Étude sur la Cinémathèque suisse au Festival de Knokke-le-Zoute

Rendez-vous à Knokke-le-Zoute, 1949


Texte | Notes | Sources | Référence

Alessia Bottani

En mars 2014, nous rencontrons dans le cadre de notre projet de recherche, chez lui à Gilly, M. Raymond A. Bech, membre fondateur de la Cinémathèque suisse. Au cours de l’entretien, M. Bech nous montre une petite photographie de jeunesse, au format carré, qu’il conserve précieusement, nous dit-il, sans parvenir à la resituer. Quelques personnes y posent devant une vitrine où se reflètent des drapeaux de tous les pays. On y reconnaît, aux côtés de Raymond Bech, le premier directeur de la Cinémathèque, Claude Emery – ce qui permet de dater l’image entre 1948 et 1951. En détaillant la partie droite de la photo, on distingue, derrière la vitre, une affichette qui s’avère être celle du Festival du film expérimental de Knokke-le-Zoute de 1949, signée Pierre Alechinsky.

Quelque temps plus tard, en parcourant les collections iconographiques de la Cinémathèque suisse, nous tombons sur un ensemble de douze photographies noir et blanc regroupées avec la mention FIAF, sans autre précision. Parmi ces tirages format 13×18 effectués sans doute dans les années 1980 ou 1990, figure également un agrandissement, légèrement recadré, du cliché de M. Bech. Point de trace par contre des négatifs ou d’autres tirages d’époque.

Entretemps, nos recherches sur les débuts de la Cinémathèque suisse nous ont permis d’en savoir un peu plus sur les circonstances entourant ces images.

Essor des festivals de cinéma à partir de 1945

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les semaines et festivals de cinéma se multiplient en Suisse et en Europe, caractérisés, en fonction des organisateurs, par des logiques de tourisme culturel ou des ambitions cinéphiles. Il en est qui connaîtront une remarquable longévité quand d’autres se limiteront à quelques coups d’essai. Dès leurs premières éditions, certains de ces événements sont l’occasion, pour les pionniers des premières cinémathèques, critiques et historiens de cinéma, animateurs de ciné-clubs, réalisateurs et cinéphiles de tous pays, de se connaître ou de se retrouver. La première grande opportunité fut offerte quelques semaines à peine après la fin du conflit par le Congrès international du film de Bâle1, organisé dans le cadre de la 2ème Internationale Filmwoche (Semaine internationale du film) par les artisans des Archives cinématographiques suisses. Le livre Cinéma d’aujourd’hui, paru un an plus tard aux Éditions Trois Collines, permet de se faire une idée des participants et des débats2. Simultanément a lieu à Lugano la deuxième – et dernière – édition de la Rassegna internazionale del cinema.

La concurrence s’accentue l’année suivante, avec, entre août et septembre 1946, au niveau suisse, le lancement à Locarno du premier Festival internazionale del film sur les cendres de la manifestation de Lugano, et la tenue de la 3ème Filmwoche de Bâle ; et au plan international, la reprise de la Mostra de Venise (fondée en 1932 et interrompue pendant la guerre) et l’inauguration du premier Festival de Cannes3.

Un festival « mondial » en Belgique

En juin 1947, c’est au tour de Bruxelles d’entrer dans la course avec son fastueux Festival mondial du Film et des Beaux-arts de Belgique, voulu et financé par le gouvernement, qui implique la Cinémathèque de Belgique dans son organisation4. Ce festival affiche des ambitions artistiques nettement marquées qui le distinguent des autres manifestations de ce type. L’affiche, due à René Magritte, représente une tête sculpturale de femme à la chevelure bouclée et aux yeux blancs se détachant sur le rectangle blanc d’un écran bordé de rideaux, et ayant elle-même un écran plus petit inscrit sur son front.

