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Les confessions d’une survivante

Écrit sous forme de notes personnelles, ce récit autobiographique d’Élodie Perrelet s’ouvre sur un épisode maniaque : une clinique psychiatrique et une femme qui rit. Ce livre présente l’histoire d’un personnage qui, aidé par sa mère, retrace son parcours d’hospitalisation et tente d’accepter sa bipolarité tout en essayant de se réintégrer à la société.

Les raisons qui déclanchent la crise sont absentes. Le manque de détails sur la vie antérieure du personnage principal rend le récit mystérieux, tandis que la narration, liée aux transformations internes dont souffre la narratrice, se concentre sur l’isolement et le naufrage psychique d’Élodie : « je suis devenue un végétal : j’absorbe la lumière des néons et je la transforme en tristesse » (p. 29). La protagoniste a le courage d’affronter ses propres peurs en choisissant de rire. Le rire de la folie – un rire cathartique – apparaît alors comme un moyen d’analyser sa situation, de reprendre l’élan de la vie et de sublimer le sentiment d’aliénation provoqué par la solitude : « Le monde continue sans moi, et moi, je continue sans le monde » (p. 41). Ce rire devient l’arme secrète de la narratrice, qui trouve en effet la force de ne pas se laisser aller au désespoir.

Élodie Perrelet dénonce les lourdeurs administratives et financières du traitement, ainsi que le manque de disponibilité des thérapeutes et des psychiatres, qui retarde la guérison. À un moment de son parcours, ce constat s’impose : « La Suisse donne son meilleur : pure, riche, calme, parfaite. Et pourtant. Ce soir-là, je comprends qu’on peut avoir la plus belle vue du monde et être en chute libre à l’intérieur » (p. 64). Cela renforce l’effet de réel, tout en ajoutant une critique subtile qui appelle une prise de conscience collective des enjeux de la santé mentale. Un récit émouvant.


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Le journal d’un trentenaire moderne

Loïc, trentenaire célibataire, mène une vie monotone jusqu’au jour où il décide de tenir un journal. Pour ce protagoniste rationnel et cynique, sa propre histoire devient un Rapport d’activité, un document à la fois personnel et global qui rend compte de la vie des jeunes en racontant la guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien. Le personnage explore de manière subjective sa vie et l’actualité en cherchant l’équilibre dans une époque de grands changements.

Ce récit intime n’est pas un lieu d’analyse profonde, mais d’observation. Malgré le fait que Loïc essaie de sortir de sa zone de confort – il part de chez ses parents et cherche sa moitié sur les applications de rencontre –, le personnage réalise qu’il ne vit pas dans un monde parfait. Loïc aspire à une vie utopique basée sur l’évasion mentale à travers les voyages, les médias et les rendez-vous. Déçu par la brutalité du monde, il décrit avec un détachement aliénant la pression sociale du mariage et l’instabilité professionnelle. Son journal fragmenté devient un refuge dans un monde où il ne trouve plus sa place. Réflexif et ironique, ce roman met en lumière des aspects de notre actualité.