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Les publications en Open Access sont-elles des biens communs ?

En 2017, Swissuniversities proclame son ambition de rendre l’ensemble des publications scientifiques financées par les pouvoirs publics accessible en Open Access, c’est-à-dire en accès libre et gratuit. Cette mesure vise alors à s’aligner sur les mouvements de libre accès déjà en cours au niveau européen, visant ainsi à améliorer l’exploitation des connaissances issues de recherches publiques en promouvant un accès libre et sans restriction, notamment grâce à la digitalisation.  

Dès leurs origines au XVIIIe siècle, les revues savantes se sont retrouvées face au dilemme de la marchandisation impliquant de prendre en charge les coûts d’imprimerie, amortis par un système d’abonnement. Dès lors, selon le schéma classique des différents types de biens économiques (c.f. encadré), les publications scientifiques s’apparentent à des biens de clubs, dans la mesure où il s’agit de biens publics non rivaux, mais rendus excluables, car réservés à celles et ceux ayant les moyens d’y accéder. 


Ostrom E. et Ostrom V. (1977) présentent un schéma classique des différents types de biens économiques, qui mesure l’exclusion et la rivalité d’un bien :






  • Les biens privés sont rivaux et excluables. Par exemple, le pain est un bien de consommation privé excluable (un paiement est nécessaire) et rival, car dès qu’il est consommé, il n’est plus disponible pour les autres. 
  • Les biens publics sont non rivaux et non excluables. C’est le cas par exemple de l’éclairage public, il éclaire toutes les personnes qui passent sans pouvoir en exclure.
  • Les biens de club sont en général des biens publics rendus excluables. Par exemple les gated communities ou les autoroutes à péage.
  • Les biens communs sont non excluables, mais rivaux. C’est typiquement le cas des ressources naturelles (pâturages, forêt, pêche, etc.). 

C’est avec la démocratisation d’internet que la notion d’Open Access voit le jour dans les années 19901, poussée par les modèles de communauté comme ArXiv (projet d’archives ouvertes pour la recherche) ou encore la mention Creative Common qui permet à l’auteur·e d’accorder certains droits de réutilisation ou de modification, traduisant la volonté de construire des espaces de partage en dehors des sphères commerciales. Fort de son succès dans les années 1990, la petite communauté d’ArXiv lance un appel à l’harmonisation et à la généralisation des archives ouvertes qui se formalisera en 2002 avec l’Initiative de Budapest qui recommande la création de revues entièrement en libre accès. Dès 2012, diverses mesures étatiques européennes et nord-américaines viendront encourager le libre accès aux résultats des recherches scientifiques financées par l’État. Ces nouvelles publications digitales sont alors pensées non pas comme des biens publics, mais comme des biens communs, et plus précisément des communs de la connaissance1,2.

La publication en Open Access permet aux chercheur·es de conserver les droits de leurs ouvrages et de réparer une iniquité, en revendiquant à toutes et tous l’accès aux résultats des recherches.

Cet article interroge les enjeux terminologiques à parler de bien communs plutôt que de biens publics, alors même que la production de ces biens (la recherche et ses résultats) est financée par l’État et non par des communautés de scientifiques autofinancés. L’exposé suivant présente un extrait de la littérature en sciences humaines et sociales qui rend compte d’enjeux légaux, économiques et idéologiques mettant en perspective la notion de commun dans l’Open Access.

De la notion de « biens communs » à celle de « communs de la connaissance » 

Les communs ont pour origine la gestion des terres européennes « communes » avant la fin du Moyen-Âge. Dès le XVIIIe, la gestion de ces terres est contestée par les autorités publiques et la plupart deviennent des propriétés privées ou publiques. En Angleterre, le terme d’enclosure définit cette appropriation de biens communs par le marché ou par l’État. Ces enclosures seront présentées comme rationnelles et nécessaires par le biologiste Garrett J. Hardin. Il présente la « Tragédie des biens communs », stipulant que sans le contrôle du marché ou de l’État, toute ressource librement accessible est amenée à disparaitre, car l’être humain serait naturellement poussé à la surexploitation des ressources3.

