Archives de catégorie : Théâtre de l’Usine (Genève)

Self-Help

Texte et et mie en scène de Tomas Gonzalez, Rébecca Balestra et Igor Cardellini / Théâtre de l’Usine (Genève) / du 3 au 9 mai 2018 / Plus d’infos

© Dorothée Thébert

Les critiques :

En attendant…

Amalia Dévaud
Avec cette quatrième création, la compagnie K7 Productions met en cause l’une des injonctions véhiculées actuellement par la culture de masse : celle du bonheur… [suite]

 

La nébuleuse du crabe

Par le groupe EW (Arnaud Gonnet et Martin Roehrich) / Théâtre de l’Usine / du 14 au 20 décembre 2017 / Plus d’infos

© EW, Théâtre de l’Usine

Les critiques :

Performance et animisme

Par Pierre-Paul Bianchi
Au Théâtre de l’Usine, le groupe EW formule une performance qui se vit comme une expérience holistique. Avec un texte opaque mais lyrique, les gestes chorégraphiés des deux danseurs parviennent à suggérer un univers de correspondances invisibles… [suite]

 

Après le Déluge

De Aurélia Lüscher, Bastien Semenzato, Céline Nidegger, Guillaume Cayet / Cie Superprod / Théâtre de l’Usine / du 11 au 17 mai 2017 / Plus d’Infos

©TU

Les critiques :

Le pouvoir de l’abstention ?

Par Artemisia Romano

Une catastrophe a eu lieu, le monde est en rupture : qu’adviendra-t-il ensuite, un instant à saisir pour expérimenter de nouveaux possibles autour du vivre ensemble ? A, B et C se retrouvent tous trois confinés dans un espace exigu. Mais ils ne sont pas totalement seuls : le public est là pour décider de leur sort… [suite]

Semer la confusion

Par Margot Prod’hom

C’est dans un dispositif technique original et compliqué que se déroule Après le déluge. Cette pièce, co-écrite par Aurélia Lüscher, Céline Nidegger, Bastien Semenzato et Guillaume Cayet déploie un univers dystopique et apocalyptique dont on ignore tout. La seule chose dont on est sûr, c’est qu’il faut voter. Mais on ne sait même pas pourquoi on vote. D’ailleurs nos votes ne semblent pas avoir d’impact sur le scénario puisque tout est prévu pour nous montrer que nos décisions ne changeront rien. Alors pourquoi voter ?… [suite]

 

FIRE OF EMOTIONS : THE ABYSS

De Pamina de Coulon / Théâtre de l’Usine / du 16 au 22 mars 2017 / Plus d’infos

©Théâtre de l’Usine

Les critiques :

Emancipation linguistico-réflexive

Par Margot Prod’hom

Entre performance vocale, linguistique et réflexive, le spectacle de Pamina de Coulon nous emporte dans les méandres d’une pensée non-commune, décalée qui pourtant nous touche par sa très fine perspicacité et sa tonalité optimiste. Sur le plateau, ce sont les mots qui agissent, performent, nous affectent ou nous font rire… [suite]

Manifeste pour une pensée ouverte

Par Artemisia Romano

« Le meilleur conseil que je puisse vous donner est vraiment, simplement, de me faire confiance. On va finir par retomber les quatre pattes sur la terre ferme, je vous en fais la promesse » : promesse dûment tenue par Pamina de Coulon, dans la performance The Abyss , deuxième volet de Fire of Emotions (après Genesis en 2014), présenté pour la première fois au Théâtre de l’Usine à Genève… [suite]

 

Nouveau monde

de Cie Post Tenebras Lux / Dramaturgie : Claire Deutsch, Raphaël Heyer / Théâtre de l’Usine, Genève / du 13 au 19 octobre 2016 / Plus d’infos

nouveaumonde-5263

Les critiques :

Le chaos de Luanda : quand l’absurdité du monde veut sa place sur scène.