Alors que l’on montre The Private Affairs of Bel Ami d’Albert Lewin, on expose au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles une dizaine de peintres surréalistes – dont Salvador Dali, Paul Delvaux et Max Ernst – qui avaient concouru à l’invitation de la maison de production United Artists pour traiter du thème de « la tentation de Saint Antoine ». Le jury, composé de Marcel Duchamp, Alfred H. Barr et Sydney Janis, avait donné sa préférence au tableau de Max Ernst qui apparaît en couleur dans le film (lui-même en noir et blanc)5.

Cette première édition accueille en outre, dans la section « Cinéma et Culture », l’exposition « Le Film » des Archives cinématographiques suisses, qui avait été présentée à Bâle en 1943 sous le titre « Der Film gestern und heute », une « exposition de livres et revues de cinéma présentée par la Cinémathèque de Belgique », et une « exposition de maquettes de films appartenant à la Cinémathèque française » et consacrée à d’illustres décorateurs6. Le secrétaire général de la Cinémathèque française Henri Langlois et celui des Archives suisses, Harry Goldschmidt, en profitent pour organiser une réunion de travail7.

La Belgique réitère l’expérience deux ans plus tard, à l’été 19498, en la déplaçant cette fois dans la mondaine station balnéaire de Knokke-le-Zoute – peut-être plus à même de rivaliser avec Venise et Cannes ?

La liste des « manifestations cinématographiques et culturelles » prévues dans le cadre de la deuxième édition du Festival mondial du Film et des Beaux-arts de Belgique comprend :

-un « Festival international du film expérimental et poétique organisé par la Cinémathèque de Belgique. Projection des essais les plus curieux ou les plus originaux tentés récemment dans le monde, dans le domaine des recherches de formes et d’expression. Des films d’avant-garde anciens seront projetés également9 ».

  • trois rétrospectives, également dues à la Cinémathèque de Belgique : Jacques Feyder, Eisenstein, Griffith, plus un film de Stroheim (Les Rapaces, celui-là même qui sera projeté lors de l’inauguration officielle de la Cinémathèque suisse un an plus tard) ;
  • un « Festival du film sur l’art organisé par le Séminaire des Arts de Bruxelles » ;
  • un programme de films de l’ONU ;
  • un « Festival international du film d’amateurs ».

La manifestation accueille également plusieurs rencontres professionnelles, dont une séance de la Fédération internationale des archives du film (FIAF) « préparatoire au congrès de Rome (octobre 1949) », une « réunion du Conseil de l’Association Internationale du Cinéma Scientifique », « quatre journées d’études du Bureau International de Filmologie », ou encore « six journées de cinéma éducatif, d’enseignement et culturel du Comité International pour la diffusion artistique et littéraire par le Cinématographe (C.I.D.A.L.C.)10 ».

Parmi ces initiatives en marge du programme officiel, l’événement qui a incontestablement fait date est le festival du film expérimental conçu par le jeune conservateur de la Cinémathèque belge, Jacques Ledoux. Un ambitieux et imposant programme fait dialoguer des pionniers des années 1920 et 1930 (Buñuel, Clair, Dulac, Richter, Ruttman, Vertov, entre autres) avec de futures icônes « underground » (Kenneth Anger, Maya Deren, Gregory Markopoulos). Selon le récit d’André Thirifays, « Gérard Philipe était un grand amateur de ces films, il est resté dix jours exprès pour les voir. On y a projeté des films d’avant-garde tels que L’Age d’Or, Le Chien andalou [de Luis Buñuel et Salvador Dali], Idylle à la plage de Storck, ou plus nettement expérimentaux comme les premiers “dessins sur pellicule” de Norman Mac Laren, Dreams that money can buy de Hans Richter. Grâce à ce festival, comme j’étais Directeur de la Cinémathèque, j’ai pu inviter en son nom quantité de collègues anglais, français, allemands, américains11 ». Le palmarès consacre Oskar Fischinger (Grand Prix du film expérimental avec Motion Painting n.1) et Eli Lotar (Grand prix du film poétique avec Aubervilliers), tout en primant également Norman McLaren, les frères Whitney ou Luigi Veronesi.

