Archives de catégorie : Théâtre de Vidy (Lausanne)

Bajazet

À partir des textes de Racine (Bajazet) et d’Antonin Artaud (Le Théâtre et la peste) / Mise en scène de Frank Castorf / Théâtre de Vidy / du 30 octobre au 10 novembre 2019 / Plus d’infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Sous le voile

Par Lucas Lauth
Frank Castorf, metteur en scène admiré autant que controversé qui fut directeur pendant plus de trente ans de la Volksbühne de Berlin, monte Bazajet de Racine, qu’il entremêle avec des textes émotionnellement chargés d’Antonin Artaud… [suite]

 

 

La Vallée de l’étrange

Texte de Thomas Melle et Stefan Kaegi (Rimini Protokoll) / Mise en scène de Stefan Kaegi / Théâtre de Vidy / du 25 septembre au 10 octobre 2019 / Plus d’infos

© Gabriela Neeb

Les critiques :

La Beauté de l’erreur : conférence au sujet d’un très ancien et très humain programme

Par Jade Lambelet
Pour sa dernière création, le metteur en scène et membre fondateur du Rimini Protokoll Stefan Kaegi s’associe au romancier et dramaturge allemand Thomas Melle dédoublé sur scène dans un sosie animatronique modelé à partir de son propre corps… [suite]

Un remède à la bipolarité ?

Par Emmanuel Jung
La dernière création de Stefan Kaegi dévoile – avec sarcasme ? – un remède unique à la bipolarité : un robot très réaliste, seul personnage sur scène et double de l’écrivain Thomas Melle, lui-même atteint de cette maladie… [suite]

Être ou ne pas être rangé

Par Sarah Juilland
La vallée de l’étrange sillonnée par Stefan Kaegi n’est pas seulement celle de la robotique : elle est, de manière plus enfouie et profonde, celle de la fêlure, de la fragilité et de l’instabilité humaines… [suite]

Je (ne) suis (pas) un robot ?

Par Thibault Hugentobler
Dans La Vallée de l’étrange, Stefan Kaegi et Thomas Melle explorent la possibilité de remédier à l’instabilité humaine par la technologie. Le spectacle intrigue par son dispositif repoussant les limites du théâtre… [suite]

Perdre son corps

Par Noé Maggetti
Le Théâtre de Vidy a récemment accueilli pendant deux semaines complètes la dernière création de Stefan Kaegi du collectif Rimini Protokoll, au rythme de deux représentations par jour ; un nombre qui aurait pu se multiplier sans pour autant épuiser les interprètes, car aucun être de chair et d’os n’est présent sur scène dans cette Vallée de l’étrange[suite]

Quelque chose cloche

Par Monique Kountangni
La soirée de ce deuxième mercredi d’octobre 2019 m’entraîna à explorer une dimension théâtrale nouvelle en entrant dans la Passerelle du théâtre de Vidy. Les premières minutes semblent annoncer une mise en scène prévisible : une silhouette assise attend dans le noir… [suite]

L’étrange pont entre l’homme et la machine

Par Manon Lelièvre
La nouvelle création de Stefan Kaegi est au croisement entre la réalité et la fiction, le vrai et le faux, l’absence et la présence, brouillant les pistes et rendant les frontières floues et incertaines. Sous la forme d’une étrange conférence, le spectacle questionne le spectateur sur sa place et son rôle en tant qu’homme… [suite]

 

By Heart

De Tiago Rodrigues / Théâtre de Vidy / du 14 au 18 mai 2019 / Plus d’infos

© DR

Les critiques :

Hommage à la mémoire

Par Lucas Lauth
Le spectacle du metteur en scène portugais Tiago Rodrigues, directeur du Teatro National Dona Maria II à Lisbonne, présent à Lausanne pour quatre pièces jouées à Vidy presque simultanément, propose une réflexion sur la mémoire et sa force à la fois intime et politique… [suite]

 

 

Love is a River

D’après Platonov d’Anton Tchekhov / Mise en scène d’Alexandre Doublet / Théâtre de Vidy / du 8 au 11 mai / Plus d’infos

© Grégory Batardon

Les critiques :

Un rythme à rebours

Par Lucas Lauth
Le metteur en scène Alexandre Doublet présente Love is a River au Théâtre de Vidy jusqu’au samedi 11 mai. Une occasion de revivre ou de découvrir Platonov d’Anton Tchekhov, pensé depuis sa fin… [suite]

Est-ce humain de piétiner comme ça une vie entière ?

Par Amina Gudzevic
Le dernier spectacle d’Alexandre Doublet représente, une heure durant, les quelques secondes qui surviennent juste après le meurtre du héros. Alexandre, Platonov contemporain, gît sur le sol, ou plutôt baigne dans les quelques centimètres d’eau recouvrant la scène… [suite]

 

Retour à Reims

D’après le texte de Didier Eribon / Mise en scène de Thomas Ostermeier / Théâtre de Vidy / du 28 mai au 15 juin 2019 / Plus d’infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Hier et aujourd’hui

Par Amina Gudzevic
Dans un studio d’enregistrement, une comédienne prête sa voix à la réalisation d’un film documentaire basé sur « l’essai d’auto-analyse » de Didier Eribon : Retour à Reims. Un écran projette les images de ce documentaire. Dans cet espace immuable, les trois comédiens évoluent au rythme des prises de son qui, finalement, effacent la frontière entre le passé et le présent… [suite]

Radote l’intégration, je les attends depuis trois générations

Par Julia Cela
Dans un studio d’enregistrement, Catherine prête sa voix à un film documentaire dont le texte est celui de Retour à Reims, du sociologue Didier Eribon. Peu à peu, l’enregistrement est interrompu par les commentaires des trois personnages présents sur scène… [suite]

 

Pièce

Création par le Collectif GREMAUD/GURTNER/BOVAY / Théâtre de Vidy / du 22 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

© Dorothée Thébert-Filliger

Les critiques :

Critiquer sur Pièce

Par Julia Cela
Le Collectif Gremaud/Gurtner/Bovay célèbre dix ans de collaboration en interprétant trois comédiens un rien amateurs en train de jouer. Des premières répétitions aux interviews télévisées, Pièce fait voir toutes les étapes de la création… [suite]

 

Una Costilla Sobre la Mesa : Madre

Création et mise en scène d’Angélica Liddell / Théâtre de Vidy / du 27 mars au 6 avril 2019 / Plus d’infos

© Luca del Pia

Les critiques :

Donner forme à la douleur

Par Lucas Lauth
Comment faire face à la mort ? Celle de sa mère ? Que faire de toute cette insupportable douleur, celle qui ravage intérieurement ? Le dernier spectacle d’Angélica Liddell s’attaque à une thématique intime et prend la forme d’une tentative de mise à distance de la douleur intérieure… [suite]

Ceci est le corps de ma mère

Par Julia Cela
Angélica Liddell montre le deuil et la perte. C’est le théâtre comme cri, comme chant ou comme incantation pour renverser le cycle naturel et mettre au monde la mère perdue. Una costilla sobre la mesa : Madre est une pièce rituelle qui fait voir la violence inouïe du retour à la terre d’un être cher… [suite]

 

 

Granma. Les trombones de La Havane

Concept et mise en scène de Stefan Kaegi & Rimini Protokoll / Théâtre de Vidy / du 28 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

© Dorothea Tucher

Les critiques :

Le lent souffle des trombones

Par Brice Torriani
Dans le cadre du festival Programme commun, la compagnie Rimini Protokoll propose une création de théâtre documentaire, genre qui lui est familier. Dans un dialogue pluriel entre la musique, la projection audiovisuelle et la confession, quatre « experts du quotidien » – comme les désigne la compagnie – dévoilent leur réflexion sur l’héritage que leur a laissé la révolution cubaine… [suite]

Récits d’après révolution

Par Fanny Agostino
Dans le cadre de la cinquième édition du Programme Commun, le metteur en scène Stefan Kaegi signe son retour sur les planches du Théâtre Vidy avec Granma. Les trombones de La Havane. En donnant la parole à la jeune génération cubaine, le membre du collectif Rimini Protokoll exhume l’existence des Cubains et questionne l’héritage d’un passé lourd de conséquence…. [suite]

 

 

Girl from the Fog Machine Factory

Création et mise en scène de Thom Luz (Thom Luz – Bernetta Theaterproduktionen) / Théâtre de Vidy / du 16 au 19 janvier 2019 / Plus d’infos

© Sandra Then

Les critiques :

Les maîtres du brouillard

Par Ivan Garcia
Avec Girl from the Fog Machine Factory, le metteur en scène zurichois Thom Luz signe une création basée sur la combinaison entre effets techniques et musique. Le brouillard entraîne le public dans une performance qui fait autant appel aux sensations qu’à l’imagination… [suite]

La Nébuleuse

Par Amina Gudzevic
Quel avenir pour les vendeurs de rêve dans un monde qui prône l’hédonisme matérialiste ? Dans Girl from the Fog Machine Factory, les comédiens, tels des prestidigitateurs, proposent de nouvelles manières d’utiliser des machines à fumée. Cette expérimentation offre une dimension magique à cet élément qui se trouve être l’objet central du spectacle… [suite]

 

 

Jusque dans vos bras

Texte issu d’improvisations des acteurs / Mise en scène de Jean-Christophe Meurisse / Théâtre de Vidy / du 27 au 30 novembre 2018 / Plus d’infos

© Loll Willems

Les critiques :

Pour « un public de crevards »

Par Sacha Toupance
Jusque dans vos bras joue sur le terrain du subversif. Enragés par l’énergie du moment présent et portés par l’improvisation, les Chiens de Navarre se nourrissent de l’actualité politique française et aboient sur ses plus grandes absurdités… [suite]

 

La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I)

De Milo Rau / Théâtre de Vidy / du 30 mai au 2 juin 2018 / Plus d’infos

© Hubert Amiel

Les critiques :

Ce qu’on ne peut pas dire, c’est cela qu’il faut faire

Par Lucien Zuchuat
Dans La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I), une troupe d’acteurs liégeois s’empare, pour le réinterpréter, d’un fait divers sordide : la mort d’un jeune homosexuel tabassé par des inconnus… [suite]

Lisières

Par Basile Seppey
Après The Dark Ages, Empire ou plus récemment Les 120 journées de Sodome, Milo Rau revient à Vidy pour présenter La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I), une pièce composite… [suite]

 

Cargo Congo-Lausanne

Création Rimini Protokoll / Théâtre de Vidy / du 1er février au 23 mars 2018 / Plus d’infos

Pour le spectacle Cargo Congo-Lausanne, l’Atelier critique a collaboré avec l’Atelier d’écriture littéraire animé par Jérôme Meizoz (UNIL) autour d’une proposition de critique créative. Nous publions ici une sélection des textes rédigés dans ce cadre par des participants des deux ateliers.

