Géoblog

Le blog scientifique vulgarisé de la Faculté des géosciences et de l'environnement

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  • Débat entre Dominique Bourg et Torsten Vennemann

    Débat entre Dominique Bourg et Torsten Vennemann

    Débat filmé entre Dominique BOURG, professeur de philosophie de l’environnement, et Torsten VENNEMANN, professeur de géochimie. (suite…)

  • L’Anthropocène – contexte

    L’Anthropocène – contexte

    L’impact des activités humaines sur la biosphère serait tel que nous serions sortis de l’Holocène et entrés dans une ère géologique nouvelle, l’Anthropocène, caractérisée par une interaction entre les cycles biogéochimiques au long cours de la biosphère (azote, carbone, eau, soufre, phosphore, etc.), les écosystèmes et les flux de matières et d’énergie sous-jacents au rythme effréné de nos activités. (suite…)

  • Eugène Renevier, l’école lausannoise de géologie et la stratigraphie

    Eugène Renevier, l’école lausannoise de géologie et la stratigraphie

    L’intérêt de l’Université de Lausanne pour les questions de stratigraphie ne date pas d’hier! En effet, dès le 19e siècle, plusieurs grandes figures de la géologie lausannoise ont rayonné bien au-delà de nos frontières; en particulier Eugène Renevier (1831-1906), né à Lausanne où il a effectué, durant près de cinquante ans, l’essentiel de sa carrière académique. (suite…)

  • George Perkins Marsh

    George Perkins Marsh

    Le diplomate et philologue américain Georges Perkins Marsh est souvent considéré comme le précurseur de la pensée écologique. (suite…)

  • L’échelle des temps géologiques

    L’échelle des temps géologiques

    L’échelle des temps géologiques englobe l’histoire de la Terre de son origine au temps présent. On divise normalement les temps géologiques en éons, qui se subdivisent successivement en ères, puis en périodes, en époques et finalement en âges.

    Actuellement, nous vivons dans l’époque appelée Holocène (du grec holos : entier, et kainos : récent). Cette époque a commencé il y a 10’000 ans et est la dernière de l’ère Cénozoïque.

    La définition des périodes géologiques est du ressort de l’International Commission on Stratigraphy [site officiel de l’ICS].


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  • Analyse comparée de régimes institutionnels de gestion des réseaux urbains de l’eau en stations touristiques de montagne

    Analyse comparée de régimes institutionnels de gestion des réseaux urbains de l’eau en stations touristiques de montagne

    screenshot

    Les cas de Crans-Montana (Suisse) et de Morzine Avoriaz (France)

    Thèse en études du tourisme, soutenue le 2 juillet 2012 par Christian Bréthaut, rattaché à l’Institut de géographie et durabilité (IGD) de la FGSE.

    La station touristique représente un espace urbain consacré principalement au tourisme, tout en comprenant également une population résidente permanente. Du point de vue de la gestion des réseaux urbains de l’eau, cette caractéristique induit pour ce type de lieu des usages propres à tout espace urbain mais également des spécificités liées à la forte fluctuation saisonnière de la population résidente ou encore à la présence d’usages particuliers tels que l’irrigation des golfs, la production de neige artificielle ou le thermalisme. Dès lors, la planification de l’approvisionnement est délicate et peu prévisible.

    Ces difficultés sont renforcées par le fait que les concentrations temporelles de la demande coïncident généralement avec des périodes de stress hydrique notable. Dans le cas de stations balnéaires, les pics de fréquentation interviennent en général durant l’été lorsque la ressource en eau est peu disponible. Le problème est similaire dans les stations touristiques de montagne où l’eau est généralement indisponible car stockée sous forme de neige durant les mois de forte fréquentation. De plus, ces difficultés sont souvent renforcées par la localisation géographique des stations touristiques, fréquemment situées dans des espaces sensibles du point de vue de la ressource en eau, avec des situations de pénuries temporelles, voire structurelles.