Toutefois, à la suite de ces deux éditions, la Belgique se retire du jeu concurrentiel des festivals de cinéma. La Cinémathèque de Belgique devra attendre près de dix ans avant de pouvoir mettre sur pied une nouvelle édition consacrée uniquement au film expérimental, au sein de l’Exposition Universelle de Bruxelles de 1958, sous l’appellation EXPRMNTL. Mais ceci est une autre histoire12

La Cinémathèque suisse à Knokke-le-Zoute

En juin 1949, le petit milieu des cinémathèques se donne donc rendez-vous sur les rives de la mer du Nord, tant pour le festival et ses initiatives parallèles, que pour la séance conviée par la FIAF. D’après l’annonce de la réunion dans le programme officiel, celle-ci compte alors treize « membres effectifs » : les cinémathèques et archives suisse, belge, française, italienne, britannique, néerlandaise, danoise, suédoise, tchèque, polonaise, et, outre-Atlantique, brésilienne, uruguayenne et américaine (MoMA).

Il est à relever que la Cinémathèque suisse figure au nombre de ces institutions. Statutairement fondée en novembre 1948, elle ne sera en effet inaugurée que deux ans plus tard jour pour jour. Et ce n’est qu’un mois à peine avant le coup d’envoi du festival belge, en mai 1949, que les collections des Archives cinématographiques suisses de Bâle (Schweizerisches Filmarchiv) ont été déménagées à Lausanne, entérinant le transfert de l’institution au terme de longues tractations menées par Claude Emery, Président de la Fédération suisse des Guildes du film et des ciné-clubs et Président du Ciné-club de Lausanne. La Cinémathèque suisse cesse alors d’être une coquille vide et peut, timidement, démarrer ses activités.

Mais en vérité, tout au long de cette phase transitoire, Harry Goldschmidt et Claude Emery sont en étroit contact avec Henri Langlois, qui est alors également le secrétaire général de la FIAF, et avec un certain nombre de leurs collègues européens, indispensables interlocuteurs dans la recherche et l’échange de copies. Emery avait d’ailleurs pu faire connaissance avec la plupart d’entre eux dès septembre 1948 à l’occasion du Congrès de la FIAF de Copenhague… où il représentait les Archives bâloises13.

C’est donc au moment où il lui faut mettre véritablement en route « sa » Cinémathèque, et où les conseils – et les films – de ses homologues lui sont de ce fait particulièrement précieux, qu’il fait le voyage de Knokke-le-Zoute, auréolé du tout récent succès que représente le déménagement des collections bâloises à Lausanne. Ainsi que l’atteste la correspondance, il prévoit d’y rencontrer Langlois ; il y négocie d’autre part le prêt d’une copie du Kid auprès de Luigi Rognoni, de la Cineteca italiana de Milan. Et comme il l’indique dans un rapport d’activité sans donner de titre, la Cinémathèque suisse fournit même une copie au Festival14.

Mais Emery ne s’y rend pas seul.

Photos-souvenir

C’est ce que révèle en effet le petit lot de photographies conservé à la Cinémathèque suisse. On y découvre qu’il est accompagné, en tout cas, de Raymond A. Bech et de René Favre, membres fondateurs de l’association et membres, à cette date, de sa Commission exécutive15. En l’absence de légendes et d’une quelconque indication, on ignore qui est à l’origine des photos et en a remis copie à la Cinémathèque. Les tirages étant tardifs et les originaux (tirages et négatifs) semblant manquer à l’appel, on peut émettre l’hypothèse qu’il s’agit de René Favre, cheville ouvrière de l’institution jusqu’en 1983, alors que ses deux camarades ont quitté l’aventure rapidement.