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Je voyageais la nuit

Par Lucien Zuchuat (Atelier critique)
Je voyageais la nuit. Vatché et moi nous étions quittés au carrefour Ndala à l’est de Goma… [suite]

Supplément au Cargo Congo-Lausanne

Par Basil Nelis (Atelier d’écriture)
Les deux hommes s’installent au centre de la cafétéria, à leur table habituelle… [suite]

Pardonnez ma surinterprétation, car elle est grande

Par Fanny Utiger (Atelier d’écriture & Atelier critique)
Des heures, des jours, des années passées dans un camion… [suite]

Vidy là-bas

Par Pierre-Paul Bianchi (Atelier critique)
Il conduit. Une goutte fraie son chemin le long de mon front, le long de mes artères… [suite]

Ordonnance sur les règles de circulation routière, partie quatre : usage des véhicules, chapitre un : dispositions générales, point 3 : espace et temps

Par Julia Cela (Atelier d’écriture)
Les paysages routiers sont les mêmes partout…. [suite]

Vélo Congo-Lausanne

Par Sarah Juilland (Atelier critique)
Rosette Mbemba est une jeune femme congolaise d’une trentaine d’années… [suite]

Ne cédez pas à la parole

Par Amalia Dévaud (Atelier critique)
Au centre de la table, posée sur une scène noire dénuée d’artifices, se trouve un petit camion… [suite]

Récréation

Par Basile Seppey (Atelier critique)
C’était la récré quand Cindy nous a raconté. Les autres faisaient un foot… [suite]

 

Tiefer Schweb

Écrit et mis en scène par Christoph Marthaler / En allemand surtitré en français / Théâtre de Vidy / du 23 au 24 mars 2018 / Plus d’infos

© Thomas Aurin

Les critiques :

Tentative(s) d’évasion

Par Aurélien Maignant
Sur fond de crise migratoire, la dernière création de Christoph Marthaler, Tiefer Schweb, allie burlesque et satire au vitriol dans un huis-clos aussi minutieux qu’explosif… [suite]

 

Evel Knievel contre Macbeth na terra do finado Humberto

Créé et mis en scène par Rodrigo Garcia / Théâtre de Vidy / du jeudi 15 mars au dimanche 18 mars 2018 / Plus d’infos

© Marc Ginot

Les critiques :

Rêverie révoltée

Par Ivan Garcia
Rodrigo Garcia présente un spectacle fait de tableaux multiples qui rassemble plusieurs figures de la culture populaire et les fait se confronter. Sous-tendu par un discours politiquement engagé… [suite]

De textes et d’images

Par Coralie Gil
Rodrigo Garcia met en scène un spectacle presque aussi mystérieux que son titre, qui fait se succéder les images dans des tableaux toujours plus inventifs. Le texte même devient image… [suite]

 

Luxe, calme

Texte et mise en scène de Mathieu Bertholet / Théâtre Vidy-Lausanne / du 8 au 18 mars 2018 / Plus d’infos

© Mathildà Olmi

Les critiques :

« Tous les chemins mènent au même cul de sac »

Par Louis Vodoz
Dans un hôtel de luxe perdu quelque part dans les montagnes alpines avec vue sur le lac, de riches clients viennent finir leurs jours dans un faste décor du XIXe siècle… [suite]

Hôtel du mort

Par Fanny Utiger
Dans une atmosphère sombre, baudelairienne presque caricaturalement, Mathieu Bertholet aborde une difficile thématique, celle du suicide assisté… [suite]

 

Guerrilla

Par la compagnie El Conde de Torrefiel / Théâtre de Vidy / du 8 au 9 décembre 2017 / Plus d’infos

© Luisa Guitierrez

Les critiques :

Conflits intérieurs

Par Pierre-Paul Bianchi
A Vidy, Guerrilla donne à voir la guerre intérieure, confusément maîtrisée, qui caractérise les paix apparentes des démocraties européennes. Prenant la forme d’une politique-fiction, séparant le texte de l’image scénique, cette pièce dit les tensions entre l’Histoire et l’individu, entre l’individu et lui-même… [suite]

La guerre de 2023 aura-t-elle lieu?

Par Thomas Flahaut
En trois tableaux, le groupe El Conde de Torrefiel met en scène un chœur de jeunes gens qui, par de puissants effets de réel, devient un miroir de notre monde. Guerrila tente d’imaginer le devenir de nos sociétés afin, peut-être, d’en conjurer le sort tragique… [suite]

 

L’Avare

De Molière / Mise en scène de Ludovic Lagarde / Théâtre de Vidy / du 22 novembre au 3 décembre 2017 / Plus d’infos

© Pascal Gély

Les critiques :

Rire jaune

Par Valmir Rexhepi
C’est dans un espace encombré de caisses et d’autres boites méthodiquement rangées, un hangar, que se joue L’Avare recontextualisé par Ludovic Lagarde. Faisant du rapport à l’argent la question centrale, la mise en scène remotive les relations entre les personnages mais aussi celles qui sont établies avec les spectateurs… [suite]

 

Le Direktør

D’après Lars von Trier (film) / Mise en scène d’Oscar Gómez Mata / Théâtre de Vidy / du 8 au 11 novembre 2017 / Plus d’infos

© Steeve Iuncker

Les critiques :

La servitude involontaire

Par Aurélien Maignant
Adaptation vaudevillesque d’un film plus sombre qu’il n’y paraît au premier abord, Le Direktør d’Oscar Gómez Mata est une comédie qui s’efforce de penser l’absurdité d’une société où l’autorité de plus en plus invisible rend la servitude involontaire… [suite]

Y a-t-il un directeur dans cette pièce?

Par Roberta Alberico
« How do you feel today? », « respire », « focus », « lâche prise », « enjoy life ». Des slogans typiques du management twittero-instagramesque défilent sur le flipchart d’une entreprise X au rythme d’un morceau deep-tech-house-electroclash… [suite]

 

Passion simple

D’après Annie Ernaux / Cie Émilie Charriot / Théâtre de Vidy / du 7 au 22 novembre 2017 / Plus d’infos

© Agnès Mellon

Les critiques :

De signes et de lumière

Par Josefa Terribilini
Après King Kong Théorie et Le Zoophile, Émilie Charriot termine sa trilogie de monologues debout face au public avec Passion simple, adapté du récit autofictionnel d’Annie Ernaux. Face à nous, sur un plateau nu troué de lumière, Émilie Charriot donne à ce texte son corps et sa voix… [suite]

Pénélope sans prétendant

Par Valmir Rexhepi
Un espace presque nu, habillé uniquement d’une dentelle de lumières, une passion qui se tisse et s’écoule, qui s’incarne dans la bouche, comme un creux que laisse l’absence. L’histoire d’une femme qui attend un homme… [suite]

 

Interview

de Nicolas Truong, Nicolas Bouchaud et Judith Henry / Théâtre de Vidy / du 20 au 22 juin 2017 / plus d’infos

@C. Renaud Delage

Les critiques :

Le degré zéro de l’interview

Par Joanne Vaudroz

Les gens n’ont plus personne à qui parler dans ce monde où l’individu prime sur la collectivité, où l’égoïsme prime sur le partage. L’interview permet ce partage, ce besoin de s’exprimer sur soi face à quelqu’un qui vous écoute. Mais vous écoute-t-il vraiment ? Le reporter s’intéresse-t-il à vous pour vous-même ? Nicolas Truong, Nicolas Bouchaud et Judith Henry dévoilent les coulisses de l’exercice avec ses stratégies parfois perverses… [suite]

Still in paradise

Création de Yan Duyvendak et Omar Ghayatt / Théâtre de Vidy / du 6 au 10 juin 2017 / Plus d’infos

© Pierre Abensur

Les critiques :

Game, hate and paradise

Par Jehanne Denogent

Still in paradise est conçu comme un gigantesque jeu combinatoire et modulaire, multipliant les dimensions et les perspectives sur les thèmes de l’islamophobie et de la migration. Souplesse et ouverture : les spectateurs même deviennent mobiles… [suite]

Rencontres au souk

Par Artemisia Romano

Still in paradise créé par Yan Duyvendak, artiste néerlandais établi à Genève, et Omar Ghayatt, artiste égyptien vivant à Berne, est une rencontre qui émane de la nécessité urgente de se rapprocher de l’autre, de mieux se connaître et de faire dialoguer ces mondes que bien souvent tout oppose : l’Occident et le Moyen-Orient, l’inadéquation prétendument parfaite. Les deux artistes travaillent autour des multiples représentations de la différence culturelle, qu’elles soient individuelles ou collectives. Ils les entremêlent voire les entrechoquent…[suite]

 

 

Chekhov’s First Play

D’après Platonov d’Anton Tchekhov / Par la compagnie Dead Centre / Théâtre de Vidy / Du 17 au 20 mai 2017 / Plus d’infos

© Vidy

Les critiques :

Être Platonov

Par Marek Chojecki

Prenez vos écouteurs, asseyez-vous, votre siège vous appartient, faites comme chez vous : c’est ainsi que la compagnie Dead Centre invite à explorer la première pièce d’Anton Tchekhov, Platonov, une oeuvre complexe, proposant de riches réflexions sur le théâtre et sur nous-mêmes. Mais pas d’inquiétude : le metteur en scène est là pour nous expliquer, en direct, cette pièce « bordélique »…[suite]

Entre carte blanche et carte d’identité

Par Laure-Elie Hoegen

Le Dead Center revisite Tchekhov à la manière d’un jus multi-vitaminé et il y a de quoi enchanter chaque palais ! La génération Y est portée aux nues avec un spectacle qui se passe tout près de vos oreilles, dans des casques audio, où s’égrènent les commentaires suivis du metteur en scène sur le spectacle – ce qui amusera également les fines bouches de la méta-théâtralité… [suite]

 

MDLSX

Compagnie Motus / Avec Silvia Calderoni / Théâtre de Vidy / du 9 mai au 13 mai 2017 / Plus d’infos

©Diane Ilarias

Les critiques :

Autour du corps

Par Artemisia Romano

Dans MDLSX, Silvia Calderoni nous ouvre à son intimité, à sa quête d’identité sexuelle dans une société où l’ambivalence des genres est son combat quotidien. Au travers de sa performance, elle dénonce avec engagement, humilité mais aussi révolte sa condition d’intersexué dans un monde hétéronormé et parvient à une réappropriation totale de son corps… [suite]

L’histoire d’un corps

Par Marek Chojecki

MDLSX, un titre intrigant. Que veut-il dire ? Que va-t-on voir ici ? Un mélange entre théâtre et performance, une combinaison dont on ne sait pas trop quoi attendre. Une incertitude conforme au sujet du spectacle qui traite d’un corps androgyne et pose la question de l’intersexuation. Seule sur scène, Silvia Calderoni y répond par une mise en scène originale et une histoire touchante… [suite]

 

Le Zoophile

D’Antoine Jaccoud / Mise en scène d’Émilie Charriot / du 26 avril au 3 mai 2017 / Théâtre de Vidy / Plus d’infos

© Vidy

Les critiques :

Ode à la fange

Par Josefa Terribilini

« L’amour des bêtes, il est dans l’sang, pour certains d’entre nous », répète la voix profonde de Jean-Yves Ruf. Cet amour, la nouvelle pièce d’Antoine Jaccoud et d’Émilie Charriot (créée à l’occasion du petit festival « Être bête(s) » de Vidy) nous le fait partager ; comme un monolithe entre trois murs noirs, un personnage nous adresse avec une tendresse sobre les souvenirs d’une vie avec les bêtes qu’il ne connaîtra plus. Son monde n’est pas le nôtre, ou du moins pas encore. Chez lui, les être humains sont seuls et les animaux sont tous partis. Enfin, presque… [suite]

