Ce livre invite à repenser les politiques linguistiques académiques.
Que perd la science lorsqu’elle se réduit à une langue unique? Signé Anne-Claude Berthoud (Section des sciences du langage et de l’information) et Laurent Gajo (Université de Genève), cet ouvrage interroge l’apparente évidence du monolinguisme dans le travail scientifique et en dévoile les limites épistémologiques. À rebours d’une norme largement admise – celle d’une science s’exprimant prioritairement en anglais –, il montre que les langues participent à la construction même des savoirs, en offrant des ressources interprétatives, contextuelles et créatives.
À partir d’enquêtes, d’études de cas et de témoignages issus de plusieurs disciplines, les autrices et les auteurs analysent des situations où le non-recours au plurilinguisme conduit à des raccourcis, à des angles morts, à des réductions, voire à des aberrations. Ils avancent également que ce qu’ils appellent des cas de monolinguisme «aveugle» doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d’internationalisation insuffisamment remis en question.
Disponible en texte intégral sur le site de l’éditeur, ce livre invite à repenser les politiques linguistiques académiques et à reconnaître la diversité des voix comme une condition essentielle de la vitalité scientifique.
Laurent Gajo, Anne-Claude Berthoud (dir.), D’un monolinguisme aveugle à un plurilinguisme éclairé, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes/Épistémé, 2026.

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