Conférence d’Emmanuelle George-Marcelpoil, Unité de recherche Développement des territoires montagnards, IRSTEA, Grenoble, dans le cadre de la Journée d’accueil de l’Unité de tourisme de l’Institut universitaire Kurt Bösch de Sion (IUKB) à l’UNIL.
Conférence d’ouverture de Christophe Gauchon, Laboratoire EDYTEM, CNRS, Université de Savoie, dans le cadre de la Journée d’accueil de l’Unité de tourisme de l’Institut universitaire Kurt Bösch de Sion (IUKB) à l’UNIL.
Dans l’article Was the Anthropocene anticipated?, Clive Hamilton et Jacques Grinevald tentent de resituer la notion d’Anthropocène d’un point de vue épistémologique. L’Anthropocène comme époque géologique est un thème interdisciplinaire contemporain. (suite…)
Conférence de Maja SCHLUTER (Stockholm Resilience Centre) dans le cadre du TIM – Théories, instruments méthodes: la durabilité en quête d’interdisciplinarité. (suite…)
Le 14 janvier 2015, deux grimpeurs américains ont finalisé l’ascension d’une paroi considérée par certains comme la plus difficile au monde, à savoir The Dawn Wall sur El Capitan, dans la vallée du Yosemite (Californie). Cette ascension a été largement médiatisée et des chercheurs de la FGSE ont été sollicités par le New York Times pour participer à un article.
La falaise d’El Capitan est composée de granite, magma cristallisé à plusieurs km de profondeur, datant du Crétacé. Comme l’ensemble de la vallée, le monolithe a été sculpté par les glaciations pour former cette impressionnante paroi, qui s’élève d’un seul jet et sur 1000m de hauteur.
Antoine Guerin et Battista Matasci, doctorants à l’ISTE au sein du « Risk Analysis Group », ont réalisé une modélisation de cette paroi pour leurs travaux de thèse portant sur l’analyse des chutes de blocs. C’est cette modélisation qui a par la suite été réutilisée par le New York Times pour en faire une infographie 3D qui illustre le vertigineux parcours des grimpeurs.
Méthodologie
Cet appareil de mesure balaie avec un rayon laser une surface à distance, jusqu’à environ 2 km. L’analyse du faisceau de lumière rétrodiffusée vers l’émetteur permet de cartographier la surface avec une grande résolution (ici un point tous les 10-15 cm). L’ensemble des données récoltées forme un nuage de points dense, qui peut ensuite être transformé en une surface triangulée (un mesh), permettant d’obtenir un visuel à haute définition d’une paroi ou d’une topographie, quelle qu’elle soit. A cela s’ajoute la technique photographique du GigaPan, un pied robotisé de prise de vue permettant de créer des panoramas gigapixels extrêmement détaillés de plusieurs centaines ou milliers de photos.
Illustration de l’acquisition des données sur les faces SW et SE d’El Capitan avec le LiDAR (appareil orange) et le GigaPan. On voit à quel point la paroi est immense par rapport à la taille d’un homme.
En analysant des images ou modélisations réalisées à différentes périodes, les chercheurs du Groupe RISK de l’ISTE peuvent identifier des occurrences de chutes de blocs et en inférer une tendance de risque. Un des intérêts de la vallée du Yosemite est qu’un inventaire détaillé des chutes de blocs a été constitué depuis 1850 jusqu’à aujourd’hui, ce qui offre un panel assez large d’événements permettant de mieux évaluer les risques. Les méthodes d’analyse développées au Yosemite s’appliquent très bien à d’autres parois, dans les Alpes ou ailleurs.
Comparaison de deux nuages de points LiDAR sur la paroi ouest du Petit Dru dans le Massif du Mont Blanc. Le compartiment orange est tombé en septembre 2011, la partie rouge s’est éboulée quelques semaines plus tard, en octobre 2011.
La face ouest du Petit Dru (3733m, Massif du Mont-Blanc) avec le nuage de poussière provoqué par l’éboulement d’octobre 2011. Pas moins de 59’000 m3 de roche se sont effondrés entre le 15 septembre et le 30 octobre 2011. Photos : L. Ravanel et J. Malbert.