L’homme à la peluche

Par Laure-Elie Hoegen

L’« Adieu aux bêtes », monologue d’Antoine Jaccoud publié en avril 2017, entre dans l’arène publique du Théâtre de Vidy du 26 avril au 03 mai. La pièce est mise en scène par Emilie Charriot dans le cadre du festival « être bête(s) » sous le titre « Le Zoophile ». La crainte d’un énième débat sur le véganisme s’estompe très vite et laisse place à une fiction dont le sujet touche plus profondément la question des relations entre hommes et bêtes : quid de l’Histoire de l’homme sans celle de la bête à ses côtés ?… [suite]

 

Rêve et folie

De Georg Trakl / Mise en scène de Claude Régy / Théâtre de Vidy / du 28 février au 4 mars 2017 / Plus d’infos

®Pascal Victor

Les critiques :

Cinquante nuances de sombre

Par Jérémy Berthoud, Céline Conus, Thomas Cordova, Jehanne Denogent, Ivan Garcia, Margot Prod’hom, Artemisia Romano, Basile Seppey, Joanne Vaudroz

Le texte qui suit est issu d’un exercice guidé de critique créative sur le spectacle de Claude Régy. Il est composé d’une sélection d’extraits de neuf propositions… [suite]

 

 

Gala

De Jérôme Bel / Théâtre de Vidy / du 31 janvier au 3 février 2017 / Plus d’infos

© Théâtre de Vidy

Les critiques :

Tous à la même enseigne

Par Fanny Utiger

Au théâtre de Vidy, Jérôme Bel réunit sur scène des danseurs du quotidien ou du dimanche qui, avec un cran remarquable, livrent un spectacle qui touche autant qu’il enthousiasme. Gala a beau faire jaser nombre de balletomanes, on retrouve dans ce cadre bienveillant une certaine pureté de la danse, qui n’a que faire de l’excellence du mouvement ou de la beauté des corps… [suite]

Le gala pour tous !

Par Jonathan Hofer

Danser pour soi, danser pour les autres, avec les autres. S’approprier la musique, dans son corps entier, la faire sienne. Tout un chacun possède sa propre façon de s’exprimer à travers la danse. C’est ce tout, cette multiplicité universelle que Jérôme Bel cherche à questionner et affirmer dans sa création Gala[suite]

 

Mesure pour mesure

de William Shakespeare / mise en scène Karim Bel Kacem / Théâtre de Vidy / du 18 au 26 janvier 2017 / Plus d’infos

© Théâtre de Vidy

Les critiques :

Je vois tout, je sais tout

Par Alicia Cuche

Big Brother a investi Shakespeare : murs transparents, vidéo-surveillance, personnages espionnés et mis sur écoute. Le public voit sans être vu, entend sans être entendu. On devient témoins et jury. Et pourtant un seul point de vue est permis : prison, ou bureau du pouvoir ?… [suite]

Qui veut aller en prison ?

Par Céline Conus

Assister à une pièce de Shakespeare aujourd’hui, dans une mise en scène qu’on sait ne pas être « classique », c’est remettre encore une fois sur le tapis la question de l’actualisation. La mise en scène doit-elle actualiser les pièces ? Est-ce son rôle ? Comment doit-elle s’y prendre ? Karim Bel Kacem, au Théâtre de Vidy, explore divers moyens pour proposer une réflexion sur le pouvoir d’aujourd’hui tout en gardant sans cesse la pièce de Shakespeare au centre de ses préoccupations. Une véritable expérience, qui réconciliera certains spectateurs avec le théâtre contemporain… [suite]

 

En manque

Création de Vincent Macaigne / Théâtre de Vidy / du 13 au 21 décembre 2016 / Plus d’Infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

L’agression des néons

Par Jehanne Denogent

Au Théâtre de Vidy, Vincent Macaigne nous parle du sentiment de manque, presque physique, lié à l’absence et à la mélancolie. Le corps du spectateur est lui aussi mis à rude épreuve par cette performance, qui laisse un sentiment de colère… [suite]

Passés à tabac

Par Josefa Terribilini

« Pourquoi tout ce fracas ? ». La voix cristalline de la fillette résonne de son innocence au milieu d’un plateau désormais dévasté. Ce fracas, elle l’a vu mais elle ne le comprend pas, parce qu’il est difficile de comprendre. En manque est une anarchie à tous les niveaux, sous toutes ses formes. Détruire tout. Mais pourquoi ? Pour trouver de l’amour vivant, même s’il doit être violent, même s’il ne pourra peut-être jamais être libre. Se battre pour la vie : tel semble être le propos fort de cette performance choc qui ne professe rien et ravage tout, y compris nous… [suite]

 

Dom Juan

De Molière / mise en scène de Jean-François Sivadier / Théâtre de Vidy / du 23 novembre au 3 décembre 2016 / Plus d’infos

®Brigitte Enguerand

®Brigitte Enguerand

Les critiques :

Ô le beau raisonnement !

Par Alicia Cuche

Grâce à une scénographie originale et osée, ainsi qu’à un jeu d’acteurs clownesque, la troupe de Jean-François Sivadier donne de l’ampleur au texte de Molière, bien que le choix d’une diction rapide et essoufflée en complique l’appropriation. Préparez-vous à vous à franchir les frontières entre salle, scène et coulisses… [suite]

 

Empire

de Milo Rau / avec Ramo Ali, Akillas Karazissis, Rami Khalaf et Maia Morgenstern / Théâtre de Vidy / du 5 au 8 octobre 2016 / Plus d’infos

©Marc Stephan

©Marc Stephan

Les critiques :

Chair en canon

Par Jérémy Berthoud

Après The Civil Wars et The Dark ages, le metteur en scène Milo Rau présente Empire, dernier volet d’une trilogie consacrée à l’Europe. Dans ce dernier opus, l’accent est mis sur la quête d’une identité européenne commune, polyglotte et pluriculturelle… [suite]

D’infanticides patries

Par Fanny Utiger

Bien malchanceux sont les enfants de Médée qui ne peuvent échapper aux fatales griffes de leur mère. Sont-ils mieux lotis, les peuples qui, sous l’autorité de quelque violent despote, risquent leur vie en leur patrie même ? Rami, Maia, Ramo et Akillas en réchappèrent. Milo Rau leur cède la parole… [suite]

Le documentaire ouvert

Par Basile Seppey

Milo Rau, avec Empire, clôt sa trilogie européenne, du 5 au 8 octobre 2016 au Théâtre de Vidy. Cet ultime volet est un écrin, celui d’une rencontre avec quatre comédiens au parcours atypique qui, à travers une série d’anecdotes personnelles, brossent avec une simplicité désarmante le portrait en creux de notre Europe… [suite]

Différentes langues pour une même voix

Par Joanne Vaudroz

La dernière pièce du metteur en scène alémanique Milo Rau, dont on qualifie volontiers la production de théâtre documentaire, clôt la trilogie initiée en 2014 par The Civil Wars et poursuivie en 2015 par The Dark Ages. Cette dernière création garde le même principe que les précédentes : elle se fonde sur les récits de personnes aux biographies similaires malgré leurs cultures différentes. Ces parcours de vie sont utilisés comme matière première pour la trame de la pièce… [suite]

 

Finir en beauté

De et par Mohamed El Khatib / Théâtre de Vidy / du 28 au 29 mai 2016 / plus d’infos

©Mohamed El Khatib

©Mohamed El Khatib

Les critiques :

Bravo, mes condoléances

Par Valmir Rexhepi

Finir en beauté, c’est commencer dans le doute. L’intimité crue de Mohamed El Khatib nous vole au visage, on ne peut rien faire pour l’éviter. Tant mieux. Sous le chapiteau du théâtre de Vidy, assis sur des tabourets dans une atmosphère qui se veut intime, on attend, nous autres spectateurs venus pour Finir en beauté. … [suite]

Taxi-Dancers

De et par Marie-Caroline Hominal / Théâtre de Vidy / du 20 au 29 mai 2016 / plus d’infos

©DR

©DR

Les critiques :

Sensualité chorégraphiée

Par Elisa Picci

Marie-Caroline Hominal ressuscite une pratique datant des années 1920-1930 : celle des Taxi-Dancers, soit des femmes qui, en échange d’un peu d’argent, devenaient la cavalière d’un homme le temps d’une danse. Le spectateur se retrouve plongé dans une ambiance intimiste, où les corps se touchent et s’enlacent le temps d’une chanson. … [suite]

Rencontres par le toucher

Par Amandine Rosset

Marie-Caroline Hominal nous fait découvrir en ce moment au Théâtre de Vidy les « Taxi-Dancers », très à la mode dans les années folles. Le spectacle, interprété avec lenteur et profondeur, raconte la reviviscence par trois jeunes femmes nostalgiques des moments forts vécus dans un club désormais déchu, au travers de danses variées et de touchers évocateurs. … [suite]

Eraritjaritjaka

Inspiré des observations d’Elias Canetti / mise en scène Heiner Goebbels / Théâtre de Vidy / du 17 au 21 mai 2016 / plus d’infos

©Marco Del Curto

©Marco Del Curto

Les critiques :

Quelle heure est-il ?

Par Jehanne Denogent

Il faut quelques minutes pour déchiffrer le titre Eraritjaritjaka. Avec malice, la pièce de Heiner Goebbels se joue aussi de nos montres. Il est 20h. Le public est installé. Entre 20h et 21h25, nous allons vivre une expérience temporelle déconcertante, mais ça, nous ne le savons pas encore. Pour l’instant, chacun s’est arrangé, avec plus ou moins de succès, pour arriver à l’heure au théâtre de Vidy. … [suite]

La Mouette

D’Anton Tchekhov / mise en scène Thomas Ostermeier / Théâtre de Vidy / du 26 février au 13 mars 2016 / plus d’infos

©Arno Declair

©Arno Declair

Les critiques :

Immersion

Par Camille Logoz

Thomas Ostermeier présente à Vidy une interprétation riche et sensible de La Mouette de Tchekhov. Une perspective sur le monde actuel, une temporalité appesantie et un humour sincère donnent le ton à cette pièce aux étranges accents de justesse et de familiarité. Sur scène, l’espace est tantôt hermétiquement clos, tantôt grand ouvert, incluant le public. … [suite]

De Tchekhov et au-delà

Par Suzanne Crettex

Il fallait oser faire apparaître des personnages tchekhoviens, tout droit sortis de la campagne russe, sur des chansons des Doors ou de Velvet Underground. Leur faire lire des passages d’un des derniers Houellebecq. Et surtout, faire allusion à Daesch et aux réfugiés politiques syriens tout en gardant à l’esprit que La Mouette avait été jouée pour la première fois un 17 octobre 1896 … [suite]

De l’envol à la chute

Par Nadia Hachemi

Le théâtre. Son glamour et ses périls. Les vocations et désillusions qu’il suscite. Que représenter et comment ? Actuellement à Vidy l’art dramatique est le centre de tous les conflits. L’attente. C’est ainsi que cette pièce s’élance dans un préambule ultra contemporain où dialoguent deux personnages avant le début d’une pièce enchâssée. Cette entrée en matière étrange annonce d’emblée la tonalité … [suite]

