Journée d’étude « Nag et Gisèle Ansorge »

Ces dernières années, le cinéaste vaudois Nag Ansorge, qui s’est éteint le 26 décembre, avait confié ses films et une importante documentation à la Cinémathèque suisse. Ces documents, qui sont en cours d’inventaire et de restauration, constituent un fonds exceptionnel rendant compte d’une carrière particulièrement riche. Maria Tortajada et Pierre-Emmanuel Jaques organisent le mercredi 14 mai une journée d’étude consacrée à l’œuvre de Nag et Gisèle Ansorge qui sera l’occasion de présenter les nouvelles recherches menées dans ce fonds.

Outre les« Sabbat », Nag et Gisèle Ansorge, Suisse, 1991. films d’animation au sable, réalisés avec son épouse Gisèle, ce sont des films de commande, des actualités, des documentaires que Nag a tournés, montés ou produits, de la fin des années 1950 jusqu’au milieu des années 2000. Un ensemble de titres réalisés dans le cadre d’une collaboration avec l’hôpital psychiatrique de Cery forment un corpus tout à fait extraordinaire, conjuguant portraits et films réalisés avec des patients. Aussi, dans le cadre de la collaboration qui unit les forces de la Cinémathèque suisse à celles de l’Université de Lausanne, il est apparu particulièrement opportun d’initier un programme de recherche portant sur Nag et Gisèle Ansorge. Il prend aujourd’hui la forme d’une journée d’étude combinant conférences et projections de films.

Cette journée d’étude s’articulera autour de deux axes principaux : d’une part, les « formes, techniques et institutions de l’animation » sur lesquelles porteront les communications de Benoît Turquéty, Suzanne Buchan, Jennifer Darricau, après l’ouverture de Maria Tortajada (9h00) ; d’autre part, le rapport entre « cinéma et psychiatrie » qui occupera les interventions de l’après-midi?, réunissant Jacques Gasser, Vincent Barras, Florence Choquard, Annick Urfer et Pierre-Emmanuel Jaques (dès 14h00). Des projections alimenteront ?les analyses proposées avec, principalement, des films tournés à Cery. Enfin, à 18h30, une séance de projection spéciale « Ansorge » aura lieu? au Cinématographe.

Programme : télécharger.

Illustration : Sabbat, Nag et Gisèle Ansorge, Suisse, 1991 (© Tous droits réservés/collection Cinémathèque suisse).

Référence : journée d’étude « Nag et Gisèle Ansorge », sous la direction de Maria Tortajada et Pierre-Emmanuel Jaques, Cinémathèque suisse, Lausanne, 14 mai 2014, 9h-20h.

Voir aussi la page de la Section d’histoire et esthétique du cinéma.

Vernissage du livre Cinéma, machine à mondes d’Alain Boillat

Le vernissage du livre Cinéma, machine à mondes d’Alain Boillat, Prof. à la Section de cinéma de l’Université de Lausanne, aura lieu le jeudi 13 mars à la Cinémathèque suisse. Il sera présenté par l’auteur et l’éditeur à l’occasion d’un apéritif servi au Salon bleu du Casino de Montbenon en ouverture de soirée (dès 20h). La soirée se poursuivra par la projection du film Déjà vu de Tony Scott à 21h.

Alain Boillat aborde dans cet essai la manière dont la construction d’univers parallèles sous-tend, à l’ère des effets spéciaux numériques, de nombreux films, en particulier dans le genre de la science-fiction. Il développe son propos en analysant les caractéristiques formelles et les soubassements idéologiques de certaines productions emblématiques, au cinéma (de Dark City à Avatar en passant par Tron ou Total Recall et leur récent « sequel » ou remake) et à la télévision (Le Monde sur le fil de Fassbinder ou les séries Lost et Fringe).

Cette parution marque le coup d’envoi de la collection « Emprise de vue », dirigée chez l’éditeur genevois Georg par Alain Boillat. Principalement dédiée au cinéma contemporain, elle se donne pour but d’envisager les imaginaires technologiques dont ce dernier témoigne, les traditions dans lesquelles il s’inscrit et les enjeux formels qu’il soulève. Il s’agit aussi bien d’exploiter les acquis de recherches actuelles issues de divers champs des sciences humaines que d’éprouver la théorie à travers des analyses rigoureuses, originales et appuyées par une riche iconographie. « Emprise de vue » entend inviter ses lecteurs à relire différemment les films récents, à les situer dans l’histoire du cinéma et par rapport à certaines interrogations esthétiques, historiques et culturelles.

Illustration : Déjà vu, Tony Scott, États-Unis, 2006.

Référence : Alain Boillat, Cinéma, machine à mondes. Essai sur les films à univers multiples, Genève, Georg, 2014, ?392 p.

Voir aussi la page de Georg éditeur.