Nuove pubblicazioni

Questa pagina presenta le pubblicazioni recenti sul tema delle scritture personali elvetiche.

Marcel Mayer und Clemens Müller (hrg.) , Jonschwil, Java, Jerusalem. Ostschweizer Reiseberichte aus fünf Jahrhunderten, Neujahrsblatt, 162, 2022.

Als das Reisen noch mühselig war
Seit der Pandemie ist das Reisen nicht mehr das problemlos verfügbare Konsumgut, zu dem es in den letzten Jahrzehnten geworden ist. In diesem Moment lohnt sich ein Blick auf historische Reiseberichte. Noch bis weit ins 19. Jahrhundert hinein war Reisen ein mühseliges, oft auch gefährliches Unterfangen. Was motivierte die Menschen, sich diesen Strapazen zu unterziehen? Die Antworten sind vielfältig und spannend. Das Neujahrsblatt 2022 bie-tet Auszüge aus Originalquellen, vom Bericht der Jerusalemreise des St. Galler Kaufmanns Ulrich Leman im Jahr 1472 bis zu den Schilderungen der Personalausflüge der Psychia­trischen Klinik Wil, die der Pfleger Karl Widmer von 1926 bis 1972 organisierte. Die Originaltexte wurden von Ostschweizer Historikerinnen und Historikern ausgewählt und in einem begleitenden Essay in ihren Kontext gestellt. Der Auswahl ist eine Bibliografie von Ostschweizer Reiseberichten angefügt, die zu weiteren Nachforschungen einlädt.

Esaïe Colladon, Journal 1600-1609, éd. Patrice Delpin, Éditions Droz, coll. “Cahiers d’Humanisme et Renaissance”, 2021

La guerre franco-savoyarde de 1600, les réunions du Conseil des CC, l’Escalade du 12/22 décembre 1602 et la guerre de 1603, le soutien des cantons suisses et de la France, la paix de Saint-Julien, des truites pour régaler Henri IV, un tremblement de terre, une abondance de fruits, un gel du Rhône, les promotions du Collège, le prix du vin, des procès et des exécutions publiques, un ambassadeur persan, le décès de Théodore de Bèze…

Esaïe Colladon, médecin, professeur à l’Académie, raconte Genève en des temps troublés. Mélange d’anecdotes et de grande histoire, son Journal est une source importante pour les premières années du XVIIe siècle. Il est édité ici pour la première fois en entier, éclairé par un commentaire historiqueique.

Sylvie Moret Petrini, L’enfance sous la plume. La diffusion de l’écriture éducative en Suisse romande, 1750-1820, PUR, 2022

Fondé sur l’analyse d’une centaine de journaux personnels conservés dans les archives de Suisse romande, le présent ouvrage retrace l’émergence de ces nouvelles pratiques d’écriture, issues d’une ère de renforcement de la cellule familiale, et remonte aux modèles qui leur ont donné naissance. Il questionne également la perception que les acteurs de l’éducation ont de leurs rôles respectifs.

Cette écriture éducative traduit le nouveau regard porté sur l’enfant et sur son développement, ainsi que la pénétration des théories pédagogiques au sein des familles. Tout comme elle dévoile les dilemmes des parents, partagés entre fidélité aux principes prônés et impératifs sociaux. Incluant les jeunes scripteurs et scriptrices, elle permet de reconstituer l’expérience enfantine. On voit ainsi émerger l’enfant acteur de son éducation, fille ou garçon, qui au fil des pages revendique sa capacité à gérer, non seulement sa formation, mais sa propre existence.

“Il faut que vous deveniez un homme”. Correspondance entre Catherine Charrière de Sévery et son fils Wilhelm (1780-1783), à l’institut Pfeffel, Sylvie Moret Petrini et Anne-Marie Lanz (éd.), Éditions Antipodes, 2021

Wilhelm de Charrière de Sévery (1767-1838) a 13 ans lorsque ses parents l’envoient à l’Institut Pfeffel de Colmar, en Alsace, renommé pour sa pédagogie novatrice. Il y restera trois ans, durant lesquels le jeune homme entretient une abondante correspondance avec sa mère Catherine. A l’ère où une nouvelle proximité s’installe dans le lien parents-enfants, la qualité de leur relation favorise l’expression de leurs sentiments.
Cet échange épistolaire exceptionnel, publié ici pour la première fois, invite les lecteurs et lectrices à pénétrer à la fois l’univers familial et social et le moi intime des correspondants. Il donne également l’occasion de découvrir, de l’intérieur, la vie d’un pensionnat militaire protestant et le cheminement vers l’indépendance d’un jeune homme de bonne famille à la fin du XVIIIe siècle.