Cette publication crée alors un intérêt dans la recherche sur les communs, à laquelle Elinor Ostrom consacrera une partie de sa carrière. En effet, elle mobilise des données anthropologiques pour montrer qu’il existe des gestions communes et négociées qui permettent le partage et la préservation des ressources4. Elle permet ainsi de montrer que l’exploitation des communs ne mène pas inéluctablement à leur fin ; la diversité des arrangements mis au point par des communautés locales permet leur gestion sans avoir recours à l’appropriation privée ou à l’intervention centralisée de l’État. Cette gestion nécessite le respect de règles communes et évolutives, qui garantissent la reconnaissance du droit à gérer des communs sans intervention extérieure. Ainsi, les communs sont définis comme instables, porteurs de liens sociaux et de constructions collectives, mais également constamment en danger d’enclosure1,4.

À la fin du XXe siècle, les communs sont mobilisés pour penser la démocratisation d’internet, pensée alors comme un réseau qui évolue en transparence et de manière ouverte aux usager·ères. Malgré le fait que l’accès à internet soit privé (appareil, serveurs et réseaux), ce sont les protocoles qui font fonctionner ensemble ces éléments privés afin d’offrir le commun d’internet. En effet, un document, un logiciel, une image ou encore un son peut être mis en ligne et accessible à tous en devenant ainsi une ressource gérée collectivement. Comme tous les communs, ces nouveaux biens sont alors en proie aux enclosures, car le web amplifierait les risques d’appropriations, avec par exemple des blocages écosystémiques, juridiques, techniques, communautaires, attentionnels ou encore en ce qui concerne la durée d’accès. 

C’est dans cette perspective que les connaissances, dans la suite des travaux d’Ostrom, sont également pensées comme des biens communs. Charlotte Hess envisage ainsi les connaissances scientifiques comme des biens communs : malgré le fait qu’elles ne soient pas rivales (les connaissances ne sont pas soustractives, mais cumulatives), les modèles décrivant les conditions de fonctionnement des biens communs peuvent s’appliquer à la connaissance, notamment en raison de sa vulnérabilité face aux enclosures2. La volonté d’employer le terme de communs de la connaissance relève ainsi d’une dimension militante et défensive face aux risques d’enclosure, mais également face à l’inaction de l’État.

Une société de la connaissance en proie aux enclosures

La « société de la connaissance » (p. 29) définit1 chaque élément de la nature comme porteur de connaissances. La gestion commune de notre environnement se base ainsi sur l’usage des savoirs, qu’ils concernent par exemple l’agriculture ou la médecine. Depuis le XVIIIe siècle, la production et l’accumulation des savoirs ont été centrales dans le développement économique et social de nos sociétés. Le sociologue Xavier Landes propose d’identifier trois types de bénéfices qu’apportent les connaissances aux développements : les bénéfices matériels permettent d’accroître l’efficience industrielle et d’améliorer les conditions de vie, les bénéfices sociopolitiques permettent l’empowerment des citoyen·nes, et finalement, les bénéfices « distants » permettent une amélioration des débats publics et des décisions politiques5 (p.72-4).

Les connaissances pensées comme des biens communs permettent donc de rendre visible la menace d’enclosures sur les bénéfices apportés par les connaissances, notamment à cause des nouvelles formes de diffusion numériques du savoir. Certain·es auteur·es dénoncent également le glissement entre la pleine propriété d’une œuvre physique et la licence d’usage numérique qui applique une logique de contrôle et de verrouillage. Cela peut alors engendrer une « tragédie des anti-communs », c’est-à-dire un manque à gagner social dû à la sous-utilisation d’une ressource dont l’accès serait trop verrouillé. Ces éléments mettent en perspective la vulnérabilité et la susceptibilité d’appropriation des communs de la connaissance face aux enclosures numériques, légitimant ainsi leur statut de biens communs2.

Les connaissances scientifiques, un bien public voulu commun ?

