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Métamorphoses facultaires
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Il y a vingt ans, la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne (UNIL) faisait sa rentrée universitaire sous un nouveau nom: la «Faculté de théologie et de sciences des religions» (FTSR) était officiellement née. Comme le rappelle l’épitomé d’histoire facultaire d’Emilie Arbellay accessible sur le site de l’UNIL [1], cette métamorphose institutionnelle venait consacrer une progressive extension de la Faculté à l’étude d’autres objets religieux que le christianisme. Outillé de théories et de méthodes propres, ce renforcement disciplinaire n’était toutefois pas synonyme de substitution [2]. Aujourd’hui encore, c’est une organisation «bipède» qui préside à la «bonne marche» de la FTSR, avec deux cursus d’études complets domiciliés entre ses murs: une formation de niveaux baccalauréat, master et doctorat en théologie et un parcours équivalent en sciences des religions. La présente livraison de FACtualités – que l’on doit au précieux travail éditorial de Nathaniel Servant et d’Aline Hostettler – reflète bien la double orientation qui, depuis maintenant 20 ans, infléchit la route de la FTSR.
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À l’été 2025, nous prenions ainsi congé du prof. hon. Pierre-Yves Brandt, titulaire du poste professoral de «Psychologie de la religion» depuis 1999. Douze mois plus tard, nous avons le plaisir de vous présenter sa successeure, en la personne de la prof. assistante en PTC Jana Berkessel, psychologue sociale de formation rattachée à l’Institut des sciences sociales des religions de la Faculté. La feuille de nouvelles que vous déroulez sur vos écrans vous permettra de faire plus ample connaissance avec cette jeune chercheuse au parcours d’excellence, récente lauréate d’un «Early-Career Award» que lui a remis l’European Association of Social Psychology.
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Sur le versant théologique de la Faculté, l’heure de la retraite professionnelle a aussi sonné pour le prof. hon. Frédéric Amsler. Historien du christianisme ancien et moderne, grand spécialiste de la littérature apocryphe chrétienne, Frédéric Amsler a durablement contribué au rayonnement scientifique de l’Institut romand des sciences bibliques, premier institut en âge dont la Faculté s’est dotée pour héberger ses activités de recherche [3]. Fortement engagé dans les réflexions et enjeux de société soulevés par la métamorphose dramatique qui, sous nos yeux, corrompt la planète bleue, notre collègue donnera sa leçon d’adieu sous le titre: «Création ou nature. Pourquoi choisir?». Un rendez-vous, agendé au 17 septembre à 17h15, à ne pas manquer!
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Lors du dernier Dies academicus de l’Université de Lausanne, c’est encore une autre discipline théologique qui a été mise à l’honneur: la théologie pratique. Sur proposition de l’Institut lémanique de théologie pratique (FTSR-ILTP) et de son Directeur le prof. Olivier Bauer, la femme de lettres et pasteure Francine Carrillo a été gratifiée d’un doctorat honoris causa de l’UNIL. Dotée d’une plume à même de calligraphier l’expérience du monde, ses mots sont le viatique métaphorique de cette métamorphose divine que confesse le christianisme dans sa doctrine de l’«incarnation», lorsqu’elle écrit:
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Incarnation
un bonheur de pain frais au petit matin
une tombée de lumière dans la théière des jours
Dieu par terre pour que lève l’ordinaire [4].
Ainsi honorée, la théologie pratique, dont l’ILTP fédère la recherche entre l’UNIGE et l’UNIL, a d’ailleurs de quoi se réjouir doublement. Car depuis l’automne dernier, cet Institut accueille en son sein le prof. invité Benjamin Simon, incontournable spécialiste de missiologie dont les compétences sont venues enrichir le domaine névralgique de la recherche en «Théologie interculturelle». Sa bio-express est à lire dans ces pages.
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Si la présente édition de FACtualités vous donne d’autres reflets encore des métamorphoses qui travaillent en profondeur la FTSR et en dynamisent l’advenir (personalia, congés de recherche, soutenances, diplômes obtenus, nouvelles publications, calendrier d’activités, etc.), elle vous informe en particulier du lancement de deux projets nouvellement financés par le Fonds national suisse (FNS).
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Simon Butticaz, doyen de la FTSR
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Prof. ordinaire en Nouveau Testament et traditions chrétiennes anciennes. © Felix Imhof
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Intitulé «Le tarot de Marseille: images, circulations, pratiques et croyances d’un jeu de cartes européen (XVIIIe-XXIe siècles)», le premier, démarré depuis quelques mois sous la houlette du prof. titulaire Jean-François Bert (MER 1 / FTSR-IHAR) et du prof. Frédéric Kaplan (EPFL), se propose d’ausculter les métamorphoses et métissages d’un objet situé à «la lisière entre le ludique et le divinatoire», comme le qualifient les deux requérants dans l’aperçu du projet sur sa fiche FNS [5]. Le second, dirigé par le prof. assistant en PTC Stephen Germany (FTSR-IRSB) sous le titre «The Book of Samuel between Greece, Egypt, and the Levant», s’élance en cette fin d’été dans les eaux littéraires du bassin méditerranéen, en quête de nouveaux horizons de «comparaison» pour l’historiographie biblique [6].
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Ovide, éminent poète de la Rome d’Auguste [7], nous l’a appris: les «métamorphoses» – étiquette qu’il est réputé avoir forgée [8] – peuvent être aussi crapuleuses que vertueuses. Médusé·e·s, nous avons assisté cet été aux convulsions d’un climat frappé à mort, métamorphose malheureuse qu’Ovide déjà imputait à la triste fureur humaine, lorsqu’il versifiait le terrifiant «âge de fer»:
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L’âge qui a la dureté du fer est venu le dernier; aussitôt ont fait irruption […] les crimes de toute sorte […]. L’homme ne se contenta plus de demander à la terre féconde les moissons et les aliments qu’elle lui devait, mais il pénétra jusque dans ses entrailles ; il en arracha ce qu’elle avait caché. […]. Bientôt le fer pernicieux et l’or, plus pernicieux que le fer, parurent au jour; à leur suite parut la guerre, qui se sert de tous deux pour combattre et qui brandit dans sa main ensanglantée des armes retentissantes. […] La piété est vaincue, foulée aux pieds; loin de cette terre trempée de sang se retire, la dernière, après tous les immortels, la vierge Astrée (OVIDE, Métamorphoses I,127-150) [9].
Mais il est aussi des évolutions heureuses: lorsque l’art et les sciences métamorphosent la matière grise en savoirs inédits et en nouvelles appréhensions du vivant. Puisse la FTSR de deuxième génération poursuivre cette galvanisation du réel par l’esprit!
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C’est là le vœu que je formule à la veille de la rentrée 2026-2027, en y associant les deux vices-doyens de la Faculté, les prof. Olivier Bauer et Wissam Halawi, ainsi que l’administratrice facultaire, Mme Catherine El-Bez, les remerciant tous trois d’accompagner ainsi nos métamorphoses institutionnelles [10].
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[1] Voir Emilie ARBELLAY, «Faculté de théologie et de sciences des religions»:
[2] Cf. ibid.
[3] Cf. ibid.
[4] Francine CARRILLO, Le Plus-que-vivant (Petite Bibliothèque de Spiritualité), Genève, Labor et Fides, 2009, p. 29.
[7] Voir George LAFAYE, «Introduction», dans OVIDE, Les Métamorphoses. Tome I (I-IV). Texte établi et traduit par Georges LAFAYE (Collection des Universités de France), Paris, «Les Belles Lettres», 1969, pp. I-XXXIV.
[8] Florence DUPONT, Histoire littéraire de Rome. De Romulus à Ovide. Une culture de la traduction, Malakoff, Armand Colin, 2022, pp. 618-619.
[9] Citation extraite d’OVIDE, Les Métamorphoses. Tome I (I-IV). Texte établi et traduit par Georges LAFAYE, op. cit., pp. 11-12.
[10] Je les remercie aussi d’avoir enrichi de leur amendement intellectuel le terreau de cet éditorial. Quant au prof. Jörg Stolz, vice-doyen pour la recherche au semestre de printemps 2026, il a temporairement renoncé à sa charge au profit d’autres activités d’enseignement et de recherche conduites à l’étranger au cours de l’année 2026-2027. Durant ce temps, il est remplacé dans sa fonction vice-décanale par le prof. Olivier Bauer.
