A quelle généralité fait-on référence en parlant de littérature générale?
Sait-on bien à quelle «généralité» on fait référence en parlant de «littérature générale»? Notamment articulé avec l’adjectif «comparée» dans le nom d’une discipline académique – la littérature générale et comparée –, l’adjectif «générale» interroge.
Dirigée par Marie Kondrat (Section de français, Centre interdisciplinaire d’étude des littératures) et Matilde Manara, cette trente-cinquième livraison de la revue Fabula-LhT: littérature, histoire, théorie se penche sur cette «généralité»-là, pour explorer les points d’accord et de tension que l’expression et ses usages connaissent depuis la fin du XIXe siècle en français et dans d’autres langues européennes. Si la formule désigne des ensembles et des approches hétérogènes – elle appelle tantôt l’élaboration d’une histoire littéraire internationale, tantôt celle d’une théorie littéraire adaptée à de très grands corpus – et si elle suscite régulièrement le scepticisme, l’ambition de «généralité» qu’elle signale semble persister.
Disponible en texte intégral sur le site de la revue et intitulé Littérature générale: concordes et discordes autour d’une formule, ce numéro en détaille les enjeux. Il est adossé à un dossier critique d’Acta fabula qui offre une série d’entretiens permettant d’éclairer toutes les faces du polyèdre de la «littérature générale», outre une salve de comptes rendus d’ouvrages devenus des classiques de la discipline.
Marie Kondrat, Matilde Manara (dir.), Littérature générale: concordes et discordes autour d’une formule, Paris/Lausanne, Fabula.org, 2026.

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