Par Alicia Cuche

Nouveau Monde se veut une réflexion sur le chaos africain qui voit une ville riche devenir la capitale des pauvres. C’est également un regard critique sur les investisseurs étrangers et l’utopisme européen d’un Angola économiquement et socialement fleurissant… [suite]

 

Fresque

Sur une idée de Marius Schaffter & Jérôme Stünzi / par le collectif Old Masters / Théâtre de l’Usine / du 19 au 25 mai 2016 / plus d’infos

©DR

©DR

Les critiques :

Contemplation et création

Par Deborah Strebel

Contemplation, dialogue et verdicts hésitants. Tel est le programme proposé par le collectif Old Masters en ce moment au Théâtre de l’Usine. De l’observation d’une esquisse aux débats sur sa conception, Fresque dévoile les coulisses de l’élaboration d’une œuvre avec une douce lenteur. Le jeune collectif Old Masters, lauréat du prix Premio en 2015, se passionne pour la thématique de la création. … [suite]

« C’est la maison de mon esprit »

Par Fanny Utiger

L’art ne cesse de s’interroger lui-même. Sur la scène du Théâtre de l’Usine Fresque le questionne, le triture, et se joue d’un public qui en reste parfois déconcerté. Étagères jaunâtres faussement symétriques sur un plateau irradié des rayons d’un nid de néons. On se croirait en Allemagne de l’Est. Ou devant un projet Ikea inachevé. En haut de cette structure, une caisse de contre-plaqué … [suite]

Claptrap

Conception Marion Duval / interprétation Marion Duval et Marco Berrettini / Théâtre de l’Usine (TU) / du 4 au 9 mars 2016 / plus d’infos

©Dorothée Thébert Filliger

©Dorothée Thébert Filliger

Les critiques :

Persodiens

Par Valmir Rexhepi

Quand commence le spectacle ? S’achève-t-il ? Claptrap floute avec insistance et entrain la frontière entre fiction et réalité. Marion Duval et Marco Berretini nous attendent devant le rideau gris tandis que nous prenons place, plus ou moins bruyamment, sur les différents niveaux de gradins, enjambant les chaises, nous excusant, pardon, oui, désolé, merci, ce n’est rien. … [suite]

C’est pour de vrai

Par Sabrina Roh

Marion et Marco s’aiment. Pour passer encore plus de temps ensemble et célébrer leur relation, ils ont écrit une pièce à la hauteur de leur amour. Ça donne Claptrap, une magnifique histoire d’amour, une véritable célébration des sentiments entre un homme et une femme, une ode à la sincérité. En fait non, ce n’est pas ça. Je vous mens. Mais comment pouvez-vous en être certain ? … [suite]

Orthodhoxes

Écrit et mis en scène par Casimir M. Admonk / TU –Théâtre de l’Usine / du 10 au 16 décembre 2015 / plus d’infos

©TU

©TU

Les critiques :

On n’est plus des enfants

Par Léa Giotto

Une pesanteur artificielle évoquant tour à tour la chute ou l’ascension. Ou les deux à la fois. Ou aucun des deux. Les corps se balancent au bout d’un fil, l’œil est absent et l’allure folle. La transposition d’un texte poétique sur scène sans aucun passage du texte en question, voici ce qui est offert au spectateur. Celui-ci doit être prêt à s’approcher, de plus en plus, encore un peu, pour aller directement au ressenti. … [suite]

En suspens

Par Laura Weber

Composé de chorégraphies aériennes, Ohrtodhoxes se développe par une succession de scènes en lévitation. Mais l’équilibre de ce ballet aérien se révèle précaire, et pointe la crainte d’un vacillement. Pour sa première création théâtrale, Casimir M. Admonk compose une pièce pour le moins déroutante. … [suite]

 

La Suisse et la mort

Conception et interprétation FUR compagnie / Théâtre de l’Usine / du 15 au 21 octobre 2015 / plus d’infos

©Théâtre de l'Usine

©Théâtre de l’Usine

Les critiques :

La Suisse en quelques clichés

Par Deborah Strebel

Conçue et interprétée par la FUR compagnie, La Suisse et la mort est une revue satirique parcourant une série de sujets intimement liés à l’Helvétie. Dès l’entrée dans la salle, le spectateur est immergé dans un univers cent pour cent suisse. Alors que six comédiens se tiennent face au public avec une pomme sur la tête, une odeur de fondue au fromage se répand peu à peu. Cette spécialité culinaire helvétique est préparée en direct. … [suite]

Dérangements

Par Valmir Rexhepi

Dégagé de toute intrigue, La Suisse et la mort se donne sur le mode de ces châteaux composés de pièces en enfilade. L’architecture, tout comme le titre, est difficile à cerner, mais on avance. Sans le souci de la continuité, on passe d’une scène à l’autre. Le banal devient surprenant, le quotidien captivant, l’ordinaire dérangeant. Issus de la Manufacture (Haute École de Théâtre de Suisse Romande ), c’est sur la scène du Théâtre de l’Usine que les comédiens Agathe Hazard-Raboud, Jérôme Chapuis, Julien Jacquérioz, Piera Bellato, Rébecca Balestra, Simon Romang se retrouvent pour fabriquer La Suisse et la mort. … [suite]