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CÉRÉMONIE D'OUVERTURE DES COURS 2026
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«Création ou nature. Pourquoi choisir?»
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Leçon d'adieu de Frédéric Amsler
Professeur honoraire de littérature apocryphe chrétienne et histoire du christianisme ancien
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Jeudi 17 septembre 2026 à 17h15
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Save the date!
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Jeudi 19 novembre 2026 à 18h15 à la Salle Nucléo (Vortex) aura lieu la cérémonie de remise des grades.
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Congés scientifiques - comptes rendus
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Wissam H. Halawi (semestre d’automne 2025)
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Ce premier congé scientifique depuis mon arrivée à la FTSR avait été préparé près d’un an et demi à l’avance autour d’un projet qui me tenait particulièrement à cœur: un long séjour de recherche en Iran. Il devait débuter à Téhéran par une série de conférences consacrées au shiʿisme et au droit musulman, avant de se poursuivre par un séjour de recherche au sein de la ḥawza de Qom. Le déclenchement de la guerre entre l’Iran et Israël (avant l’intervention américaine) a conduit à l’annulation de ce terrain à la dernière minute.
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Au-delà de ses conséquences humaines et politiques, cette situation témoigne des difficultés croissantes auxquelles se heurte la recherche au Moyen-Orient. Les conflits ferment des terrains, interrompent des collaborations et rendent l’accès aux archives et aux sites archéologiques de plus en plus incertain. Ils ont également des effets sur le financement même de la recherche: un projet PRCI franco-suisse (FNS-ANR) que j’avais déposé avec une collègue du CNRS pour mener des recherches en Syrie avait ainsi été écarté notamment en raison de l’«inaccessibilité» supposée du terrain, évaluée à partir des recommandations des ministères des Affaires étrangères. Or l’expérience du terrain montre précisément que les situations locales sont souvent beaucoup plus complexes que ne le laissent entendre ces classifications générales du risque.
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J’ai donc réorienté ce congé scientifique vers un autre chantier de recherche que je poursuis depuis 2012: l’histoire sociale et juridique des chrétiens d’Orient, à partir de leurs archives et, plus particulièrement, des documents notariés.
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Dans les archives du Patriarcat maronite
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Durant quatre mois, mes recherches au Liban, en Syrie et en Jordanie ont principalement porté sur des documents juridiques inédits: actes de vente et d’achat de terres agricoles, donations et constitutions de biens de mainmorte au profit d’institutions ecclésiastiques, notamment du Patriarcat maronite. Une première étape m’a conduit à l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), où j’ai travaillé pendant plus de trois semaines sur des fonds conservés au troisième sous-sol de l’Université. Des centaines de manuscrits et documents, dont les plus anciens remontent au XIe siècle, y sont conservés, en arabe comme en karshūnī — de l’arabe transcrit en caractères syriaques.
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Je tiens ici à remercier tout particulièrement mon collègue et ami, le père Pierre Moukarzel, recteur de l’USEK et grand spécialiste des manuscrits du Moyen-Orient médiéval, pour son accueil, sa confiance et l’accès exceptionnel qu’il m’a accordé à ces fonds. Ces recherches ont permis d’identifier plusieurs documents inédits d’une valeur considérable, dont l’étude m’occupera au cours des prochaines années.
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MS OLM2_Kozhaya_N8_01_003r, USEK, Liban @ Halawi 2025
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Le travail s’est poursuivi dans les archives du Patriarcat maronite, que j’avais déjà fréquentées lors de précédentes missions. Le rythme de la recherche dans ces institutions obéit à des contraintes très concrètes: visite imprévue d’une personnalité politique, coupure d’électricité, obligations liturgiques ou familiales des bibliothécaires, embouteillages… Autant d’aléas qui font partie intégrante du travail de terrain. J’ai néanmoins pu dépouiller les catalogues, consultables uniquement sur place, examiner une sélection de manuscrits et identifier les documents dont j’ai ensuite commandé les reproductions numériques.
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Parmi les découvertes les plus remarquables figure un livre de comptes du Patriarcat de 278 folios retraçant, tout au long du XVIIe siècle, productions agricoles, recettes, taxes et types de récoltes, village par village et propriété par propriété. Ce document exceptionnel offre un observatoire inédit de l’organisation économique d’une institution religieuse et, au-delà, de l’histoire sociale et rurale de toute une région. Des actes de donation ont également été retrouvés dans les marges ou sur les feuillets laissés vierges d’évangéliaires des XIIIe-XVe siècles.
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MS BKERKE Tiroir Douaihy Fol. G4J2624, Patriarcat maronite, Liban @ Halawi 2025
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Les archives judiciaires islamiques de Tripoli
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Une seconde partie de la mission a été consacrée aux archives du Tribunal islamique de Tripoli. Cette institution conserve plusieurs siècles de documentation juridique: actes d’achat et de vente, donations, litiges et sentences judiciaires, soit plus de 20 000 documents qui commencent seulement à être exploités par les spécialistes.
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MS Sijill 1_11 fol. 1v, Tribunal islamique, Tripoli, Liban @ Halawi 2025
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L’accès à ces fonds constitue en lui-même une dimension essentielle du travail de terrain. Fortement insérée dans les structures administratives, judiciaires et politiques du pays, l’institution est difficilement accessible aux chercheurs et chercheuses. L’obtention des autorisations suppose de rencontrer de nombreux interlocuteurs — universitaires, responsables religieux, administrateurs, responsables politiques et secrétaires — sans que les démarches entreprises ni les délais annoncés garantissent jamais leur aboutissement.
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Après plusieurs semaines de démarches, j’ai finalement pu accéder à l’ensemble du fonds, en effectuer un premier dépouillement et constituer un corpus de documents à étudier. Une seconde procédure était toutefois nécessaire pour travailler sur les originaux: l’autorisation de la plus haute autorité judiciaire sunnite à Beyrouth, puis sa validation par les instances étatiques compétentes. Cette autorisation a finalement été obtenue non seulement pour Tripoli, mais pour l’ensemble des tribunaux islamiques de Tripoli, Beyrouth et Saïda. Elle ouvre ainsi la voie à la poursuite de ces recherches lors de prochaines missions.
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Des archives au projet CHRISLAM
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Les documents identifiés, consultés et acquis durant ce congé scientifique ont directement nourri la préparation du projet «CHRISLAM – Christians under Islamic Rule: Law, Land, and Authority in the Maronite Patriarchate (14th–20th Centuries)», déposé auprès du FNS au début du mois d’avril pour un financement d’environ 1,2 million de francs. Une version élargie du projet, intégrant notamment ses dimensions archéologique et ottomane, doit également servir de base à une candidature à un Synergy Grant de l’ERC en février 2027.
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Fondé sur un corpus inédit de 2 272 actes notariés, CHRISLAM entend étudier la manière dont le Patriarcat maronite a progressivement construit son autorité religieuse, économique et juridique au sein d’espaces gouvernés successivement par différents pouvoirs musulmans, du Moyen Âge au XXe siècle. Plutôt que de considérer les chrétiens comme une minorité dont la situation serait entièrement déterminée par un statut confessionnel préétabli, le projet les envisage comme des acteurs à part entière des sociétés dans lesquelles ils vivaient.
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L’hypothèse centrale est que l’autorité patriarcale s’est construite concrètement par l’accumulation et l’administration de propriétés foncières, le recours au droit islamique et aux juridictions musulmanes, la constitution d’archives institutionnelles et le développement de circuits juridiques propres. En croisant histoire sociale, étude matérielle des documents, humanités numériques, géomatique et archéologie, CHRISLAM entend ainsi restituer les infrastructures concrètes — juridiques, documentaires et territoriales — qui ont permis à une institution chrétienne de développer une relative autonomie tout en demeurant profondément intégrée aux structures politiques et juridiques des sociétés musulmanes.
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Cette perspective invite plus largement à repenser l’histoire des minorités religieuses au Moyen-Orient. Celles-ci ne furent pas seulement les objets de politiques de domination, de protection ou d’exclusion: elles participèrent activement à la production des institutions, des normes et des sociétés auxquelles elles appartenaient.
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L’annulation du terrain iranien a donc profondément modifié le programme initial de ce congé scientifique, sans en interrompre la dynamique. Elle m’a conduit à réinvestir un chantier de longue durée et, surtout, à consacrer le temps nécessaire à ce qui constitue souvent la partie la moins visible de notre métier : accéder aux archives, établir des relations de confiance avec celles et ceux qui les conservent, dépouiller des milliers de documents, identifier les corpus et obtenir les autorisations nécessaires à leur étude.