Niveaux de gris

Par Fanny Utiger

D’une histoire tragi-comique dans laquelle on ne voit pas grand chose si ce n’est l’ennui de personnages déprimés, Thomas Ostermeier questionne et triture le théâtre dans une pièce au flou riche et passionnant. Vautrés sur des bancs, ils attendent, désœuvrés, dans un grand cube gris, pareil à un bunker ou au fond d’un immense garage. … [suite]

Faire du moderne avec des Anciens

Par Waqas Mirza

Quand Ostermeier met en scène La Mouette d’Anton Tchekhov au théâtre de Vidy, c’est l’occasion de retrouvailles fructueuses. Réunion de connaisseurs: d’abord, celle d’un metteur en scène avec une troupe francophone qu’il a dirigée dans Les Revenants en 2013; ensuite, celle d’une actrice, Valérie Dréville, qui joue le rôle d’Irina … [suite]

Nous sommes repus mais pas repentis

À partir de Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard / mise en scène Séverine Chavrier / Théâtre de Vidy / du 9 au 20 mars 2016 / plus d’infos

©Samuel Rubio

©Samuel Rubio

Les critiques :

Je déteste Wagner

Par Julia Cela

De retour de l’asile psychiatrique Steinhof, Ludwig Wittgenstein partage un premier repas avec ses sœurs dans la maison familiale. Nous sommes repus mais pas repentis est un spectacle où l’expérience esthétique élégante et brutale fait entendre avec brio le texte de Thomas Bernhard. En regardant le plateau, on s’imagine une boîte à musique. … [suite]

Fiasco sous haute tension

Par Camille Logoz

Séverine Chavrier monte à Vidy sa version de Déjeuner chez Wittgenstein. Ce texte de Thomas Bernhard met en scène le retour à la maison du philosophe pour un repas de famille après un séjour à Steinhof, hôpital psychiatrique aux abords de Vienne. Un spectacle saturé, entre farce et maladie, qui se nourrit des travers exacerbés de ses personnages pour créer un huis clos oppressant. … [suite]

On va tout dallasser Pamela !

Création et mise en scène Marielle Pinsard / Théâtre de Vidy / du 4 au 13 mars 2016 / plus d’infos

©Marielle Pinsard

©Marielle Pinsard

Les critiques :

Petit précis d’une drague à l’africaine

Par Jehanne Denogent

La température du chapiteau s’élève de quelques degrés au théâtre de Vidy avec On va tout dallasser Pamela ! : un lexique savoureux et haut en couleur de la séduction à l’africaine Dallasser : expression d’origine sénégalaise signifiant fêter, s’amuser, crâner en soirée – Le rythme est annoncé, celui d’un spectacle cadencé, énergique, festif. … [suite]

« Faut pas me chauffer le rognon ! »

Par Elisa Picci

On va tout dallasser Pamela ! analyse la façon de draguer dans les pays d’Afrique francophone. Pour ce faire, sept personnages racontent leur rapport à la séduction en fonction de leur lieu d’origine. Adresses au public, danses, chants, tout est mis en œuvre pour plonger le spectateur dans une ambiance entièrement africaine. … [suite]

Citizien Jobs

De Jean-François Peyret / avec Jos Houben / Théâtre de Vidy / du 19 au 29 janvier 2016 / plus d’infos

©Maella Mickaelle Maréchal

©Maella Mickaelle Maréchal

Les critiques :

« Apple » à la réflexion

Par Deborah Strebel

Jean-François Peyret a voulu disséquer le mythe de Steve Jobs. Pour cela, il a eu recours aux talents comiques et poétiques de Jos Houben. En résulte une pièce où rire et réflexion se mêlent dans une évocation biographique libre d’un feu cyberboss milliardaire. La scène est vide, seuls quelques points blancs sont inscrits sur le sol. … [suite]

« Connect the dots »

Par Simon Falquet

C’est un spectacle plus sérieux qu’il n’en a l’air, et plus drôle que ce qu’on pourrait attendre d’un tel sujet. À Vidy, Jean-François Peyret réécrit le mythe de Steve Jobs, de la naissance à la montée aux Cieux, et Jos Houben lui donne vie avec un humour merveilleux d’ingéniosité et de lucidité. Je dois me confesser : je n’avais pas trop trop envie d’y aller. … [suite]

Rentrer au volcan

Création et mise en scène Augustin Rebetez / Théâtre de Vidy / du 27 novembre au 11 décembre 2015 / plus d’infos

©Augustin Rebetez

©Augustin Rebetez

Les critiques :

Au-delà du réel

Par Elisa Picci

Avec Rentrer au volcan, Augustin Rebetez nous invite à entrer dans un monde à la fois sombre et poétique, où le réalisme ne trouve plus aucune place : les corps humains se disloquent et les décors prennent vie. Un mélange de performances tant vocales que physiques dans un univers archaïque, étrange et parfois teinté d’humour. … [suite]

Sombre fabrique à rêves

Par Simon Falquet

Augustin Rebetez rentre au théâtre avec une patte artistique déjà éprouvée. Sa première création, Rentrer au volcan, croise la musique, la danse et la performance dans un univers infernal peuplé de démons masqués et d’installations grotesques. J’ai beaucoup ri durant le spectacle. … [suite]

 

El Triunfo de La Libertad

De La Ribot, Juan Dominguez et Juan Loriente / Théâtre de Vidy / du 20 au 21 novembre 2015 / plus d’infos

©Gregory Batardon

©Gregory Batardon

Les critiques :

Pourquoi viens-tu au théâtre ce soir ?

Par Simon Falquet

J’étais d’accord avec mon collègue Basile en sortant voir la pluie à la fin du spectacle. Mais avant de vous expliquer sur quoi nous étions d’accord, laissez-moi vous parler du couple qui vient au même moment nous demander un briquet. Je les félicite d’avoir fait partie du groupe des courageux qui ont décidé de rester jusqu’au bout. Ils n’ont pas tout à fait décidé, finalement, ils nous confient qu’ils étaient surtout coincés dans les rangs du fond. … [suite]

 

Werther!

D’après Les Souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe / mise en scène Nicolas Stemann / Théâtre de Vidy / du 19 au 29 novembre 2015 / plus d’infos

©Krafft Angerer

©Krafft Angerer

Les critiques :

L’amoureux fait son show

Par Sabrina Roh

Le metteur en scène Nicolas Stemann et le comédien Philippe Hochmair proposent à Vidy une version bilingue de Werther !, spectacle créé en Allemagne en 1997. Voilà presque vingt ans qu’ils donnent à voir leur lecture des Souffrances du jeune Werther de Goethe. Un tour de force dans lequel l’amoureux égocentrique paraît bien plus égocentrique qu’amoureux. Werther aime Lotte. … [suite]

 

Sul concetto di volto nel figlio di Dio

De Romeo Castellucci / mise en scène Romeo Castellucci / Théâtre de Vidy / du 11 au 15 novembre 2015 / plus d’infos

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Les critiques :

« Ecce homo » ou l’expérience-limite de Castellucci

Par Suzanne Crettex

Réunir sur une même scène les humeurs les plus dégradantes du corps humain et un visage monumental du Christ, peint par Antonello da Messina au XVe siècle, c’est à ne pas s’y méprendre, interroger les valeurs de notre culture occidentale et, par là même, du théâtre. Et si, après tout, le Christ était tout près de notre misère ; bien plus près que ce que l’on pense ? Avec Sul concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu), présenté à Avignon en 2011, c’est une création absolument déroutante que nous propose Romeo Castellucci … [suite]

Sound of Music

Sound of Music / Mise en scène Yan Duyvendak / Théâtre de Vidy / du 27 au 31 octobre 2015 / plus d’infos

©Sébastien Monachon

©Sébastien Monachon

Les critiques :

All right, good night ?

Par Luc Siegenthaler

Des danseurs vêtus pour la plupart de costumes brillants exécutent des chorégraphies sur scène. Ils chantent en souriant le leitmotiv du spectacle « All right, good night ». Le spectacle passé, le spectateur est-il vraiment apaisé ? Dans Sound of Music, il est saisi d’un étrange sentiment d’inquiétude. Tout ce qui compose une comédie musicale est bien là : des danseurs jeunes et séduisants, des musiques joyeuses rappelant les plus grands airs de Broadway, des chorégraphies souples, légères et chaleureuses. [suite]

Une musique en demi-teinte

Par Jonathan Hofer

Et si nous parlions de la fin ? Celle du spectacle ? Non, la vôtre, la mienne : la fin de l’Homme. Ah non ! pas un mardi soir après huit heure de travail. Et si je vous la chante ? Alors là, ça change tout ! Yan Duyvendak signe, dans sa dernière création, une comédie musicale façon Broadway tout à fait saisissant. Avec l’aide de Christophe Fiat, Olivier Dubois et Andrea Cera – pour le texte, la chorégraphie et la musique – le néerlandais aborde tous les sujets : guerre, climat, propriété intellectuelle, suicide, … [suite]

 

Clôture de l’amour

De Pascal Rambert / avec Stanislas Nordey et Audrey Bonnet / Théâtre de Vidy / du 30 septembre au 4 octobre 2015 / plus d’infos

©Marc Domage

©Marc Domage

Les critiques :

Vivarium de l’amour

Par Fanny Utiger

La scène de la salle Charles Apothéloz devient pour quelques heures le ring du combat viscéral d’un homme et d’une femme au crépuscule de leur amour. Un texte cru et sophistiqué, un jeu d’acteurs puissant, un réseau allusif complexe font la richesse de cette pièce et des échos qu’elle provoque en chacun. Gymnase désert, terrain vide, lumière glacée. Un homme et une femme débarquent. … [suite]

De l’élasticité du discours amoureux

Par Camille Logoz

Clôture de l’amour est une pièce désormais célèbre pour sa forme élémentaire et pourtant nouvelle : un personnage parle tandis que l’autre se tait, les rapports s’inversant à mi-spectacle. Un texte avec lequel Pascal Rambert déstabilise l’ordre du familier et de l’étranger, faisant s’articuler les niveaux du drame personnel et de l’histoire universelle. Il trouve le moyen pour le faire dans une langue qui se tort et se tend dans une pénible exploration de l’amour et de la rupture, à la recherche de mots pour les exprimer. … [suite]

Un amour obsolète

Par Emilie Roch

Propulsés face au constat irrévocable que l’amour n’est pas fait pour durer toujours, deux amants de longue date expriment leur désarroi au sein d’une bouleversante scène de rupture signée Pascal Rambert. Comme un téléphone ou un ordinateur portables, l’amour entre Stan et Audrey est arrivé au terme de sa durée d’utilisation. « Nous sommes des appareils amoureux sophistiqués à programmation courte et nous ne le savions pas ». … [suite]

 

Répétition

De Pascal Rambert / Mise en scène Pascal Rambert / Théâtre de Vidy / du 6 au 9 octobre 2015 / plus d’infos

©Marc Domage

©Marc Domage

Les critiques :

