Le Groupe de Coppet et la religion

Repenser le rôle de la religion dans les sociétés au tournant des Lumières.

Dans la période d’entre-deux où la Révolution française a mis en mouvement le balancier entre le rejet et la nostalgie du monde ancien, la religion s’affiche comme un enjeu social, politique et philosophique, bien plus que théologique. Cet ouvrage collectif dirigé par François Rosset (Section de français) démontre que, pour les membres réunis par Germaine de Staël au sein du Groupe de Coppet, la religion est un objet de pensée toujours confronté à l’expérience personnelle, sociale et politique du sujet. Un objet à repenser sans cesse dans les soubresauts de ce temps, une affaire supposément privée qui s’impose dans l’espace public.

Cet objet n’est pas seulement l’enjeu de confrontations radicales; il est aussi un point de référence lorsqu’il s’agit d’évoquer le soubassement des rapports sociaux souvent si cruels pour les individus ou de questionner les principes moraux censés régir les comportements au sein de la communauté. La religion est alors reconnue comme nécessaire, non pas telle qu’elle s’est figée dans des institutions mêlées inévitablement à l’exercice du pouvoir, mais en tant qu’elle est perçue comme une composante anthropologique fondamentale, propre à animer chez les individus et au sein des communautés, le meilleur de leurs capacités créatrices et morales.

Les études réunies dans cette publication viennent porter une lumière nouvelle sur la question de la religion pensée et vécue au sein du Groupe de Coppet.

François Rosset (dir.), Le Groupe de Coppet et la religion, Genève, Slatkine, 2026.

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