C. F. Ramuz, Les Signes parmi nous

« Petite bibliothèque ramuzienne » aux Éditions Zoé.

Dans ce « tableau » de 1919 que sont Les Signes parmi nous, Ramuz peint un orage d’été qui fait croire à la fin du monde. Apôtre de cette apocalypse lémanique, Caille, un colporteur biblique, répand une parole catastrophiste. Mais le dernier mot appartient au couple de jeunes amoureux qu’anime une confiance toute humaine. Écrit à la fin de la Première Guerre mondiale, tandis que la grippe espagnole ajoute ses calamités aux malheurs du conflit, ce roman virtuose célèbre l’éternel recommencement de la vie.

Cet ouvrage s’inscrit dans une série de volumes publiés sous la responsabilité du Centre des littératures en Suisse romande afin de donner à lire C. F. Ramuz pour ce qu’il est – c’est-à-dire, entre autres, un inventeur de formes romanesques, un explorateur des registres et des ressources de la langue, un essayiste en décalage, un nouvelliste hors pair.

À travers des titres choisis par Daniel Maggetti (Section de français, Centre des littératures en Suisse romande) et Stéphane Pétermann (Centre des littératures en Suisse romande), préfacés et annotés par des critiques aux horizons variés, cette collection ouvre l’accès à des textes peu connus, mais fait aussi découvrir autrement quelques œuvres canoniques.

C. F. Ramuz, Les Signes parmi nous, Daniel Maggetti, Stéphane Pétermann (dir.), avec une introduction de Gilles Philippe, Genève, Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2019.

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