Archives pour la catégorie Article

Mapping the Power of Law Professors: The Role of Scientific and Social Capital

Nouvelle publication de Felix Bühlmann, Pierre Benz, André Mach et Thierry Rossier dans Minerva.

Résumé de l’article

As a scientific discipline and profession, law has been for centuries at the heart of social and political power of many Western societies. Professors of law, as influential representatives of the profession, are important powerbrokers between academia, politics and the corporate world. Their influence is based on scientific reputation, institutional mandates inside and outside academia or privileged network connections with people in powerful positions. In this study, based on a full sample of all Swiss law professors in the years 1957, 1980 and 2000 (n = 311), we contrast two theories of the distribution of power among law professors: Bourdieu’s thesis on the trade-off between scientific reputation and (extra)-academic institutional power vs. the thesis of an opposition between a group of established incumbents and socio-demographically marginal challengers who try to gain access to the profession. We show that among Swiss law professors the endowment with scientific capital is not opposed to the possession of institutional power within (or outside) academia. Our findings reveal rather an opposition between a challenging group of professors devoid of resources and an incumbent fraction with a high amount of scientific, institutional and social capital alike. In the conclusion we discuss a series of explanations of this specific power structure, including the specific status scientific reputation and social capital can have for law professors.

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European top management careers: a field-analytical approach

Nouvelle publication de Felix Bühlmann, Eric Davoine et Claudio Ravasi dans European Societies.

Résumé de l’article

Research on European business elites has been dominated by a ‘national career model’ approach, arguing that each country has a specific top management career pattern. In recent years, this line of argument has been challenged due to the increasing international circulation of top managers. To examine the impact of internationalisation on career models, we will draw on a database of 916 top managers in Germany, Switzerland, France and Britain. Our field-analytical analysis reveals that the most important career distinction – between internal and external careers – is valid beyond national models. In addition, international managers do not constitute a separate homogenous group: in some countries, they imitate national career patterns; in others, they pursue complementary strategies.

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The Rise of Professors of Economics and Business Studies in Switzerland: Between Scientific Reputation and Political Power

Nouvelle publication de Thierry Rossier, Felix Bühlmann et André Mach dans les Archives Européennes de Sociologie (European Journal of Sociology).

Résumé de l’article

Cet article étudie l’affirmation des professeurs d’économie politique et de gestion d’entreprise durant la seconde moitié du xx e siècle en Suisse. Il se centre sur trois types de ressources de pouvoir : positions dans la hiérarchie universitaire, réputation scientifique et positions extra-académiques dans les sphères économique et politique. A partir de données biographiques au sujet de N = 487 professeurs, il examine comment ces ressources se sont développées entre 1957 et 2000. Nos résultats montrent que les professeurs de sciences économiques ont de plus en plus de succès dans les trois dimensions étudiées – spécialement si on les compare à d’autres disciplines comme le droit ou les sciences humaines et sociales. Cette évolution semble infirmer la soi-disant incompatibilité entre le pôle scientifique et le pôle mondain du champ académique : en effet les professeurs d’économie et de gestion augmentent leur réputation scientifique tout en occupant de plus en plus de positions exécutives au sein et en dehors de l’académie. Cependant, si l’on se penche sur la dotation individuelle en capital, nous voyons que ce sont rarement les mêmes professeurs qui détiennent de manière simultanée un volume important de capital scientifique et institutionnel.

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Formal ties between interest groups and members of parliament: Gaining allies in legislative committees

Article de Steven Eichenberger et André Mach dans la revue Interest Groups & Advocacy.

Abstract

While previous research on interest groups’ (IGs) relations to MPs has mainly focused on informal lobbying strategies or interorganizational linkages, the analysis of formal ties between MPs and IGs has remained neglected. Such formal ties can be conceptualized as an exchange relationship between individual MPs and IGs. The latter benefit from access to parliament while the former benefit from the expertise and support provided by IGs. We investigate whether committee members’ formal ties to IGs reflect committees’ responsibilities. Our results show that there is a strong topical match between committee members’ ties to IGs and committees’ area of competence. However, this congruence is less due to the background of MPs than to the ties developed after committee assignment. Formal ties are, to a large extent, the consequence of IGs recruiting MPs who can give them access to relevant committees. Empirical evidence comes from Swiss MPs’ ties to IGs between 2000 and 2015.

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La nouvelle configuration du réseau des élites économiques suisses en 2015, entre persistance et déclin

Par Stéphanie Ginalski, Université de Lausanne

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Légende : Réseau (1-mode) des 110 plus grandes entreprises suisses en 2015. Chaque lien représente un administrateur commun entre deux firmes, l’épaisseur de lien variant en fonction du nombre de membres communs. La taille des entreprises varie quant à elle en fonction du nombre de liens avec les autres firmes du réseau. Les couleurs représentent les différents secteurs économiques.

Pendant la majeure partie du 20e siècle, les élites économiques suisses ont fait preuve d’un haut degré d’organisation collective ainsi que d’une forte mobilisation sur le plan politique. Loin de l’image de l’entrepreneur individualiste, largement valorisée dans le discours officiel libéral, les dirigeants d’entreprises se sont organisés grâce aux organisations patronales, mais également par le biais de structures moins formalisées et moins visibles, comme les ententes cartellaires ou les réseaux interfirmes, créés par les administrateurs siégeant simultanément dans plusieurs conseils d’administration. Cette forte mobilisation collective est cependant remise en question dès les années 1990, dans le contexte de la financiarisation et de la mondialisation accrue de l’économie, et de la mise en place d’un système plus axé sur la concurrence. On observe ainsi un déclin brusque et rapide des liens d’interconnexions entre les 110 plus grandes firmes suisses entre 1990 et 2010. [1]

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Interests groups in Parliament: Exploring MPs’ interest affiliations (2000-2011)

Note de recherche publiée par les membres de l’OBELIS Steven Eichenberger et André Mach, ainsi que par le membre associé Frédéric Varone et d’autres collègues dans la Swiss Political Science Review.

