Alice Rivaz. Devenir romancière

(Re)lire et (re)découvrir Alice Rivaz.

Alice Rivaz (1901-1998) était « une femme à la fois insoumise et ligotée par les conventions de son époque ». Tels sont les termes employés par Valérie Cossy (Section d’anglais) dans l’ouvrage qu’elle consacre à cette figure marquante de la littérature romande, et qui propose un récit profondément ancré dans l’histoire du XXe siècle. Première femme à recevoir le prix Ramuz pour l’ensemble de son oeuvre, honorée de la médaille « Genève reconnaissante » en janvier 1997,  Rivaz y apparaît comme une féministe en quête de liberté.

La romancière, qui s’est toujours interrogée sur « l’écriture féminine », a en effet suivi un parcours singulier. Ne provenant pas d’un milieu bourgeois ou universitaire, elle a tenu les conventions à distance en s’éloignant de Lausanne, la ville où elle avait grandi. C’est à Genève qu’elle a pu mener une vie de femme libre, hors de la destinée alors attendue du mariage et de la maternité, grâce à son emploi au Bureau international du Travail, qui lui a garanti un appartement et une vie « à soi », et grâce aux intellectuels et expatriés qu’elle y a cotoyés.

Ce livre, qui s’inscrit dans le cadre des recherches en études genre menées par le Centre interdisciplinaire d’étude des littératures (CIEL), apporte un nouvel éclairage sur l’oeuvre d’Alice Rivaz, en interrogeant en particulier son rapport à l’histoire des femmes et à la modernité.

Valérie Cossy, Alice Rivaz. Devenir romancière, Genève, Suzanne Hurter et Mémoire de femmes, 2015.

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