Conférences 2013

La conférence de Siegfried Zielinski a été annulée pour des raisons indépendantes de notre volonté.

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Sur quelques problèmes épistémologiques dans le dispositif de la théorie du cinéma

Prof. Martin Lefebvre, Concordia University

On connaît maintenant — grâce aux travaux éclairants de François Albera et de Maria Tortajada — 5 formes de dispositifs au cinéma, qui conduisent de « l’agencement le plus petit » de la machine cinéma à « l’implication des questions de pouvoir ». Mais il est aussi un autre « dispositif », une autre « machine » cinéma, celle-là même que Metz avait naguère baptisée la « 3e machine ». Pour l’auteur du Signifiant imaginaire il s’agit d’une machine psychique, d’un mécanisme d’investissement libidinal. Mais c’est aussi à l’évidence un « dispositif », selon le vieux terme de dispositio tiré de la rhétorique ancienne. Partie essentielle de l’appareil rhétorique, la dispositio organise de manière cohérente les différentes parties du discours et notamment la présentation et la confirmation des arguments que le rhéteur tire des faits qu’il expose. Or, comme tout discours de la connaissance, la théorie du cinéma dispose des conceptions épistémologiques pour présenter et confirmer ses arguments. Ces conceptions épistémologiques sont parfois implicites, mais on remarque depuis quelques années une tendance à les rendre plus explicites alors que les discours théoriques deviennent réflexifs. Il en a suivi des débats sur la nature de la théorie du cinéma et du savoir qu’elle est en mesure de produire. Notre exposé examine certains de ces débats, notamment la position dualiste qui oppose des auteurs américains comme Nöel Carroll et Malcolm Turvey et propose une « troisième » voie en faisant appel à la philosophie pragmatiste de C. S. Peirce.

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Dispositifs du film publicitaire entre cinéma et projecteurs portatifs

Prof. Michael Cowan, McGill University

Ma présentation examinera l’émergence, dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres, d’une série de nouveaux dispositifs visant à sortir le film publicitaire des salles de cinéma pour le transporter dans les magasins, vitrines, foires et rues. Dans un contexte qui n’est pas sans rappeler la multiplication des jouets optiques au milieu du 19e siècle, des systèmes de projection qui accompagna l’émergence du cinéma à l’aube du 20e ou des appareils numériques aujourd’hui, le foisonnement de nouveaux dispositifs publicitaires après la Première Guerre Mondiale témoigne de transformations épistémologiques plus profondes. Cette présentation proposera donc une réflexion sur la relation entre les dispositifs de la « publicité animée » et les nouvelles formes de savoir qui ont rendu possibles ces derniers. En examinant plus particulièrement la théorie publicitaire de l’époque, j’aimerais montrer en quoi l’ « épistème 1920 » se distinguait de l’ « épistème 1900 » tel qu’il a été analysé par Maria Tortajada et François Albera.

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