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Ce congé aura ainsi permis non seulement de mettre au jour une documentation largement inédite sur l’histoire juridique, sociale et économique des chrétiens du Moyen-Orient, mais aussi de constituer les fondations documentaires d’un programme de recherche appelé, je l’espère, à se développer au cours des prochaines années. Dans une région où les conflits rendent la recherche toujours plus difficile, travailler sur ces archives constitue aussi une manière de maintenir les collaborations scientifiques, de préserver l’accès aux sources et de continuer à interroger, par l’histoire, des sociétés dont le passé fut lui aussi profondément marqué par les conflits.
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Monika Salzbrunn (semestre d’automne 2025)
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Le congé scientifique d’un semestre, effectué après sept années pleines d’enseignement et de recherche, a été consacré à deux enquêtes de terrain (Indonésie, Rome) et à une résidence invitée comme Senior Fellow Art & Science à l’Institut Suisse de Rome, en lien avec le projet FNS AGORA Artivism as a Creative Form of Political Expression que je dirige et dans le cadre duquel l’écriture d’une bande dessinée est co-financée par la Fondation Ernst Göhner. Cette résidence a été suivie d’un séjour mandaté par l’alliance universitaire européenne CIVIS, afin d’entamer une nouvelle collaboration avec l’Université La Sapienza de Rome, où j’ai été invitée à donner une conférence (voir ci-dessous). 4 articles ont été rédigés en italien, anglais et français durant le séjour (Revue Européenne des Migrations Internationales; Memoria e Ricerca, Lettera Ventidue) ainsi qu’une partie du scénario de la bande dessinée Artivisme, en préparation chez Antipodes. J’ai également poursuivi le travail de co-édition de l’ouvrage Artivism and Creative Resistances: New Research Methods and New Alliances between Art and Activism, en préparation chez Berghahn. Par ailleurs, plusieurs interventions et interviews dans des médias ont paru et trois événements AGORA ont été conduits avec mon équipe à Lausanne (Digital Dreams Festival, Écotopiales, atelier Éprouvette). Enfin, j’ai continué le suivi de mes six doctorant·e·x·s et de mes quatre mémorant·e·x·s à distance, en collaboration avec mon assistante diplômée.
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Deux terrains exploratoires ont été conduits en Indonésie (plusieurs îles de la région de Lombok et de Bali) et en Italie (Rome, Lazio).
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En Indonésie, pays où réside la plus grande population musulmane mondiale, mais aussi une population hindouiste, et, dans une moindre mesure, bouddhiste et chrétienne, j’ai conduit une étude de terrain exploratoire qui reprenait plusieurs sujets abordés durant mes études en sociologie du développement à l’Université de Bielefeld, et qui s’inscrivent également dans une longue tradition d’anthropologie politique et religieuse: lieux de pratique pluri-religieuse, événements festifs politico-religieux, étudiés sous le prisme des rapports de genre.
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Le terrain sur l’artivisme et la religion à Rome
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Deux cents ans après les écrits de Goethe sur le carnaval à Rome, des initiatives créatives par le bas en faveur de carnavals antiracistes et de défilés politiques de type carnavalesque ont émergé à Rome au cours de la dernière décennie. Le Giubileo 2025 promettait d’offrir de nombreuses tribunes aux voix critiques, se référant artistiquement à l’héritage religieux ou critiquant ouvertement la politique de l’Église catholique.
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Cette démarche s’inscrit dans mes recherches sur les relations entre art et activisme en Californie, Europe et au Cameroun (cf. publications). Après un séjour d’un an à l’Università degli Studi de Genova en 2017-18 en tant que professeure de recherche invitée dans le cadre de mon projet ARTIVISM. Art and Activism. Creativity and Performance as Subversive Means of Political Expression in Super-Diverse Cities financé par le Conseil européen de la recherche (ERC), j’ai passé une partie de mon congé scientifique à Rome afin d’y mener des recherches sur la performativité des lieux sacrés et les performances artivistes dans un contexte de religion diffuse, mais aussi institutionnalisée.
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Résidence d’écriture Art&Science
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Ayant développé un intérêt profond pour la collaboration entre arts et sciences, j’avais réalisé plusieurs films courts et longs documentaires, obtenu plusieurs projets d’enseignement-recherche sur des méthodes innovantes, notamment en anthropologie audiovisuelle et sonore, avant de partir pour la résidence art & science à l’Institut Suisse de Rome. Dans ce cadre, j’ai poursuivi la co-rédaction du scénario d’une BD fondée sur ces méthodes de recherche et sur l’artivisme. En tant que requérante principale du projet AGORA sur l’ARTIVISME financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique et d’un projet de financement par la Fondation Ernst Goehner d’une BD sur l’artivisme, j’ai ainsi poursuivi l’étroite collaboration avec des artistes issu·e·x·s de divers horizons. L’ISR incarnant une collaboration longue et fructueuse entre artistes et chercheur·euse·x·s, ce contexte s’est avéré très stimulant pour la pratique d’un nouveau genre littéraire qu’est le scénario, mais aussi pour la rédaction d’articles scientifiques classiques.
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J’ai été invitée à présenter mes recherches aux autres fellows le 24 octobre 2025, «Crafting the Field and interactions on multiple levels in graphic and audio-visual anthropology: Films and Comic from the ERC and FNS ARTIVISM projects and Fieldwork on Artivism and Religion in Rome», et noué des liens fructueux avec certain·e·x·s d’entre iels, notamment l’artiste Sabine Meier et la cinéaste Ursula Meier. Ayant été invitée aux événements scientifiques et
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artistiques d’autres académies de Rome, notamment la Villa Medici et la Villa Massimo, de nombreuses collaborations autour des sciences des religions et autour du 9e art ont émergé et déjà conduit à des invitations de ces collègues à l’Unil.
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À l’issue de la résidence à l’ISR, j’ai prolongé mon séjour, intensifiant la collaboration avec La Sapienza, sur mandat du réseau universitaire européen CIVIS et ai été invitée par les anthropologues à donner une conférence: Artivismo – arte e attivismo. Creatività e performance come forme sovversive di espressione politica nelle città super-diversificate. Metodi, risultati e suite del progetto ERC ARTIVISM. Sapienza Università di Roma, Dipartimento di Scienze Sociali e Economiche. 15.1.26
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Trois articles scientifiques, une contribution à un ouvrage collectif, trois interviews parues dans la presse, de même que l’écriture du scénario de la BD Artivisme et la co-édition du scénario dans son ensemble ainsi qu’un travail sur le storyboard ont été réalisés durant les cinq mois de présence à Rome.
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Salzbrunn, Monika, 2025: «Le point de vue d’une chercheure transnationale: genre et rapports de pouvoir dans l’arène académique», in: Revue Européenne des Migrations Internationales (REMI), 2025, 41 (2 & 3), pp. 211-224.
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Salzbrunn, Monika, 2025: «Carnevale di Colonia e chiesa cattolica. Una lunga storia di interconnessioni, derisioni, mascherate», in: Memoria e Ricerca, a. XXXIII, n. 80, 3/2025, pp. 485-500.
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Salzbrunn, Monika, sous presse, 2026: «Changing narratives, (religious) practices, and institutionalizations of heritage: Disentangling Cologne carnival(s) as vehicle for inclusion», in: Unveiling hidden heritage: Narratives, politics, and agency, édité par Florence Graezer Bideau, Peter Bille Larsen. Siracusa: LetteraVentidue, 29-41.
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J’ai également poursuivi à distance le travail de co-édition de l’ouvrage Artivism and Creative Resistances: New Research Methods and New Alliances between Art and Activism, avec Raphaela von Weichs, en préparation chez Berghahn.
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Enfin, durant le dernier mois à Rome, sur invitation d’Andrea Priori, boursier Marie Sklodowska-Curie à l’Institut des Sciences Sociales des Religions, j’ai préparé une intervention sur un des premiers terrains au cours de ma carrière, à savoir les rapports entre religion et politique au Sénégal ainsi que dans l’espace social transnational de la migration sénégalaise:
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«Changing self-narratives, spatialised gender relations and transnational sufi practices in a context of xenophobia: the case of Senegalese Murids and their reference to Black Islam». Paper given at the International Workshop Masculinities In the Nexus of Religion and Secularism, March 31 - April 1, 2026, @ISSR - University of Lausanne
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Enseignements et suivi des mémoires et des thèses
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Enfin, j’ai continué le suivi de mes six doctorant·e·x·s et de mes quatre mémorant·e·x·s à distance, en collaboration avec mon assistante diplômée Léonore Vuissoz. Cette dernière a également assuré le suivi de mes enseignements, confiés aux Dre Raphaela von Weichs et Dre Ana Laura Quinones Rodriguez. Je remercie toutes les trois pour l’excellent travail effectué durant mon semestre de congé scientifique.
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Irene Becci (semestre de printemps 2026) - de l’Inde à l’Europe
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Mon congé scientifique du semestre de printemps 2026, survenu après trois ans en fonction comme doyenne et un semestre comme vice-doyenne, a été particulièrement bénéfique pour ma recherche, car il m’a permis de réorienter pleinement mon attention sur cette activité, ralentie par les engagements institutionnels.
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J’ai repris mes explorations des écospiritualités en lien avec l’urbain. Après avoir analysé des initiatives écologiques comportant des dimensions spirituelles en Romandie, je me suis rendue à Zurich en mai pour suivre les activités – spirituelles, civiles, sociales et écologiques – d’un groupe de femmes s’occupant de labyrinthes publics en ville. J’ai eu l’occasion de présenter mes réflexions sur ces sujets et d’échanger avec des collègues lors de quatre événements scientifiques.
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À la conférence intermédiaire du groupe de recherche sur la religion (RC22) de l’Association Internationale de Sociologie (ISA), dont le thème était «Global Flows and Reconfigurations of the Sacred», j’ai proposé une approche spatiale au lien entre écologie et religion en intégrant les réflexions issues de la littérature sur le concept de «more-than-human» en humanités environnementales. Organisée par le département de sociologie de la South Asian University, la conférence s’est tenue à New Delhi, en Inde, du 5 au 8 février.
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La conférence conclusive du groupe de recherche de l’Université d'Erfurt «Religion and Urbanity: Reciprocal Formations» (Forschungskolleg 2779), constitué en 2018 et dont je fais partie depuis le début, a été un deuxième moment précieux pour présenter certains aspects de mes recherches. Dans le cadre de cette conférence, qui s’est tenue du 1er au 5 juin 2026, j’ai co-organisé un panel avec le prof. M. Burchardt sur nature et urbanisation. Mon intervention portait le titre: The Sacralisation of Fading Natures in Rapidly Urbanizing Contexts.
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Lors de la conférence «The Greening of Religion and Spirituality. Exploring Beliefs, Practices and Organisations in Times of Environmental Change», qui a eu lieu à Lucerne du 15 au 17 juin, j’ai rencontré des scientifiques de différentes disciplines ainsi que des praticien·ne·s des domaines de la durabilité et de la spiritualité réuni.e.s par le groupe de recherche FNS dirigé par le prof. Jens Köhrsen (Centre for Religion, Economy and Politics de l’Université de Lucerne et Faculté de Théologie de l’Université d’Oslo).
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Enfin, j’ai été invitée par les éditrices du Routledge Handbook of Religion and Politics in Europe 2025 à présenter le chapitre «Religion and Environmentalism», que j’ai co-rédigé avec A. Manconi pour ce manuel à la conférence de la European Academy of Religion, qui s’est tenue à la LUISS (Libera Università Internazionale degli Studi Sociali) à Rome, du 30 juin au 3 juillet 2026.
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Durant ce congé, j’ai pu terminer deux publications qui viennent de paraître : «Ein Steinbruch oder ein heiliger Berg? Der Aufbau ökospiritueller Beziehungen zu einer schwindenden Natur», in Pruisken, I. et Burchardt, M. (éd.), Religion und Raum: Soziologische Perspektiven. Springer Nature. pp. 23-45 et «“Sacré Mormont”: Disciplinary constellations and rhetorical contestations around nature in the context of accelerated
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urbanization», in European Journal of Cultural Studies, 1–21.
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et soumettre un nouveau texte à la revue Religion and Urbanity Online (De Gruyter).
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J’ai dédié une partie de mon congé aussi au suivi des doctorant·e·s que j’encadre, notamment celleux en phase de finalisation: Paola Juan (SSP, UNIL), Alberto Manconi (FGSE, UNIL) et Anna Berrard (EHESS, Paris) ont déposé leur manuscrit et Laeticia Stauffer (SSP, UNIL) a conclu un contrat de publication de sa thèse défendue en janvier avec Seismo.
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Mon engagement pour la formation doctorale m’a également amenée à co-organiser, avec Paola Juan, un atelier CUSO autour des structures psychiatriques et du pèlerinage de sainte Dympna, patronne des personnes en souffrance psychique, à Geel, en Belgique, du 2 au 9 mai 2026. Durant ce terrain ethnographique immersif nous avons pu participer à la fête de sainte Dympna, exceptionnelle en 2026 puisque, tous les cinq ans, la ville organise un cortège en l’honneur de la légende et de l’héritage qui perdure jusqu’à aujourd'hui — un modèle de prise en charge communautaire des souffrances psychiatriques — ainsi qu’un spectacle musical impliquant des centaines de bénévoles.
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Ciborium en pierre, ca. 1550, avec les reliques de la sainte dans l’église de St. Dymphna
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Enfin, durant ce semestre, j’ai été beaucoup sollicitée pour le suivi décisionnel de l’organisation du colloque 2027 de la SISR/ISSR, en tant que présidente, avec le bureau du conseil et le comité local d'Amérique latine. Je remercie sincèrement l’Université de Lausanne pour ce congé scientifique post-décanal d’un semestre, que j’ai, comme ce rapport le démontre clairement, fortement apprécié.
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Nadja Eggert (semestre de printemps 2026)
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Après plusieurs années comme maîtresse d’enseignement et de recherche en éthique à l’Institut des sciences sociales des religions de la FTSR et directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en éthique, ce congé scientifique m’a permis de me concentrer sur mes tâches de recherche durant 6 mois. En particulier, il m’a permis de finaliser des travaux en cours et, dans la continuité de mes recherches précédentes, d’ouvrir et de consolider des pistes et mes réseaux de recherche dans le développement d’une éthique du soin à l’épreuve des technologies contemporaines.
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Lors de ce congé octroyé par la Faculté, j’ai été chercheuse invitée au sein du groupe de recherche Ethics in Information Technologies (https://www.inf.uni-hamburg.de/en/inst/ab/eit/about.html) dirigé par la prof. Judith Simon à la Faculté de mathématique, de l’informatique et des sciences naturelles de l’Université de Hambourg en Allemagne, au sein d’une équipe de recherche interdisciplinaire (notamment en éthique, philosophie, science politique, études des sciences et des techniques, théories féministes) qui aborde les enjeux et implications éthiques, politiques et sociales des technologies contemporaines de l’information et des pratiques liées au «big data» (mégadonnées). J’ai pu participer à la vie académique de ce groupe de recherche, participer aux séances internes, séminaires de recherche et aux conférences organisées dans le cadre du cycle de conférences «Taming the machines», présenter mes recherches en bénéficiant des retours et des apports de toute l’équipe, développer de nouvelles pistes de recherches ainsi que poser les bases de collaborations futures.
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Mon séjour à l’Université de Hambourg a été soutenu par le Fonds national Suisse pour la recherche (FNS) à travers l’obtention en novembre 2025 d’un subside de recherche Scientific Exchange d’un montant de CHF 19'500 pour mon projet de recherche «Caring for IA ? Fragility, Responsability and the Ethics of Social Robots».
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Ainsi, j’ai pu mettre à profit ce temps de recherche et travailler aux publications suivantes. En particulier:
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- Un premier article «Access to Medically Assisted Reproduction in Switzerland : Rethinking Our Ethical Frameworks» sera publié en 2027 dans la revue International Journal of Bioethics/Journal international de bioéthique. Cet article précise ma proposition d’une éthique du soin dans un monde technologique, ici la procréation médicalement assistée.
- Mon deuxième article porte plus concrètement sur la question de la robotique sociale en lien avec la crise écologique et s’intitule «Écologie en première personne et relation au non-vivant. Quid du robot?». L’article explore la place du non-vivant – en particulier celle du robot social – dans le cadre d’une écologie en première personne (EPP). Partant d’une recherche empirique menée sur l’usage des robots sociaux dans des établissements médicosociaux (EMS) de Suisse romande, il s’interroge sur ce que l’expérience vécue de la relation avec un robot révèle quant à notre rapport à la technologie dans le contexte d’une crise écologique. Cet article sera publié dans un ouvrage collectif dirigé par Gérald Hess, Sophie Swaton et Damien Delorme.