Brève histoire de la pêche à la ligne

Par Simon Falquet

Le spectateur est souvent quelque chose de très simple. Depuis sa place, il suit des yeux le jeu des acteurs et n’a qu’une seule véritable exigence. Il faut qu’il puisse rentrer chez lui avec sa phrase ou son mot, un petit bout capté dans l’instant précis qu’il aura reconnu comme le coeur du propos. Il n’y a pas de place déterminée, ce cœur peut battre à l’ouverture, comme l’annonce d’un thème, ou dans un centre de symétrie au milieu du spectacle, ou bien souvent à la fin, en point culminant d’une longue ascension. … [suite]

Un goût de vertige sur fond de mondes possibles

Par Suzanne Crettex

Répétition, la dernière pièce de Pascal Rambert, emmène le spectateur sur une scène de théâtre, pour suivre le quotidien d’un groupe de quatre vieux amis qui avaient fait leur idéal de la scène. Sur fond de dispute et de règlements de compte, ils liquident tout ce à quoi ils ne veulent plus croire. Depuis la grande salle du théâtre de Vidy, regardez la scène prête pour la représentation. Qu’y voit-on? Une salle de gymnastique bordée de part et d’autre de deux panneaux blancs, un panier de basketball auquel manque le filet. … [suite]

 

Brève histoire de la pêche à la ligne

Par Simon Falquet

Répétition / de Pascal Rambert / mise en scène Pascal Rambert / Théâtre de Vidy / du 6 au 9 octobre 2015 / plus d’infos

©Marc Domage

©Marc Domage

Le spectateur est souvent quelque chose de très simple. Depuis sa place, il suit des yeux le jeu des acteurs et n’a qu’une seule véritable exigence. Il faut qu’il puisse rentrer chez lui avec sa phrase ou son mot, un petit bout capté dans l’instant précis qu’il aura reconnu comme le coeur du propos. Il n’y a pas de place déterminée, ce cœur peut battre à l’ouverture, comme l’annonce d’un thème, ou dans un centre de symétrie au milieu du spectacle, ou bien souvent à la fin, en point culminant d’une longue ascension. Il y a un million de façons d’y venir. Le spectateur attend sur son siège, sa cane à pêche calée sous le bras, que dans le grand flux des paroles quelque chose morde. Dès qu’il y a résistance, il remonte la ligne et c’est un beau poisson qu’il peut ramener chez lui pour le souper.

Répétition de Pascal Rambert est un cauchemar pour les pêcheurs à la ligne. S’il s’agit de comprendre l’histoire, c’est en fin de compte très simple. Stan (Stanislas Nordey) le metteur en scène, Denis (Podalydès) l’écrivain, Audrey (Bonnet) et Emmanuelle (Béart) les comédiennes, formaient ensemble une structure harmonieuse et fertile. En couchant avec Denis, Emmanuelle rompt l’harmonie et lance les hostilités. Le spectacle commence avec la voix d’Audrey, le cri larmoyant qui accuse autour de lui. C’est un long monologue. Il y en aura quatre au total, chacun dira son texte à tour de rôle. Les discours mettent en tension quatre regards sur la vie qui ne se ressemblent pas. Le spectateur peut encore pêcher quelques leitmotivs : la passion chez Audrey, la vie intérieure chez Emmanuelle, l’abysse chez Denis, la fiction chez Stan.

L’histoire nous prend, à mesure que se répondent les personnages. Une histoire très simple. Mais l’histoire n’est qu’une eau courante. Ce que pêche le spectateur, c’est le poisson qui court à l’intérieur. Vous savez de quoi je parle. Cette réplique que tout préparait, qui justifie tout le reste, qui fasse enfin rugir le sens.

On sent qu’on touche à du sens. Tout est fait pour. Il y a du poids sur les mots, des lenteurs, des répétitions, des « toujours », des « tout », des « tous ». On se sent au centre, et on se sent appelés. Mais plus le temps passe, plus les points cruciaux se répètent. On se perd à collecter des vertiges, comme le requin se perd au milieu d’un banc de poissons. C’est ce qui rend difficile toute tentative de discours sur le sens du spectacle. Il n’y a pas une direction donnée, ce sont des forces opposées qui se compensent dans un équilibre fascinant. Ce résultat n’est pas le fait du texte seul. Il repose sur un miracle d’interprétation. En l’occurrence, les acteurs ne sont pas seulement doués, ils s’accordent aussi à merveille, chacun capable d’investir un territoire propre et d’y mener un jeu exigeant sans jamais piétiner les autres.

La rupture du groupe n’aura pas de suite. La suite, ils en parlent, mais rien ne sera résolu. Comme dans Clôture de l’amour, Pascal Rambert fait entendre le moment de la fracture. Il l’observe et l’interroge. Ce qu’il montre de la fracture, c’est à quel point elle est inévitable, nécessaire, et puis belle, spectaculaire. Les personnages ne luttent pas contre une mécanique universelle qui les dépasse, plutôt ils s’annulent entre eux, entrechoquent leurs systèmes de pensée. Il s’agit non pas de fuir ou de vaincre, mais de souffrir ses mots à fond, de les faire grandir et de les laisser envahir l’espace.

Un fond sonore diffus baigne les paroles dans une atmosphère envoûtante, brassée par le mouvement des néons larges au plafond. Les acteurs évoluent dans une salle de gymnastique orange et bleue. Ceux qui ne sont pas en train de parler se meuvent en silence et lentement. Ce sont des poses étranges. Accroupis, couchés, adossés au mur, s’habillant, se déshabillant. Ils semblent essayer des combinaisons. Leur visage est lisse et leur regard est loin ailleurs. Ils sont photogéniques. Chaque tableau qu’ils forment pourrait figurer sur le flyer du spectacle. Il n’y a qu’un échange très vague avec celui qui poursuit son monologue.

Le monologue est-il réel ? Il est peut-être pensé, peut-être rêvé. Peut-être imaginaire : une manifestation des différentes virtualités, leur réalisation sur la scène. Quelle place donner aux personnages silencieux ? Ils semblent piégés dans un monde de souvenirs. Mais ce monde est encore très dépouillé, les corps trop détourés. On pourrait dire de ces images qu’elles appartiennent à l’imaginaire du locuteur, ou peut-être de l’ensemble du groupe. Des projections sensibles, des possibles créés à partir de souvenir découpés, des restes de sensations. Mais les tableaux pourraient aussi venir de l’extérieur, du metteur en scène : faire voir ses personnages hors de leurs discours, les faire nous regarder, nous poser la question. Une construction artistique à partir d’impressions sur les personnages. L’espace trouble ouvre la parole prononcée sur un plan plus large, il porte l’écho vers une portée universelle. Les visages muets nous montrent ce que nous sommes. C’est dans leurs doutes, leur faiblesse, qu’ils sont photogéniques.

Aller plus loin serait s’étendre sur un sens à donner au mouvement d’ensemble du spectacle. Le poisson ne se laisse pas saisir. Les dernières paroles sont de Stan. Elles sortent plus que jamais de l’histoire et se confondent avec celles du metteur en scène. Il donne des pistes, sur le théâtre occidental, sur l’homme de maintenant, sur l’avenir. Puis les efface une par une, d’un coup de nageoire. Il tombe au sol, dernier à s’effondrer, et les ombres s’allongent. Dans la pénombre, une belle gymnaste vient tourner entre les corps tombés en jouant du ruban. L’image est simple, sourde, épiphanique. Le pêcheur tient peut-être là son poisson. Il tire sur la ligne et peut-être qu’il en fera une soupe.

La possible impossible maison

De Forced Entertainment / Traduction française Aurélie Cotillard / Mise en scène Tim Etchells / Théâtre de Vidy / du 6 au 15 octobre 2015 / plus d’infos

©Vlatka Horvat

©Vlatka Horvat

Les critiques :

Regard d’enfant

Par Valmir Rexhepi

Entrer dans une maison, puis sortir. Dans l’intervalle, une quête. C’est le programme auquel le spectateur est invité dans La possible impossible maison. Mais on ne sait quand on est entré et si l’on est sorti. Ingénieux, immersif, le spectacle touche bien au-delà du public visé. Venu de l’autre côté de la Manche, le premier spectacle pour enfant du collectif Forced Entertainment est transposé à Vidy dans la langue de Molière. … [suite]

Alain au pays des merveilles

Par Waqas Mirza

Faite de projections sur des cartons et de bruitages artisanaux qui accompagnent une intrigue saugrenue, la nouvelle pièce signée Forced Entertainment enchante les petits autant qu’elle interloque les grands. Un spectacle farfelu « fait-main ». “Ca fait quoi comme bruit, un trou?”Aucun, répondrait toute personne saine d’esprit. Aussi ne s’attendrait-on jamais à s’entendre poser une telle question au beau milieu d’une pièce de théâtre dédiée à la petite enfance. … [suite]

 

Home-Made

de Magali Tosato / mise en scène Magali Tosato / Théâtre de Vidy / du 22 septembre au 4 octobre 2015 / Plus d’infos

©Samuel Rubio

©Samuel Rubio

Les critiques :

Un produit du terroir suisse

Par Jonathan Hofer

« Regardez comme il est mignon ! » ; « N’est-il pas adorable mon fi-fils ? » ; « Le portrait craché de sa maman ! ». Entre traumas de l’enfance et doux souvenirs, le spectacle Home-Made interroge la place de notre passé : comment puis-je me débarrasser du poids de mon éducation pour devenir quelqu’un ? La jeune Magali Tosato signe sa quatrième mise en scène dans le spectacle Home-Made, actuellement au théâtre de Vidy. … [suite]

Soif d’identité

Par Elisa Picci

Avec Home-Made, Magali Tosato offre une remise en question de tous les fondements qui façonnent de manière générale l’être humain. L’enfance, la famille, le cadre social et surtout la mère deviennent soudain de profonds sujets de réflexion. Une mise en scène qui ne laisse pas de marbre et invite à repenser certains concepts fondamentaux. Cette pièce est inspirée du roman de Fritz Zorn, Mars : le protagoniste, un richissime Zurichois, apprend qu’il est condamné par un cancer en phase terminale. … [suite]

 

33 tours et quelques secondes

conception Lina Majdalanie et Rabih Mroué / du 13 au 14 juin 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Louis Sarmad

© Louis Sarmad

Les critiques :

Entre fiction et imaginaire : portrait du Liban contemporain

Par Noémie Desarzens

  • Entre fiction et imaginaire : portrait du Liban contemporain

    Comment rendre compte de l’absence sur scène ? C’est à ce défi que répond le spectacle 33 tours et quelques secondes. Dans le creux laissé par le suicide d’un certain Diyaa Yamout, jeune libanais de 28 ans, se dresse un portrait de la société contemporaine libanaise et de ses multiples facettes. Sur le plateau, aucune ... suite

Votre ami Diyaa s’est suicidé (j’aime; commenter; partager)

Par Lucas Morëel

  • Votre ami Diyaa s’est suicidé (j’aime ; commenter ; partager)

    Cette pièce originale vous emmène dans un voyage sur la toile. Plus précisément, sur le mur Facebook de Diyaa Yamout. « Vous avez de nouvelles notifications. » « N’oubliez pas de relever vos messages vocaux » « La révolution 2.0 a commencé, allez-vous participer à cet événement ? » Une fois installés au cœur d’un ... suite

