Les pratiques de magie et de sorcellerie sont intrinsèquement ambivalentes.
Composé de six articles rédigés par des spécialistes francophones de la magie et de la sorcellerie, ce dossier thématique des Cahiers de recherches médiévales et humanistes a pour ambition d’observer le caractère doublement ambivalent des pratiques – supposées ou réelles – de magie ou de sorcellerie. Sous la codirection de Martine Ostorero (Section d’histoire et Centre d’études médiévales et post-médiévales), ces contributions amènent à observer, à travers des sources de natures diverses, les différentes facettes du pouvoir de lier et de délier, tant en bien qu’en mal, dont sont investis les magiciens et autres sorcières aux derniers siècles du Moyen Âge et à la Renaissance.
Bien que les sources judiciaires soulignent surtout leurs actions maléfiques et nuisibles, les magiciens, les sorcières et les sorciers – ou prétendus tels – sont de fait aussi des désensorceleurs ou des guérisseuses, voire des exorcistes. Au fil du dossier, une attention particulière est prêtée à toutes les formes d’appropriation ou de détournement de la puissance sacramentelle et sacerdotale, en rupture avec l’opposition traditionnelle entre magie et religion, mais aussi en rupture avec la distinction entre magie bienfaisante et sorcellerie malfaisante.
Les articles de ce dossier sont issus d’une journée d’étude du programme «Divination, magie et répression à la fin du Moyen Âge», organisée à l’Université d’Orléans en 2024.
Martine Ostorero, Julien Véronèse (dir.), «Faire et défaire envoûtements et maléfices. Savoirs, pratiques et représentations», Cahiers de recherches médiévales et humanistes – Journal of Medieval and Humanistic Studies (Classiques Garnier), 50/2 (2025), p.13-203.

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