- Avec Morgane Romero et le prof. Phil Larkin, nous avons coécrit une contribution sur la fin de vie qui sera publiée en 2026 «When Life is Ending. An ethical and moral discourse for nursing practice», in Ann Gallagher et al. (Ed.), Routledge Handbook of Nursing Ethics.
J’ai également pu profiter de ce temps de recherche pour publier trois ouvrages :
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- Le premier livre «Présences fascistes en Suisse. Autour du doctorat honoris causa de Benito Mussolini (1937)» a été publié en juin 2026 et est une coédition avec Gabrielle Duboux, François Vallotton et Jean-Philippe Leresche. Il fait suite à la démarche mémorielle menée par l’UNIL à la suite du mandat confié au Centre interdisciplinaire de recherche en éthique autour de l’octroi du DHC à Mussolini. L’ouvrage a comme objectif de replacer cet événement dans le contexte plus large des relations italo-suisses, des circulations du fascisme en Europe et des recompositions politiques de l’entre-deux-guerres et éclaire les mécanismes sociaux, intellectuels et institutionnels qui ont permis un tel choix. Cet ouvrage a exigé un travail important de relecture et d’édition des vingt contributions que j’ai pu effectuer sur les mois de février et mars, ainsi que d’écriture et de relecture des textes que j’ai pu coécrire (introduction et contribution sur le rôle
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- Ce congé m’a également permis de parachever un livre issu de mes recherches personnelles. Intitulé «Entre vulnérabilité et justice: vers une éthique du soin. Parcours éthique à travers la procréation médicalement assistée en Suisse», il sera publié chez Peter Lang et est actuellement sous presse. L’ouvrage s’intéresse aux enjeux de justice et d’accessibilité de la procréation médicalement assistée (PMA) en Suisse. Il défend l’idée qu’une analyse éthique de la PMA doit d’abord passer par une relecture du principe de justice à la lumière des éthiques du care et de l’approche des capabilités, mettant ainsi l’accent sur la vulnérabilité humaine et dessinant les contours d’une éthique du prendre soin dans un contexte technologique.
- Enfin, j’ai pu mener à terme un troisième ouvrage collectif en collaboration avec les collègues Christelle Landheer-Cieslak (Université Laval, Québec, Canada) et Jean-Philippe Pierron (Université de Bourgogne, France). Intitulé «Les nouveaux territoires de l’herméneutique. L’éthique du soin en médecine et en droit» qui sera publié aux Presses de l’Université Laval (PUL) à Québec et aux Éditions Hermann à Paris en 2027. Outre le travail d’édition, j’ai également pu rédiger deux contributions.
Activités liées à l’enseignement
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Pour profiter pleinement de ce semestre, j’ai pu réorganiser certaine de mes tâches d’enseignement grâce au soutien de mes collègues. J’ai cependant conservé quelques enseignements en ligne.
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- J’ai conservé quelques heures de l’enseignement «Éthique des soins» à l’Institut universitaire de formation et de recherche en soins (IUFRS, CHUV-UNIL) que j’ai effectué en ligne.
- J’ai eu l’opportunité de concevoir un module et de dispenser un enseignement en ligne sur l’éthique de l’IA dans le cadre d’une Microcertification (formation courte de 2-3 jours) intitulée «IA & travail: accompagner ses équipes face au changement». Ce programme, organisé conjointement par l’Université Libre de Bruxelles (ULB), Aix-Marseille Université et l’Université de Lausanne, s’inscrit dans le cadre européen CIVIS (Alliance européenne réunissant onze universités).
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Enfin, pour terminer ce rapport, j’aimerais souligner le bénéfice apporté par ce congé scientifique. Mon séjour effectué à l’Université de Hambourg m’a permis de dégager un temps significatif, habituellement contraint par les tâches administratives et d’enseignement, pour me consacrer pleinement à la lecture approfondie, à la rédaction de mes travaux et au développement de contacts scientifiques au sein d’un nouvel environnement de recherche. Plus particulièrement, il m’a permis d’approfondir le rapport entre une éthique du soin et notre monde technologique. Penser la technologie à partir des catégories du soin – relationalité, interdépendance, attention à la vulnérabilité – permet de déplacer un regard trop souvent focalisé sur l’innovation et l’efficacité, pour rendre visibles les relations de dépendance, de maintenance et de responsabilité que toute technologie engage. Cette piste est encore à approfondir notamment dans un article que je soumettrai prochainement à une revue spécialisée en éthique et un projet de recherche que je déposerai au printemps 2027 prolongeant ainsi les pistes et les collaborations ouvertes durant ce séjour.
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Remerciements : Le soutien de plusieurs personnes et institution a été nécessaire pour me permettre de bénéficier pleinement de ce congé scientifique. En premier lieu, je tiens à remercier le Décanat de la FTSR ainsi que la Direction de l’UNIL d’avoir accepté ce projet. Ensuite, mes remerciements vont au Fonds national suisse pour la recherche, qui à travers l’outil de financement «Scientific Exchange» m’a permis de financer mon séjour à l’Université de Hambourg, ce soutien est inestimable. De plus, ma charge d’enseignement a été allégée grâce au soutien de Morgane Romero, assistante doctorante (FTSR/Lettres) et Brenda Bogaert, responsable de recherche à l’Institut des humanités en médecine (CHUV-UNIL), qui ont accepté de reprendre quelques heures de notre enseignement «Éthique des soins» à l’Institut Universitaire de formation et de recherches en soins (IUFRS-CHUV). Pour terminer, un grand merci à Monique Thiévent Jaeggi pour son soutien administratif pendant ce congé.
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Coups de projecteur sur deux projets FNS obtenus
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Jean-François Bert (co-requérant, UNIL)/Frédéric Kaplan (co-requérant, EPFL) et Laurence Danguy (UNIL) - Le tarot de Marseille : images, circulations, pratiques et croyances d’un jeu de cartes européen (XVIIIe-XXIe siècles)
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Ce projet a pour ambition de livrer une histoire culturelle et matérielle complète du tarot de Marseille depuis ses origines jusqu’au XXIe siècle. Il est structuré autour de quatre objectifs :
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- identifier la circulation des motifs visuels et textuels, et conceptualiser le rapport entre textes et images ;
- analyser les mécanismes d’appropriation des tarots, et enrichir la connaissance des échanges entre culture savante et culture populaire ;
- documenter et réévaluer la place de la Suisse en tant que plate-forme culturelle et lieu de deux appropriations symboliques du jeu (Wirth et Haich).
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- observer les détournements et les créations contemporaines, afin de mesurer le potentiel créatif des cartes et de repérer de nouvelles logiques d’appropriation. Ce projet repose sur une collaboration entre spécialistes des humanités numériques, des études visuelles, du jeu, des études littéraires et de l’occulture, de la sociologie des religions et de l’histoire matérielle. Le projet repose sur plusieurs partenariats avec l’EPFL, Le musée du Jeu, Le musée français de la Carte à jouer, et la HEAD.
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Présentation par Jean-François Bert.
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Dates du projet : mars 2026 – février 2030
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Stephen Germany (requérant, UNIL) et al. - The Book of Samuel between Greece, Egypt, and the Levant
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(Les livres de Samuel entre la Grèce, l'Egypte et le Levant)
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Les livres de Samuel (1–2 Samuel), textes antiques rédigés en hébreu et faisant partie de la Bible juive et de l’Ancien Testament chrétien, proposent un récit des origines de la royauté dans l’Israël ancien, dans lequel figurent des personnages célèbres tels que les rois Saül et David. Même si l’intrigue dans les livres de Samuel se déroule, selon la chronologie biblique, au début du premier millénaire avant l’ère chrétienne, la recherche scientifique estime que le récit en 1–2 Samuel aurait été écrit bien après les événements qui y sont racontés. Cependant, les contextes historiques et culturels des auteurs de ces livres restent obscurs.
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Ce projet vise à situer les origines des récits dans les livres de Samuel plus précisément en les comparant avec trois groupes de textes datant de la seconde moitié du premier millénaire avant l’ère chrétienne, à savoir, (1) la littérature grecque ancienne, (2) la littérature égyptienne tardive écrite en langue démotique et (3) d’autres textes bibliques et des sources extrabibliques datant des VIe–IIe
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siècles avant l’ère chrétienne. Cette comparaison pourra relever de nouveaux points de repère sur la rédaction des livres de Samuel.
