Cédric Coquelin: Projet d’installation d’un réseau de stations météorologiques, Vallon de Nant

Cédric Coquelin
Co-supervisors : Prof. Michel Jaboyedoff, Dr. Jean-Michel Fallot
Experts : Dr. Richard Metzger

Le projet Pont de Nant a trouvé un vif intérêt au sein de la faculté de Géosciences de l’environnement de l’Université de Lausanne. Soutenue par une dynamique collective, les principaux buts ont étés atteints en moins d’une année. Aujourd’hui, le Vallon de Nant équipé de ses quatre stations enregistreuses ouvre les portes de l’étude météorologique à l’échelle micro locale. Les données transmises tous les 3 jours par les stations sont stockées sur un serveur accessible à tous. Celles-ci serviront dans les différents mandats ou études scientifiques obtenues par la faculté de Géoscience.

Fort d’une expérience unique, notre travail nous a permis de développer un réseau de connaissances tant dans le milieu de la météorologie que dans le monde industriel. La conduite du projet, organisée depuis Février 2007, s’est révélée enrichissante et fructueuse. Toutes les personnes concernées par l’installation des stations nous ont permis d’obtenir une qualité exceptionnelle dans la récolte des données.

Encore en phase de test pendant le prochain hiver 2008-2009, le réseau Pont de Nant devra surmonter les premières températures extrêmes de la haute et moyenne montagne. Il devra aussi faire ses preuves quant à la récupération des données de précipitations à des altitudes supérieures à 2600 m.

Plus spécifiquement, l’approche analytique de comparaison du modèle COSMO-7, nous a montré des résultats satisfaisants. En effet, même si la précision du modèle ne s’est pas révélée être la plus proche possible des conditions de terrain, celle-ci prouve que les modèles de prévision sont souvent proches des résultats observés. Ceci ouvre des perspectives dans l’amélioration de ces modèles de prévisions. En utilisant la méthode des analogues (Horton and al., 2006 ; Guilbaud. S & Obled. C, 1998) et les séries statistiques de terrain, il serait possible de développer un modèle micro local venant compléter les modèle plus généraux tels que COSMO-7.

Dans une approche encore plus concrète, une recherche sur les gradients de précipitation pourrait trouver sa place dans un futur travail de doctorat. Les conditions véliques, spécifiques aux vallons encaissés, trouveraient aussi un intérêt tout particulier dans la compréhension des systèmes locaux.

Pour ouvrir les perspectives à d’autres sciences, le réseau de stations améliorerait les connaissances dans les rapports existant entre conditions climatiques et migrations de la flore de haute et moyenne montagne.

Loin d’être un projet unique, le « Projet Pont de Nant » a réussi à fédérer un certains nombre d’acteurs au sein de la faculté de Géosciences de l’environnement. Aujourd’hui autonome, les stations enregistreuses attendent leur phase d’exploitation dans l’ensemble des études pour lesquelles elles sont destinées.

Dans un proche avenir, ce réseau – faisant ses preuves – pourrait venir alimenter les séries statistiques d’un réseau à plus vaste échelle, dans un consortium scientifique tel que le projet LTER (Long Time Ecological Research) véritable base de données météo enregistrées en continu. Alors, de multiples études sur l’impact des variations climatiques dans les Pré Alpes vaudoises et à l’échelle alpine verraient le jour.