Dans son envie d’autonomie, l’Assemblée de la transition a demandé à l’équipe d’organisation de pouvoir traiter plusieurs thématiques qui n’étaient pas prévues au début du processus : l’alimentation à l’UNIL, le numérique, les investissements financiers et l’engagement institutionnel. En conséquence, lundi 20 mars, une session sur les impacts de la préparation et consommation de la nourriture sur le campus a été organisée.
Secteur aux forts impacts sociaux et environnementaux – mais aussi où l’Université possède un faible levier d’action – l’alimentation est une thématique qui touche intimement les habitudes, les choix personnels du quotidien, et même l’identité individuelle. Les propositions de l’Assemblée devront donc prendre en considération les sensibilités d’une communauté ample et diversifiée.
Les données de la nourriture sur le campus
Cecilia Matasci, du Centre de compétences en durabilité, a commencé par introduire le sujet et présenter les impacts de l’alimentation à l’UNIL sur les limites planétaires.
« En 2019, 2’150 tonnes de nourriture ont été consommées sur le campus, dont 1’500 tonnes sont importées de l’extérieur et sur lesquels on n’a pas de leviers d’actions directes. Je trouve important de noter que l’alimentation contribue à 16% de l’empreinte carbone totale de l’UNIL (56% est directement lié à la viande, alors qu’elle ne représente que le 14% des repas) ».
Cecilia Matasci
Les impacts sociaux de la production de la nourriture servie dans les cafétérias de l’Université ne sont pas en reste. En effet, « près de la moitié des produits consommés proviennent de Suisse, et le reste, généralement, de pays à bas risque d’esclavage moderne. Par contre, la provenance de bananes, chocolat, café et une partie des poissons est présumée à risque d’esclavage moderne ou de travail des enfants ».
En s’intéressant de plus près aux données à disposition, Delphine Douçot, adjointe du Vice-recteur Transition écologique et Campus, a pu brosser le portrait des habitudes de consommation de la communauté UNIL: nombre de repas servis dans les cafétérias, prix moyen dépensé, types de repas consommés (carnés, végétariens, menus, 3 assiettes, etc.).

Avant de s’attaquer à la production de mesures, les membres de l’Assemblée ont interagi avec les différent·e·s expert·e·s présent·e·s afin de garnir le panel de connaissances déjà recueillies.

Découvrez plus en cliquant sur l’image

Découvrez plus en cliquant sur l’image

Découvrez plus en cliquant sur l’image

Découvrez plus en cliquant sur l’image

Découvrez plus en cliquant sur l’image
Concevoir le futur de l’alimentation à l’UNIL
Ces échanges ont fait émerger une multitude d’idées et pendant plus d’une heure, les membres ont discuté, amendé et présenté leurs propositions pour réduire les impacts de l’alimentation sur le campus, tout en s’assurant de respecter les droits de chacun·e à une alimentation saine et au prix juste.

La tâche s’est avérée délicate : comment balancer entre la nécessité de limiter les émissions liées à la nourriture et celle de garantir le libre choix de tous·tes ainsi qu’un accès équitable aux services de restauration du campus ?
« Comme pour la session sur les bâtiments et la gestion des espaces verts, nous sommes très admiratifs de la vitesse à laquelle vous avez généré des propositions » s’est félicité Micaël Metry, du Centre de compétences en durabilité. « À la session de début mars, vous aviez déjà récolté plus de 40 propositions, et je ne doute pas que vous en fassiez autant aujourd’hui. C’est impressionnant de voir l’intelligence collective de l’Assemblée, c’est le témoignage que le dispositif fonctionne ».