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2018 - La santé du Prince
Colloque internationalProgramme
4–5 juin 2018
Université de Lausanne – Anthropole 4030

La santé du prince était une importante source de préoccupation pour tous les sujets de l’Empire romain : chaque année étaient formulés le 3 janvier des uota relatifs au salut de l’empereur, intrinsèquement lié au salut de l’Empire. Ce thème a été traité jusqu’à présent surtout par le biais des « maladies» réelles ou supposées des princes, et notamment des maladies nerveuses et psychologiques des « Césars fous ».

Une telle perspective historiographique est aujourd’hui remise en question : des études plus récentes ont souligné le lien entre la « folie », mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Nous nous proposons ainsi de replacer au centre de l’enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l’hygiène de vie du prince.

Comment le lien entre santé et hygiène de vie de l’empereur s’est-il développé ? Comment les préoccupations pour sa santé se traduisaient-elles, par quels interdits, précautions ou conseils ? Comment sa mauvaise santé était-elle présentée, masquée ou interprétée ?

On pourra par exemple étudier la définition de la santé et la mise en place de normes d’hygiène pour le prince, la place du médecin à la cour, perçu tantôt comme un confident ou un « coach », tantôt aussi comme quelqu’un dont on se méfie. Les préoccupations des amis du prince, les manifestations de l’inquiétude populaire lors des maladies ou blessures de l’empereur, les uota, ex-votos et rites visant à favoriser sa bonne santé, constitueront d’autres thèmes de réflexion.

Plusieurs axes principaux sont envisagés :

  • Hygiène de vie et santé du prince ;
  • Les préoccupations concernant la santé du prince ;
  • Interprétations de la santé du prince.
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Lundi 4 juin

Cliquez sur les titres des conférences pour lire leur résumé.

13•30–14•00 Accueil et enregistrement
14•00–14•30 Anne Gangloff & Brigitte Maire Introduction
14•30–15•00 Stanis Perez Qu’est-ce que la biohistoire politique ? Retour sur un outil historiographique
I. La santé du prince, objet d’inquiétudes et de soins
Présidence : Danielle van Mal-Maeder
15•00–15•30 David Langslow Un style pour la santé du prince
15•30–16•00 Alessia Guardasole Épeler pour soigner : témoignages sur les traités hologrammatiques à l’époque impériale
16•00–16•15 Discussion
16•15–16•45 Pause
16•45–17•15 Véronique Boudon-Millot De la thériaque pour le prince : Marc Aurèle face à la maladie et aux empoisonnements
17•15–17•45 Anne Gangloff « Les médecins en grand nombre ont tué le roi » : le souci de la santé du prince, d’Auguste aux Sévères
17•45–18•00 Discussion
20•15 Repas
Mardi 5 juin
Présidence : Michel Aberson
9•00–9•30 Patricia Gaillard-Seux Préceptes médicaux et hygiène de vie de l’empereur : « faire » un prince robuste et vertueux ?
9•30–9•45 Discussion
II. Symptômes physiques et politique : imaginaire de la santé du prince
9•45–10•15 Michel Fuchs Phobies de Domitien
10•15–10•45 Pause
10•45–11•15 Laure Chappuis Sandoz « Si bene ructavit… » : diagnostics d’un malaise social chez les satiristes impériaux
11•15–11•45 Caroline Husquin Corps du prince, réputation et postérité :entre politique et pathologique
11•45–12•00 Repas
Présidence : Anne Bielman
14•00–14•30 Audrey Becker La mauvaise santé du prince et son illégitimité politique du début du IIIe siècle au début du IVe siècle
14•30–15•00 Matthias Haake Der « kranke Mann am Tiber » : retrospektive Krankheits- und Gesundheitsdiskurse über Kaiser in der « Krise des 3. Jahrhunderts » bei paganen und christlichen Autoren des 4. Jh.s
15•00–15•30 Jan Meister Physiognomische Ferndiagnosen : Ernst Müllers Cäsaren-Porträts
15•30–15•50 Discussion
15•50–16•10 Pause
16•10–16•40 Thomas Späth Remarques conclusives
2011 - Ecdotika
2010 - 10e Colloque international sur les textes médicaux latins
À la croisée des médecines grecque et romaine. Contributions à l’histoire d’une greffe scientifique et culturelle

Université de Lausanne – 3-6 novembre 2010

Les textes médicaux latins transmettent des pratiques et des conceptions de l’art médical provenant de Grèce et d’ailleurs. Cette intégration procède par juxtaposition de savoirs, mais aussi par assimilation pour penser et représenter le corps et la maladie. C’est à démêler cet écheveau que les participants à ce colloque sont invités afin de contribuer, dans la tradition de cette série de rencontres internationales centrées sur la littérature médicale d’expression latine, à une meilleure connaissance des sociétés et des cultures de l’Antiquité ainsi que de l’imaginaire antique dont l’art médical révèle diverses facettes et modes de fonctionnement.