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Avec son approche historico-critique et comparatiste, le projet vise à déceler à quel point les auteurs des récits des livres de Samuel sur les origines de la monarchie israélite étaient plus « cosmopolites » qu’on ne pourrait le penser. En outre, en réunissant des spécialistes de la Bible hébraïque, des études grecques et des études démotiques (2 contrats postdoc et 1 contrat doctoral), le projet contribuera à l’échange d’idées entre plusieurs champs au sein de l’étude de l’histoire et de la littérature de la Méditerranée orientale antique qui, pour des raisons historiques et institutionnelles, ont souvent travaillé de manière parallèle sans pour autant profiter mutuellement des avancements que leurs voisins ont mené dans leurs champs respectifs.
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Présentation par Stephen Germany.
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Dates du projet : août 2026 – juillet 2030
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Portraits
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Benjamin Simon - Professeur invité à l’ILTP
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Je suis né en 1972 à Freiburg en Allemagne. Marié et père de cinq enfants adultes, je suis pasteur ordonné de l’Église de Baden (EKD, Evangelische Kirche in Deutschland), et travaillais avec le Conseil Œcuménique des Eglises depuis 2016 comme directeur pour la formation œcuménique ainsi que professeur et doyen à l’Institut Œcuménique de Bossey. Avant de rejoindre le COE, j’ai travaillé comme pasteur de paroisse, responsable œcuménique de mon Église et comme enseignant au Makumira University College, en Tanzanie, et à l’Université de Heidelberg, en Allemagne.
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J’ai obtenu mon doctorat en théologie, option missiologie et théologie interculturelle, à l’Université de Heidelberg, et mon habilitation (post-doctorat) à l’Université de Mayence, avec la venia legendi en études des sciences des religions et théologie interculturelle. Je suis titulaire d’une maîtrise en sciences sociales.
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Depuis octobre 2025, je suis directeur au DM-Dynamique dans l’échange à Lausanne et professeur invité à la Faculté de théologie et des sciences de religions à l’UNIL.
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- Interculturalité et contextualisation
- Eglises «d’origine migratoire»
- Christianisme en et de l’Afrique
- L’ecclésiologie interculturelle
- Le Kimbanguisme
- Migration et Diaspora
Entre 2017 et 2022, j’ai été rédacteur en chef de la International Review of Mission.
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Jana Berkessel - Professeure assistante en pré-titularisation conditionnelle
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As a psychologist of religion, I integrate social, personality, and cultural psychological perspectives to examine three central questions: Which socioecological conditions foster religiosity? How does religion contribute to the formation of cultural norms? And what consequences does religiosity have for health and well-being? In my previous and ongoing research, I have shown, for example, that exposure to war can foster subsequent religiosity, that religious cultural contexts can attenuate the well-being costs of poverty, and that religiosity is associated with higher subjective well-being.
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My academic path began with studies in psychology at the University of Cologne, including a semester abroad at the University of Mississippi. I subsequently completed my doctorate at the University of Mannheim in 2023. In my dissertation, I examined how the relationship between individual characteristics and well-being depends on the sociocultural contexts in which people live. My academic training has also included research stays at Princeton University, the University of Cambridge, and Columbia University, where I was a Fulbright Scholar. Before joining the University of Lausanne, I worked as a postdoctoral researcher at the Mannheim Centre for European Social Research and as an Open Science Advisor at the University of St. Gallen.
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My postdoctoral research has increasingly focused on the interplay between religion, culture, and psychological functioning. Across my projects, I aim to study the psychology of religion as holistically as possible.
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To this end, I use a broad range of methods and data sources, including large-scale representative surveys, cross-national and regional datasets, experiments, historical records, and computational «big data» approaches. I additionally collaborate with researchers across countries, methodological traditions, and disciplines.
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At the University of Lausanne, I aim to further develop a research program on the origins and consequences of religiosity across cultural contexts. Among other topics, I am interested in how cultural religiosity develops over time, how it shapes what people consider a good life, and under which conditions religiosity may support or undermine health and well-being. I look forward to exploring these questions in collaboration with colleagues across the University of Lausanne and to fostering both interdisciplinary collaborations within the university and international research networks.
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Graduées et gradués des sessions d’août 2025 à juin 2026
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Baccalauréat universitaire en théologie
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Eduardo de Oliveira Couto
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Baccalauréat universitaire en sciences des religions
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Maîtrise universitaire en théologie
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Thèses soutenues à la FTSR entre août 2025-2026
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Dr Clément Salah - thèse de doctorat ès Sciences des religions, soutenue le 25 septembre 2025 :
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Genèse du mālikisme en Ifrīqiya (Ier-IVe/VIIe-Xe siècle): dynamiques sociales, textuelles et mémorielles
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Directeur de thèse: Monsieur Wissam Halawi, Professeur associé, Université de Lausanne
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Co-Directeur de thèse: Monsieur Mathieu Tillier, Professeur des universités, Sorbonne Université
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Membres du jury: Monsieur Yassir Benhima, Professeur des universités, Université Lumière Lyon 2; Monsieur Jonathan Brockopp, Professeur, Pennsylvania State University; Madame Maribel Fierro, Profesora de Investigación, CSIC; Madame Élise Voguet, Chargée de recherche HDR, CNRS.
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Dr Dario Barberis - thèse de doctorat ès Sciences des religions, soutenue le 8 octobre 2025 :
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La reconnaissance des mains de scribes dans les manuscrits de Qumrân à l’aide de l’apprentissage profond
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Monsieur David Hamidovic, Professeur ordinaire, Université de Lausanne Membres du jury: Monsieur Martone Corrado, Professeur, Université de Turin;
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Monsieur Henning Müller, Professeur, Université de Genève et HES-SO Valais; Monsieur Loren Stuckenbruck, Professeur, Université de Munich; Madame Céline Weyermann, Professeure ordinaire, Université de Lausanne.
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Dr. Stefano R. Torres - thèse de doctorat ès Sciences des religions, soutenue le 12 mai 2026 :
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Fabrication coloniale d’une identité chilienne: histoire d’un discours sur l’altérité indigène et sa représentation dans l’Histórica relación del Reyno de Chile (1646) du jésuite hispano-créole Alonso de Ovalle (1603-1651)
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Christian Grosse, Professeur ordinaire, Université de Lausanne
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Madame Charlotte de Castelnau-l'Estoile, Professeure des universités, Sorbonne Université;
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Monsieur Ignacio Chuecas Saldias, Professeur titulaire, Universidad Finis Terrae;
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Monsieur Pierre-Antoine Fabre, Directeur d'études, EHESS, CéSor;
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Madame Aliocha Maldavsky, Professeure des universités, Université Paris-Nanterre.
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Doctorat Honoris Causa
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Le 29 mai dernier, à l’occasion de son Dies academicus, l’Université de Lausanne a octroyé un Doctorat honoris causa à Mme Francine Carrillo.
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Promoteur de cette distinction, le prof. Olivier Bauer tire en quelques traits le portait de Mme Carrillo:
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«Francine Carrillo replace l’initiation spirituelle et la tradition mystique au cœur de la vie d’une foi protestante, en favorisant la méditation des textes bibliques, la prière et le silence. Elle l’a fait comme pasteure dans l’Église protestante de Genève, en créant en 1996 un Espace spirituel dans la paroisse de Champel-Malagnou. Aujourd’hui, elle transmet sa spiritualité par l’écriture et l’aquarelle. Ses ouvrages sont largement lus et reconnus. Théologienne, pasteure et autrice, Francine Carrillo renouvelle par ses écrits et son engagement la spiritualité protestante. Elle lui donne une dimension plus vivante et toujours incarnée. Ses ouvrages, qui allient rigueur théologique et sensibilité poétique, nourrissent la vie intérieure et ouvrent des chemins de liberté».
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Découvrir ses livres parus aux éditions Labor et Fides:
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Nouvelles collaboratrices et nouveaux collaborateurs
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Mme Elise Guillard est assistante diplômée à l’IHAR depuis le 1er septembre 2025.
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M. Julien Norberg est assistant diplômé à l’ISSR depuis le 1er septembre 2025.
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Mme Marion Wagnières est doctorante sur un projet FNS à l’ISSR depuis le 1er septembre 2025.
