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C’est avec une profonde tristesse que notre Faculté a appris le décès de notre collègue et grand ami, le prof. Jean-Bernard Racine, survenu le 23 mars 2026. Il restera à jamais une figure majeure de l’Institut de géographie de l’Université de Lausanne.
Retour sur la carrière de Jean-Bernard Racine
Vous pouvez laisser votre hommage ci-dessous.
18 réponses
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Merci pour toute votre confiance, votre soutien précieux et les encouragements que vous m’avez accordés. Ces derniers m’ont porté bien plus loin que j’imaginais. Reposez en paix.
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Quelle triste nouvelle,
Jean-Bernard a fortement inspiré mon virage vers la géographie humaine. Mes sincères condoléances à ses proches. -
C’est un hommage très sincère que je voudrais rendre à ce grand géographe que fut Jean-Bernard Racine. Ce fut un grand scientifique qui n’a pas hésiter à se frotter aux différents grands courants qui ont traversé la géographie depuis 1960, cherchant toujours à évoluer, à développer un esprit critique face aux concepts et théories ou aux méthodes d’investigation. C’est aussi un homme de culture qui a beaucoup lu non seulement en géographie mais encore en philosophie, en sciences économiques et sociales.
Il est venu plusieurs fois à Liège pour des conférences et des colloques et était présent lors du 100e anniversaire de notre Institut en 2003. Il fut aussi titulaire de la Chaire Sporck internationale en 2007-2008 pour le dixième anniversaire de cette chaire ; dans ce cadre il a donné 15 heures de cours articulées autour de la thématique « Vivre et créer l’espace aujourd’hui : savoirs et savoir-faire géographiques en question ».
Mais au-delà de ses titres et fonctions, ce que je retiendrai avant tout c’est sa chaleur humaine, c’est son souci des autres que ce soit ses étudiants, ses collaborateurs, ses collègues, les scientifiques qu’il évalue ou encore les citoyens des villes ou régions qu’il étudie et pour lesquelles les responsables publics ont souvent recherché son expertise. -
Si tant d’étudiantes et d’étudiants se sentent aujourd’hui un peu comme orphelins, c’est sûrement parce que Jean-Bernard savait créer autour de lui une véritable famille. Grâce à lui, nous avons très vite trouvé l’audace de nous rêver géographes — et d’en devenir. Ce n’est pas rien !
Sa générosité et son ouverture d’esprit resteront à jamais dans nos mémoires.
Peut-être JB chemine-t-il désormais quelque part entre dieu et les hommes…
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Jean-Bernard Racine était le dernier grand broker de la géographie francophone. Il avait le don de relier les idées, les lieux et les personnes d’une manière qui a peu de précédents dans l’histoire moderne de notre discipline. Homme de carrefours et de relations, il a sans relâche mis sa prodigieuse intelligence au service des idées sur lesquels reposent la géographie moderne. Avec lui disparaît un géographe extraordinaire.
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Un hommage plus détaillé a été publié par la revue Articulo-Journal of Urban Research: Jean-Bernard Racine, dernier grand broker de la géographie francophone (1940-2026) https://journals.openedition.org/articulo/6389
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l’annonce du décès de Jean-Bernard m’a profondément attristé.
J’ai rencontré Jean-Bernard à Toronto en 1980, lorsqu’il est venu à l’Université York avec sa famille.
Les meilleurs moments que nous avons passés ensemble ont – sans aucun doute – été ceux passés lors des nombreuses conférences et excursions organisées dans le cadre de la Commission urbaine de l’UGI.
Je me souviendrai de nos conversations et discussions toujours intéressantes, ainsi que de notre relation toujours amicale.
Cordialement et avec mes meilleurs vœux
Lienhard – from Bochum Germany
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Une force de Jean-Bernard était de relier un ensemble très large –une géographie– à l’usage quotidien de la ville incluant ses habitants les plus fragiles.
Il était attaché à son quartier, pour lequel il s’est engagé, avec son épouse dans les années septante lors de la construction de l’église de St-Matthieu, puis entre 2010 et 2020 dans deux groupes de travail.Durant cette seconde période, en maître des processus participatifs, il a permis aux habitants de co-créer une maison de quartier qui, sans lui, n’aurait été que l’ombre d’elle-même. Une fois impliqué dans le projet, sa taille a doublé, remplie par les projets portés par les habitants.