    Ces problématiques propres à la plupart des stations touristiques mènent souvent à de fortes rivalités entre, d’une part, les différents usages touristiques de la ressource, et d’autre part, les usages autochtones et touristiques.

    Les particularités liées au tourisme tendent ainsi à renforcer les rivalités entre différents types de secteurs d’activité (approvisionnement en eau potable, tourisme, hydroélectricité, enneigement artificiel, irrigation, etc.). La régulation de ces différents usages en rivalité nécessite dès lors la mise en œuvre de règlementations structurées à travers des politiques publiques ainsi que des droits de propriété et selon des composantes nationales, régionales et locales ; soit un cadre institutionnel que nous proposons d’appeler Régime Institutionnel de Ressource (RIR).

    À travers cette thèse de doctorat, nous répondons à différentes questions de recherche. Nous tentons d’abord de comprendre comment ces différents RIR sont mis en œuvre dans le cadre d’espaces touristiques ? Comment ces régimes sont-ils mis en œuvre par les acteurs par le biais d’un Arrangement de Régulation Localisé (ARL) et quels sont leurs effets en termes de durabilité technique, environnementale, sociale et économique des réseaux urbains de l’eau ?

    Nous questionnons ensuite les effets du tourisme sur la gestion des infrastructures de réseau à l’échelle de la station touristique et de son bassin versant et nous nous interrogeons sur les effets du tourisme en termes de gestion des eaux urbaines. Nous portons notre attention sur deux stations touristiques situées dans deux contextes institutionnels différents : Crans-Montana (Suisse) et Morzine-Avoriaz (France) et y étudions trois types de régimes institutionnels en particulier : la régie directe (gestion publique), l’affermage (gestion déléguée) et la gestion privée des infrastructures.

    Les enseignements issus de cette thèse de doctorat portent tout d’abord sur une comparaison de différents régimes institutionnels. Ils révèlent les forces et les faiblesses de chaque modèle de gestion dans le cas spécifique des stations touristiques ainsi que les différentes solutions adoptées localement pour la mise en œuvre d’un arrangement institutionnel permettant un usage plus ou moins durable des infrastructures de réseau et du réseau hydrographique naturel. La thèse montre ensuite dans quelle mesure le tourisme modifie de façon significative la perception et les modalités de gestion de la ressource en eau et des infrastructures. Elle indique enfin comment le tourisme peut devenir un facteur pour l’émergence d’une approche de la gestion de l’eau par le biais d’espaces fonctionnels.

  • The Basel Convention and Rio+20

    The Basel Convention and Rio+20

    Waste Recycling and Recovery as a pilot area for achieving a Green Economy

    Le 9 juin 2012, la Faculté de droit et des sciences criminelles de l’UNIL tenait un symposium sur la conférence de Rio92, ainsi que sur la Convention de Bâle, entrée en vigueur la même année. Pour rappel, la « Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination » est un traité international qui vise à réduire la circulation des déchets dangereux entre les pays et notamment en direction des pays en voie de développement.
    (suite…)

  • Rio+20: un bilan à nuancer

    Rio+20: un bilan à nuancer

    Le sommet de Rio+20 commémorant la rencontre de 1992 qui avait abouti notamment sur la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la mise en place de l’Agenda 21 pour une action sur la durabilité au niveau des collectivités publiques et la Convention sur la diversité biologique, s’est achevé le 22 juin. La société civile, de plus en plus alerte sur les questions touchant à l’avenir de la biosphère, s’est largement mobilisée. Les gouvernements en charge de prendre des décisions ont en revanche à nouveau déçu, à l’image des précédentes réunions de Durban et Copenhague. (suite…)

  • Paleoenvironmental evolution of the Helvetic shallow-water carbonate platform near the Barremian-Aptian boundary and its relationship with paleoceanographic and paleoclimatic change in the Tethys

    Paleoenvironmental evolution of the Helvetic shallow-water carbonate platform near the Barremian-Aptian boundary and its relationship with paleoceanographic and paleoclimatic change in the Tethys

    Thèse soutenue par Melody Stein Lavallez le 18 février 2011, Institut de géologie et paléontologie (IGP)