Parlement

composition et mise en scène Joris Lacoste / du 27 au 29 mai 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Huma Rosentalski

© Huma Rosentalski

Les critiques :

Jouer avec les mots

Par Sabrina Roh

  • Jouer avec les mots

    C’est dans une farandole de mots et de sons que le public du Théâtre de Vidy a été emporté mercredi 27 mai. Dans un solo d’une heure, Parlement propose une immersion dans la matérialité de la langue ainsi qu’une prise de distance par rapport au pouvoir de la parole. Une expérience intense et réussie. Bababa. ... suite

Paroles morcelées, culture fragmentée

Par Luc Siegenthaler

  • Paroles morcelées, culture fragmentée

    « Dans toutes les langues, jouer avec les mots est un passe-temps fort agréable, à la portée de tout le monde ». Joris Lacoste ne joue pas avec les mots : il les caresse, les maltraite et les questionne. Dès les premières secondes de Parlement, une pluralité de discours, d’extraits de dialogues et de monologues ... suite

 

Les Particules élémentaires

d’après Michel Houellebecq / mise en scène Julien Gosselin / du 29 avril au 1er mai 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Simon Gosselin

© Simon Gosselin

Les critiques :

Particules anthropoïdes

Par Deborah Strebel

  • Particules anthropoïdes

    Créée en 2013, Les Particules élémentaires est la première adaptation théâtrale française du deuxième roman de Michel Houellebecq paru en 1998. A moins de trente ans, le metteur en scène Julien Gosselin a pris le pari fou de s’attaquer à l’un des plus sulfureux et talentueux écrivains encore en vie. Cette réjouissante et scrupuleuse transposition ... suite

Particules meurtrières

Par Chantal Zumwald

  • Particules meurtrières

    «Si vous pouviez lécher mon coeur, vous seriez empoisonné» : la formule, issue de Shoah de Claude Lanzmann, a donné son nom au collectif SVPLM dirigé par Julien Gosselin. Il l’a souvent entendue dans la bouche du directeur de l’Ecole professionnelle supérieure d’art dramatique de Lille, dans laquelle il a été formé. Créé en 2009, ... suite

 

BiT

par la Cie Maguy Marin / conception Maguy Marin / du 22 au 24 avril 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Didier Grappe

© Didier Grappe

Les critiques :

Farandole de vies

Par Chantal Zumwald

  • Farandole de vies

    La danseuse et chorégraphe française Maguy Marin propose pour quelques jours sa dernière composition, BIT, au public lausannois. Elle se dit ici surtout influencée par les tableaux très rythmiques de Paul Klee. Cette performance très applaudie, composée avec des moyens très simples, fascine et surprend en hypnotisant le spectateur du début à la fin. Après ... suite

  • Si j’avais su …

    Par Céline Conus

    2h14 / De David Paquet / Mise en scène par François Marin / Théâtre des Osses, Fribourg / du 27 avril au 7 mai 2017 / Plus d’infos

    Une farandole de personnages danse devant nos yeux, arrivant et quittant la scène sur des musiques qui leur ressemblent, ou ressemblent à la situation ... suite

 

Affabulation

de Pier Paolo Pasolini / mise en scène Stanislas Nordey / du 3 au 13 mars 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Samuel Rubio

© Samuel Rubio

 

Les critiques :

Rejeter le rejeton

Par Deborah Strebel

  • Rejeter le rejeton

    Stanislas Nordey présente à Vidy sa cinquième mise en scène d’une pièce pasolinienne. Mythe d’Œdipe inversé, Affabulation traite d’un père, qui, à la suite d’un rêve, part en guerre contre son fils. Immergé dans un noir complet, le public voit naître une douce lumière tamisée. Une ombre surgit, celle de Sophocle. Le dramaturge vient en ... suite

Un écrin pour la langue

Par Jonathan Hofer

 

Le Théâtre sauvage

conception et mise en scène Guillaume Béguin / du 8 janvier au 1er février 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos / en tournée jusqu’au 7 février 2015

© Julie Masson

Les critiques :

Sauvagerie et conscience de soi : une violente confrontation

Par Noémie Desarzens

  • Sauvagerie et conscience de soi : une violente confrontation

    Meurtres. Cris. Pleurs. Rires. Douleurs. Cannibalisme. Il faut s’accrocher pour réussir à supporter la violence de la nouvelle création de Guillaume Béguin Le Théâtre sauvage. L’expérience ne laisse néanmoins pas indifférent. Après Le Baiser et la morsure, créé l’an dernier à l’Arsenic et repris dans les prochains jours à Vidy, Le Théâtre sauvage montre que ... suite

Das Weisse vom Ei (Une Île flottante)

D’après La Poudre aux yeux d’Eugène Labiche / mise en scène Christoph Marthaler / du 28 novembre au 17 décembre 2014 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

Copyright : Simon Hallstrom

Les critiques :

Quand le vernis craquèle

Par Deborah Strebel

  • Quand le vernis craquèle

    Deux familles, l’une parlant français, l’autre suisse-allemand, se rencontrent pour marier leurs enfants : en s’inspirant d’une comédie de Labiche, Christoph Marthaler propose un spectacle insolite et décalé mêlant slapstick et musique. Sur une musique exotique évoquant des sonorités polynésiennes ou hawaïennes, les huit personnages arrivent en file indienne devant le rideau fermé. Alignés face ... suite

  • L’impossibilité de l’île

    Par Suzanne Crettex

    Imaginer les lézards heureux / d’après le roman L’Île des condamnés de Stig Dagerman / mise en scène Ludovic Chazaud / par la Cie Jeanne Föhn / Théâtre La Grange de Dorigny / du 16 au 20 février 2016 / plus d’infos

    « Rester debout mais à quel prix ? Sacrifier son ... suite

Un dessert qui réserve des surprises

Par Suzanne Balharry

  • Un dessert qui réserve des surprises

    Marthaler déploie son goût pour le détournement dans Das Weisse vom Ei, créé au Theater Basel en 2013. Il déconstruit méticuleusement une farce de Labiche, y insère des interludes désopilants et tartine le tout d’une ironie aigre-douce. Le temps est déréglé, les répliques ne s’enchaînent rigoureusement pas, et la mécanique du vaudeville cède la place ... suite

Jan Karski (Mon nom est une fiction)

D’après le roman de Yannick Haenel / mise en scène et adaptation d’Arthur Nauzyciel / du 13 au 22 novembre 2014 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© officiel

Les critiques :

Noble transmission pour un saisissant témoignage

Par Deborah Strebel

  • Noble transmission pour un saisissant témoignage

    Poignant témoignage d’un messager de la Résistance polonaise ayant découvert de ses yeux l’inconcevable horreur du ghetto de Varsovie, Jan Karski (Mon nom est une fiction) reconvoque les plus sordides épisodes de l’histoire du XXe siècle. Quand le théâtre devient commémoration. Au milieu de la scène se trouve un immense tableau carré, représentant un gros ... suite

Hallo

de Martin Zimmermann / du 4 au 22 novembre 2014 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

Copyright : officiel

Les critiques :

Le cirque intimiste

Par Nicolas Joray

  • Le cirque intimiste

    Après une carrière de près de vingt ans faite de nombreuses collaborations (notamment avec le metteur en scène Dimitri de Perrot), Martin Zimmermann concocte pour la première fois un solo où le mime se mêle à la poésie, où un zeste d’acrobatie vient relever la scénographie. Avant son entrée au Centre National des Arts du ... suite

  • Trésors négligés

    Après avoir collaboré sur trois spectacles, Geneviève Guhl et Sophie Solo reviennent présenter à Sion une pièce autour des œuvres oubliées, dans un cadre intimiste à l’image du café-théâtre. Poésie, sincérité et nostalgie sont au rendez-vous. Le spectacle s’ouvre sur quelques douces notes de musique, échappées d’une guitare sèche. Personne n’est sur scène mais le ... suite

Un Charlie Chaplin d’aujourd’hui

Par Lisa Tagliabue

  • Un Charlie Chaplin d’aujourd’hui

    Hallo, première pièce solo de l’artiste suisse Martin Zimmermann, est un dialogue muet, où le corps est le seul moyen d’expression – une vitrine où il se met en scène. Martin Zimmermann, habitué de la scène suisse, crée pour la première fois une pièce en solo. Si en Suisse et à l’étranger le duo Zimmermann ... suite

Les Palmiers sauvages

D’après William Faulkner / mise en scène Séverine Chavrier / du 25 septembre au 12 octobre 2014 / Théâtre Vidy Lausanne / plus d’infos

Copyright : Samuel Rubio

Copyright : Samuel Rubio

Les critiques :

Les éclairs de la passion

Par Deborah Strebel

  • Les éclairs de la passion

    Les Palmiers sauvages racontent une passion destructrice, de l’idylle naissante à la complète déchéance. Particulièrement dense, saturée de vidéos et autres effets sonores, cette adaptation d’un roman de Faulkner s’inscrit dans une étouffante, assourdissante et aveuglante logique de l’excès. La lumière s’allume et donne à voir une scène particulièrement encombrée. Des chaises empilées ici, ... suite

Le drame de l’excessivité

Par Lisa Tagliabue

  • Le drame de l’excessivité

    Les Palmiers sauvages de Séverine Chavrier est une expérience d’expressivité théâtrale qui mélange à la fois la performance, le texte, la musique et la vidéo. Séverine Chavrier, à partir d’un roman de l’américain William Faulkner, met en scène un drame où les extrêmes et le too much sont les vrais protagonistes. Dès les premières scènes ... suite

Dire par l’émotion : quand les mots ne parlent pas

Par Noémie Desarzens

  • Dire par l’émotion : quand les mots ne parlent pas

    A travers la lente « descente aux enfers » d’un couple dépeinte dans Les Palmiers sauvages , inspiré d’un roman de William Faulkner, Séverine Chavrier réussit à substituer le langage sensoriel au langage verbal – au risque de rendre l’histoire quelque peu incompréhensible pour ceux qui la chercheraient. L’obscurité règne et des bruits de ... suite

Descente aux enfers

Par Maëlle Andrey

  • Descente aux enfers

    « L’amour et la souffrance sont la même chose » affirme Harry, protagoniste du roman de William Faulkner, Les Palmiers sauvages. La formule est reprise dans l’adaptation qu’en propose Séverine Chavrier au Théâtre de Vidy. Dans ce spectacle, qui reflète à merveille l’empreinte faulknérienne, les relations entre les personnages, mais également la relation à soi, ... suite

Des palmiers sauvages, puis un peu moins

Par Nicolas Joray

  • Des palmiers sauvages, puis un peu moins

    Une polyphonie visuelle et sonore, c’est le choix que fait Séverine Chavrier pour parler d’un amour prison. Pari réussi quand cette multiplicité tranche avec l’amour indivisible et puissant des deux protagonistes. Mais paradoxalement, c’est lorsque leurs sentiments se fragmentent que cette mise en scène perd de sa force. Quatre matelas sur le sol, allongement de ... suite

« Combien de fois on a fait l’amour, en tout ? »

Par Maryke Oosterhoff

  • « Combien de fois on a fait l’amour, en tout ? »

    Un couple expérimente la passion amoureuse : dans cette adaptation d’une nouvelle de l’Américain William Faulkner, publiée en 1938, la Française Séverine Chavrier fait le choix d’une mise en scène contemporaine. Sa puissante composition d’images prend toutefois le risque d’emprisonner le texte. Corps nus, matelas envahissant le plateau comme pour former un monochrome sur lequel ... suite

  • Des palmiers sauvages, puis un peu moins

    Une polyphonie visuelle et sonore, c’est le choix que fait Séverine Chavrier pour parler d’un amour prison. Pari réussi quand cette multiplicité tranche avec l’amour indivisible et puissant des deux protagonistes. Mais paradoxalement, c’est lorsque leurs sentiments se fragmentent que cette mise en scène perd de sa force. Quatre matelas sur le sol, allongement de ... suite

Amour toujours ?

