Nous avons le plaisir d’accueillir Céline Delmotte, qui rejoint notre Faculté en tant que Consultante recherche, reprenant ainsi le poste précédemment occupé par Ellina Mourtazina, récemment nommée Adjointe à la recherche.
Céline Delmotte est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Université catholique de Louvain et bénéficie d’une large expérience de chercheuse et de responsable de programme. Ses compétences seront essentielles pour un soutien efficient aux chercheurs et chercheuses de notre Faculté.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours ?
Bien sûr. Spécialisée en études migratoires et coopération internationale, ma trajectoire professionnelle s’est construite à la croisée entre recherche, enseignement universitaire et gestion de programmes de développement, avec toujours en toile de fond la même curiosité pour l’interculturalité, les relations Nord/Sud et les transformations sociétales.
J’ai débuté ma carrière entre le Pérou et la Belgique, en tant que coordinatrice de projets socio-environnementaux. Cette expérience a profondément redessiné mon regard sur l’Amérique latine et m’a interpellée à bien des égards, au point d’entreprendre un doctorat qui m’a menée pendant cinq ans au cœur de l’Amazonie péruvienne. Sociologue de formation, j’y ai étudié les impacts de l’orpaillage sur les mobilités de travail paysannes et les inégalités sociales en milieu rural. J’ai ensuite poursuivi ces recherches au travers de plusieurs postdoctorats dans des environnements académiques anglophones, aux États-Unis à l’University of California Santa Barbara, et au Canada à l’University of Calgary, grâce à des financements Fulbright et FNRS.
Dans le prolongement de ces questionnements, j’ai ensuite rejoint le secteur associatif suisse en tant que responsable de programme Colombie pour une ONG de développement. J’ai eu la chance d’accompagner des projets de protection de l’enfance en milieu minier colombien, restant ainsi profondément attachée à la défense des libertés et des droits fondamentaux – un élément qui a toujours été au centre de mes recherches et de mes préoccupations.
Aujourd’hui, en rejoignant l’UNIL comme consultante recherche, j’ai le sentiment de réunir ces diverses dimensions, en remettant l’humain au centre des processus académiques.
Y a-t-il des liens entre vos centres d’intérêt et l’UNIL ?
Oui, ce sont d’ailleurs ces convergences qui m’ont ramenée vers le monde académique après plusieurs années passées dans la coopération Nord-Sud. Une fois que l’on a été chercheur·euse, je ne pense pas que l’on puisse se défaire entièrement de cette curiosité scientifique qui nous caractérise, de ce besoin constant de comprendre, d’apprendre et de questionner. Ce que l’UNIL représente pour moi, c’est avant tout un vaste espace de production de connaissances, de formation d’esprits libres et critiques, et d’émergence d’idées nouvelles susceptibles de nourrir les débats de société. C’est précisément sur ces points que je pense entrer en résonance avec les missions de l’UNIL.
Qu’est-ce qui vous a motivée à postuler à la Faculté des SSP ?
Tout d’abord, les sciences sociales sont au cœur de mon parcours et de ma formation. Il était donc naturel et extrêmement stimulant pour moi de rejoindre une faculté en parfaite adéquation avec mes propres champs de recherche et d’intérêt.
Au-delà de cette proximité disciplinaire, c’est l’accompagnement des chercheurs·euses et la dimension humaine du poste qui m’ont beaucoup attirée. Ayant moi-même traversé les différentes étapes du doctorat, du postdoctorat et de l’enseignement universitaire, je sais à quel point il peut être passionnant, mais aussi complexe de naviguer au sein du monde académique. Dans ce contexte, pouvoir échanger avec quelqu’un, bénéficier d’un regard extérieur ou être appuyé dans la construction d’un projet peut être extrêmement précieux et faire une réelle différence. C’est dans cette perspective que j’avais envie de mettre mon expérience au service d’autres chercheurs·euses et de leur carrière.
Quelles sont vos activités principales dans ce poste ?
Mon rôle consiste avant tout à accompagner les chercheurs·euses de la Faculté dans le développement de leurs projets de recherche. Cela peut concerner l’identification d’opportunités de financement, l’appui à la préparation de dossiers de candidature, la réflexion autour de la méthodologie et/ou de la structuration temporelle d’un projet, ou encore l’orientation vers les ressources et interlocuteurs·trices pertinent·es. Ce que j’apprécie beaucoup dans cette fonction, c’est la combinaison de plusieurs dimensions : il faut comprendre les enjeux scientifiques d’un projet, maîtriser un certain nombre d’informations, de contraintes et de procédures (administratives, budgétaires, etc.) tout en s’adaptant aux besoins spécifiques des personnes que l’on accompagne.
Un autre aspect de mon activité vise à faciliter la circulation de l’information au sein de la communauté scientifique, et ce, en partageant des opportunités de financements par courriel ou eSSPace Recherche et en animant des sessions d’information autour des enjeux liés au développement et temporalités diverses des projets de recherche (ERC, FNS, etc.).
Mon parcours m’ayant habituée à négocier les différents virages des projets de recherche, il est important pour moi que les chercheurs·euses puissent trouver, dans ma fonction, non seulement une ressource, mais aussi un espace d’appui pour réfléchir, échanger, débloquer. C’est ce que j’espère apporter aux membres de la Faculté.
Dites-nous-en un peu plus sur vous. Quels sont vos activités favorites ?
J’aime apprendre et découvrir de nouveaux environnements, que ce soit à travers les voyages, les rencontres, la lecture ou simplement une conversation qui m’emmène sur un terrain inattendu. La montagne, particulièrement, est un milieu qui m’apaise et auquel je me sens appartenir. Dès lors, la randonnée, le ski, les balades hivernales en raquettes et les moments en pleine nature accompagnée de ma famille sont celles qui me ressourcent le plus.

