employed on five-year contracts and SNSF doctoral students on four-year contracts, instead of multiple successive contracts.

According to the Loi sur l’Université de Lausanne (LUL), graduate assistants sign three different contracts during their five years of employment at UNIL. SNSF doctoral students also sign several contracts, with the exact number depending on the project and faculty. This system exposes PhD students to arbitrariness and pressure. We therefore demand that contracts be signed for the full duration of the PhD. A three-month probation period is already provided by law when the first contract is signed and should suffice for a contract of four or five years.

If you too wish to put an end to precarity and inequalities among doctoral students at UNIL, then you can sign the petition here. Thanks for sharing the petition with your academic network.

Pétition contre la précarité des doctorant·e·s à l’UNIL

ACIDUL, en collaboration avec le Syndicat des services publics (SSP), lancera en janvier 2023 une pétition visant à lutter contre la précarité des doctorant·e·s et les inégalités qui persistent entre assistant·e·s diplômé·e·s et doctorant·e·s FNS à l’UNIL. Les détails vous parviendront bientôt, avec un lien qui vous permettra de signer et faire circuler cette pétition dans votre réseau.

En attendant, nous vous invitons à vous joindre à nous pour un premier événement organisé dans le cadre de cette campagne. Le 18 janvier, de 11h30 à 12h30, au Centre laboratoire d’Epalinges (CLE), salle F308, Antoine Chollet, MER à l’UNIL et membre du SSP, donnera une conférence en anglais, « Addressing precarity and inequalities among young researchers at UNIL ». Un membre du comité d’ACIDUL présentera ensuite la pétition, qui circulera durant l’événement.

Nous nous réjouissons d’ores et déjà de votre soutien, que nous espérons généreux !


ACIDUL, in collaboration with the Public Services Union (SSP/VPOD), will launch a petition in January 2023 to combat precarity during the PhD and inequalities that persist between graduate assistants and SNSF doctoral students at UNIL. Details will be forthcoming, with a link that will allow you to sign the petition and share it within your network.

In the meantime, we invite you to join us for a first event organised in the framework of this campaign. On 18th January, from 11:30 to 12:30, at the Centre laboratoire d’Epalinges (CLE), room F308, Antoine Chollet, senior lecturer at UNIL and member of the SSP, will give the following talk: « Addressing precarity and inequalities among young researchers at UNIL ». A member of ACIDUL’s committee will then present the petition, which will circulate during the event.

We look forward to your support, which we hope will be generous!

Pétition nationale

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Chères et chers collègues,

Nous vous relayons le lancement d’une pétition nationale en faveur de l’amélioration des conditions de travail des chercheurs et chercheuses suisses, initiée par un large collectif regroupant de nombreuses associations du corps intermédiaire. Nous vous invitons à la découvrir et, en cas d’accord, à la signer à cette adresse :

www.petition-academia.ch

En cas de questions, vous pouvez contacter le comité à l’adresse petitionacademia@gmail.com

Avec nos salutations cordiales


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Dear colleagues,


We wish to inform you of the launch of a national petition which aims to improve the working conditions for researchers in Switzerland. This petition is launched by a large collective of associations representing the midlevel scientific staff. If you are supportive of the initiative please sign the petition here :


www.petition-academia.ch

If you have any questions, do not hesitate to contact the committee behind this petition at

petitionacademia@gmail.com


With warm regards

Pétition nationale « Pour la recherche » !

En 2012 et en 2015, les premiers États généraux de la recherche suisse ont rassemblé à Lausanne les chercheurs et les chercheuses des Hautes Écoles suisses qui considèrent que derrière les apparences, certaines transformations de la recherche sont préoccupantes.

Ces discussions ont abouti au lancement de cette pétition nationale !

>>> Signez la pétition en ligne ici ! 

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États généraux de la recherche: revendications et pétition

Le 24 avril dernier ont eu lieu les seconds États généraux de la recherche en Suisse. Cette édition a rencontré le même succès que la première édition en 2012. Après une matinée de conférences, l’après-midi a été consacrée à la discussion, et a abouti à des revendications concrètes à mettre en œuvre dans les Hautes Écoles suisses.

Le document qui regroupe les revendications est en cours de finalisation, il sera également traduit en plusieurs langues et diffusé largement.

Il a également été décidé qu’ACIDUL lancera une pétition cet automne autour de ces revendications qui sont sorties de ces seconds États généraux, nous vous tiendrons évidemment au courant dès que l’action commencera.

N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez recevoir des informations plus fréquentes sur la suite de cette action. Un simple mail à acidul@unil.ch suffit.

