Il y a deux mois, l’Amphipôle de l’UNIL se remplissait déjà bien avant l’heure. Café à la main, des chercheuses et chercheurs venus de tous les horizons du campus arrivaient sans trop savoir qui ils allaient rencontrer, c’était tout l’esprit de l’AI@UNIL Day.
La keynote de Liudmila Zavolokina, « Slow Down or Speed Up? Designing AI Systems for Human Judgment », a donné le ton : une question qui ressemblait moins à un titre de conférence qu’à une question que tout le monde se posait tout bas.
Les autres présentations ont navigué des sciences cognitives à la détection du sepsis, de la génétique aux hackathons de crise, la preuve qu’à l’UNIL, « recherche en IA » veut dire des choses très différentes selon la porte que l’on pousse. La session posters a transformé le couloir en mini-conférence, entre pitchs et débats autour d’un sandwich. Et à l’heure de l’apéritif, personne ne semblait pressé de partir.
Ce qu’il en reste, deux mois plus tard, c’est le sentiment que pendant une journée, l’IA est devenue une langue que toute l’université pouvait parler ensemble.


