Une recherche de qualité en SSP ? Un état des lieux

Fabienne Fasseur (IP) et Christophe Monnot (ISSRC) ont mené une enquête sur les soutiens à la recherche en SSP. Plusieurs éléments de réflexion se dégagent de ce rapport.

questions_vivesLa Faculté des SSP a connu une évolution extraordinaire ces dernières années : augmentation considérable du budget et du nombre des enseignant-e-s chercheurs/euses, multiplication des projets de recherche et des thèses, etc. L’auto-évaluation qui a été réalisée en 2013 a souligné ces « bons points » tout en mentionnant que, peut-être, la recherche et la manière de la soutenir laissent la place à un ensemble d’améliorations possibles. Dans ce contexte, le Décanat a décidé de lancer une étude qui puisse faire un état des lieux des conditions dans lesquelles la recherche se fait et des pistes pour la soutenir au mieux. Deux chercheurs, Fabienne Fasseur et Christophe Monnot, ont donc travaillé durant l’été 2014 à une enquête approfondie, interrogeant de manière ouverte plusieurs dizaines de chercheurs/euses et présentant une première palette de suggestions lors de la journée de la recherche en novembre dernier.

Il n’est pas question de résumer ici en quelques lignes un rapport détaillé mais juste d’énoncer quelques éléments :

  1. La maîtrise du temps est un problème essentiel dans le quotidien des chercheurs/euses. Cela se décline sous différentes formes : prévoir la charge et l’horaire des cours des prochaines années, éventuellement avoir plus de temps de recherche un semestre et plus d’enseignement à un autre moment, simplifier les procédures (et raccourcir les réunions). Notons que si tout le monde est d’accord sur l’un ou l’autre principe, que le Décanat actuel tente d’ailleurs aussi de mettre en œuvre, la réalisation pratique est parfois plus difficile car elle implique de changer un bon nombre de routines quotidiennes.
  2. Afficher des priorités mais aussi tenir compte de la diversité. Ces dernières années, la Faculté a connu d’importants succès, comme l’arrivée de FORS ou l’acceptation de LIVES. D’autres plates-formes se développent : lors de la journée de la recherche de 2014, on a présenté PLAGE (études genre) et le LADHUL (humanités digitales), et d’autres initiatives sont en marche aujourd’hui avec le REDs (dopage). Ces points forts, certainement structurants, ne doivent pas faire oublier bon nombre d’autres succès : les projets FNS récemment obtenus sont un indice en ce sens. En d’autres termes, la pluralité de la recherche est aussi un atout de la Faculté.
  3. Tenir compte de la pluralité des positions et moments de la carrière ; les échanges transversaux sont à encourager. L’expertise des « seniors » est une ressource dont il s’agit de profiter et les jeunes chercheurs/euses sont encouragé-e-s à bénéficier au mieux de l’expérience des unités les mieux établies. En d’autres termes, les soutiens à la recherche doivent se penser en fonction d’une typologie de situations.

Face à la diversité des recherches, des personnes et des modes d’organisation, un modèle unique de soutien ne serait pas adapté. Une diversité de modalités de soutien est donc à imaginer pour faire face à la diversité des façons de faire de la recherche au sein de la Faculté.

Par ailleurs, les soutiens actuels que le Décanat peut apporter à l’élaboration ou à la valorisation de projets de recherche semblent utiles et sont appréciés. Les besoins de communication et d’échange devraient être améliorés par le développement de centres de recherche d’une taille suffisante pour encadrer au mieux les doctorant-e-s et éviter leur isolement. La récente acceptation par le Conseil de Faculté du 12 mars d’un règlement sur les unités de recherche, renforçant les centres de recherche mais reconnaissant aussi les observatoires et les plates-formes, est aussi un élément dans ce sens. D’autres mesures concrètes vont suivre d’ici peu.

Dominique Joye, vice-doyen pour la recherche