Le second mouvement d’enclosures contemporain décrit par James Boyle touche de nombreuses conceptions de la propriété intellectuelle. Bien que les publications scientifiques soient des biens publics dont l’État assure le financement de leur production, leur vulnérabilité face aux enclosures les définit comme des biens communs. Cela permet non seulement d’attirer l’attention sur les risques d’appropriations privées du savoir, mais également d’identifier une résonnance militante pour une conception anticapitaliste du partage des connaissances. 

James Boyle identifie un second mouvement d’enclosure traduit par l’extension continue des droits de propriété intellectuelle qui serait alors amplifié par la démocratisation d’internet et de la digitalisation.

Pour contrer l’enclosure des droits d’accès à ces biens publics, l’Open Access concrétise la volonté de rendre les connaissances issues de la recherche accessibles à toutes et tous. Ce mouvement est alors suivi de près par l’Open Data Base Licence qui vise à garantir l’ouverture et l’usage d’extraits de bases de données pour inciter le développement de recherches participatives et ainsi améliorer l’efficience de la recherche grâce au partage des données. La notion de biens communs traduit cette évolution dans l’organisation académique, car « parler de communs, bien au-delà des ressources considérées, c’est avant tout parler d’une forme d’organisation sociale, d’arrangements institutionnels, de construction collective, d’autogestion et, bien évidemment, de partage et donc d’une nouvelle relation à l’autre. »1 (p. 16). En pleine mutation, les formes d’organisation des publications scientifiques permettent ainsi de repenser la place des connaissances produites dans nos sociétés.

Références

1Le Crosnier H. (2018). « Une introduction aux communs de la connaissance. » tic&société, 12(1), pp. 14-41. https ://journals.openedition.org/ticetsociete/2481

2Hess C. (2011). « Inscrire les biens communs de la connaissance dans les priorités de recherche. » In Vecam (Eds). Libres savoirs : Les biens communs de la connaissance. CF éditions, pp. 33-55. http ://www.sietmanagement.fr/wp-content/uploads/2016/04/Vecam.pdf

3Hardin G. (1968). « The Tragedy of The Commons. » Science, 162, pp. 1243-8. https ://science.sciencemag.org/content/162/3859/1243.full

4Ostrom E. (1990). Governing the Commons : The Evolution of Institutions for Collective Action. New York : Cambridge University Press.

5Landes X. (2014). « Les enjeux normatifs et politiques de la diffusion de la recherche. » Revue européenne des sciences sociales, 52(1), pp. 65-92. https ://journals.openedition.org/ress/2663

Autres références

Swissuniversities : communiqué de presse du 01.02.2017 : https ://www.swissuniversities.ch/fr/organisation/documentation/communiques-de-presse/eine-nationale-strategie-fuer-open-access-der-offenen-publikation-von-wissenschaftlichen-artikeln-1-2

Initiative de Budapest du 14.02.2002 : https ://www.budapestopenaccessinitiative.org/read

FNS : Publier en Open Access : https://www.snf.ch/fr/leFNS/points-de-vue-politique-de-recherche/open-access/Pages/default.aspx


Informations

Pour citer cet article : Nom Prénom, « Titre ». Blog de l’Institut des sciences sociales [En ligne], mis en ligne le XX mois 2021, consulté le XX mois 2021. URL :
Auteur David Comte, étudiant de Master en sciences sociales
Contact david.comte@unil.ch
EnseignementAtelier Biens publics locaux et globaux

Anne-Christine Trémon et Loeva La Ragione

© Illustration : Pixabay

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Le compost : de l’appropriation à la construction d’un commun social

Par Camille Métry et Orelia Kande

Les déchets étant res nullius entraînent un manque de clarté dans les droits de propriété et provoquent des conflits entre les acteurs revendiquant leur droit sur les déchets. Cependant, les interactions sociales découlant des déchets peuvent aussi être positives. C’est ce que montre notre recherche sur le compostage, la transformation de déchets organiques en compost, par des acteur·trice·s locaux. Ces acteur·ice·s entrent-ils dans un conflit d’appropriation du compost ? Comment le compost participe-t-il à la création d’une communauté partageant des valeurs et des pratiques de mise en commun ?

