Géoblog

Le blog scientifique vulgarisé de la Faculté des géosciences et de l'environnement

Blog

  • Les Parcs nationaux au Japon : clivage ultime ou possibilité de rencontre homme-nature ?

    Les Parcs nationaux au Japon : clivage ultime ou possibilité de rencontre homme-nature ?

    Conférence de Leila Chakroun, Institut de géographie et durabilité, dans le cadre du colloque scientifique en l’honneur d’Augustin Berque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate ». (suite…)

  • Mésologie et temporalité : ontogenèse, évolution, histoire

    Mésologie et temporalité : ontogenèse, évolution, histoire

    Conférence de Ludovic Duhem, Ecole supérieure d’art et de design (Valenciennes), dans le cadre du colloque scientifique en l’honneur d’Augustin Berque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate ». (suite…)

  • Spatialités japonaises

    Spatialités japonaises

    Conférence de Philippe Bonnin, Laboratoire architecture, ville, urbanisme et environnement (Paris), dans le cadre du colloque scientifique en l’honneur d’Augustin Berque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate ». (suite…)

  • Esthétiques du savoir spatial dans la Pensée paysagère

    Esthétiques du savoir spatial dans la Pensée paysagère

    Conférence d’Anne Volvey, Université d’Artois, dans le cadre du colloque scientifique en l’honneur d’Augustin Berque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate ». (suite…)

  • Introduction au colloque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate »

    Introduction au colloque « Habiter comme travail écouménal : chôrésie, médiance, mitate »

    Introduction par le Prof. Mathis Stock, Institut de géographie et durabilité. (suite…)

  • Se changer soi-même pour changer le monde

    Se changer soi-même pour changer le monde

    Face à l’urgence écologique, l’écospiritualité invite à une « transition intérieure »

    En avril 2017, un week-end sur l’écospiritualité avait lieu à l’Institut oecuménique de Bossey. Organisé sur l’initiative de Michel Maxime Egger, responsable du Laboratoire de transition intérieure de l’organisation Pain pour le Prochain, le rendez-vous a rassemblé une soixantaine d’acteurs du domaine. Face à l’urgence écologique, cet événement révèle une volonté d’intégrer une dimension résolument intérieure aux solutions proposées pour réduire notre empreinte écologique. C’est le célèbre adage « se changer soi-même pour changer le monde ». (suite…)

  • Nouveau gouvernement français

    Nouveau gouvernement français

    Dominique Bourg, professeur à l’Université de Lausanne et spécialiste de philosophie et politique environnementale, réagit à l’annonce du nouveau gouvernement du Premier ministre français Edouard Philippe, et notamment à l’arrivée de Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique.

  • Les coraux de la Mer Rouge résistent au changement climatique

    Les coraux de la Mer Rouge résistent au changement climatique

    Dans le contexte actuel de blanchissement exceptionnel des coraux des années 2016 et 2017, une équipe de chercheurs (comprenant le Prof. Anders Meibom – FGSE, ISTE, UNIL et le Dr. Thomas Krueger – EPFL), a fait une découverte essentielle sur l’extrême résistance et résilience au changement climatique d’une espèce de corail de la Mer Rouge.

    Le Prof. Anders Meibom de l’Institut des sciences de la Terre, UNIL et le Dr. Thomas Krueger de l’EPFL.

    La Stylophora pistillata, une espèce de corail qui vit dans de nombreuses régions du globe, n’a pas montré signe de blanchissement dans le Golfe d’Aqaba en Mer Rouge et ce malgré un stress thermique de 1-2°C au dessus des températures estivales maximales, pendant une durée d’un mois et demi. Or la plupart des coraux ne survivent pas à un tel stress thermique.

    Le corail a été monitoré dans l’aquarium Red sea simulator d’Eilat (Interuniversity Institute for Marine Sciences, Israël) en appliquant les scénarios de réchauffement climatique envisagés pour la deuxième moitié du siècle. Non seulement ces coraux ont montré une capacité d’adaptation exceptionnelle, mais ils ont aussi augmenté leur capacité de productivité primaire (croissance) de 51% dans ces conditions de stimulations inhabituelles.

    Stylophora pistillata a migré de l’Océan Indien vers le goulet de chaleur extrême (plus de 30 degrés) du Sud de la Mer Rouge, puis a colonisé le Nord de la mer à la suite du dernier âge glaciaire. C’est grâce à une tolérance à la chaleur maximale développée au cours de l’évolution que l’espèce de corail a pu surmonter des stress extrêmes et s’implanter ainsi durablement dans le Golfe d’Aqaba. Cette espèce de corail résistante à la chaleur pourrait en conséquence mieux s’adapter aux futures conditions climatiques.

