C. F. Ramuz, La Beauté sur la terre

« Petite bibliothèque ramuzienne » aux Éditions Zoé.

Arrivée des Îles au printemps dans le café de son oncle Milliquet, Juliette, une magnifique orpheline de dix-neuf ans, apporte malgré elle le désordre et la violence dans la petite communauté d’un village au bord du lac, tant elle devient un objet de convoitise et de jalousie. Elle disparaît à la fin de l’été en compagnie d’un musicien contrefait, confirmant le constat désolé du narrateur – et de Ramuz : « Il n’y a pas de place pour la beauté sur la terre ».

Cet ouvrage s’inscrit dans une série de volumes publiés sous la responsabilité du Centre des littératures en Suisse romande afin de donner à lire C. F. Ramuz pour ce qu’il est – c’est-à-dire, entre autres, un inventeur de formes romanesques, un explorateur des registres et des ressources de la langue, un essayiste en décalage, un nouvelliste hors pair.

À travers des titres choisis par Daniel Maggetti (Section de français, Centre des littératures en Suisse romande) et Stéphane Pétermann (Centre des littératures en Suisse romande), préfacés et annotés par des critiques aux horizons variés, cette collection ouvre l’accès à des textes peu connus, mais fait aussi découvrir autrement quelques œuvres canoniques.

C. F. Ramuz, La Beauté sur la terre, Daniel Maggetti, Stéphane Pétermann (dir.), avec une introduction de Christian Morzewski, Genève, Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2019.

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