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Rencontres Internationales en Urbanisme de l’APERAU, 2023

Du 06 juin au 09 juin 2023, Université de Lausanne

POUR UN URBANISME
DU VIVANT

APPEL À COMMUNICATIONs

L’Institut de géographie et durabilité (IGD) et la Faculté des Géosciences et de l’Environnement (FGSE) et l’Observatoire Universitaire de la ville et du développement durable (OUVDD) de l’Université de Lausanne organisent les 24èmes rencontres internationales en urbanisme de l’APERAU du 06 au 09 juin 2023, sur le campus de l’Université de Lausanne en partenariat avec l’Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et en urbanisme (APERAU) et le Centre de compétences en durabilité de l’UNIL (CCD).

Les Rencontres Internationales en Urbanisme (RIU) de l’APERAU (Association pour la Promotion de l’Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme) rassemblent chaque année des chercheur.e.s, des doctorant.e.s et des praticien.ne.s qui débattent des enjeux urbanistiques contemporains de l’aménagement des villes et des territoires. Internationale et francophone, l’APERAU regroupe 41 institutions adhérentes au sein de trois sections régionales : Amérique du nord, Afrique et Moyen-Orient, Europe. Elle représente l’un des réseaux scientifiques francophones les plus dynamiques, qui joue pleinement le jeu de la francophonie et des échanges multiculturels dans une thématique, la ville, et plus largement l’aménagement et le développement durable, un enjeu considérable à l’échelle planétaire. L’APERAU bénéficie du soutien de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). 

Un évènement majeur, lieu de rassemblement d’une communauté structurée de 41 institutions

Avec plus de 41 institutions adhérentes, l’APERAU est la plus grande organisation de recherche et d’enseignement en urbanisme francophone. Depuis plus de 23 années consécutives, les rencontres internationales annuelles réunissent entre 200 et 400 participant.e.s et 60 à 80 doctorant.e.s.

La première journée de ces rencontres est consacrée à l’assemblée générale des membres de l’APERAU ; suivie d’une journée réservée aux doctorant.e.s. La journée doctorale a pour objectif de rassembler une soixantaine de jeunes chercheur.e.s (doctorant.e.s et post-doctorant.e.s) en provenance d’Instituts d’urbanisme ou d’universités membres du réseau de l’APERAU et œuvrant sur les thématiques en lien avec l’urbanisme. Elle sera organisée sur une journée intense structurée autour de présentations des travaux des jeunes chercheur.e.s ainsi que par des moments plus informels (pauses-café, repas, et visite d’un site en fin de journée avec la Fédération Suisse des Urbanistes FSU). Dans ce cadre privilégié, les jeunes chercheur.se.s pourront ainsi développer leur capacité à confronter et à discuter de recherches (les leurs comme celles des autres) en cours (intentions, débats théoriques, méthodes, résultats, etc.) ainsi que leurs connaissances sur l’urbanisme en tant que discipline et en tant que communauté. L’appel à abstracts sera diffusé en décembre 2022.

Les deux journées suivantes, celles du 08 et du 09 juin 2023, seront consacrées au colloque scientifique. Elles ont pour objectif de réunir 200 à 400 chercheur.se.s en provenance d’Instituts d’urbanisme, d’école d’architecture ou d’universités(…) tous.tes œuvrant sur les thématiques en lien avec l’urbanisme. Ces journées de colloque seront organisées sur une journée et demie structurée autour : 

– d’une session matinale inaugurale avec des invité.e.s : représentants politiques et institutionnels, du Grand prix de l’Urbanisme 2022 décerné à Franck Boutté[1] (confirmé) et conférencier.e.s ; 

– de sessions parallèles thématisées dans lesquelles les chercheur.se.s communiqueront (voir programme 5 sessions thématiques et 18 sous-sessions). 

Le vendredi 09 juin après-midi sera consacré à des visites de projets d’urbanisme à Lausanne et dans l’Ouest Lausannois animées par les acteurs opérationnels locaux (Ville de Lausanne, le bureau du SDOL, le Canton de Vaud et la Fédération Suisse des Urbanistes).

