Le corpus et ses limites

Dans un travail commun, le laboratoire d’humanités digitales de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, Le Temps et la Bibliothèque nationale suisse ont indexé les archives susmentionnées à l’aide des technologies les plus avancées pour les documents historiques[8]. Une recherche par mots clefs permet de constituer des corpus à analyser (voir méthodologie). Malheureusement, cette manière de procéder est extrêmement sensible aux choix des mots clefs. Certains articles consacrés au sujet peuvent être absents du corpus si la recherche est trop spécifique, tandis qu’une recherche trop générale inclurait des articles sans rapport avec la question. De plus, il est pour l’instant impossible d’analyser les images présentes dans les articles. Nos résultats ne tiendront ainsi pas compte des affiches politiques, qui jouent un rôle important dans les votations.

Les conclusions tirées de l’analyse des données récoltées dans le corpus pourront être comparées avec des ouvrages de littérature secondaire pour confirmer le choix des mots clefs. Nous nous baserons principalement sur le livre de Studer Brigitte, « Suffrage féminin et démocratie directe : l’exemple de la Suisse, 1848-1990 »[9] et celui de Lotti Ruckstuhl « Vers la majorité politique : histoire du suffrage féminin en Suisse. »[10]Des éléments historiques servant à expliquer des pics d’intérêt pour ce thème dans les journaux pourront être trouvés dans le dictionnaire historique de la Suisse.[11]

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Sommaire

1 Contexte historique

2 Le corpus et ses limites

3 Méthodologie

4 Analyse

5 Conclusion

6 Bibliographie