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La Grand Regina del Ciel e le Benedettine di Claro, Miriam Nicoli et Franca Cleis (éd.), Prefazione di Tatiana Crivelli, Armando Dadò editore, 2021.

Il volume presenta, per la prima volta, la trascrizione della cronaca seicentesca relativa al monastero benedettino di Santa Maria Assunta di Claro, fondato nella seconda metà del ’400 e tutt’ora attivo.
Il testo manoscritto, redatto con cura e perizia dalla locarnese Ippolita Orelli (1631-1702), è una finestra spalancata su un mondo ricco di notizie e di sfumature. Tra storia, mito e rappresentazione, la monaca narra la complessità di una comunità religiosa in un contesto di avvenimenti epocali, che influenzeranno profondamente la Chiesa, le mentalità e i destini delle donne in generale.
Nel suo scritto, suor Ippolita ci propone duecento anni di storia, introducendoci nei tempi e negli spazi della fede, percepita e vissuta in prima persona. Il libro, oltre a valorizzare alcune tra le più antiche scritture femminili reperite fino ad oggi in Ticino, propone anche una riflessione sui legami tra donne e fede, tra la Vergine Maria e le sue figlie. Proprio Maria, la Gran Regina del Cielo, è la protagonista della preziosa narrazione che suor Ippolita ci offre.

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Mémoires d’enfance, Sylvie Mouysset et Danièle Tosato-Rigo (éd.), Éditions Midi-Pyrenennes, 2021

Entre réminiscences – joyeuses ou mélancoliques, douloureuses de temps à autre – et invention de soi, que nous reste-t-il de l’enfance ? À cette question apparemment simple, cet ouvrage apporte des réponses inédites, résolument interdisciplinaires, dans le sillage des recherches pionnières de Philippe Ariès. Aux regards d’historiennes et d’historiens font écho ceux du magistrat, du médecin, de la pédopsychiatre ou psychologue, de l’artiste ou de la commissaire d’exposition. Des autobiographies, journaux, correspondances et dossiers administratifs qui sont scrutés ici émerge une mémoire plurielle de l’enfance, construite par ses acteurs : enfants, petits et grands, mais aussi parents, éducateurs et autres professionnels des premières années de vie. Embrassant largement l’Europe et inscrits dans le temps long, du XVIIIe siècle à nos jours, ces regards croisés permettent d’observer et comparer des situations, des comportements, des tactiques et stratégies qui font fi des ruptures et continuités traditionnelles pour entrer en résonance avec notre monde contemporain.

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Un’illusione di femminile semplicità. Gli Annali delle Orsoline di Bellinzona (1730-1848), Miriam Nicoli, Franca Cleis, Prefazione di Querciolo Mazzonis, Viella ed., 2021.

Il presente volume unisce storia religiosa e prospettiva di genere offrendo percorsi di vita femminile consacrata tra adeguamento alla norma, intraprendenza in seno alla comunità, conflitti e concezioni diverse della spiritualità. Vicende complesse vissute tra XVIII e XIX secolo sullo sfondo di due rivoluzioni: la prima in seno al convento, che vide opporsi due fazioni capitanate rispettivamente dalla madre fondatrice e dalla figlia del fondatore; la seconda, epocale, che portò alla fine dell’Antico Regime nei territori della vecchia Confederazione elvetica e che diventò per le orsoline una controrivoluzione agguerrita per la riconquista della loro vita di comunità.

I preziosi documenti manoscritti di mano femminile qui editi – in particolare il libro degli Annali – fanno luce sulla società dell’epoca: redatti in una minuziosa e preziosa cronistoria permettono di entrare all’interno di un Collegio orsolino e di coglierne le diverse sfaccettature, illustrandone la varietà e la densità delle relazioni e i giochi di potere. Non da ultimo, consentono di riflettere sulla literacy e sulla agency di donne cattoliche provenienti da regioni alpine.

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A German Barber-Surgeon in the Atlantic Slave Trade. The Seventeenth-Century Journal of Johann Peter Oettinger, edited and translated by Craig Koslofsky and Roberto Zaugg, University of Virginia Press, 2021.

As he traveled across Germany and the Netherlands and sailed on Dutch and Brandenburg slave ships to the Caribbean and Africa from 1682 to 1696, the young German barber-surgeon Johann Peter Oettinger (1666–1746) recorded his experiences in a detailed journal, discovered by Roberto Zaugg and Craig Koslofsky in a Berlin archive. Oettinger’s journal describes shipboard life, trade in Africa, the horrors of the Middle Passage, and the sale of enslaved captives in the Caribbean.