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Mme Anja Preiswerk est assistante diplômée à l’IRSB depuis le 1er octobre 2025.
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M. Hamza Esmili est anthropologue du religieux à l’ISSR depuis le 1er novembre 2025.
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Mme Stéphanie Perruchoud est chargée de recherche au CIRE depuis le 1er janvier 2026.
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M. Andrew Sutherland est assistant diplômé à l’IHAR depuis le 1er février 2026.
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M. Marco Nardone est chercheur FNS à l’ISSR depuis le 1er juillet 2026.
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Mme Nikita Catzeflis est doctorante sur un projet FNS à l’IRSB depuis le 1er août 2026.
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M. Mathieu Soulignac est assistant diplômé à l'IHAR depuis le 1er août 2026
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Collaboratrices et collaborateurs qui ont quitté la FTSR
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Dr. Adrien Miqueu a terminé son contrat de chargé de recherche le 31 juillet 2025.
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Mme Laeticia Stauffer a terminé son contrat d’assistante diplômée le 31 juillet 2025
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Mme Paola Juan a terminé son contrat d’assistante diplômée le 31 août 2025.
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Mme Nicola Banwell a terminé son contrat de chargée de recherche au CIRE le 31 octobre 2025.
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© Zhargalma Dandarova Robert
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Mme Zhargalma Dandarova Robert a terminé son contrat de Data Steward le 31 décembre 2025.
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Mme Gabrielle Duboux a terminé son contrat de chargée de recherche au CIRE le 31 décembre 2025.
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M. Matteo Silvestrini a quitté son poste de coordinateur ULO le 31 décembre 2025.
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Mme Léïla Baracchini a terminé son contrat de chercheuse FNS senior le 31 janvier 2026.
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2-4 septembre 2026 - «Micro-Communities of shared Vulnerability: Belief, Belonging and Health in Movement», dans le cadre du Congrès de l’Association Suisse de Sociologie 2026 «Communities & Societies in Movement».
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Lieu: Campus Perolles, PER 21, Université de Fribourg.
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Org.: Irene Becci, Diletta Guidi, Marion Wagnières.
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11 septembre 2026 - Rencontre annuelle de la Société Suisse de l’Ancien Testament.
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Lieu: Université de Lausanne, ANT-5033.
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Org.: Stephen Germany, Ruth Ebach.
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22 septembre - 15 décembre 2026 - Colloque de recherche ISSR: «Enquêter en sciences sociales des religions: psychologie de la religion, sociologie de la religion, sciences sociales des migrations».
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Lieu : Université de Lausanne.
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15 octobre 2026 - Leçon inaugurale de Luc Bulundwe « Jésus, Paul et après? Redécouvrir le Nouveau Testament à partir des marges». Lieu: Université de Genève.
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28 octobre 2026 - Journée de l’IRSB La description de l’autre: Assyrie, Égypte et Israël, regards croisés.
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Lieu: Université de Lausanne.
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Org.: Ruth Ebach et Giuseppina Lenzo.
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18 décembre 2026 - Matinée d’étude avec Benjamin White (Clemson University), suivie d’un atelier entre doctorant·e·s animé par Miriam Jaillet.
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Lieu et horaire: Université de Lausanne, 9h30-15h.
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Org.: Luc Bulundwe (UNIGE), Simon Butticaz (UNIL), Miriam Jaillet (UNIL), Gudrun Nassauer (UNIFR).
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26-27 janvier 2027 - Workshop «Representations of Migration through the Arts» à l’Instituto Svizzero Roma, avec des universitaires partenaires CIVIS.
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15 - 20 février 2027 - 39e Conférence de la Société Internationale de Sociologie des Religions. «Mondes devant l’abysse: religion, performativité et fabrication du futur».
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Lieu: Buenos Aires (Argentine).
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Org.: SISR Société internationale de sociologie des religions.
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18 - 20 mars 2027 - colloque international dédié à Thècles.
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Lieux: Fribourg, Avenches et Donatyre.
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Org.: Luc Bulundwe (UNIGE), Marie Duruz (UNIL), Priscille Marschall (UNIFR) et Jeremy Barrier (Heritage Christian University, Florence Alabama).
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23 avril 2027 - Conférence annuelle SwissRepro (Swiss Research Network for Reproductive Studies | Université de Zürich). Lieu: Université de Lausanne.
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Org.: Marion Wagnières, Mica Palaz, Diletta Guidi.
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26 mai 2027 - Journée de printemps de l’IRSB en Nouveau Testament.
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Lieu et horaire: Université de Lausanne, 9h15-16h.
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Org.: Luc Bulundwe (UNIGE), Simon Butticaz (UNIL), Marie Duruz (UNIL).
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10-11 juin 2027 - Journée d’étude «Production du texte et supports de l’écrit: littéralité, reproduction, médiations».
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Org.: Giuseppina Lenzo (FTSR/IRSB), Chloé Ragazzoli (EHESS Paris), Serge Rosmorduc (CNAM), Nicolas Souchon (Ausonius). Co-organisation FTSR-EHESS-Institut français d’archéologie orientale du Caire.
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Ouvrages publiés récemment
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Gauthard N., Mauffret B., Salzbrunn M. (dir.), Enquêter en carnaval. Méthodologies créatives autour d’un plaisir partagé, Pur Editions, 2025.
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«Comment établir des convergences entre une diversité de pratiques et d’esthétiques portant sur l’étude des carnavals et des pratiques festives? Quels parallèles, quelles différences et quelles analogies pouvons-nous établir sur de tels objets? Pour réfléchir aux liens entre analyse de la pensée symbolique, les pratiques sociales et les études littéraires, historiques, scéniques ou musicologiques, le livre articule trois moments: «Enquêter en Carnaval: méthodologies créatives et sensibles», «Carnaval au prisme de l’histoire, des rites et des mythes», «Les territoires de carnaval: témoignages et retours d’expériences». La cartographie des pratiques carnavalesques étant tellement large, l’ouvrage ne peut traiter de tous les carnavals du monde, même les plus emblématiques comme ceux du Brésil, ni établir un inventaire des pratiques. Il prétend néanmoins renouveler la pensée sur des questions de méthodologies croisées grâce à de nombreuses études de cas et témoignages. Il ouvre des perspectives permettant de saisir dans leurs spécificités anthropologique, artistique, historique et littéraire, les pratiques carnavalesques».
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Eggert N., Pahud S., Roelens C. (éds), Consentir. Pour une éthique interdisciplinaire du consentement, Labor et Fides, 2025
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«La notion de consentement est désormais ordinairement mobilisée dans nos sociétés contemporaines: consentement médical, consentement sexuel, consentement numérique, consentement écologique, consentement politique sont sans cesse réclamés, négociés, obtenus ou refusés. Mais à qui, à quoi et sur la base de quels critères, de quels affects, consentons-nous?
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Le consentement crée une mise en tension(s): d’un côté, il est le produit et l’effet du libre discernement et de la volonté de la personne; de l’autre, il porte une idée du bien collectif ou sociétal; acte a priori individuel, il n’en est pas moins ancré dans un contexte et des logiques groupales. Pris dans cette dynamique aux apparences paradoxales, le consentement est ainsi à (re)penser dans ses dimensions relationnelle et vulnérable.
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Collectif et pluridisciplinaire, le présent livre entend montrer que le consentement gagne à être «accompagné», «éduqué». Dans ce dessein, il met en conversation de nombreuses ressources pour en saisir l’étendue, les enjeux et les défis».
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Lannoy A., en collaboration avec Amsler F. (éds), Prophétiser la Religion de l’humanité. La philosophie religieuse post-moderniste d’Alfred Loisy (1917-1939) dans Revue de théologie et de philosophie 157, 2025
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A. LANNOY, «Donner sens à l’ultime philosophie de la religion d’Alfred Loisy» ; D. PRAET, «La Religion d’Alfred Loisy et la philosophie de Hegel»; G. WATERLOT, « Comprendre l’histoire: les voies opposées de Loisy et de Bergson»; C. J. T. TALAR, «Discipliner le dogmatisme. De la discipline intellectuelle d’Alfred Loisy»; J.-F BERT, «Loisy ou la morale sans Durkheim»; C. STOLL, «Deux façons catholiques de penser “l’expérience religieuse”. Friedrich von Hügel et Alfred Loisy»; A. LANNOY, «Mysticisme et pragmatisme dans la philosophie religieuse d’Alfred Loisy. Une comparaison avec William James»; F. TRÉMOLIÈRES, «"Du point de vue mystique où nous élaborions ensemble notre philosophie spirituelle…". Alfred Loisy et Henri Bremond»; L.-P. SARDELLA, «Loisy moraliste face aux totalitarismes des années 1930»; G. ANSELMO, «La réception d’Alfred Loisy chez Adolfo Omodeo et Benedetto Croce. L’importance de la religion de l’humanité pour sauver une civilisation en crise»; J. L. MORROW, «Histoire des religions et histoire de la Bible. Le regard rétrospectif et prospectif d’Alfred Loisy sur le modernisme dans un mythe apologétique».
