Le théâtre de science-fiction (appel à contribution)

Appel à contributions pour le dossier n°17 de ReS Futurae

Dossier dirigé par Romain Bionda romain.bionda@unil.ch

Le théâtre a donné à la science-fiction quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres, à l’instar de R.U.R. de Karel Čapek, où le terme « robot » apparaîtrait pour la première fois. Il est toutefois rare qu’on fasse une place au théâtre dans les études science-fictionnelles, tout comme il est rare, du côté des études théâtrales, qu’on fasse une place à la science-fiction. Or cette incuriosité réciproque semble exister en concomitance avec une suite de présupposés ne datant pas d’hier et rendant généralement incongrue ou du moins surprenante l’association, dans nos esprits, de la SF avec le théâtre tels que nous pouvons les concevoir — résistance qui ne se présente pas lorsque nous pensons à d’autres arts comme le cinéma et la littérature, où la SF jouit d’une existence explicite et reconnue. Il s’agira ici de mettre en perspective ces présupposés, pour établir dans quelle mesure, à divers moments et en divers endroits, un dialogue a pu se nouer entre cet « art du présent » que serait le théâtre et une science-fiction qui n’est pas simplement un « genre du futur ». Lire la suite

Séminaire du CRAL (CNRS/EHESS) « Recherches contemporaines en narratologie » (annonce de conférence)

Centre de recherches sur les arts et le langage (CNRS/EHESS) : Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie » 2019-2020

Le séminaire se réunit tous les quinze jours, les 1er, 3eet 5emardi du mois, de 15h à 17h

96, boulevard Raspail – 75006 Paris / Salle Lombard

http://narratologie.ehess.fr

Philippe Roussin (CNRS, CRAL), organisateur, avec la collaboration de : Olivier Caïra (IUT Evry et EHESS), Anne Duprat (Université d’Amiens et IUF), Annick Louis (Université de Reims et CRAL), John Pier (Université de Tours et CRAL)

Récits à l’épreuve du hasard

Initialement fondée sur des modèles déterministes et clos, la narratologie s’intéresse depuis plusieurs années à des pratiques et à des œuvres plus ouvertes aux notions d’incertitude, d’incomplétude et d’inachèvement. Le hasard peut intervenir de deux manières : d’une part comme l’insertion délibérée d’un dispositif aléatoire dans le processus créatif (jets de dés, tirages de cartes…), d’autre part comme une source de « bruit » externe au travail narratif (santé de l’auteur, incidents éditoriaux…). Lire la suite

Pouvoirs de la fiction (annonce de parution)

Vincent Jouve publie aux éditions Armand Colin un nouvel essai intitulé Pouvoirs de la fiction. Pourquoi aime-t-on les histoires.

Qu’est-ce qui nous pousse à ouvrir un roman? à entrer dans une salle de cinéma? à entamer le visionnage d’une série? Plus encore: une fois établi le premier contact avec le récit, pourquoi, dans la plupart des cas, avons-nous tant de mal à le lâcher? Et comment expliquer ce sentiment de vague tristesse qui nous saisit parfois au dénouement, quand nous sommes obligés d’abandonner un monde et des personnages? En un mot, pourquoi aimons-nous tant les histoires? Lire la suite

Loin des yeux… le cinéma (annonce de parution)

Quelle influence la téléphonie a-t-elle exercée sur le cinéma et les séries TV ?

L’ouvrage se présente comme une somme d’études consacrées à la représentation (audio)visuelle des télécommunications dans l’histoire du cinéma, des premiers temps aux séries télévisuelles contemporaines, c’est-à-dire à la manière dont le médium cinématographique exploite (sur le plan narratif et esthétique) et réfléchit (sur) des usages a priori différents d’autres médias (avec lesquels il noue toutefois certaines parentés).

Téléphonie (fixe et mobile), radiophonie, télévision, télésurveillance et Internet (skype) sont examinés à travers l’image qu’en donnent les productions filmiques américaines, européennes ou japonaises, dans des genres divers (romance, thriller, horreur, science-fiction, etc.). L’approche diachronique et le vaste corps considéré permet d’inscrire les discours actuels sur le numérique dans une histoire longue, et de réhabiliter l’importance de la dimension sonore dans les études cinématographiques.

Ce volume richement illustré, codirigé par Alain Boillat (Section d’histoire et esthétique du cinéma, Centre des sciences historiques de la culture), comprend des articles de chercheuses et chercheurs qui sont soit affiliés à la Section d’histoire et esthétique du cinéma, soit sont des spécialistes internationaux de ce type de questions.

Alain Boillat, Laurent Guido (dir.), Loin des yeux… le cinéma. De la téléphonie à Internet : imaginaires médiatiques des télécommunications et de la surveillance, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2019.

