Acclimatation à la chaleur et entraînement en altitude

Dans le cadre d’un échange scientifique soutenu par le FNS à l’Université d’Australie Occidentale à Perth, Raphaël Faiss, responsable de recherche et chargé de cours en physiologie de l’exercice à l’Institut des sciences du sport, investiguera les performances humaines et les mécanismes qui sous-tendent les réponses individuelles à des environnements extrêmes (stimuli thermiques et/ou hypoxiques).

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Une sportive s’entraine en ski de fond avec un masque permettant de simuler une altitude de 3000 m © Raphael Faiss – LDD

Ce projet permettra d’approfondir la compréhension des réponses physiologiques à l’exposition à la chaleur et/ou à une altitude simulée pendant les cinq mois de l’échange, dès le 1er février 2026, au sein du laboratoire des Prof. Olivier Girard et Peter Peeling.

Les athlètes cherchent souvent à s’exposer à divers facteurs de stress environnementaux afin de mieux s’adapter aux conditions de compétition ou comme stimulus d’entrainement supplémentaire. Les expositions répétées à la chaleur (c’est-à-dire l’augmentation du volume plasmatique) sont de plus en plus intégrées dans les programmes d’entrainement afin d’induire une acclimatation à la chaleur (naturelle ou artificielle), améliorant ainsi la tolérance à l’effort dans des conditions chaudes et tempérées. De même, les stratégies d’entrainement en altitude/hypoxie (c’est-à-dire l’augmentation de la masse totale d’hémoglobine) sont des approches populaires pour optimiser les performances, que ce soit en altitude ou près du niveau de la mer.

Au-delà des performances sportives, le conditionnement hypoxique et l’entrainement à la chaleur sont des outils potentiellement prometteurs pour améliorer la santé des populations en bonne santé et malades. À ce jour, les mécanismes sous-jacents aux réponses physiologiques individuelles à la chaleur et à l’hypoxie n’ont pas été entièrement élucidés. Pour ce projet, des sportives en bonne santé mais avec un potentiel déficit en fer s’entraineront ainsi en altitude simulée ; et des biomarqueurs hématologies, stéroïdiens et endocriniens seront suivi avant, pendant et après la phase d’entrainement.

Ce projet représente une opportunité de développer des recherches innovantes dans des domaines d’intérêt commun, en tirant parti de l’environnement naturellement chaud de l’Université d’Australie occidentale et des conditions d’altitude terrestres accessibles en Suisse, à proximité de l’Université de Lausanne. Les avantages de cette recherche vont au-delà des échanges scientifiques, car elle favorise l’émergence d’idées novatrices et renforce la collaboration entre les deux institutions.

Dr. Raphaël Faiss, responsable de recherche et chargé de cours en physiologie de l’exercice à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne