L’Université de Lausanne soutient et encourage les équipes à participer à des projets de recherche soutenus par l’Union Européenne. L’antenne lausannoise de Euresearch a publié sept success stories d’implications de l’UNIL dans de tels projets, parmi lesquels figurent trois professeurs de la FGSE.
Michel Jaboyedoff, professeur ordinaire à l’Institut des sciences de la Terre, a participé au projet CHANGE sur les risques liés aux inondations et aux glissements de terrain.
Céline Rozenblat, professeure associée à l’Institut de géographie et durabilité, a joué un rôle transversal dans le projet Insite sur les réseaux d’innovation.
Eric Verrecchia, professeur ordinaire à l’Institut des dynamiques de la surface terrestre, a collaboré au projet CO2SolStock qui visait à stocker du CO2 à long terme par des processus naturels.
La valorisation des professeurs de notre Faculté souligne l’efficacité et la diversité d’expertise des chercheurs de nos trois instituts. Mais au-delà, cette valorisation devra susciter l’intérêt des chercheurs de l’UNIL, et en particulier de notre faculté, pour des projets d’envergure européenne.
Thèse soutenue par Charles Albert-Bohan le 1er février 2016, Institut de géographie et durabilité (IGD)
L’Europe centrale fait à la fois figure d’interface et de plateforme sur le continent européen dans des jeux politiques et économiques. L’adhésion à l’Union européenne est porteuse d’espoir en termes de développement de territoires encore marqués par près de 50 ans de régime socialiste. L’intégration de ces territoires à la mondialisation a été insufflée avant tout par des acteurs économiques privés, les firmes multinationales, dès le milieu des années 1990. (suite…)
Thèse soutenue par Carmen Delia Vega Orozco le 21 janvier 2016, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST)
Cette thèse développe une méthodologie statistique complète et flexible pour l’analyse et la détection des structures spatiales, temporelles et spatio-temporelles de données environnementales représentées comme de semis de points. Les méthodes ici développées ont été appliquées aux jeux de données simulées autant qu’à des phénomènes environnementaux réels; nonobstant, seulement le cas des feux forestiers dans le Canton du Tessin (la Suisse) et celui de Portugal sont expliqués dans ce document. (suite…)
Thèse soutenue par Clément Michoud le 15 janvier 2016, Institut des sciences de la Terre (ISTE)
Les glissements de terrain peuvent avoir des conséquences directes et indirectes sur les activités humaines et sur les individus. Afin d’améliorer la gestion des risques naturels, cette thèse de doctorat étudie les aptitudes des capteurs LiDAR (lasers optiques) et RaDAR (émetteurs micro-ondes) à la détection, la caractérisation et la quantification du risque de glissements à échelles régionales, ainsi que le suivi et la modélisation d’instabilités de pentes à l’échelle du versant. (suite…)
Thèse soutenue par Natasha Cornea le 14 janvier 2016, Institut de géographie et durabilité (IGD)
Comment les processus de pouvoir influencent-ils l’environnement urbain dans les petites villes indiennes ? Au quotidien, qui contrôle l’accès et l’utilisation des ressources environnementales ? Comment ? Les réponses à ces questions nous permettent de développer une compréhension nuancée de la condition urbaine. Néanmoins, il existe peu d’ouvrages académiques sur les petites villes indiennes. C’est ce manque que cette thèse cherche à combler. (suite…)
Humilité, humanité, inhumation… Trois termes dont l’étymologie se trouve dans le mot latin humus (« sol, terre »). L’année 2015 aura été déclarée Année internationale des sols par l’ONU, afin de sensibiliser la société civile et les décideurs à cet espace d’une importance vitale pour le bon fonctionnement de la Biosphère.
Les sols fournissent de nombreux services écosystémiques tels que la filtration et la rétention de l’eau, mais aussi le stockage du carbone et contribuent à la régulation de nombreux gaz à effet de serre (GES). Les sols sont à l’intersection entre la géologie, la biologie et l’atmosphère, et à ce titre, les interactions multiples qui s’y produisent sont le support du vivant. Que ce soit pour l’agriculture, la foresterie (exploitée ou non), la régulation des flux d’énergie et des cycles de matière, les sols constituent une interface vivante et fragile du système Terre.
Eric Verrecchia, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST)
Eric Verrecchia (Professeur ordinaire de biogéosciences à l’IDYST et expert des cycles biogéochimiques des sols) est connu pour avoir découvert le potentiel de séquestration du carbone atmosphérique par des arbres dits oxalogènes. Il a été interviewé récemment à ce sujet dans trois émissions de radio et conférence.
Certains arbres, tels que l’Iroko, une essence présente en Afrique Centrale et de l’Ouest, sont considérés comme oxalogènes, c’est-à-dire qu’ils ont la faculté d’accumuler durant leur vie de l’oxalate de calcium, un sel organique qui se présente sous forme de cristaux. Après décomposition des tissus végétaux par les champignons, l’oxalate de l’iroko est libéré de sa matrice organique et est alors oxydé par des bactéries qui transforment l’oxalate de calcium en carbonate de calcium (le calcaire) dans les sols avoisinant l’arbre. En d’autres termes, lors de ce processus naturel, un arbre de cette espèce peut séquestrer du carbone dans le sol sous forme minérale, et ce pour des centaines d’années, sinon davantage… Des arbres ayant cette propriété sont plantés aujourd’hui en Inde, en Amérique latine et à Haïti, sur des sols dépourvus de calcaire.