L’abondance d’activités en ses murs rend hommage à son «Le quartier et la maison de quartier, outils du lien social » (Transcription du Forum des Habitants, Boisy 08.09.11).Une autre implication, concerne une « opposition-propositionnelle » à la densification de son quartier.
Jean-Bernard était emprunté par un plan de quartier qui, au-lieu de résoudre les problèmes d’un urbanisme obsolète « du tout à la voiture » ne faisait que de les exacerber. Il l’était aussi d’être accusé de syndrome Nimby par assimilation à une horde de voisins Nein Sager qui ont battu le record communal d’oppositions lors de la procédure d’enquête du projet en question.
De ce fait, c’est avec un groupe d’habitants-experts, dans un esprit de concertation qui lui est cher, qu’a été élaboré une contre-proposition montrant que densification et développement urbain sont conciliable.Au nom de toutes celles et ceux qui bénéficient aujourd’hui de ton engagement pour ce quartier qui te tenait à coeur, ainsi que pour ses habitants de demain. Merci, Jean-Bernard!
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Jean-Bernard fut une source inépuisable d’idées neuves, d’orientations méthodologiques nouvelles et de directions novatrices pour la géographie comme pour les sciences humaines et sociales. Il a largement contribué à inscrire solidement notre discipline dans leur cercle, au cours des dernières décennies du XXe et au début du XXIe siècle.
Il accompagnait ses immenses compétences du souci de les transmettre, ce qui se traduisait par une grande disponibilité d’écoute, de discussion et de proposition. Sa gentillesse et l’attention qu’il portait aux autres facilitaient ces contacts…
S’il existe des cités divines, parions qu’il y poursuivra son œuvre trop vite interrompue.
Bref, il s’agissait une personne rare dont le souvenir ne nous quittera pas. J’adresse une pensée de tendresse à sa famille et à ses proches, forcément éprouvés. -
J’ai connu Jean-Bernard Racine lors des premiers débats sur la création de la Faculté des Géosciences et de l’Environnement qui se proposait d’unifier dans une même structure transdisciplinaire la géographie physique et humaine jusque-là en Faculté des Lettres et les Sciences de la Terre issues de la Faculté des Sciences.
Durant les deux ans de la mise en place de cette nouvelle structure, les discussions avec Jean-Bernard ont été grandement facilitées par son ouverture d’esprit et son approche scientifique à la fois quantitative, statistique, sociale. Sa réflexion urbanistique et épistémologique a été d’un grand secours dans l’établissement des orientations de la nouvelle faculté et a permis d’élargir la notion de « territoire » contenue dans le projet.
Après l’ouverture de la FGSE en 2003, j’ai le souvenir de discussions nourries dans les locaux du décanat sur les orientations de la Faculté, les enseignements nouveaux qu’il fallait mettre en place…et les répartitions de postes.
Homme de grande culture, Jean-Bernard a fait partie de ceux qui ont permis la naissance de notre Faculté et ce qu’elle est devenue. -
Curieux, observateur, amoureux certes de la ville, mais aussi de l’être humain et de la vie plus généralement, il était toujours en quête de comprendre, ce qui a sans aucun doute fait de lui le professeur qu’il est devenu. Il m’a fait découvrir et apprécier une géographie humaine et sociale voire culturelle que j’ai l’impression que peu connaissent.
Cette quête de savoir, emplie d’une curiosité bienveillante, l’amenait à faire évoluer continuellement son raisonnement. Et j’ai fini par comprendre que c’était bien cela, la recherche scientifique, le fait de toujours se remettre en question et de faire constamment évoluer sa pensée. Une éternelle production à améliorer.
J’ai eu la chance qu’il m’accompagne durant ma thèse et au-delà; il aura marqué mon parcours de vie.Son souvenir, son sourire et son regard rieur, quasi enfantin, resteront gravés en moi. La belle photo de sa conférence d’honneur nous saluant avec son fameux chapeau blanc définit bien l’homme qu’il était et qui restera présent dans nos cœurs.
Merci Jean-Bernard pour tout ce que tu nous as apporté.