Nous avons effectué des entretiens et des observations sur deux sites de compostage de proximité : la Villa Freundler et le site de Bernex Saule, dans le canton de Genève.

 
Conflit d’appropriation au sein des acteurs de compostage de proximité

Notre enquête de terrain débouche sur plusieurs constats. Le premier concerne la réalisation du compost qui comporte deux phases. Le premier consiste à réaliser un stock de déchets organiques grâce à la participation des membres du site. Lorsque le stock a terminé sa maturation, les participant·es se retrouvent avec du compost. Ce dernier peut être caractérisé5 comme une “unité de ressource” (p. 30) dont les individus s’approprient ou utilisent le système de ressource.

Le deuxième concerne les manières d’éviter les conflits d’appropriation. L’accès au compost de proximité n’est pas restreint, car le lieu n’est pas fermé ou surveillé. Cependant, il est limité dans le temps, car il faut respecter le processus biologique du compost (fermentation et maturation). Sa quantité varie selon la masse de déchets organiques déposée dans le bac à décomposition. D’autre part, nous observons des règles mises en place ou en voie d’élaboration autour du compost.

Common pool ressources et “appropriateur” chez Elinor Ostrom5
Le terme de common pool ressources fait référence à un système de ressources naturelles ou artificielles suffisamment important pour qu’il soit coûteux (mais pas impossible) d’exclure les bénéficiaires potentiels des avantages de son utilisation.
Les appropriateur·trice·s sont les acteur·trice·s faisant partie du processus réel d’appropriation des unités de ressources du CPR. Le processus peut être entrepris par plusieurs appropriateur·trice·s simultanément ou séquentiellement.

En effet, sur le site de la Villa Freundler, le responsable nous explique que les participant·es peuvent avoir accès au compost si les jardinier.e.s se sont déjà servis du compost pour leur potager. Une membre du site de Bernex nous fit part que son groupe réfléchit à la mise en place d’une hiérarchie des droits d’’accès au compost : 

Principalement, ça irait pour l’extérieur, (…) mais (…) il y aurait une priorité qui serait donnée à ceux qui y participent. (…) s’il en reste, les autres pourront le prendre.

(Simone1, 12 mai 2021)

Cette réflexion autour de la mise en place de règles d’appropriation autour du compost détermine l’ordre d’accès de ce dernier. Les premiers servis sont les jardinier·ères pour l’entretien des jardins communs (“extérieur”), ensuite l’accès est donné aux participant.e.s et le reste rendu accessible à tous·tes.

Ainsi ce groupe mène une réflexion sur la conception de règles opérationnelles qui vont affecter5 “directement les décisions quotidiennes prises par les appropriateur·strice·s concernant le moment, le lieu et la manière de retirer des unités de ressources (…)” (p. 52). Ces règles vont permettre de contrôler les appropriateurs·trice·s du compost lors de sa récupération et d’éviter une pénurie pour les jardinier·e·s. Cependant, ces règles ne semblent pas être les seules raisons évitant les conflits autours du compost. 

Les communautés autour du compost

La pratique du compostage se caractérise donc par des règles spécifiques en matière de gestion par les appropriateurs·trice·s, et elle possède un autre aspect lié à la création de communauté autour du compost. En effet, le compost pourrait, en tant que bien commun, contribuer au renforcement social et culturel des communautés. Comment se manifeste donc cet aspect ? 


Nous avons réalisé que l’aspect social pouvait se trouver dans le caractère local du compostage de proximité. 