Par Jehanne Denogent

  • Amour toujours ?

    Pour quelques jours, Séverine Chavrier fait pousser les germes d’un amour faulknérien au théâtre de Vidy : sombre et intense. Une fenêtre, découpée directement sur les arbres du parking en contre-bas. Ce sont des platanes, habillés de lumière émeraude pour l’occasion. Le plateau est ouvert sur l’extérieur, prolongement de l’espace scénique autant que du récit. ... suite

Un jour

Création de Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre / Théâtre de Vidy / du 1er au 12 octobre 2014 / plus d’infos

Copyright : Laure Ceillier et Pierre Nydegger

Les critiques :

Un onirique bal des fantômes

Par Deborah Strebel

  • Un onirique bal des fantômes

    Un Jour explore, dans une atmosphère onirique, les frontières entre les morts et les vivants. Laissant peu de place à la parole mais multipliant les tableaux en mouvement, le spectacle présente un enivrant et ascensionnel bal des fantômes. Parterre en bois surélevé à l’arrière-scène, chaises suspendues, tout paraît en lévitation. Un sentiment de ... suite

Ils sont parmi nous

Par Sabrina Roh

  • Ils sont parmi nous

    Qui sont ces individus qui arpentent l’espace scénique ? Qu’est-ce qui les relie entre eux ? Sont-ils vivants ou morts ? Les bribes de phrases qu’ils profèrent ont-elles un sens ? Ces questionnements surgissent chez le spectateur pendant et après la représentation d’Un jour, le dernier projet de Massimo Furlan et de sa dramaturge, Claire ... suite

  • C’est pour de vrai

    Par Sabrina Roh

    Claptrap / conception Marion Duval / interprétation Marion Duval et Marco Berrettini / Théâtre de l’Usine (TU) / du 4 au 9 mars 2016 / plus d’infos

    Marion et Marco s’aiment. Pour passer encore plus de temps ensemble et célébrer leur relation, ils ont écrit une pièce à la hauteur ... suite

Galilée, le mécano

de Francesco Niccolini, Marco Paolini et Michela Signori / mise en scène Charles Tordjman / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 7 au 31 mai 2014 / plus d’infos

© Mario del Curto

Les critiques :

Quand la commedia dell’arte et la science se rencontrent

Par Lisa Tagliabue

  • Quand la commedia dell’arte et la science se rencontrent

    Galilée, le mécano est une comédie fascinante, un monologue vif. Deux heures de spectacle qui passent en une seconde. Marco Paolini nous raconte, à sa manière, l’histoire de Galileo Galilei, le fameux scientifique italien du XVIIe siècle, mais il évoque aussi l’histoire du théâtre, de son théâtre, en Italie. Dans les mains de cet incroyable ... suite

 

Kouta

d’après la trilogie de Massa Makan Diabaté / mise en scène Hassane Kassi Kouyaté / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 6 au 10 mai 2014 / plus d’infos

© Mario del Curto

© Mario del Curto

Les critiques :

Les maîtres fous

Par Maryke Oosterhoff

  • Les maîtres fous

    Sur un texte adapté du roman Le lieutenant de Kouta de Massa Makan Diabaté, six comédiens redonnent vie à la tradition orale des griots. Épisodes contés, scènes entrecoupées de proverbes : sur fond de colonialisme, la narration se diffracte. « Toute personne qui voudrait raconter cette histoire devrait me payer 20 francs ! » s’amuse ... suite

L’Afrique noire à la veille des indépendances

Par Jonas Guyot

  • L’Afrique noire à la veille des indépendances

    Après l’excellent The Island (janvier 2013), un spectacle mettant en scène deux détenus incarcérés dans la tristement célèbre prison de Robben Island durant le régime de l’apartheid, le metteur en scène et conteur burkinabé Hassane Kassi Kouyaté revient avec une nouvelle création au Théâtre de Vidy. En collaboration avec René Zahnd, ancien co-directeur de Vidy, ... suite

Il était une fois un petit lieutenant mandingue…

Par Delphine Gasche

  • Il était une fois un petit lieutenant mandingue…

    Faire se rencontrer genres et cultures est toujours une tâche difficile et complexe. Hassane Kassi Kouyaté n’a pourtant pas hésité à relever ce défi. A travers Kouta, une adaptation de la célèbre trilogie de Massa Makan Diabaté (1979-1982), c’est l’histoire d’un lieutenant malien qu’il conte au public suisse. Ayant longuement servi dans l’armée coloniale, ... suite

 

Misterioso-119

de Koffi Kwahulé / mise en scène Cédric Dorier / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 11 au 30 mars 2014 / plus d’infos

© Mario Del Curto

Les critiques :

Eros et thanatos

Par Delphine Gasche

  • Eros et thanatos

    A travers sa mise en scène de Misterioso-119 Cédric Dourier offre une fable étonnante, dérangeante et fascinante. Une fable qui force à la réflexion et à l’introspection. Dès le début de la pièce, on pressent le drame. Tout le monde le sait, même la future morte : bientôt il y aura un meurtre. Un ... suite

  • Que l’amour de l’art vous soit un calmant

    Par Brice Torriani

    Une critique sur le spectacle :
    Automne-Hiver / D’après les textes de Charles Baudelaire et de Jean Racine / Mise en scène et de Yves-Noël Genod / L’Arsenic / du 1 au 4 novembre 2018 / Plus d’infos

    Après La Recherche, spectacle inspiré des écrits de Proust, le comédien et metteur en ... suite

Quand l’être humain se retrouve derrière les barreaux

Par Lisa Tagliabue

  • Quand l’être humain se retrouve derrière les barreaux

    Une fois que les spectateurs ont pris place dans l’énorme cube métallique à moitié suspendu dans l’air, une sorte de cage flottante, qu’est la Salle René Gonzalez du Théâtre de Vidy, les lumières s’éteignent. Une musique d’un rythme tonnant casse le vide que l’obscurité a créé. Onze femmes dans la pénombre. Elles sont agenouillées, elles ... suite

 

Seule la mer

d’Amos Oz / mise en scène Denis Maillefer / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 18 mars au 23 mars 2014 / plus d’infos

© Catherine Monney

Les critiques :

Ensemble dans la solitude

Par Cecilia Galindo

  • Ensemble dans la solitude

    Sensuelle, drôle, émouvante et d’un esthétisme troublant: la dernière mise en scène du vaudois Denis Maillefer, d’après Seule la mer d’Amos Oz, a submergé le public du Théâtre de Vidy, après celui des Halles de Sierre. Un succès pour la première lausannoise. Sur le plateau, une structure blanche et immobile rejoint presque le plafond. Tout ... suite

Au gré de la poésie du magicien Oz

Par Alice Bottarelli

  • Au gré de la poésie du magicien Oz

    Un vague flottement, un étourdissement apaisé, c’est un peu la sensation qui nous habite au sortir de Seule la mer, adaptation élégante du roman d’Amos Oz. La mise en scène de Denis Maillefer rend à merveille la douceur et la cruauté de vivre que le roman dégage, la tendresse et les solitudes ressenties par ... suite

Seuls ensemble

Par Aitor Gosende Cruces

  • Seuls ensemble

    Une mise en scène astucieuse pour un effet poétique fascinant, Seule la mer, roman d’Amos Oz adapté par le lausannois Denis Maillefer, est à contempler jusqu’au 23 mars au Théâtre de Vidy. Un spectacle de deux heures et quart pendant lesquelles vous traverserez le monde, de Bat-Yam à Katmandu – et la vie, du désir ... suite

 

Immortels

de Nasser Djemaï / mise en scène Nasser Djemaï / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 21 janvier au 2 février 2014

© Mario Del Curto

Les critiques :

La jeunesse en quête d’une identité

Par Jonas Guyot

  • La jeunesse en quête d’une identité

    Après le spectacle Invisibles, qui s’intéressait aux immigrés maghrébins du troisième âge installés en France, Nasser Djemaï se penche sur les nombreuses questions que se posent les adolescents et les réflexions qui traversent leur esprit. En partant d’une histoire contemporaine – un drame qui frappe un groupe d’amis –, le dramaturge présente avec beaucoup de ... suite

Exister à tout prix

Par Cecilia Galindo

  • Exister à tout prix

    Après Invisibles en 2011 à la MC2 de Grenoble, le metteur en scène français Nasser Djemaï revient avec un spectacle drôle et touchant qui s’intéresse aux problèmes et aux doutes d’une jeunesse en mal identitaire. Sur un fond d’enquête policière, sept jeunes (quatre hommes et trois femmes) questionnent leur existence à travers leurs souvenirs d’enfance, ... suite

  • Performance et animisme

    Par Pierre-Paul Bianchi

    Une critique sur le spectacle:
    La nébuleuse du crabe / Par le groupe EW (Arnaud Gonnet et Martin Roehrich) / Théâtre de l’Usine / du 14 au 20 décembre 2017 / Plus d’infos

    Au Théâtre de lUsine, le groupe EW formule une performance qui se vit comme une expérience holistique. Avec un ... suite

Immortels stéréotypes

Par Jonas Parson

  • Immortels stéréotypes

    Dans Immortels, Nasser Djemaï veut montrer les préoccupations et les crises d’identité d’un groupe de jeunes d’aujourd’hui à l’orée de l’âge adulte : stéréotypes et éléments convenus, dans une pièce qui peine à convaincre. Dès le début de la pièce, l’exposition se faisant en voix off et les sept comédiens se découpant sur un fond ... suite

Hughie

d’Eugène O’Neill / mise en scène Jean-Yves Ruf / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 4 au 22 décembre 2013

© J. Piffaut

Les critiques :

Solitudes à Broadway

Par Aitor Gosende

  • Solitudes à Broadway

    Une heure d’un spectacle saisissant servi par deux comédiens à la présence irradiante : c’est ce que propose Jean-Yves Ruf, ancien directeur de la Haute Ecole de Théâtre de Suisse romande (Manufacture) dans la mise en scène de Hughie, de l’auteur américain Eugène O’Neill. Le Théâtre de Vidy accueillera jusqu’au 22 décembre cette atmosphère mélancolique ... suite

La solitude d’un beau parleur

Par Amandine Rosset

  • La solitude d’un beau parleur

    Entre simplicité et profondeur, la pièce de l’auteur américain Eugène O’Neill, mise en scène par Jean-Yves Ruf, présente la solitude d’un homme qui a besoin de mentir pour échapper à sa vie. L’histoire est centrée sur la rencontre entre ce beau parleur solitaire et le nouveau veilleur de nuit de son hôtel. Lorsqu’on entre dans ... suite

