Puissances du cinéma. Écriture et parole – Espace et regard – Montage

Le cinéma est voué à se transformer sans cesse

Au point de départ des enquêtes de ce volume où Hitchcock voisine avec Marey et Vertov avec Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, on retrouve une même puissance, contenue dans des films. C’est à travers ce prisme que François Albera (Section d’histoire et esthétique du cinéma) examine des questions fondamentales, comme celles du mouvement et de la fixité, du montage et de la mise en scène ou des intertitres et du cinéma muet.

L’impression de réalité produit par le cinéma, l’influence qu’il exerce sur les foules – à la fois génératrice de peur et d’engouement – ont engendré une pensée sur ses virtualités sur le plan de la communication et de la circulation des informations. Lié à la modernité technicienne et industrielle, le cinéma doit changer de supports, de fonctions, d’utilisateurs et d’utilisatrices, se spécialiser comme se généraliser. Ces puissances du média « cinéma » – aujourd’hui advenues sous les espèces de la vidéo, du numérique, de l’internet – ne sont pas séparables de celles du médium.

François Albera, Puissances du cinéma. Écriture et parole – Espace et regard – Montage, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2016.


TOUTES LES NOTICES DE

François Albera