« Et puis on a pas besoin de les envoyer à des kilomètres, mais si on les (les déchets) gardent dans nos quartiers, ils peuvent contribuer à fertiliser les sols et puis voilà, être valorisés sur place. »

(Jean1, 16 avril 2021)

Ainsi ces acteur·trice·s favorisent une pratique de compostage local qui permet de contribuer à une revalorisation des déchets. Leurs pratiques sont une forme de commoning, c’est-à-dire des pratiques de mise en commun et de gestion commune des ressources, par lesquelles les membres de ces communautés de compostage tissent des liens (voir encadré). Les composteur·ices ont la possibilité de renforcer leurs liens sociaux grâce à cette pratique de proximité qui les rapprochent entre eux :

« On doit faire ce petit chemin pour arriver au compost, on y va avec les enfants, ils aiment bien ça aussi…  Et puis, c’est vrai, on se retrouve autour du truc, et puis on fait tous attention, parce qu’on partage ce lieu, C’est rigolo, il y a un côté ludique… »

(Simone, 12 avril 2021)

L’acte de composter donne la possibilité aux individus de se réunir, de partager des moments et par ce biais de créer un sentiment de communauté, ce qui rejoint également les idées d’Harvey (2012) dans sa définition des pratiques de mises en commun (commoning).

En effet, Simone explique qu’elle partage ce moment avec ses enfants et qu’elle se retrouve avec ces voisins autour du compostage. Ce lieu de compostage peut également se définir comme une propriété commune détenue par une communauté3. Dans les termes “faire attention parce qu’on partage ce lieu” (p. 4) nous décelons des obligations morales afin que les acteurs collaborent mutuellement pour la préservation du compost2.

Le concept de Commoning
Développé par David Harvey, le commoning se définit comme les pratiques concrètes de mise en commun, où les acteur·trice·s sociaux s’engagent pour produire, reproduire et donner du sens aux biens communs. Ainsi, les individus sont insérés dans la création des biens communs au travers de leurs pratiques communes4. Les communs sociaux se définissent ici comme la mise en commun de règles sociales que mettent en place les acteur·trice·s  dans la pratique du compostage. 

Les règles sur lesquelles s’accordent les participant·es, telle que de ne pas jeter des produits carnés dans les bacs de décomposition, leurs permettent de maintenir et préserver la ressource du compost. 

Ainsi, nous avons pu mettre en lumière deux aspects importants autour de la réalisation du compost. Dans premier temps, nous avons analysé les règles mises en place par les membres des groupes pour éviter l’épuisement du compost et les problèmes appropriations.  Dans un deuxième temps, nous avons pu constater que les activités quotidiennes et le caractère local lié à l’activité du compostage permettent le renforcement des liens sociaux entre les individus et par extension la création d’un sentiment de communauté et d’appartenance sociale des composteurs. Pour aller plus loin dans cette enquête, il aurait été intéressant d’interroger plusieurs groupes participants au compostage de proximité pour les suivre sur une plus longue période afin d’observer l’évolution et les différences dans des pratiques de mise en commun, des pratiques sociales et des adaptations des règles de gestion des ressources communes. 

Notes

1Noms d’emprunt

Références

2Bruun, M. H. (2015). Communities and the Commons: Open Access and Community Ownership of the Urban Commons. in Borch, Christian Kornberger. Urban Commons: Rethinking the City, 153-170.

3Feeny, D., Berkes, F., McCay, B.J. and Acheson, J.M. (1990) ‘The Tragedy of the Commons: Twenty-Two Years Later’, Human Ecology 18(1), 1–19.

4Harvey D. (2012). Rebel cities : from the right to the City to the urban revolution. Londres New York : Verso

5Ostrom, E. (2015). An Institutional Approach to the Study of Self-organization and Self-governance in CPR Situations. In Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action (Canto Classics, pp. 29-57). Cambridge: Cambridge University Press. doi:10.1017/CBO9781316423936.003

Informations

Pour citer cet article Nom Prénom, « Titre ». Blog de l’Institut des sciences sociales [En ligne], mis en ligne le XX mois 2021, consulté le XX mois 2021. URL :
AutricesCamille Métry et Orelia Kande, étudiantes en Master
Contactscamille.metry@unil.ch
orelia.kande@unil.ch
Enseignement Atelier Bien publics locaux et globaux

Anne-Christine Trémon et Loeva La Ragione

© Illustration : Pixabay