Joseph Schumpeter, les cycles économiques et les innovations technologiques

Joseph Aloïs Schumpeter, économiste et historien de l’économie, nait le 8 février 1883 à Triesch, en Moravie (partie de l’ancien empire austro-hongrois). Il meurt le 8 janvier 1950 à Taconic dans le Connecticut aux États-Unis, suite à une hémorragie cérébrale. Il est connu pour avoir été un des fondateurs d’un certain évolutionnisme économique, ses théories étant basées essentiellement sur les innovations technologiques. Lire la suite

Corruption et développement *

Sujet: les liens existant entre corruption et développement et la manière de les appréhender

La corruption a souvent été indiquée comme un élément ayant un grand impact sur le développement en général, et sur la réussite ou l’échec des projets de développement en particulier. Pour cela, elle fait souvent l’objet de mesures préventives ou de sanctions spécifiques
Les problèmes de corruption ont été abordés et compris de manière très variée dans les différentes courants théoriques du développement. Par exemple, on a pu la voir comme le fruit d’un calcul des individus (théorie des choix publics), comme un élément culturellement ou socialement significatif dans certains contextes (relativisme) ou encore comme un frein à l’expansion du libre marché (école néoclassique).

Questions de recherche

  • Quels sont les impacts (potentiels) de la corruption sur le développement et sur les projets de développement?
  • Comment la corruption a-t-elle été abordée par les différentes théories du développement? Quels sont les points forts et les limites de ces théories?
  • Comment la corruption a-t-elle été intégrée ou combattue dans l’histoire des projets de développement? Avec quels résultats?
  • Quelle est votre vision des relations entre la corruption et le développement?

Pour commencer, consultez…

La fiche sur le relativisme
Heymans, C., & Lipietz, B. (2011). Corruption and Development: Some Perspectives. Institute for Security Studies (ISS). Consulté à l’adresse http://dspace.cigilibrary.org/jspui/handle/123456789/31621

La théorie des choix publics

La théorie des choix publics est une théorie développée dans les années 1960 aux USA. Elle analyse les phénomènes politiques à l’aide des méthodes économiques, l’objectif étant de comprendre comment sont prises les décisions politiques et d’expliquer les défaillances de l’Etat. Cette théorie étudie notamment le vote, le fonctionnement de l’Etat, la bureaucratie et les groupes de pressions. Lire la suite

L’homo oeconomicus

L’homo œconomicus est une conception abstraite de l’être humain, utilisée en économie pour faciliter l’élaboration de modèles. En microéconomie, on suppose que le comportement de l’individu est rationnel:

  • Il est maximisateur : il cherche à maximiser sa satisfaction (ou utilité) et à minimiser ses coûts, compte tenu de ses ressources limitées.
  • Il est cohérent : il a des préférences qu’il peut ordonner. S’il préfère A à B et B à C, alors il préfère A à C. C’est ce qu’on appelle la transitivité.
  • Il est souverain : ses préférences ne dépendent que de lui, elles ne dépendent pas de la société ou de l’histoire.

Lorsqu’il doit faire un choix économique (acheter, produire,…), l’homo œconomicus est donc capable d’ordonner ses préférences et de calculer les avantages et inconvénients de son action. Cette simplification du comportement de l’être humain est à la base de la théorie économique néoclassique ainsi que de la théorie des choix publics.

Source: Clerc, D., & Piriou, J.-P. (2011). Lexique de sciences économiques et sociales (9e éd.). Paris: La Découverte.

L’Ecole néoclassique

L’Ecole néoclassique, née dans les années 1870, regroupe des économistes rattachés au courant marginaliste. Ses théories sont en grande partie encore dominantes aujourd’hui et elles se basent sur les notions d’utilité marginale et d’équilibre du marché et sur une conception de l’individu en tant qu’Homo œconomicus.

L’Ecole néoclassique emploie une base microéconomique fondée sur l’individualisme méthodologique : elle analyse les comportements des individus et en déduit des phénomènes collectifs, notamment l’offre, la demande et l’équilibre sur le marché.Ce même présupposé théorique se retrouve aussi dans la théorie des choix publics.

Libéraux, les économistes néoclassiques s’opposent à l’intervention de l’Etat dans l’économie. Ils font confiance au marché pour allouer efficacement et justement les ressources.

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