    Le blanchissement des coraux est un phénomène au cours duquel le corail, animal aquatique vivant sous forme de colonie de polypes, expulse de sa texture les algues symbiotiques (les zooxanthelles, Symbiodinium) en raison du stress thermique. Les algues donnant leur pigmentation au massif corallien étant expulsées, le corail blanchit. La symbiose entre les polypes et les zooxanthelles (qui par la photosynthèse fournissent leur nourriture au corail) étant interrompue, le corail meurt.

    En bref, non seulement la résilience de l’espèce Stylophora pistillata est grande à des températures au-dessus de la norme, mais en plus, sa santé est optimale. Les résultats de cette étude amènent donc l’équipe du Prof. Meibom à former des espoirs face à la disparition annoncée des coraux. Cela présente aussi un défi pour comprendre les mécanismes biologiques d’adaptation au changement des températures océaniques et atmosphériques. Par ailleurs, les auteurs de cette étude estiment qu’il y a un important potentiel de coopération internationale pour renforcer les lois environnementales dans la concordance, le Golfe d’Aqaba étant situé dans une région sous pression au niveau géopolitique.

    Voir à ce propos

    Auteur : CellComDec / Nicolas Bourquin

  • Stratégie énergétique 2050 : osons changer de paradigme

    Stratégie énergétique 2050 : osons changer de paradigme

    Charles Weinmann, Dominique Bourg et Sophie Swaton proposent la tarification progressive et dynamique de l’électricité dont le principe consiste à faire payer le kWh au consommateur en fonction de sa consommation en s’appuyant sur la nouvelle stratégie du Conseil fédéral.

  • Les Saints de Glace

    Les Saints de Glace

    Jean-Michel Fallot, Institut de géographie et durabilité

    Rafraichissez vos connaissances en météorologie avec la chronique de Jean-Michel Fallot, géographe, MER à l’Institut de géographie et durabilité et spécialiste du climat. Régulièrement, M. Fallot fait un point synthétique sur le temps en Suisse, sur les tendances climatiques, saisonnières et sur l’histoire de la météo dans notre pays, sur inspiration de données de MétéoSuisse.

    Toutes les chroniques météo (2014-2019)

    Les Saints de Glace sont traditionnellement fixés du 11 au 13 mai avec Mamert, Pancrace et Servais, auquel il faut ajouter Boniface le 14 pour se terminer le 15 mai avec la Sainte Sophie. Cette tradition remonte au milieu du Moyen-Age et selon elle, le gel ne serait plus une menace pour l’agriculture à basse altitude en Europe centrale au-delà du 15 mai. Mais ces dates des Saints de Glace ont été décalées du 19 au 23 mai avec le passage au calendrier grégorien en 1582 et ce décalage n’a pas vraiment été assimilé par les croyances populaires. En outre, il existe aussi d’autres Saints de Glace de fin avril à fin mai, le dernier étant la Saint Urbain le 25 mai.

    Une étude de MétéoSuisse réalisée sur la base des mesures de températures à 5 cm/sol à Payerne depuis 1965 montre qu’on n’observe pas vraiment une recrudescence de la fréquence du gel au sol du 11 au 15 mai ou du 19 au 23 mai sur le Plateau Suisse. En outre, il peut geler durant l’ensemble du mois de mai, le risque étant plus élevé au début de mois et plus faible à partir du 16 mai. La série de mesures de Payerne montre que la fréquence du gel au sol la plus élevée en mai durant ces 51 dernières années (1965-2016) survient le 7 mai, alors que le 27 mai est le moins exposé. De telles tendances apparaissent aussi ailleurs en Suisse.

    Cette étude montre encore qu’il gèle généralement au moins un jour en mai sur le Plateau suisse, mais pas toujours. Le mois de mai 1991 avait été particulièrement rigoureux avec 15 jours de gel au sol. Il faut surtout retenir des Saints de Glace que tant qu’ils ne sont pas passés, le risque de gel printanier au sol subsiste, sans privilégier de jour particulier. Ce risque va même au-delà des Saints de Glace (15 ou 25 mai suivant lequel on considère), puisqu’il peut geler au sol à basse altitude jusqu’au 31 mai et même au début juin sur le Plateau suisse.

    Sur le premier graphique de l’étude de MétéoSuisse concernant la fréquence du gel à Payerne, une valeur de 10% signifie qu’il a gelé en moyenne 1 fois sur 10 au sol pour un jour donné sur l’ensemble de la période étudiée (1965-2016). Par exemple, le 7 mai, il a gelé en moyenne une fois sur 5 (environ 20%) à Payerne depuis 1965, soit 10 ou 11 fois sur 51 ans (1965-2016).