Pour le moment, vous trouverez les interventions de la matinée du 24 avril sur ce lien:

>>> Etats généraux de la recherche, édition 2015, enregistrements audio et videos

Pétition pour une prise en compte des frais d’assurance-maladie par l’Université de Lausanne

Depuis quelques semaines, un groupe de chercheur.euse.s de l’UNIL s’organise pour faire reconnaître le coût trop élevé de l’assurance-maladie. Jusqu’au 1er janvier 2014, les chercheur.euse.s étranger.ère.s bénéficiaient en effet d’un tarif préférentiel en matière d’assurance-maladie, parfois jusqu’à 5 fois moins élevé que les Suisses. Bien évidemment, ACIDUL souscrit au principe de solidarité de l’assurance-maladie et reconnaît qu’à salaire égal, les frais d’assurance doivent être les mêmes pour tou.te.s, peu importe la nationalité. Cependant, la fin de cette situation d’exception remet sur la table le problème général des frais d’entretien, beaucoup trop élevés pour certaines catégories de chercheur.euse.s.

Leur exception n’étant dorénavant plus possible (voir notre article sur le sujet), nos collègues étranger-ère-s se sont en effet rendu compte de la part démesurée de l’assurance-maladie dans le budget des ménages et ont décidé de réagir. En collaboration avec ACIDUL, ils.elles ont mis en ligne une pétition demandant à l’Université de Lausanne une participation financière aux frais d’assurance-maladie, ou une augmentation de salaire pour contribuer à couvrir ces frais, et ce pour tou.te.s les chercheur.euse.s de l’Université.

Les arguments pour soutenir cette pétition ne manquent pas. Depuis plusieurs années, les salaires à l’université n’ont pas augmenté alors qu’une partie des coûts de la vie, comme le logement (notamment à Lausanne) et les primes d’assurance-maladie celle-là même qui est exclue de la base de calcul pour établir le coût de la vie, a explosé. Comme pour toute augmentation de coûts, ce sont les personnes avec les moins bons salaires qui en souffrent le plus. À l’Université, les doctorant.e.s FNS et les assistant.e.s diplômé.e.s font parties de ces personnes pour qui les salaires peinent à couvrir les frais quotidiens. Contraint.e.s de vivre avec le même salaire dans un environnement qui devient de plus en plus cher, la paupérisation commence à grignoter les premiers échelons de l’Université.

Pour contrer cette tendance, deux solutions s’imposent : l’augmentation des salaires, simple et efficace, ou une participation de l’employeur.euse à certains frais, comme ceux de l’assurance-maladie. Rappelons que cette participation est une pratique courante dans certaines professions. Ainsi, certaines conventions collectives suisses prévoient une participation de l’employeur.euse aux frais d’assurance des employé.e.s et de leurs enfants (notamment la convention collective de l’horlogerie de 2007). Si les professeur.e.s et autres titulaires à postes pérennes ne sont pas à plaindre d’un point de vue salarial, ces quelques centaines de francs par mois seraient plus que bienvenues pour les employé.e.s les moins bien payé.e.s de l’UNIL, PAT ou CI confondus.

L’année en cours sera jalonnée d’objets politiques liés à la thématique du pouvoir d’achat. ACIDUL estime donc le moment opportun pour ouvrir le débat sur la question des salaires et sur celle des frais d’entretien des chercheur.euse.s. Les Suisses seront ainsi appelé.e.s à se prononcer sur l’introduction d’un salaire minimum de 4’000 CHF le 18 mai prochain (lien), et prochainement sur la mise en place d’une caisse maladie publique (lien). Quant aux Vaudois.e.s, ils.elles sont sollicité.e.s en ce moment même pour signer deux initiatives populaires, l’une pour un remboursement des frais dentaires (lien), l’autre pour alléger les primes d’assurance-maladie (lien). Autant d’approches révélatrices d’un même problème : les frais quotidiens sont trop importants par rapport au montant des salaires !

Pour ces raisons, ACIDUL estime qu’il est temps de revendiquer une augmentation salariale pour les chercheur.euse.s de l’Unil, et considère que le mouvement initié par nos collègues et le lancement de leur pétition est une occasion à saisir. C’est pourquoi nous soutenons cette pétition et vous encourageons à la signer.

Signalons encore qu’il en va de la qualité de la recherche à l’université de favoriser les conditions de travail de ses chercheur.euse.s débutant.e.s. Le monde de la recherche se doit d’offrir des conditions de travail permettant de garantir une recherche de qualité et des individus motivés. C’est pourquoi nous espérons que l’Université et le Conseil d’Etat entreront en matière sur cette démarche.

 >>> cliquez ici pour signer la pétition en ligne