Si nous n’avons pu identifier pour l’instant toutes les personnes photographiées, on reconnaît, aux côtés des jeunes artisans de la Cinémathèque lausannoise, plusieurs pionniers de la Fédération internationale des archives du film : Henri Langlois et Zika de Malewsky-Malevitch (secrétaire exécutive de la FIAF à cette date), Ernest Lindgren (British Film Institute), Jan de Vaal (Nederlands Historische Film Archief), Ove Brusendorff (Danske Filmmuseum), Jacques Ledoux (Cinémathèque de Belgique), ainsi que l’historien du cinéma Georges Sadoul, secrétaire général de la Fédération internationale des ciné-clubs. Les clichés montrent l’atmosphère décontractée d’un moment de pause autour d’une bière, où l’on se passe l’appareil pour que tout le monde y soit. D’autres photos-souvenir, plus touristiques, donnent une idée du décor : Casino de Knokke-le-Zoute et bord de mer. Un précieux témoignage qui en dit plus que bien des lettres et des rapports, sur la manière dont se sont construites les premières cinémathèques : à travers un réseau international qui apparaît ici sous un jour encore informel et convivial. Tout ce petit monde se réunira à nouveau à l’automne, à Rome, pour le Congrès annuel de la FIAF, où Emery et Favre représenteront la Cinémathèque suisse16.

Remerciements à Carina Carballo, André Chevailler et Christophe Dupin.

Notes

1. Du 30 août au 8 septembre 1945.

2. Cinéma d’aujourd’hui. Congrès international du cinéma à Bâle, Genève, Éditions des Trois collines, « Cahiers de traits » n° 10, 1946.

3. Par ordre chronologique, pour l’année 1946 :
Locarno : 1er Festival internazionale del Film, 22 août-2 septembre.
Venise : Manifestazione d’arte cinematografica, 31 août-15 septembre.
Bâle : 3ème Internationale Filmwoche, 5 septembre-14 septembre.
Cannes : 1er Festival de Cannes, 20 septembre-5 octobre. L’inauguration, prévue en septembre 1939, avait dû être reportée pour cause de guerre.

4. 1er Festival mondial du Film et des Beaux-arts de Belgique : Bruxelles, 1er-30 juin 1947. Sur les rapports entre ce festival et la Cinémathèque de Belgique (qui à cette date ne s’appelle pas encore « royale »), voir Raymond Borde, Les Cinémathèques, Lausanne, L’Âge d’homme, 1983, pp.105-106.

5. Dans le Cahier du Festival qui accompagne la manifestation, Albert Lewin publie un article intitulé « Nouvelles possibilités esthétiques du cinéma », où il s’interroge sur le fait que le cinéma parlant puisse être un art comme a pu l’être le muet, voir Cahier du Festival n°1 du 31 mai 1947.

6. Paul Davey, « Cinéma et culture (Trois expositions, du 7 juin au 30 juin, organisées par la Cinémathèque de Belgique) », Cahier du Festival mondial du Film et des Beaux-arts de Belgique, n°4, 21 juin 1947, CS, Bibliothèque.

7. Lettre de Harry Goldschmidt à Henri Langlois, 20.06.1947, et télégramme de Rossi à Harry Goldschmidt, 23.06.1947, Cinémathèque française, Archives historiques, ADM-B225_1947.

8. 18 juin-10 juillet 1949.

9. 25 juin-8 juillet 1949.

10. Programme Général, Deuxième Festival Mondial du Film et des Beaux-Arts de Belgique, Knokke-Le-Zoute, 1949, CS, Bibliothèque, cote A 144. Si l’on en juge par l’ancienneté de la cote, ce document a vraisemblablement été rapporté par Claude Emery et ses camarades au retour de leur séjour au Festival. De même, le programme de 1947 a sans doute été ramené par Harry Goldschmidt, secrétaire des Archives cinématographiques suisses, puis reversé à Lausanne lors du déménagement des collections bâloises, mais en l’absence de cote ou de tampon (comme c’était la pratique pour les livres), il ne s’agit que d’une hypothèse.

11. « André Thirifays – L’homme tranquille », entretien avec Hilda Helfgott, Cinergie, n° 58-59-60, janvier-février-mars 1989, disponible ici [consulté le 19.01.2015].