 

 

La nouvelle jeunesse des contes (annonce de parution)

François, C. & M. Hennard Dutheil de la Rochère (2019) (dir.) « La nouvelle jeunesse des contes. Transcréations des recueils de Perrault et Grimm », Etudes de Lettres, n° 310. URL: https://journals.openedition.org/edl/1509

Infiniment réinventé et renouvelé, le conte est un genre voyageur, sujet à variations et métamorphoses, doté d’une éternelle jeunesse. Son statut particulier, assimilé au folklore universel et à la littérature enfantine, a en effet favorisé l’émergence de pratiques éditoriales s’autorisant de grandes libertés dans la reproduction des textes d’auteurs pourtant bien connus, à l’instar de Perrault et des Grimm. Ces libertés leur confèrent une nouvelle jeunesse en engageant le lecteur contemporain dans le jeu subtil de la répétition et de la différence, entre hommage et détournement, citation et transposition, tant au niveau du texte que de l’image. Cet ouvrage se propose d’étudier des modes de reproduction apparentés à diverses formes de «transcréation» en abordant l’histoire éditoriale des contes, leur traduction, leur illustration, leur adaptation et leur réécriture.

Atelier de sociologie narrative (annonce de site)

Nous vous signalons le site de l’atelier de sociologie narrative. Il est animé par des amateurs et professionnels, curieux de ce que font hommes et femmes en société. Sociologues, historiens, ethnographes ou anthropologues, mais aussi romancières, artistes, philosophes, enquêteurs, enquêtrices, d’un jour et de toute une vie… soucieux et soucieuses de comprendre le monde, d’en saisir l’épaisseur, et dont la narration, le récit sont les outils communs. Lire la suite

La guerre manquée (annonce de parution)

Clément Sigalas, La Guerre manquée. La Seconde Guerre mondiale dans le roman français (1945-1960), Paris, Hermann, 2019.

Comment le roman français a-t-il dépeint la Seconde Guerre mondiale dans les années qui suivirent le conflit ? Que nous dit le roman que ne nous disent pas ses discours concurrents, qu’ils soient politiques, journalistiques ou testimoniaux ? La Guerre manquée met en lumière un corpus romanesque opposé à la vision héroïque répandue après-guerre. Cet ouvrage analyse une vingtaine de romans dont la particularité a été de donner à voir une guerre irréelle, un combat à la fois fantomatique et violent qui a pu constituer pour bien des Français une expérience commune. Il montre comment les fictions ont très tôt dénoncé le mythe d’une France tout entière unie dans la lutte et ont incarné la mauvaise conscience nationale. Bien avant les historiens ou la génération 68, le roman a ainsi usé des moyens qui lui sont propres pour explorer les zones d’ombre de la guerre.

URL: http://www.editions-hermann.fr/5539-la-guerre-manquee.html

La réalité de la fiction (annonce de parution)

La réalité de la fiction ou des relations entre fiction, narration, discours et récit (sous la direction de Benoît Petitprêtre, Sonny Perseil et Yvon Pesqueux)

À l’heure des fake news, et alors que le terme « post vérité » a été désigné expression de l’année en 2016, une interrogation s’impose : comment distinguer réalité et fiction ? S’il importe d’éclaircir cet aspect pour éviter les confusions et la désinformation, il apparaît que ces deux mots ne sont pas systématiquement antinomiques et que des relations se nouent régulièrement, dans la narration, le discours et le récit, entre réalité et fiction. Lire la suite

Le paratexte, trente ans après (annonce de parution)

Guido Mattia Gallerani, Maria Chiara Gnocchi, Donata Meneghelli et Paolo Tinti ont récemment dirigé un numéro de la revue Interférences Littéraires qui propose un retour sur la question du paratexte. Pendant les trois décennies qui se sont écoulées depuis la publication de Seuils (1987) de Gérard Genette, les études sur le paratexte se sont multipliées dans des disciplines très différentes et dans plusieurs champs littéraires. Pour couronner le trentième anniversaire de la publication de cet ouvrage pionnier, un colloque international a été organisé à Bologne, pendant lequel de nombreux chercheurs se sont interrogés sur l’actualité des études sur le paratexte. Le dossier thématique qui en constitue l’issue comporte une réflexion aussi bien sur les implications découlant des théories de Seuils que sur sa réception dans les domaines littéraires et médiatiques. Il y est question de détecter les évolutions, les distances et les connexions entre les sous-catégories indiquées dans l’essai d’une part et, d’autre part, entre les directions de recherche assumées par les chercheurs.

Le numéro est entièrement consultable en ligne sur le oien suivant: http://www.interferenceslitteraires.be/index.php/illi/issue/view/58