Translated here for the first time, A German Barber-Surgeon in the Atlantic Slave Trade documents Oettinger’s journeys across the Atlantic, his work as a surgeon, his role in the purchase and branding of enslaved Africans, and his experiences in France and the Netherlands. His descriptions of Amsterdam, Curaçao, St. Thomas, and Suriname, as well as his account of societies along the coast of West Africa, from Mauritania to Gabon, contain rare insights into all aspects of Europeans’ burgeoning trade in African captives in the late seventeenth century. This journeyman’s eyewitness account of all three routes of the triangle trade will be invaluable to scholars of the early modern world on both sides of the Atlantic.

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Isabelle Morel-de Gélieu,  Journal 1819-1834, François Noirjean et Jorge da Silva (éd.), Éditions Alphil, 2020.


Dans le Journal, elle s’épanche librement : menus faits et gestes, événements importants, travaux saisonniers ou occasionnels, relations avec ses proches, nous révèlent ses émotions, ses états d’âme, ses inquiétudes et les petits bonheurs, plus rares, que la vie lui procure. Au fil des 487 pages de son manuscrit, c’est toute l’atmosphère d’un foyer qui se dévoile, souvent perturbé par des tensions entre les membres de la famille, des soucis d’argent et de santé, des frustrations de toute sorte.
Femme de lettres consacrée par les histoires littéraires de Philippe Godet et de Virgile Rossel, Isabelle Morel-de Gélieu s’est illustrée par son roman Louise et Albert, par ses traductions de Schiller, Pestalozzi, Appenzeller, Kotzebue ainsi que par des articles publiés dans divers journaux et revues suisses et étrangers. Elle représente, à ce titre, l’une des grandes figures féminines de la littérature romande au XIXe siècle.
Dès l’enfance, elle bénéficie d’un environnement favorable à l’épanouissement de l’esprit : élevée à la cure de Colombier, elle y côtoie notables, autorités et autres pensionnaires que reçoivent ses parents, le pasteur Jonas de Gélieu et Marguerite Isabelle, fille de Théophile Rémy Frêne. De plus, Isabelle grandit dans l’entourage bienveillant de Madame de Charrière, sa protectrice. En 1801, elle épouse le pasteur de Corgémont, Charles-Ferdinand Morel, homme énergique qui exploite un domaine agricole et s’intéresse aux questions politiques, économiques et sociales de son temps.
Quel contraste entre cette notoriété et le Journal d’Isabelle Morel-de Gélieu ! Ce précieux témoignage sur la sociabilité des élites de l’époque constitue un document unique décrivant le quotidien et le sort d’une femme de lettres résignée et reléguée dans un milieu rural, sacrifiant ses talents littéraires à ses obligations d’épouse et de mère.

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Dévoiler l’ailleurs, Correspondances, carnets et journaux intimes de voyages, Laurent Tissot, Patrick Vincent, Jacques Ramseyer (éd.), Éditions Alphil, 2020.

L’existence ne peut-elle pas être vue comme un voyage, dont le carnet se remplit peu à peu d’histoires vécues ?
Les initiateurs de ce livre ont voulu, à travers des approches monographiques très variées, susciter une réflexion sur la manière dont on voyage, du XVIIIe siècle à nos jours, et dont on rend compte de cette expérience dans des écrits personnels qui ne sont pas destinés à la publication.
Quels liens se tissent entre les personnes qui partent et leur pays natal ? En quoi l’âge, le genre, l’origine sociale, le métier, les conventions influent-ils sur le récit ? Quelle est la part des lacunes, des blancs et des silences dans ces correspondances et ces carnets de route ? De quelle perception de l’espace et des autres témoignent ces savants, ces artistes, ces explorateurs et ces touristes « ordinaires » ? Le journal de voyage est-il un miroir de soi autant qu’une documentation sur les contrées visitées ?
Chaque voyageur, chaque voyageuse agit comme un révélateur des interrogations et des changements que vit son époque. Du tourisme d’élite au tourisme industriel, d’une mission scientifique dans l’Afrique coloniale aux pérégrinations de jeunes bourgeois en quête de plaisirs balnéaires sur la Côte d’Azur, à pied ou en voiture, en mer ou en haute montagne, de la Suisse aux confins du monde, le voyage a sa part d’aventures et de jouissances, de méditations sur la destinée parfois. Tous les témoignages étudiés ici démontrent, par le texte comme par l’image, que le voyage participe d’une expérience à la fois personnelle et collective.