Pour un urbanisme du vivant, thème des 24èmes rencontres

Au fil des dernières rencontres internationales d’urbanisme, une ligne de débat dans cette discipline indisciplinée (Pinson, 2014) ainsi qu’un ensemble de sujets thématiques de fonds se sont progressivement constitués ; tous, alimentant les réflexions sur le devenir de nos espaces habitables. Parmi les sujets d’actualité qui se sont imposés depuis une dizaine d’années déjà dans la réflexion académique, la pratique opérationnelle, les médias ou encore auprès de la société civile, figure celui du vivant compris comme l’ensemble des êtres biologiquement constitués d’éléments biotiques (hommes, animaux, plantes). Il en est de prime importance : la capacité de l’urbanisme à intégrer le sujet du vivant pour incarner d’autres manières de produire les espaces, de réfléchir des cohabitations plus justes, davantage sobres et responsables face au règne de l’urbain (Choay, 1994) ou encore celui de la métropolisation. Mais aussi la capacité de l’urbanisme à incarner une autre éthique du changement en phase avec une réalité physique et écologique : celle que nous vivons dans un monde « fini ». Une autre vision s’impose.

Fait indiscutable, les états de crises que nous traversons révèlent majoritairement les fragilités de nos systèmes et amènent profondément à changer nos pratiques. L’influence massive de l’humanité bouleverse les grands équilibres du système Terre. Artificialisation des sols et dégradation des terres, intensification de leurs usages, pouvoir d’émissivité de sociétés carbonées toujours plus grandissant (…) en constituent les principaux facteurs. Associé à ceci, l’effet boomerang des destructions antérieures est de plus en plus accessible et sensible à nos sens : crise climatique, érosion de la biodiversité en sont les principaux témoins. Les effets rétroactifs de ces phénomènes sont nombreux et ne cesseront de s’amplifier dans les années à venir : extrêmes climatiques, sécheresses estivales, inondations, propagation d’espèces nuisibles, de maladies et d’espèces néophytes envahissantes, vulnérabilité des individus (crise sanitaire, migrations de populations, montées des inégalités, vulnérabilité des personnes sensibles, perte de la biodiversité), inondations, méga-feux parmi d’autres. Cette ère de déstabilisation massive des écosystèmes dans laquelle nous sommes entrés, sera de plus en plus puissante vis-à-vis de nos milieux de vie, des sociétés et du vivant – compris dans son acception la plus large possible.

Les chantiers sont nombreux et s’ouvrent en corollaire des désastres déjà constatés. L’annonce de la préservation du capital naturel demande à questionner la gouvernance, la manière de produire, de concevoir et de consommer les espaces mais aussi d’accompagner les transformations à l’œuvre. La discipline de l’urbanisme est appelée à agir urgemment moyennant des prises de position pour soutenir ce changement de paradigme parmi lequel l’homme ne se situe pas au sommet de la hiérarchie du vivant, mais s’inscrit dans l’écosphère comme partie s’insérant dans le tout (Naess, 2008). L’occasion nous est donnée de réfléchir autrement avec d’autres outils, méthodes et territoires d’opportunité plus résilients et sobres. Cette attention au vivant engage aussi un chantier écosophique non seulement pratique mais aussi éthique en portant une attention au déjà-là, à un projet de société plus juste, plus responsable et solidaire car l’urbanisme du vivant, c’est se soucier sur ce qui est entre les choses et les êtres, c’est régénérer les milieux habités, c’est hériter et (se) réinventer à la fois, c’est être sensible à ce qui devient.

Plusieurs pistes sont engagées simultanément sous forme de défis dans les 18 sous-sessions thématiques de l’appel à communication. En mettant à l’honneur le thème de l’urbanisme pour le vivant, le colloque des 24èmes rencontres internationales d’urbanisme souhaite se saisir précisément de l’actualité des enjeux de transition pour offrir des clés de lecture et de compréhension des questions en jeu, des pistes et des moyens d’action souhaités, des regards sur l’évolution des savoirs théoriques et opérationnels nécessaires à l’accomplissement de la transformation des pratiques et des recherches en faveur d’un urbanisme pour le vivant.  