Les recherches du groupe RISK dirigé par le Prof. Michel Jaboyedoff et par le MER Marc-Henri Derron, partent généralement des sciences fondamentales et vont vers les sciences appliquées aux risques. Elles incluent l’étude de processus physiques tels que glissements de terrain, laves torrentielles, grêle, chutes de blocs et tsunamis, mais s’intéressent aussi à la perception du risque, l’évaluation de la vulnérabilité et de la résilience des populations à risque, de l’aide à la décision et à la gestion des risques.
L’équipe du groupe d’analyse de risques, presque au complet, pris par un drone
Publications scientifiques
Use of LIDAR in landslide investigations: a review
Michel Jaboyedoff, Thierry Oppikofer, Antonio Abellán, Marc-Henri Derron, Alex Loye, Richard Metzger, Andrea Pedrazzini, Nat Hazards (2012) 61:5–28
DOI 10.1007/s11069-010-9634-2
Conférence de Patrick CRIQUI (CNRS, Université Grenoble Alpes) dans le cadre du TIM – Théories, instruments méthodes: la durabilité en quête d’interdisciplinarité. (suite…)
Dans l’émission En ligne directe de la RTS du 15 janvier, Dominique Bourg, (philosophe et professeur ordinaire à l’Institut de géographie et de durabilité de la FGSE) intervient sur la question des bénéfices éventuels du prix du pétrole actuel, très bas. (suite…)
Thèse soutenue par Marina Von Tscharner le 16 janvier 2015, Institut des sciences de la Terre (ISTE)
On retrouve beaucoup de structures en 3 dimensions (3-D) dans les roches qui ont pour origines une déformation de la lithosphère terrestre. Ces structures sont par exemple des plis, des boudins (pinchand-swell) ou des mullions (cuspate-lobate) et sont présentes de l’échelle centimétrique à kilométrique. Mécaniquement, ces structures peuvent être expliquées par une différence de résistance entre les différentes unités de roches et sont généralement le fruit d’une instabilité géométrique. (suite…)
Thèse soutenue par Myriam Borgatta le 8 janvier 2015, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST)
Les milieux aquatiques sont exposé continuellement à de plus en plus de substances chimiques qui sont émises par les activités humaines. Les médicaments, par exemple, sont connus pour atteindre l’environnement et provoquer des effets chez les organismes aquatiques. Une fois consommés, ces molécules sont éliminées par l’intermédiaire des urines ou des fèces sous forme originale ou transformée. Ces résidus de médicaments se retrouvent dans les eaux usées et sont dirigés vers une station d’épuration afin d’y être traité. Les stations d’épuration ne sont pas toutes dotées de procédés complexes permettant d’éliminer toutes les substances synthétiques comme les médicaments. Ces molécules sont alors rejetées dans les eaux de surfaces, avec les effluents de la station d’épuration. Une fois dans l’environnement, les effets de ces molécules sont peu connus sur la faune et la flore aquatique. (suite…)
Conférence de Alexandre AEIBI (Université de Neuchâtel) dans le cadre du TIM – Théories, instruments méthodes: la durabilité en quête d’interdisciplinarité. (suite…)
Conférence de Stéphane BELLON (INRA, Avignon) dans le cadre du TIM – Théories, instruments méthodes: la durabilité en quête d’interdisciplinarité. (suite…)
Conférence de Suren ERKMAN (Université de Lausanne) dans le cadre du TIM – Théories, instruments méthodes: la durabilité en quête d’interdisciplinarité. (suite…)
L’agriculture urbaine est un thème émergent de la recherche et des politiques publiques en Suisse. L’objectif de cette rencontre est de faire échanger chercheurs et praticiens intéressés au croisement des problématiques agricoles et urbaines dans le but d’esquisser les grandes lignes d’un agenda de recherche pour les 10 années à venir.
Cette rencontre inaugure le SUAN (Swiss Urban Agriculture Network). Ce réseau relie les personnes, intéressées à la recherche en agriculture urbaine en Suisse. Le SUAN a pour objectifs la circulation d’informations, l’échange d’expériences, la collaboration entre recherche et pratique et le développement de projets.