12. Le Festival connaîtra cinq éditions au total : 1949, 1958, 1963, 1967, 1974.

13. Initialement prévu à Londres, le Congrès se tient du 13 au 15 septembre 1948 à Copenhague.

14. En comparant le programme général du Festival – qui ne détaille que les réalisateurs, sans les titres projetés – et l’inventaire des films reçus de Bâle par la Cinémathèque suisse, on peut hasarder l’hypothèse qu’il s’agit d’une œuvre d’Oskar Fischinger : non seulement celui-ci est bien représenté dans les collections bâloises, mais une mention manuscrite au crayon, au titre générique « Fischinger-Filme », semble indiquer que 2 bobines ont été transmises par avance à Lausanne le 4 mai 1949, sans attendre donc le déménagement fixé au 18 du mois. On ne s’y serait pas pris autrement si l’on avait voulu envoyer à temps une copie en Belgique pour le Festival. (Inventaire des films du Schweizerisches Filmarchiv remis à Lausanne, sans titre ni date, 14 p. dactyl., Staatsarchiv Basel-Stadt, ED REG 1 359-9-1, Chemise Inventar und Archivierung).

15. Qui comprend, outre Emery, également René Dasen.

16. Du 23 au 26 novembre 1949.

Sources

[CS = Cinémathèque suisse]

-Inventaire des films du Schweizerisches Filmarchiv remis à Lausanne, sans titre ni date, 14 p. dactyl., Staatsarchiv Basel-Stadt, ED REG 1 359-9-1, Chemise Inventar und Archivierung.

-Lettre de Harry Goldschmidt à Henri Langlois, 20.06.1947, et télégramme de Rossi à Harry Goldschmidt, 23.06.1947, Cinémathèque française, Archives historiques, ADM-B225_1947.

-Paul Davey, « Cinéma et culture (Trois expositions, du 7 juin au 30 juin, organisées par la Cinémathèque de Belgique) », Cahier du Festival mondial du Film et des Beaux-arts de Belgique, n°4, 21 juin 1947, CS, Bibliothèque.

-Lettre de Claude Emery à Peter Bächlin, 06.06.1949, CS, CSL 1 – C.4.1, boîte 320 Correspondance BA-BAU/Chemise 320/1 – BA-BAE/Peter Bächlin.

-Claude Emery, Rapport d’activité, 14.10.1949, CS, CSL 1.4, chemise CSL 1 4/1 B3 1949-1990.

-[Cinémathèque suisse], Procès-verbal de la Commission exécutive, 16.08.1949, CS, CSL 1.2/CSL 1.2 – chemise CSL 1 2/5 B1.3.

Programme Général, Deuxième Festival Mondial du Film et des Beaux-Arts de Belgique, Knokke-le-Zoute, 1949, CS, Bibliothèque, cote A 144.

Le cinéma à Knokke-le-Zoute. Festival International du Film Expérimental et d’Avant-Garde 1949 [publication accompagnant la manifestation, ne figure pas à la CS].

-Raymond Borde, Les Cinémathèques, Lausanne, L’Âge d’homme, 1983, pp.105-106.

-Roland Cosandey (dir.), « Préludes au Festival. Avant 1946, en Suisse », in Festival internazionale del film Locarno. 40 ans. Chronique et filmographie, Festival International du Film Locarno, 1988, pp. 12-13.

Page Wikipédia sur le Festival international du cinéma expérimental de Knokke-le-Zoute [consultée le 10.02.2015].

Référence

Alessia Bottani, « Rendez-vous à Knokke-le-Zoute, 1949 », in Frédéric Maire et Maria Tortajada (dir.), site Web La Collaboration UNIL + Cinémathèque suisse, www.unil-cinematheque.ch, mis en ligne le 20 mars 2015.

Droits d’auteur

© Alessia Bottani/Collaboration UNIL + Cinémathèque suisse.