    Cette année, il n’y aura pas de risque de gel au sol du 11 au 15 mai en Suisse à basse altitude, puisque MétéoSuisse prévoit un temps doux et instable jusqu’à dimanche consécutivement à un afflux d’air doux et humide du Sud-Ouest. Ensuite, l’anticyclone des Açores devrait être de retour pour le début de la semaine prochaine et nous valoir un temps presque estival, sans risque de gel au sol. A suivre…

  • Un concept qui fait débat : l’Anthropocène

    Un concept qui fait débat : l’Anthropocène

    Interview d’Alexander Federau, chargé de recherche à l’Institut de géographie et durabilité. Dans cette émission, il parle de l’Anthropocène, un concept définissant une nouvelle époque géologique pour rendre compte de l’impact des activités humaines sur l’environnement.

  • Fluorine, chlorine, and OH content in biotites during contact metamorphism

    Fluorine, chlorine, and OH content in biotites during contact metamorphism

    Thèse soutenue par Guillaume Siron, le 12 mai 2017, Institut des sciences de la terre (ISTE)

    Les grandes forces qui s’exercent à l’intérieur de la Terre sont responsables de la tectonique des plaques, c’est à dire du mouvement de grandes parties de la Terre qui parfois se rencontrent dans ce que l’on appelle des zones de convergences. Ces zones sont connues pour être le lieu principal de séismes mais aussi d’éruptions volcaniques. (suite…)

  • Les fleuves et les glaciers ont-ils des droits ?

    Les fleuves et les glaciers ont-ils des droits ?

    La Nouvelle-Zélande a accordé une personnalité juridique au fleuve sacré des Maoris et l’Inde a protégé le Gange. La survie de la planète passe-t-elle par le droit ? Interview de Dominique Bourg, philosophe, professeur à l’Institut de géographie et durabilité.

  • Fabriquer la ville avec les lotissements. Une qualification possible de la production ordinaire des espaces urbains contemporains ?

    Fabriquer la ville avec les lotissements. Une qualification possible de la production ordinaire des espaces urbains contemporains ?

    Thèse soutenue par Lou Herrmann, le 3 mai 2017, Institut de géographie et durabilité (IGD)

    Cette thèse interroge la manière dont sont fabriqués les lotissements résidentiels aujourd’hui en France. Le choix de ce sujet est issu de l’observation d’un paradoxe. D’un côté, ce type d’opération est presque unanimement critiqué pour la médiocrité des formes urbaines qu’il produit. De l’autre, l’histoire de ce mode opératoire et quelques expériences opérationnelles récentes offrent des exemples contradictoires de lotissements diversifiés et de qualité en matière morphologique. (suite…)

  • Rétrospective automne 2016 et hiver 2016/17

    Rétrospective automne 2016 et hiver 2016/17

    Jean-Michel Fallot, Institut de géographie et durabilité

    Rafraichissez vos connaissances en météorologie avec la chronique de Jean-Michel Fallot, géographe, MER à l’Institut de géographie et durabilité et spécialiste du climat. Régulièrement, M. Fallot fait un point synthétique sur le temps en Suisse, sur les tendances climatiques, saisonnières et sur l’histoire de la météo dans notre pays, sur inspiration de données de MétéoSuisse.

    Toutes les chroniques météo (2014-2019)

    Dans cette rétrospective, le lecteur trouvera d’abord quelques mots sur l’année 2016 dans le monde qui a établi un nouveau record de chaleur, puis la présentation celle-ci en Suisse avec le détails pour chaque mois, enfin un texte sur les ondes de Rossby qui font un peu la pluie et le beau temps en Europe avec le front polaire et les anticyclones subtropicaux, notamment celui des Açores.

    Les ondes de Rossby pourraient se renforcer dans le futur en relation avec le réchauffement du climat selon les modèles climatiques globaux et régionaux, ce qui signifierait plus de situations de blocage avec des périodes sèches plus longues et aussi des variations de températures plus marquées en Suisse et en Europe centrale. Plus d’infos là-dessus dans le fichier ci-joint.

    Dans l’immédiat, MétéoSuisse prévoit un temps typique d’avril pour ces premiers jours de mai avec la présence d’une fameuse « goutte froide » (dépression d’altitude) au-dessus de l’Europe centrale. Le « joli » mois de mai est celui qui comptabilise en moyenne le plus de jours de précipitations en Suisse pour la période 1981-2010. Encore une réputation mise à mal par les analyses de MétéoSuisse tout comme les Saints de Glace qui ne se traduisent pas par une hausse du nombre de jours de gel pendant certains jours en mai. Il peut quelquefois geler à basse altitude jusqu’au début juin en Suisse.

    Rétrospective automne 2016 et hiver 2016/17 (PDF)