Rome-Nanterre

d’après Valérie Mréjen / mise en scène de Gian Manuel Rau / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 3 au 20 décembre 2013

© Mario Del Curto

Les critiques :

Autour de la voix

Par Joanna Pötz

  • Autour de la voix

    Créé au Théâtre de Vidy à la suite d’un projet pour le festival d’Avignon, Rome-Nanterre, spectacle joué par Dominique Reymond, propose une lecture belle et complexe de l’œuvre de Valérie Mréjen. La mise en scène de Gian Manuel Rau, qui joue avec sons et espace, reste entièrement au service de la parole et du texte.

    suite

Le Triomphe de l’amour

de Marivaux / mise en scène Galin Stoev / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 5 au 17 novembre 2013

© Mario del Curto

Les critiques :

Quand l’amour ébranle la raison

Par Cecilia Galindo

  • Quand l’amour ébranle la raison

    Les personnages sautent et gambadent, les répliques fusent et les livres s’envolent : dans ce jeu mouvementé mené uniquement par des hommes, Galin Stoev nous livrait hier soir lors de la première au Théâtre de Vidy une lecture brillante du Triomphe de l’amour de Marivaux. Un spectacle original et réjouissant dont on se souviendra encore ... suite

Le Triomphe de l’amour perd de sa puissance

Par Sabrina Roh

  • Le Triomphe de l’amour perd de sa puissance

    Galin Stoev nous propose en ce moment, au Théâtre de Vidy à Lausanne, de réinterroger l’ambiguïté entre les sexes : Le Triomphe de l’amour de Marivaux est joué uniquement par des hommes. Un pari audacieux qui ne convaincra cependant pas sur tous les points. Deux hommes se tiennent sur le devant de la scène. Ils ... suite

Un homme, qui joue une femme déguisée en homme, embrasse une femme, jouée par un homme

Par Jonas Parson

  • Un homme, qui joue une femme déguisée en homme, embrasse une femme, jouée par un homme

    Entre faux-semblants et déguisements, Galin Stoev reprend dans sa mise en scène du Triomphe de l’amour de Marivaux à Vidy, avec une distribution entièrement masculine, un procédé qui n’a plus grand chose d’élisabéthain mais devient une célébration extravagante du travestissement. Un mélange audacieux et heureux entre burlesque et réflexion sur les troubles de l’identité. L’intrigue ... suite

La Dérive des continents

de Philippe Saire et Antoinette Rychner / d’après l’Odyssée d’Homère / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 29 octobre au 17 novembre 2013

© P. Weissbrodt

Les critiques :

Le procès de l’Odyssée

Par Cecilia Galindo

  • Le procès de l’Odyssée

    Dans cette relecture déroutante de l’Odyssée d’Homère signée Philippe Saire, rien n’est impossible. Notre imaginaire est convoqué sous diverses formes. Se déroule sous nos yeux un spectacle hybride qui nous permet d’appréhender les aventures d’Ulysse avec une surprenante légèreté.

    suite

Pierre, mécano, alias Ulysse

Par Aline Kohler

  • Pierre, mécano, alias Ulysse

    Pour sa première pièce de théâtre La Dérive des continents, Philippe Saire, qu’on connaissait comme chorégraphe, offre une Odyssée revisitée par des mécanos du XXIe siècle. Un incessant va-et-vient entre la Grèce Antique et l’Europe d’aujourd’hui, surprenant et déroutant, mais qui réussit à dessiner au fil de la pièce un parallèle plutôt détonant et décalé ... suite

Une relecture exigeante de l’Odyssée

Par Jonas Guyot

  • Une relecture exigeante de l’Odyssée

    Avec La Dérive des continents, le chorégraphe Philippe Saire s’éloigne de la danse pour partir à la rencontre du théâtre. De ce rendez-vous naît un spectacle complexe, requérant une participation soutenue de la part du spectateur. Il est difficile de résumer l’intrigue de ce spectacle tant le récit et les formes théâtrales y sont éclatés. ... suite

Les Femmes savantes

de Molière / mise en scène Denis Marleau / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 29 octobre au 2 novembre 2013

© Stéphanie Jasmine

Les critiques :

Le savant de ces dames

Par Cecilia Galindo

  • Le savant de ces dames

    C’est un Trissotin aussi élégant que clownesque que nous pouvions découvrir ces derniers jours au Théâtre de Vidy, dans la dernière création du metteur en scène québécois Denis Marleau. L’arrivée inattendue du pédant en Vespa reflète par son humour le choix plaisant de la transposition du cadre des Femmes savantes de Molière aux années 1950 ... suite

L’œuvre d’art de Denis Marleau

Par Jonas Guyot

  • L’œuvre d’art de Denis Marleau

    Pour la première fois, Denis Marleau met en scène du Molière. Cette nouvelle expérience donne lieu à un spectacle très esthétique où la femme est à l’honneur. En entrant dans la salle, le regard du spectateur se pose sur le bassin circulaire rempli d’eau, s’enfuit par une série de marches, passe sous une fine arcade en ... suite

Des femmes et des jupons

Par Jehanne Denogent

  • Des femmes et des jupons

    Au Théâtre de Vidy, le très attendu Denis Marleau présente Les Femmes Savantes de Molière. Ouvrage fin et coloré. C’est l’heure où le jour succombe sous le poids des ombres. Seule une guirlande lumineuse éclaire le château de Grignan, curieusement transporté de la Drôme aux abords du lac Léman. L’enceinte du château – le vrai, ... suite

Un bassin d’eau trouble

Par Suzanne Balharry

  • Un bassin d’eau trouble

    Les échanges sont dynamiques et les comédiens, pour ponctuer leurs répliques, s’éclaboussent d’eau. Les Femmes savantes, dans une mise en scène de Denis Marleau, se joue autour d’un grand bassin qui se prête bien aux interventions fluides et jaillissantes des personnages. Si la transposition de la pièce aux années cinquante appelle quelques réserves, le jeu ... suite

Hamlet

de W. Shakespeare / mise en scène T. Ostermeier / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 8 au 10 octobre 2013

© A. Declair

Les critiques :

Un aigle royal à Vidy

  • Un aigle royal à Vidy

    Par Jehanne Denogent

    Une critique du spectacle :
    Hamlet / de W. Shakespeare / mise en scène Thomas Ostermeier / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 8 au 10 octobre 2013

    Interrompant quelques jours son vol royal pour se poser au bord de l’eau, Thomas Ostermeier présente une version fracassante de Hamlet à Vidy. Il y ... suite

Une folie contemporaine

  • Une folie contemporaine

    Une terre brune envahissant la scène mais aussi – et littéralement – les bouches et les corps. Des berlingots dont fusent liquides rouges ou blancs. Du rap hurlé dans un micro. « Être ou ne pas être » fragmenté et repris par trois fois au long de la pièce : la mise en scène d’Ostermeier ... suite

  • Polyphonie cérébrale

    Par Artemisia Romano

    Hamster Lacrymal / De Pierre Isaïe Duc et la Cie Corsaire Sanglot / TLH, Sierre / Du 30 mars au 9 avril 2017 / Plus d’infos

    Mettre en scène la pensée et rendre compte de ces multiples voix intérieures qui nous habitent au quotidien : tel est le pari lancé par Pierre Isaïe ... suite

  • Exister dans un monde qui nous efface

    Par Sarah Simon

    Morb(y)des / de Sébastien David / mise en scène Manon Krüttli / Poche, Genève / du 21 novembre au 29 janvier 2017 / Plus d’infos

    « Salut bande de Freaks ! ». Montréal. Deux sœurs tentent d’échapper à l’ennui. L’une se gave de télé-réalité et de junk food, l’autre est rêveuse et essaie désespérément de communiquer ... suite

  • La post-modernité n’a pas eu lieu

    La mythologie est universelle et intemporelle, dit-on. Et Molière a sans doute participé à l’élaboration d’une mythologie française. Mais si Julien Mages nous propose une adaptation du Misanthrope dans Janine Rhapsodie, elle n’est peut-être pas, contrairement à ce qu’il prétend, une actualisation. Julien Mages, ancien élève de la Manufacture (HETSR) et dramaturge expérimenté – il ... suite

  • La querelle des anciens et des modernes

    Pour sa première mise en scène d’un texte de Shakespeare, Hervé Loichemol, directeur de la comédie de Genève, nous donne à voir entre les murs de son théâtre un conflit entre le désuet et le nouveau, qui s’articule jusque dans la scénographie du spectacle. L’ancienne génération contre la nouvelle. Le Roi Lear vieillissant contre deux ... suite

  • Drôle d’illusion

    L’Illusion comique , « étrange monstre » cornélien, est empreinte d’une grande liberté et d’une certaine folie, qui sont très bien exploitées dans cette mise en scène pétillante, mêlant le style classique à la modernité, l’alexandrin aux onomatopées, les personnages de Corneille à ceux de bandes dessinées… Projections, musique et bruitages, vitres sans tain et drapés nous ... suite

  • Ils sont parmi nous

    Qui sont ces individus qui arpentent l’espace scénique ? Qu’est-ce qui les relie entre eux ? Sont-ils vivants ou morts ? Les bribes de phrases qu’ils profèrent ont-elles un sens ? Ces questionnements surgissent chez le spectateur pendant et après la représentation d’Un jour, le dernier projet de Massimo Furlan et de sa dramaturge, Claire ... suite

  • Dans l’atelier d’Hamlet

    Un coq qui chante Good Morning Starshine, une Ophélie aux cheveux blond platine, un Hamlet senior à la voix aussi ténébreuse que Dark Vador et « bien sûr, un frigo shakespearien », décoré avec le portrait du dramaturge anglais. Avec ce cocktail délirant mélangeant texte classique, culture populaire et réflexions contemporaines, le metteur en scène Alexandre Doublet ... suite

  • Quand Nirvana rencontre Shakespeare

    Du Shakespeare comme vous n’en avez jamais vu. Ou un Hamlet qui prend tout son sens dans la bouche de onze adolescents. Une création en résidence d’Alexandre Doublet, présentée actuellement au Théâtre Les Halles à Sierre – avant Monthey et Genève en janvier.

    suite
  • Quand la marionnette se joue des hommes

    Richard III est devenu roi et désire maintenant jouer au golf. Selon son bon plaisir, il souhaite le faire debout sur un homme. Dans son adaptation de la pièce de Shakespeare pour le théâtre de marionnettes, la compagnie Puppentheater Magdeburg souligne l’horreur des manipulations, séductions et trahisons d’un personnage dont le cynisme politique dépasse toutes les ... suite

Les Années

d’Yvette Théraulaz / mise en jeu Philippe Morand / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 1er au 11 octobre 2013

© G. Perret

Les critiques :

Yvette Théraulaz : les combats d’une vie

  • Yvette Théraulaz : les combats d’une vie

    Par Jonas Guyot

    Une critique du spectacle :
    Les Années / d’Yvette Theraulaz / mise en jeu Philippe Morand / Théâtre de Vidy à Lausanne / du 1er au 11 octobre 2013

    Dans un spectacle qui ne laisse pratiquement pas de place au silence, Yvette Théraulaz ne manque pas de souffle pour ... suite