Francophone Authors and the Story Economy (symposium)

CRAL, Paris / Tuesday, 28 April 2026 – 9:30 am to 6:30 pm,
54 bd Raspail (Maison des Sciences de l’Homme)
Salle BS1_05/BS1_28

Organizers

Consortium project Authors of the Story Economy: Narrative and Digital Capital in the 21st-Century Literary Field (Research Council of Finland 2024-2028). URL : https://autostoryproject.wordpress.com/

Description

The contemporary dominance of personal storytelling across platforms crucially affects all actors in the literary field as it foregrounds the author’s bodily and social habitus, moral positioning and ethos, experiential knowledge, and public identity work (e.g. Busse 2013, Gibbons & King 2023, Heynders 2023). Authors operate within a story economy (Mäkelä et al. 2021) where personal identity narratives and media visibility shape audience perceptions of authorial ethos more than the rhetoric or ethics of their literary works. Social media affordances and algorithms elevate individual lives and identities as exemplary and impose an expectation of consistent ethos, habitus, and moral positioning sustained across media and platforms (Mäkelä et al. 2025). The speakers of this symposium address the repositioning of francophone authors within the story economy from different perspectives ranging from narrative theory to the study of autosociobiographical novel and the sociology of literature. Among the questions to be addressed at the symposium are:

  • How does the foregounding of the author’s personal story reshape the literary field? Does the imperative for authenticity erode the autonomy of the literary field in the 21st century? (See Mäkelä on É. Louis 2025)
  • Francophone authors and the digital literary sphere (see Murray 2018, Skains 2019). Does the prominence of digital paratexts (Pignagnoli 2023) and social media contribute to the loss of autonomy of the literary field?
  • The entanglements of public author image, ethos (Korthals Altes 2014), rhetoric and ethics in contemporary French literature (see e.g. Baroni on Houellebecq 2022)
  • How do different authors align their narrative rhetoric and ethics with the values of the platformized literary field? How do different authors reject/deconstruct platform values and norms?
  • Diachronic changes in authorship and “grammars of literary valuation” (Vermeulen 2023) in francophone literary fields

The talks are in English and in French; the discussions will be conducted in English.

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L’imaginaire transmédiatique et ses enjeux politiques (annonce de séminaire)

Séminaire de l’équipe « Textes et livres » (Axe 1) du laboratoire Babel de l’Université de Toulon
Coordinateur : Alessandro Leiduan

Page dédiée à l’évènement: https://babel.univ-tln.fr/limaginaire-transmediatique-et-ses-enjeux-politiques-09-12-2022/

La transmédialité est la condition de mobilité médiatique de ces œuvres qui ne s’incarnent pas dans un seul média mais qui s’étendent sur plusieurs médias interconnectés. La transmédialité est le résultat de l’activité « convergente » des industries de divertissement et des fans (Jenkins H. 2013). Les unes élaborent des contenus imaginaires, en les distribuant à travers leurs propres réseaux, les autres s’approprient ces mêmes contenus en élaborant de nouvelles « variantes » (via les sites de fanfiction, par exemple) qui élargissent les frontières de l’univers transmédiatique dont elles relèvent (les « user generated contents »). Cette collaboration a été interprétée comme le corrélat symbolique d’une révolution fondamentale du rapport entre les citoyens et le pouvoir politique (Lévy P. 1994). A l’appui de cette interprétation, les recherches universitaires ont également souligné le caractère engagé des actions entreprises par les fans (Besson A. 2021, Bourdaa M. 2021). Ceux-ci ne se limitent pas à déployer leur activité sur le mode de la poiesis (la créativité), ils n’élaborent donc pas seulement de nouvelles variantes qui élargissent les frontières des univers transmédiatiques existants, ils inscrivent aussi leur action dans la dimension de la praxis (celle de l’engagement politique), en se mobilisant pour des causes sociales et en utilisant le contenu de leurs fictions préférées comme arme de lutte politique. Le masque du Joker est ainsi devenu, partout dans le monde, le symbole de la lutte pour la liberté d’expression, le costume des Servantes écarlates a été utilisé par des mouvements féministes états-uniens pour protester contre la restriction du droit d’avortement, les braqueurs de la Casa de papel ont été adoptés par les nouvelles générations comme symboles d’insoumission à un monde gouverné par l’argent et les banques…

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