SESSION 1 : La planification

  • Sous session 1.A. > Repenser les territoires au prisme de la gouvernance énergétique
  • Sous session 1.B. > Gouverner par/pour/avec le vivant ? Planifications et stratégies
  • Sous session 1.C. > Penser la stratégie foncière à l’heure de la ZAN, de la qualité des sols et des mesures compensatoires
  • Sous session 1.D. > S’interroger sur le(s) projet(s) pour les petites villes de demain (réseau PVD)
  • Sous session 1.E. > Planifier la transition agro-écologique des territoires

SESSION 2 : L’urbanisme écologique. Le vivant comme vulnérabilité.s

  • Sous session 2.A. > Placer le paysage en préalable
  • Sous session 2.B. > Générer la résilience dans le projet d’urbanisme face aux risques
  • Sous session 2.C. > Intégrer l’écologie urbaine au projet d’urbanisme en faveur de la transition écologique (eau, sol, déchets, matériaux, vivant)
  • Sous session 2.D. > Ré-enchanter les friches, les lisières et espaces de transition comme espaces ressources (réseau Interfriches)

SESSION 3 : La pédagogie, modalité de recherche action 

  • Sous session 3.A. > Promouvoir des pédagogies au service du vivant (réseau Pédagau)
  • Sous session 3.B. > Apprendre par le jeu ?  Apports et limites des dispositifs pédagogiques ludiques pour l’enseignement en urbanisme et aménagement (réseau Pédagau)

SESSION 4 : Les mobilités

  • Sous session 4.A. > Réfléchir aux enjeux sociaux et environnementaux de la mobilité dans les espaces « périphériques (réseau MoTau)
  • Sous session 4.B. > Incorporer les nouvelles pratiques professionnelles, expertises et savoirs des acteurs de la mobilité (réseau MoTau)

SESSION 5 : La co-production de la ville durable

  • Sous session 5.A. > Agir en faveur d’un urbanisme circulaire : acteurs, instruments de régulation et régimes de production (réseau Aménagau)
  • Sous session 5.B. > Susciter la ville inclusive (réseau Aménagau)
  • Sous session 5.C. > Jouer avec l’urbanisme de l’incertitude
  • Sous session 5.D. > Accompagner l’aménagement et l’urbanisme par la participation publique
  • Sous session 5.E. > Intégrer les récits et les imaginaires

PARTICIPATION

Les chercheur.se.s (Professeur.e.s, MA, MER, MCF, Post-doctorant.e.s) de tous les laboratoires liés aux formations en urbanisme francophone, sont invité.e.s à proposer une communication. Ces propositions peuvent concerner l’ensemble des sujets en aménagement et en urbanisme ou de disciplines connexes ayant directement trait aux problématiques en aménagement et en urbanisme. Elles seront relatives au 5 thèmes du colloque et s’inscriront dans une sous-session.

Un comité scientifique composé de chercheur.se.s de l’UNIL, des Instituts d’urbanisme et de l’APERAU et d’universités en Suisse et à l’étranger expertisera les propositions de résumés puis les articles.

Le comité scientifique sélectionnera les résumés. La sélection sera opérée en tenant compte de la qualité et de l’intérêt des résumés, du thème traité, des spécificités de la recherche appliquée à l’aménagement et à l’urbanisme, ainsi que de la méthodologie développée. Les participant.e.s prépareront un article et une communication calibrée pour une durée de 20 minutes. Ces documents présenteront le thème, la problématique explicite et son ancrage dans l’actualité des questions scientifiques de l’urbanisme et de l’aménagement, la méthodologie et les résultats obtenus.