Repose en paix -
Cher Jean-Bernard,
J’apprends à l’instant ton départ et je me souviens de deux moments précieux. Un soir tard dans un bureau de l’IGUL où tu nous expliquais le fonctionnement du « linkage analysis » en écologie factorielle. Et une fin d’après-midi d’été en excursion aux pieds de la Montagne Sainte-Victoire: tu écoutais avec nous les explications géologiques de Winnis, une fleur à la bouche, très heureux d’être là…
C’est en grande partie parce que tu as apporté à Lausanne la géographie quantitative de Berry, Marble, Garrison et Cie que j’ai choisi mon métier et que le pratique toujours avec passion aujourd’hui.
Merci ! -
Emue, je tiens à exprimer mon profond attachement à notre regretté Professeur Jean-Bernard Racine qui a marqué nos esprits et nos cœurs pour toujours.
En cette période de douloureuse séparation, je partage le chagrin de sa famille, de ses proches et leur présente mes plus sincères condoléances.
Le livre de ma vie est ouvert à la page des plus beaux souvenirs et je mesure la chance que j’ai eue de bénéficier de son enseignement de la géographie au pluriel, de son enthousiasme communicatif, de son esprit curieux, ouvert et de sa grande humanité.
Chapeau bas, un immense bouquet de mercis et au revoir Cher Professeur Racine !
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C’est avec beaucoup d’émotion que je prends connaissance de la disparition de Jean-Bernard Racine. J’ai toujours apprécié son immense culture, sa curiosité intellectuelle, mais surtout la liberté de ton, l’enthousiasme et l’empathie, avec lesquels il rendait compte des recherches des autres.
Un grand géographe, un grand honnête homme. -
Très cher Jean-Bernard,
De Nanjing au Cap, de Tokyo à Calgary, de Macon à Lausanne, nous avons grâce aux réunions annuelles de la Commission Urbaine de l’IGU, sillonné la planète et avons eu l’occasion de consigner dans notre album de voyages de formidables souvenirs de rencontres, d’amitiés et de fous rires. Nous avons partagé tant de moments inoubliables avec les amis fidèles de la Commission Urbaine
Tu étais pour moi, cet ami sur lequel, je pouvais toujours compter. Ta bienveillance, ta curiosité, ton enthousiasme, ton grand cœur resteront pour toujours dans mes pensées.
En souvenir d’une vie si riche et si bien vécue, c’est avec une immense tristesse que je te dis au revoir. Repose en paix !
Liliane Barakat- Beyrouth
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Jean-Bernard a été un homme d’une générosité extraordinaire, d’un enthousiasme sans pareil et d’une magnifique ouverture d’esprit, en particulier vers les sujets géographiques autour du spirituel. J’ai eu la chance de le côtoyer depuis les années de ma thèse jusqu’à celles de mon HDR, et d’échanger avec lui encore par téléphone juste quelques mois avant son décès. Son engagement sans faille pour une géographie curieuse et plurielle restera un modèle pour moi, et son audace intellectuelle un repère. Paix à ton âme, Jean-Bernard, et un merci du fond du cœur!
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C’est avec grande tristesse que j’apprends à l’instant que tu nous as quitté. Mes pensées vont à Anny et toute ta famille. Ils auront besoin de force et de courage pour affronter le chagrin, mais je suis certain qu’ils sauront prendre soin les uns des autres. Je garderai à jamais le souvenir de nos belles discussions sur ton balcon et nos rires avec Anny lorsque je venais dépanner ton Mac. Je pensais à toi l’autre jour en entendant ce qui se passe à Cuba et je me rappelais tout l’amour que tu avais pour ce pays et tout le soutien que tu avais pu leur apporter. Tu aimais les gens, tu t’intéressais à eux, ne supportait pas de savoir quelqu’un triste et je sais que tu as toujours fait ce qui était en ton pouvoir pour rendre leur vie meilleure et mettre de la lumière sur leur chemin. Maintenant c’est à toi que la Lumière tend les bras. Tu n’es peut-être plus là, mais les traces de ton passage parmi nous resteront gravées dans nos cœurs. Adieu l’ami. Repose en paix.
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Un chaleureux coup de chapeau à ce généreux et pertinent géographe

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