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Bert J.-F., Lamy J., Les têtes pensantes ou la pose des savoirs, Anamosa, 2025
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«Qu’ont à voir Marie Curie, un écolier qui s’ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant? Une tête posée dans la main, signe évident d’une réflexion, d’une cogitation, ou d’une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C’est à ce motif iconique que s’intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Étudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d’une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d’une histoire des corps et d’une histoire des représentations. Depuis l’antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n’est la manière, d’évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission. Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l’émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S’ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle».
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Halawi W. H., Les Druzes, Que sais-je ?, 2025
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«Les Druzes forment l’une des communautés ésotériques les plus méconnues du monde musulman. Ils représentent aujourd’hui une minorité infime au Liban, en Syrie et en Israël. Leur doctrine religieuse, élaborée dans le Caire fatimide du XIe siècle, ne cesse pourtant de susciter la curiosité de leurs voisins et de développer l’intérêt du monde occidental. Érigée en modèle social fermé mais aussi normatif à la fin du XVe siècle, la communauté druze continue d’interroger, d’un côté, sur ses relations avec l’Islam, et, de l’autre, sur son attitude à l’égard du pouvoir central et de ses institutions. Wissam H. Halawi propose dans cet ouvrage de renouveler notre connaissance de l’histoire culturelle et politique des Druzes, dont l’historiographie savante s’est jusqu’alors surtout penchée sur la représentation anthropologique de leur société et sur leur livre saint, la Ḥikma, communément connu sous le nom d’Épîtres de la Sagesse. Il examine l’émergence historique et sociale du mouvement druze, se penche sur les racines de sa doctrine ésotérique ainsi que sur la formation de son école doctrinale de droit islamique et décrit les modes de transmission de son savoir. Il tente ainsi de répondre à certaines questions: quelle relation la religion et la doctrine juridique des Druzes entretiennent-elles avec l’Islam sunnite et shi’ite? Allah incarne-t-il le divin? Le Coran est-il une source de droit druze?»
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Gisel P., Ritualités mutantes, Labor et Fides, 2026.
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«L’arrivée d’un enfant, l’accompagnement dans la maladie, l’adieu lors de funérailles sont autant de moments décisifs que nous continuons de marquer par des gestes, des mises en scène et des rassemblements symboliques. Les rites gardent leur puissance, même lorsque toute référence à Dieu s’en est évaporée et que des formes nouvelles, laïques ou recomposées, s’y substituent. Dans cet essai exigeant, Pierre Gisel montre comment le christianisme, dans ses différentes traditions, a façonné des rituels pour structurer l’existence, puis comment nos sociétés occidentales font muter ces formes pour inventer de nouveaux repères symboliques. Ce livre montre aussi comment les modifications en cours sont symptomatiques de changements socioculturels plus larges. Avec, en arrière-plan, la question de la place du religieux dans nos sociétés séculières. Un livre éclairant qui dévoile la manière dont les rites contemporains héritent, souvent à leur insu, de gestes séculaires qui jalonnaient les vies d’autrefois. Autant de manières, pour les humains, de rechercher des formes de sens partagé».
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Bauer O., Nkolo Fanga J.-P., Tchyombo M., Zabsonré N. (éds), Théologie interculturelle, Labor et Fides, 2026.
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«Parce que chaque théologie est culturellement située, la théologie chrétienne est forcément multiculturelle. Il lui reste cependant un pas de plus à franchir: devenir interculturelle. Traverser les langues, les contextes, les origines, les âges, les sexes, les genres, les classes sociales, les spiritualités, etc., pour mettre en évidence des particularismes et d’éventuelles constantes, devenir enfin le lieu de dialogue qu’elle a vocation d’être. Dans cet ouvrage collectif, neuf théologien·nes originaires d’Allemagne, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, du Québec et de Suisse romande définissent une théologie interculturelle, établissent ses méthodes, évoquent ses enjeux et ses défis, montrent comme elle repose la question de l’identité. Prendre en compte les variables culturelles, c’est donner de la profondeur et un crédit nouveau à la théologie. On l’aura compris: grâce à la diversité des contributeurs et de la contributrice, cet ouvrage n’offre pas seulement une lecture des enjeux de la théologie interculturelle, mais il propose également d’en faire l’expérience».
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Brandt P.-Y., Dandarova-Robert Z., Stauffer L., Dessart G., Rochat E. (éds), Vieillir à domicile dans le canton de Vaud. Santé globale, spiritualité et bénévolat à l’ère du (post)-covid, Academic Press Fribourg, 2026.
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«Plusieurs centaines de personnes âgées vivant à domicile dans le canton de Vaud ont répondu à un questionnaire sur la place occupée dans leur vie par la spiritualité. Une partie d’entre elles étaient des bénévoles engagées dans des associations ou organismes socio-caritatifs ou membres de l’Église catholique. L’autre partie étaient des clients de Centres médicosociaux. Plusieurs dizaines des répondants au questionnaire ont participé à des entretiens. Les analyses des données récoltées font apparaître une variété de profils: à côté des personnes qui s’identifient aux institutions religieuses traditionnelles s’expriment diverses manières de s’en distancer ou de recomposer de nouvelles postures qui ne s’y réfèrent plus. Ce qui n’empêche pas que la grande majorité dit l’importance de pouvoir parler de questions existentielles avec des interlocuteurs de confiance, parmi lesquels les proches, mais aussi des professionnels. L’isolement grandissant avec le vieillissement, le risque de manquer de ces interlocuteurs augmente. Les seniors le font entendre dans ces pages, d’autant plus que les données ont été récoltées peu après le semi-confinement causé par la pandémie Covid-19. L’ouvrage se conclut sur des recommandations en vue d’améliorer l’accompagnement spirituel et existentiel à domicile.
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Cet ouvrage a été rédigé sous la direction du Prof. Pierre-Yves Brandt par une équipe de chercheurs et de chercheuses affilié-es à l’Institut de sciences sociales des religions (ISSR) de l’Université de Lausanne ainsi qu’à l’Institut des humanités en médecine (IHM) du CHUV».
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Duboux G., Eggert N., Leresche J.-Ph., Vallotton F. (dir.), Présences fascistes en Suisse. Autour du doctorat honoris causa de Benito Mussolini (1937), Epistémé, 2026
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«En 1937, l’Université de Lausanne décerne un doctorat honoris causa à Benito Mussolini. Longtemps relégué à la marge ou traité comme une anomalie, cet épisode soulève aujourd’hui une question essentielle: comment une institution académique, au cœur d’un État démocratique, a-t-elle pu honorer un dictateur en pleine consolidation de son régime? Bien plus qu’un retour sur une controverse locale, cet ouvrage collectif est issu d’un programme de recherche soutenu par l’Université de Lausanne. En replaçant la décision lausannoise dans le contexte des relations italo-suisses, des circulations du fascisme en Europe et des recompositions politiques de l’entre-deux-guerres, il met en lumière les logiques sociales, intellectuelles et institutionnelles qui ont rendu possible ce choix. Croisant histoire politique, culturelle et universitaire, les contributions explorent l’attraction exercée par le fascisme dans certains milieux suisses, les réseaux qui l’ont relayé, ainsi que les héritages et les silences qui ont marqué l’après-guerre. Elles interrogent également les manières dont les universités affrontent aujourd’hui leurs passés sensibles. À travers le cas lausannois, ce livre invite à dépasser l’incompréhension de l’octroi de ce titre honorifique pour comprendre les mécanismes d’adhésion, d’aveuglement et de mémoire – et à interroger le rôle des institutions face aux dérives autoritaires, hier comme aujourd’hui».
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Butticaz S., Jaillet M., en collaboration avec Schröter J. (éds), Water in Early Christianity: Uses, Rituals, Symbolism, dans Early Christianity 17/2, 2026, pp. 127-212
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