    Au Crétacé (145 à 65 millions d’années), les plate-formes carbonatées, constituant la bordure peu profonde des océans, ont connu d’importantes perturbations parmi lesquelles figurent des événements anoxiques ayant affecté d’une manière globale les océans. Moins célèbres que ces derniers mais tout aussi important car s’agissant également d’un épisode globale, les couches inférieures à orbitolines (i.e. Membre de Rawil en Suisse) ont fait l’objet de cette étude. (suite…)

  • Plate tectonics of the Altaids

    Plate tectonics of the Altaids

    Thèse en géosciences de l’environnement, soutenue le 11 mai 2010 par Caroline Wilhem, rattachée à l’Institut de géologie et paléontologie (IGP) de la FGSE.

    La vaste zone continentale des Altaïdes domine la partie Est de l’Asie Centrale, elle s’étend de la mer d’Aral jusqu’en Corée du Nord en passant par les immenses provinces chinoises du Xinjiang et de la Mongolie Intérieure. Au Nord, elle s’étend jusqu’au Lac Baïkal en Sibérie du Sud et occupe toute la partie Est du Kazakhstan. Aujourd’hui, son relief est principalement caractérisé les montagnes du Tianshan et de l’Altaï. C’est cette dernière, située au centre des Altaïdes, qui a donnée son nom à l’immense zone orogénique.

    La zone continentale des Altaïdes a été principalement formée au cours du Paléozoïque, c’est-à-dire entre 600 et 250 millions d’années. La chaîne des Altaïdes entoure la partie Ouest et Sud du craton Sibérien qui est formé de roches beaucoup plus vielles, d’âge Précambrien. Avant la collision de l’Inde avec l’Eurasie, il y a 40 millions d’années, qui a engendré la formation de l’Himalaya, et a fortement participé à la croissance continentale de l’Asie, la marge du continent Asiatique se trouvait au Nord du Tibet. Les Altaïdes, comprises entre le vieux craton Sibérien et la jeune chaîne himalayenne, ont été formées bien avant l’accrétion de l’Inde par une succession d’événements orogéniques résultants de la collision de nombreux petits blocs. Il y a plus de 400 millions d’années, la région des Altaïdes ressemblait probablement à l’Océanie d’aujourd’hui, avec de nombreux petits océans et blocs émergés.

    Selon la théorie de la tectonique des plaques, un orogène (c.-à-d. une chaîne de montagne) se forme suite à la fermeture d’un océan qui engendre la collision entre deux blocs continentaux, et ainsi un plissement intense des roches qui composaient l’océan disparu et ces marges. La théorie de la tectonique des plaques est basée sur le fait que la terre est formée de différentes plaques continentales et/ou océaniques qui bougent les unes par rapport aux autres. Les mouvements des plaques tectoniques sont liés à l’évolution des océans qui s’ouvrent (c.-à-d. expansion océanique) et se ferment (c.-à.-d. subduction) et engendrent une modification des limites de plaques. Ces dernières sont principalement les rides océaniques, les zones de subduction et les zones de collisions. Les limites de plaques ont constamment évolué au cours des temps géologiques et continueront d’évoluer dans le futur. L’évolution dynamique des limites de plaques peut-être transcrite sous forme de scenarios géodynamiques qui mettent en scène une suite d’événements géodynamiques cohérents.

    Ces événements géodynamiques peuvent être déduits par l’étude des roches qui composent aujourd’hui la zone continentale des Altaïdes. Les études de terrain et des travaux de laboratoire, permettent d’identifier la nature, l’âge et ainsi l’origine des roches du continent actuel. Dans le but de reconstruire les plaques tectoniques disparues qui ont participé à la formation des Altaïdes, il a été nécessaire, dans un premier temps, de compiler les travaux élaborés dans les différentes régions des Altaïdes et d’en ressortir les données d’intérêt géodynamique. Différents types de données géologiques (p.ex. volcanisme, stratigraphie, paléontologie, géochronologie…) ont été utilisés, confrontés, corrélés et interprétés dans le but d’identifier les événements et scenarios géodynamiques impliqués dans la formation des Altaïdes. La modélisation de la tectonique des plaques à ensuite permis de contraindre, par les contraintes temporelles et spatiales qu’elle implique, les scénarios géodynamiques préalablement pensés et de proposer des cartes de reconstructions tectoniques des Altaïdes entre 600 et 300 millions d’années.

  • Geochemical evolution of active porphyry copper tailings impoundments: from alkaline deposition towards acidification

    Geochemical evolution of active porphyry copper tailings impoundments: from alkaline deposition towards acidification

    Thèse soutenue par Jochen Smuda le 5 janvier 2009, Institut de minéralogie et géochimie (IMG)

    Les déchets miniers constituent les plus grands volumes de matériel gérés dans le monde. Ces déchets sont riches en métaux lourds et leur altération peut conduire à la libération d’effluents acides riches en métaux, ce qui est le principal problème de l’industrie minière aujourd’hui. Pour contrôler et réduire ces impacts sur l’environnement, il est crucial d’identifier les principaux processus géochimiques dans ces matériaux, ainsi que la circulation de l’eau et des contaminants dissous. (suite…)

  • Sismique lacustre

    Sismique lacustre

    Grâce aux méthodes sismiques, les géophysiciens peuvent effectuer une véritable échographie du sous-sol. Le groupe de recherche du Professeur François Marillier se penche depuis plusieurs années sur les développements liés à cette technologie, notamment dans le domaine spécifique de la sismique lacustre. Plusieurs travaux de thèse et de diplôme sont en cours de rédaction. (suite…)

  • Microgravimétrie urbaine

    Microgravimétrie urbaine

    La campagne de microgravimétrie au centre-ville de Lausanne a permis d’évaluer l’épaisseur du remplissage morainique sur un fond rocheux molassique où se situera le futur Métro M2, d’une longueur totale de 6 km d’Ouchy à Epalinges. (suite…)

  • PERMOS

    PERMOS

    Un réseau d’observation du pergélisol en Suisse

    De vastes portions du territoire alpin sont occupées par du pergélisol. La fonte de ces terrains gelés pourrait provoquer une augmentation des instabilités de terrain. Afin d’évaluer la réponse du permafrost face au réchauffement climatique en cours, un projet d’observation à long terme a récemment été mis en place en Suisse. (suite…)

  • Le manteau terrestre

    Le manteau terrestre

    Les basaltes intra plaques: une fenêtre sur l’évolution de la Terre

    Figure 1: Structure de la Terre. On divise la partie supérieure du manteau en deux entités, le manteau lithosphérique rigide lié à la croûte et le manteau asthénosphérique dans lequel les volcans prennent leur source. On distingue la croûte continentale de composition moyenne proche d’un granite (riche en silice et alcalin, pauvre en fer et magnésium) et la croûte océanique globalement de composition basaltique (riche en magnésium et fer, relativement pauvre en silice).
    Figure 1: Structure de la Terre. On divise la partie supérieure du manteau en deux entités, le manteau lithosphérique rigide lié à la croûte et le manteau asthénosphérique dans lequel les volcans prennent leur source. On distingue la croûte continentale de composition moyenne proche d’un granite (riche en silice et alcalin, pauvre en fer et magnésium) et la croûte océanique globalement de composition basaltique (riche en magnésium et fer, relativement pauvre en silice).

    La terre d’un rayon de 6370 km, est constituée d’enveloppes concentriques (Fig. 1). Au centre, le noyau, d’un rayon de 3470 km, constitué essentiellement de fer, nickel et soufre. Autour, le manteau (69% de la masse totale) composé principalement de minéraux silicatés (olivine, pyroxène, spinelle, grenat, perovskite et magnésiowüstite). La croûte sur laquelle nous vivons, avec une épaisseur comprise entre 10 et 100km, ne représente qu’une très faible partie de la masse totale de la Terre. (suite…)