Une équipe du Département de biologie computationnelle (Faculté de biologie et de médecine) de l’UNIL, sous la direction du Pr Sven Bergmann, a développé un modèle d’IA qui estime l’« âge rétinien » d’une personne à partir d’une simple photographie du fond de l’œil. Entraîné sur les images de plus de 70 000 personnes de 40 à 79 ans issues d’une biobanque anglaise, il se trompe en moyenne de moins de trois ans.
L’écart entre l’âge rétinien et l’âge réel est associé à de nombreux aspects de la santé, dont les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le cancer et la démence, ainsi qu’à des événements de santé survenant au cours des quinze années suivantes. L’étude, dont Olga Trofimova est la première autrice, a été menée avec l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et l’Erasmus University Medical Center de Rotterdam. Elle met aussi en évidence des différences entre les sexes : avant la ménopause, les femmes ont une rétine qui paraît plus jeune que celle des hommes, ce qui s’inverse après. Le tabagisme est le facteur le plus fortement associé à un âge rétinien élevé. Les résultats sont publiés dans Nature Communications.