Le SUAN vise à mettre en relation chercheurs et praticiens qui travaillent sur le thème de l’agriculture urbaine en Suisse. L’accent principal est mis sur la recherche académique et appliquée. Toutefois, il est cordialement ouvert aux praticiens qui souhaitent contribuer à la recherche et alimenter les connaissances sur le sujet. Son premier objectif est de faciliter la circulation d’informations sur les projets, les événements et la recherche liés à l’agriculture urbaine. Son deuxième objectif est d’offrir une plateforme d’échange d’expériences dans des champs tel que la collaboration entre la recherche et la pratique, l’enseignement, la construction de projets, etc. Finalement, le développement de réseaux devrait aboutir sur le développement de nouvelles collaborations et sur la promotion de l’agriculture urbaine en Suisse.
Urbane Landwirtschaft gewinnt in der Forschung und Politik der Schweiz zunehmend an Relevanz. Dieser Workshop will Forschende und Praktiker zusammenbringen, die an der Schnittstelle von Landwirtschaft und städtischem Raum und an den daraus resultierenden Herausforderungen interessiert sind. Ziel ist es, eine Forschungsagenda für die nächsten 10 Jahre zu skizzieren.
Der Workshop ist gleichzeitig die Auftaktveranstaltung des SUAN (Swiss Urban Agriculture Network). Dieses Netzwerk vereint Personen, welche an der Forschung zur Urbanen Landwirtschaft in der Schweiz interessiert sind. Das Hauptanliegen des SUAN ist der Informations- und Erfahrungsaustausch, die Zusammenarbeit zwischen Forschung und Praxis, sowie die gemeinsame Entwicklung von Projekten.
Programme / Programm
1. IntroductionHeidrun Moschitz (FiBL) et Joëlle Salomon Cavin (UNIL)2. L’agriculture urbaine, un enjeu de recherche, un enjeu politique ? / Urbane Landwirtschaft, eine Herausforderung für Forschung, eine Herausforderung für Politik ?
Urbane Landwirtschaft, eine Herausforderung für die Forschung und für die Politik
Dominique Kohli, vice-directeur de l’Office fédéral de l’agriculture, OFAG / BLW
L’agriculture dans l’agglomération. Perspective de l’aménagement du territoire
Reto Camenzind, vice-directeur de la section urbanisation et paysage, Office du développement territorial (ODT / ARE)
Formes d’agricultures alternatives
Francis Egger, directeur du Département économie et politique de l’Union suisse des paysans (USP / SBV)
3. Table ronde « L’agriculture dans les aires urbaines »Dominique Kohli (OFAG / BLW), Francis Egger (USP / SBV), Reto Camenzind (ODT / ARE)4. Les défis de l’agriculture urbaine: une perspective globale / Urbane Herausforderungen: eine globale Perspektive
What’s Next for Urban Agriculture ?
Femke Hoekstra, Ressource Centres on Urban Agriculture and Food Security (RUAF)5 . World Café
Modération par David Bourdin (Agridea). Groupes de travail organisés autour des thèmes suivants:
Spécicités de l’agriculture urbaine / Besonderheiten des städtische Landwirtschaft
Potentiels, contraintes et opportunités / Potential, Zwänge und Chancen
Besoins en termes de recherche / Ermittlung von Forschungsbedarf
Thèse soutenue par Marina A. Rosas Carbajal le 9 décembre 2014, Institut des sciences de la Terre (ISTE)
De nouvelles technologies sont nécessaires pour passer d’une production d’énergie basée sur le nucléaire et les combustibles fossiles à des énergies renouvelables. L’utilisation de systèmes géothermaux stimulés est une des possibilités qui pourraient répondre partiellement à la demande en énergie. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de suivre les chemins d’écoulements des fluides qui sont injectés en profondeur afin de les récupérer une fois qu’ils sont suffisamment chauds pour produire de l’énergie. (suite…)
Une conférence donnée par Monsieur Christian ARNSPERGER, professeur ordinaire à l’Institut de géographie et durabilité (IGD), le 5 décembre 2014 à l’occasion de la Fête des diplômés GSE. (suite…)