Abstract

This research note presents an innovative dataset of Swiss MPs’ interest ties between 2000-2011. The longitudinal analysis shows that the average number of interest ties per MP has more than doubled: from 3.5 in 2000 to 7.6 in 2011. Since the mid-2000s, public interest groups have accounted for approximately one out of two ties between MPs and interest groups, showing the strongest increase during the period. However, when looking at the most present individual groups, important business groups dominate and appear well connected with the governmental parties of the political right. Finally, interest groups are also able to forge themselves a strategic presence within the parliamentary committees that are the most relevant for their policy issues. Next research steps include the assessment of the (un)biased access of interest groups to the parliamentary venue and their policy influence.

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Les femmes à la tête des grandes entreprises suisses : une analyse historique des inégalités de genre

Social change in Switzerland

N°7, novembre 2016

Par Stéphanie Ginalski, Université de Lausanne

Résumé

La récente proposition du Conseil fédéral visant à introduire des quotas de femmes dans les entreprises suisses suscite de vifs débats. Cet article aborde cette question dans une perspective historique, en revenant sur les facteurs qui ont contribué à l’exclusion durable des femmes des postes de pouvoir dans les plus grandes firmes. Durant la majeure partie du 20e siècle, les élites économiques suisses constituent un bastion masculin. Le processus de recrutement des dirigeants, qui repose sur une logique de cooptation et d’entre-soi, permet d’exclure presque totalement les femmes. Dès les années 1970, certaines femmes actives en politique ouvrent une première brèche, à la suite de l’instauration du suffrage féminin au niveau fédéral, et font leur entrée dans les conseils d’administration des grandes firmes du secteur de la distribution. Puis, dès les années 1990, deux facteurs contribuent à la féminisation progressive des conseils d’administration. Le Conseil fédéral favorise une politique d’égalité de genre dans les entreprises proches de la Confédération, et le processus de globalisation et d’internationalisation de l’économie contribue à affaiblir la cohésion des élites économiques, les femmes faisant leur entrée dans certaines multinationales. La Suisse reste cependant très en retard en comparaison des pays européens.

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Mobilité sociale au 20e siècle en Suisse: entre démocratisation de la formation et reproduction des inégalités de classe

Social change in Switzerland
N°5, Mai 2016

Par Julie Falcon, Université de Lausanne

Résumé

Nous analysons l’évolution de la mobilité sociale – le fait de changer de milieu social par rapport à son milieu social d’origine – à la lumière des évolutions sociétales qui ont caractérisées la Suisse au cours du 20ème siècle. Nos analyses révèlent tout d’abord que les taux de mobilité sociale sont restés extrêmement stables au cours de la période étudiée. Ensuite, elles mettent en évidence que le milieu social continue d’avoir une influence considérable sur la destinée sociale des individus. Cela s’explique notamment par le fait que l’accès aux différents niveaux d’éducation demeure fortement stratifié en fonction de l’origine sociale. Ainsi, si un diplôme universitaire est devenu plus important pour accéder à la classe moyenne supérieure, ce sont les personnes issues de la classe moyenne supérieure qui accèdent en plus grand nombre aux études universitaires. Notre étude révèle par ailleurs qu’à même niveau d’éducation, les chances d’accéder à la classe moyenne supérieure sont considérablement plus élevées pour les personnes elles-mêmes issues de la classe moyenne supérieure. Ces observations nous amènent à conclure qu’au cours du 20 ème siècle les inégalités entre les différentes classes sociales en Suisse, loin de s’être affaiblies ou d’avoir disparu, se sont maintenues.

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Increasing Share of Economists become Rectors at Swiss Universities

By Thierry Rossier, University of Lausanne

A recent publication by Marion Fourcade, Etienne Ollion and Yann Algan [1] focused on the implicit order among the social sciences, which seem to be dominated by economics. Economists in the US academic space occupy better financial (and institutional) positions compared to the other disciplines. At the same time, the discipline’s emphasis on mastering quantitative reasoning (mathematics and statistics) seems to be fully acknowledged as an indicator of higher intellectual capabilities from the point of view of other social scientists. Therefore, this “objective” superiority of economics is accompanied by a strong subjective feeling of superiority among peers. Furthermore, it translates into a strong hierarchy among economists, which prevents dissident or dominated voices from expressing themselves. From the outside the group appears as highly cohesive.

In our study on the academic elites in Switzerland we have historically analysed the legitimacy and institutional power of economists compared to scholars from other disciplines. An interesting indicator is the share of members of a discipline who become rector (or president) of a university. Continuer la lecture de Increasing Share of Economists become Rectors at Swiss Universities 

Le «retour en force» des entrepreneurs à l’Assemblée fédérale

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Par Andrea Pilotti, Université de Lausanne
Publié le 1er décembre 2015 sur DeFacto

Le nombre d’entrepreneurs aux Chambres fédérales a doublé entre 1980 et 2015. La professionnalisation du Parlement suisse n’a donc pas forcément affaibli les relations entre économie et politique. La forte augmentation des représentants des petites et moyennes entreprises (PME) est largement tributaire du succès de l’UDC depuis les années 1990.

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