Crédit photo : Céline Gaille
Par : Communication FBM
Marie Gaille est une « vraie Parisienne », comme la décrit le professeur Nicolas Senn : la philosophe, spécialisée en histoire et philosophie des sciences, a œuvré dans les plus hautes sphères académiques de la capitale française. Elle a été directrice de recherche au laboratoire SPHERE du CNRS-Université de Paris, et enseigne aujourd’hui la philosophie à l’École normale supérieure (ENS). Elle est également rattachée à la République des savoirs, unité mixte de recherche, transdisciplinaire, affiliée à l’ENS, au CNRS et au Collège de France. Jusqu’en août 2025 enfin, elle était directrice de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, la plus haute instance de recherche dans le domaine en France.
Dans ses travaux, Marie Gaille s’intéresse tout particulièrement aux questions de santé, de philosophie du soin (care en anglais), avec souvent un ancrage très pratique, proche de l’éthique. Pour l’anecdote, elle a aujourd’hui son bureau, à l’ENS, dans la maison historique de Louis Pasteur.
Marie Gaille s’est aussi penchée sur les liens entre environnement et santé, et c’est dans ce contexte qu’elle a rencontré le professeur Nicolas Senn, ce qui a marqué le début d’une collaboration florissante entre la scientifique française et l’Unil : plusieurs projets de recherche ont été développés, et la collaboration a culminé avec la publication en 2022 du livre Santé et environnement : vers une nouvelle approche globale (RMS Éditions), ouvrage somme regroupant les contributions de plus 60 auteur·es.
Aujourd’hui, Marie Gaille continue à collaborer avec différents groupes de recherche de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’Unil. Elle est impliquée dans les Assises de la recherche durable en FBM, apportant sa « vision historique et une perspective « méta » sur la recherche », souligne Nicolas Senn, vice-doyen de la FBM à la Durabilité et aux infrastructures.
Le professeur insiste encore, outre l’excellence académique de Marie Gaille, sur ses qualités humaines, sa capacité à « désamorcer des situations complexes », « toujours à même de développer un dialogue constructif dans un esprit d’ouverture et de rassemblement ».
