Nursel Alkoç

Non-response and biased estimates of political behaviour in Swiss opinion surveys. Comparisons and Explanations

Titulaire d’un master en méthodologie d’enquête et opinion publique obtenu conjointement aux universités de Neuchâtel, Lausanne et Lucerne, Nursel Alkoç a travaillé en tant qu’assistante diplômée à l’Institut des sciences sociales de l’Unil et à la Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales (FORS), à l’Université de Lausanne, entre 2021 et 2025. Elle a soutenu sa thèse le 31 octobre 2025. Elle est actuellement méthodologue d’enquête au sein du Programme Générations et Genre (GGP) aux Pays-Bas.

Cette thèse s’inscrit dans les débats scientifiques relatifs à la qualité et à la représentativité des enquêtes d’opinion publique. Elle examine l’impact des biais de non-réponse et l’estimation des comportements politiques, en mettant en évidence la sous-représentation systématique des individus politiquement désengagés.

Sur le plan théorique, la thèse défend l’idée que la non-réponse n’est pas distribuée de manière aléatoire, mais qu’elle est structurée par l’engagement politique et les choix de conception des enquêtes. Sur le plan méthodologique, elle s’appuie sur plusieurs enquêtes suisses, Selects, ESS et MOSAiCH, et mobilise des comparaisons inter-enquêtes, des données administratives et une expérience randomisée afin d’évaluer l’ampleur et les conséquences de ces biais.

Les résultats montrent que les sondages d’opinion publique ont tendance à surestimer la participation politique et à produire des représentations biaisées des préférences politiques. Au-delà de ce diagnostic, la thèse propose des recommandations pour améliorer la représentativité des sondages et plaide une approche plus réflexive et inclusive de la recherche par sondage.