On comprend donc que le climat et les sols sont intimement liés. Si l’on considère le sol comme un réservoir de dioxyde de carbone, l’érosion et la déforestation transforment des puits de carbone en émetteur de CO2. Tout compris, on estime qu’une diminution annuelle de 0.4% des stocks de matière organique dans les sols pourrait doubler les émissions de GES. Il y donc un intérêt crucial, dans une optique de stockage de carbone, à conserver ce flux de l’atmosphère vers la biomasse et l’humus.
Les interventions du Prof. Eric Verrecchia dans les médias
Jean-Michel Fallot, Institut de géographie et durabilité
Rafraichissez vos connaissances en météorologie avec la chronique de Jean-Michel Fallot, géographe, MER à l’Institut de géographie et durabilité et spécialiste du climat. Régulièrement, M. Fallot fait un point synthétique sur le temps en Suisse, sur les tendances climatiques, saisonnières et sur l’histoire de la météo dans notre pays, sur inspiration de données de MétéoSuisse.
L’année 2015 aura probablement été la plus chaude enregistrée pour la surface de la Terre, depuis 1880, devant 2014 et 2010. Cette année aura aussi été celle d’un événement El Nino South Oscillation (ENSO) d’une intensité exceptionnelle, à l’image de l’ouragan Patricia au Mexique où des rafales de vent ont atteint les 400km/h…
Quant au réchauffement en Suisse, on a mesuré une augmentation moyenne des températures de 1.82 degrés Celsius entre 1901 et 2014, soit le double du réchauffement global sur la même période.
Thèse soutenue par Marco Milani le 4 décembre 2015, Institut des sciences de la Terre (ISTE)
Bien connaître les propriétés hydraulique de sub-surface est essentiel pour de nombreuses applications, comme la gestion durable des ressources souterraines en eau, l’optimisation de la production d’hydrocarbure et d’énergie géothermique, ou encore la sécurisation de stockages géologiques (déchets radioactifs ou CO2). La perméabilité est la plus importante de ces propriétés afin d’obtenir des prévisions fiables des écoulements de fluide ou de contaminants. Cependant, cette propriété est aussi la plus difficile à quantifier, car elle n’est mesurable uniquement que lors de mesures de terrain, ou de tests expérimentaux dédiés, et encore avec une précision faible d’un ordre de grandeur. (suite…)
Le Professeur d’écologie industrielle Suren Erkman (IDYST), co-auteur de l’ouvrage, est à l’honneur
Le Prix Roberval, un concours francophone international qui récompense des œuvres consacrées à l’explication des sciences et des technologies, a été décerné fin novembre au livre de François Vuille (EPFL), Daniel Favrat (EPFL) et Suren Erkman (Professeur associé à l’IDYST, FGSE) Les enjeux de la transition énergétique suisse : comprendre pour choisir : 100 questions-réponses (Editions Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, PPUR, 2015). (suite…)
What is the « Anthropocene » ? The concept of a geologic epoch in which human activities have an influence on the Earth that is larger than any other force of nature has been hotly debated since the introduction of the term more than 15 years ago. Each of us, from philosophers to geochemists, may have a different opinion on whether or not the anthropocene exists, when it may have begun, and even on the overall utility of the concept. Our collective « perspectives on the Anthropocene » are the subject of this Society-Nature forum.
We asked three internationally renowned researchers: a historian, an ecologist, and a geochemist to give us their opinion on how the Anthropocene concept relates to their area of expertise. We further invited speakers from each of our institutes to reflect on how the anthropocene concept has influenced research priorities and perspectives in their domains. Through a series of presentations and discussion, this forum will provide an opportunity for all of us in the GSE Faculty to better understand each other’s background and perspectives and to consider research themes that touch on all of us.
This special event on the anthropocene is organized within the frame of the Society-Nature Forum which purpose is to simulate inter-institute dialogue around the subject of the different approaches to the concept of « Nature » within the Faculty.
Invited Speakers are : Earl Ellis (Professor, Geography & Environmental Systems University of Maryland), Jean-Baptiste Fressoz (CNRS senior researcher, Paris) and Jessica Tierney (Department of Geosciences, University of Arizona)
FGSE speakers are : Jed Kaplan (IDYST), Torsten Vennemann (IDYST), Thierry Adatte (ISTE), Niklas Linden (ISTE), Alexander Federau (IGD) and Christian Kull (IGD)
Les conférences en ligne
Welcome and objectives – Dr Joëlle Salomon Cavin, UNIL
The Ecology of the Anthropocene – Prof. Erle C. Ellis, University of Maryland
Environmental Humanities and the Anthropocene – Alexander Federau, UNIL
Stratigraphy and Paleontology of the Anthropocene – Dr Thierry Adatte, UNIL
Historicizing the Anthropocene – Dr Jean-Baptiste Fressoz, CNRS
The Geochemistry of the Anthropocene – Prof. Torsten Venneman, UNIL
Is the Anthropocene Useful for Political Ecology ? – Prof. Christian Kull, UNIL
Geophysics in Anthropocene – Prof. Niklas Linde, UNIL
When did the Anthropocene Begin ? – Prof. Jed O. Kaplan, UNIL
Thèse soutenue par Pierre-Jean Copin le 13 novembre 2015, Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST)
De plus en plus de substances chimiques sont émises et détectées dans l’environnement. Parmi ces substances, on trouve les herbicides qui sont utilisés en agriculture pour lutter contre la présence des mauvaises herbes. Après leur application sur les sols, les herbicides peuvent être entrainés par les eaux de pluie jusque dans les ruisseaux et les rivières. Les concentrations de ces substances varient donc de manière importante dans les systèmes aquatiques en période de pluie ou en période de temps sec. Des pics élevés de concentrations sont suivis de période de concentrations très faibles ou nulles. Les herbicides présents dans les cours d’eau peuvent engendrer des effets toxiques sur les algues et les plantes aquatiques. (suite…)