Guillaume d’Orange ou la naissance du héros médiéval

Aux origines d’un des prénoms les plus courus de l’Occident.

Pourquoi les maillots de l’équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange? Pourquoi un fleuve d’Afrique du Sud s’appelle-t-il l’Orange? Pourquoi les extrémistes protestants d’Ulster sont-ils dits Orangistes? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom: celui de Guillaume d’Orange.

Il est vrai que le personnage a de qui tenir: son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l’un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu’il avait fondé.

Alain Corbellari (Section de français, Centre d’études médiévales et post-médiévales) dresse le portrait de ce héros médiéval: colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins. Guillaume, le « marquis au court nez », que l’on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l’un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Âge.

Alain Corbellari, Guillaume d’Orange ou la naissance du héros médiéval, Paris, Klincksieck, coll. « Les grandes figures du Moyen Âge », 2011.

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Alain Corbellari

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