Des auditeurs libres (praticien.ne.s et étudiant.e.s dans le domaine de l’urbanisme, du paysage, de l’architecture et domaines connexes) pourront également participer à l’événement.

CONSIGNES

Les comités scientifiques de la rencontre doctorale (07 juin) et du colloque scientifique (08 et 09 juin) souhaitent recevoir des propositions en deux temps sur le site internet https://www.unil.ch/riu2023 (espace connexion) :

  • Un premier dépôt sous la forme d’un résumé devra respecter un format maximum de 2 000 signes.  Ces résumés seront à déposer sur la plateforme dédiée à l’évènement.
  • Un deuxième dépôt de l’article scientifique correspondant à 30 000 signes espaces compris sous forme de fichier informatique au format .doc. respectant les normes éditoriales de la revue Urbia. Ce fichier comprendra également les informations suivantes : titre de l’article, nom et prénom de l’auteur, laboratoire, université d’appartenance, adresse e-mail, sous session thématique du colloque.

Les abstracts puis les articles seront expertisés et notifiés par le comité scientifique en vue de la publication des actes. Une sélection des meilleurs articles scientifiques sera réalisée par ce comité pour des éditions dans la revue URBIA et auprès d’autres éditeurs scientifiques.

Principales ÉCHÉANCES

  • 1er janvier 2023 : ouverture de la plateforme de la 24ème édition des rencontres internationales en urbanisme de l’APERAU https://www.unil.ch/riu2023
  • Publication du call des sous-sessions thématiques
  • 05 février 2023 : échéance de dépôt des soumissions des résumés
  • 09 mars 2023 : notification aux auteurs de l’acceptation ou du refus de leur proposition
  • 28 avril 2023 : date limite pour bénéficier du paiement des droits d’inscription à un tarif réduit
  • 14 mai 2023 : date-limite d’envoi de l’article de la communication en respectant les consignes de la revue Urbia : https://www.unil.ch/files/live/sites/ouvdd/files/shared/URBIA/Consignes_d_edition.pdf
  • 22 mai 2023 : date limite pour s’inscrire et payer les droits d’inscription 

DROITS D’INSCRIPTION

1/ les participant.e.s aux deux journées de colloque (chercheur.se.s et auditeurs libres professionnels) règleront des droits d’inscription de CHF 180.- pour les deux jours (08 et 09 juin) (CHF 220.- après le 28 avril 2023) selon les modalités qui seront précisées sur le site des RIU2023

2/ les conférencier.e.s, doctorant.e.s, participant.e.s, étudiant.e.s au colloque souhaitant s’inscrire à la soirée de gala (dîner) du jeudi 08 juin règleront CHF 100.- en supplément selon les modalités qui seront précisées sur le site des RIU2023

3/ Les doctorant.e.s qui communiquent à la journée doctorale du 07 juin et qui souhaitent également participer au colloque des RIU les 08 et 09 juin en tant qu’auditeur.rice.s, règleront des droits d’inscription de CHF 130.- pour les trois jours (CHF 170.- après le 28 avril 2023), selon des modalités qui seront précisées sur le site des RIU2023

4/ Les doctorant.e.s participant uniquement à la rencontre doctorale règleront un droit d’inscription de CHF 60.-selon des modalités qui seront précisées sur le site des RIU2023 dédié à l’évènement (CHF 70.- après le 28 avril 2023).

5/ les étudiant.e.s souhaitant s’inscrire en auditeur.rice.s libres aux journées de colloque (8 et 9 juin) règleront CHF 45.-  (CHF 65.- après le 28 avril 2023), selon des modalités qui seront précisées sur le site des RIU2023


[1] Créé en 1989, le Grand Prix de l’urbanisme distingue chaque année une personnalité reconnue par un jury international. Il valorise l’action des professionnels qui contribuent à faire avancer la discipline et à améliorer le cadre de vie des habitants de tous les territoires. Cette année, le jury a désigné Franck Boutté pour sa démarche pionnière sur l’ingénierie environnementale des projets architecturaux, urbains et territoriaux.

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