Alexandra Balz

 

 

 

 

 

 

Maître de sport

« Je trouve très encourageant qu’une rectrice ait été élue pour la première fois à l’Université de Lausanne et qu’elle souhaite œuvrer pour que plus de femmes soient professeures. Ça a pris du temps, mais les évènements semblent évoluer dans la bonne direction ! ».

  1. Que faites-vous actuellement à l’UNIL?

Je travaille au Service des sports UNIL-EPFL afin de développer un projet qui a pour objectif de lutter contre la sédentarité sur le campus. À ce jour, de nombreuses publications scientifiques ont montré les bienfaits d’une activité physique régulière et ceci à plusieurs niveaux. C’est un projet interdisciplinaire, car cette thématique touche beaucoup de domaines et le succès d’un tel travail réside dans la collaboration entre différents secteurs. Je donne également des cours de sport au Centre sportif.

  1. En quelques mots, quel est votre parcours ? Et en quoi le fait d’être une femme l’a-t-il influencé?

Le sport a rythmé ma vie durant mes jeunes années et les suivantes. De 12 à 18 ans, j’ai fait partie de l’équipe suisse de gymnastique artistique féminine et m’entraînais 30 heures par semaine à Macolin. Lorsque j’ai arrêté, le Cirque du soleil m’a proposé un stage au Canada, que j’ai refusé, car je préférais me tourner vers des études pour avoir plus de sécurité.

Après l’obtention d’une maturité gymnasiale, j’ai commencé des études en Sciences du sport, avec une mineure en Lettres à l’UNIL. Lors de mon master, je me suis orientée dans le domaine des activités physiques adaptées et de la santé. J’ai débuté ma carrière professionnelle en cumulant plusieurs petits pourcentages en clinique et à l’hôpital dans les domaines de l’obésité et de la pédiatrie hospitalière en général. Mon poste s’est ensuite développé et j’ai travaillé en tant que maître de sport en activité physique adaptée, à 60% à la consultation d’obésité pédiatrique et à 20% en diabétologie à l’Hôpital de l’Enfance (CHUV).

Après quatre ans d’expérience dans le milieu hospitalier, j’ai décidé de partir voyager. Ayant étudié l’espagnol durant quelques années, je suis partie cinq mois et demi sac au dos en Amérique du Sud avec mon conjoint. Une expérience extraordinaire !

À mon retour, j’ai obtenu un mandat de Promotion Santé Suisse à l’Institut des sciences du sport de l’UNIL afin d’élaborer et rédiger des recommandations nationales en matière d’activité physique pour les nourrissons, les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire. Puis j’ai commencé au Service des sports UNIL-EPFL et comme mon conjoint a trouvé un poste à Zurich, je le rejoins maintenant pour de nouvelles aventures. Et oui ! Je le fais par amour mais bien entendu par envie : je suis à moitié suisse-allemande et impatiente de pouvoir vivre cette expérience outre-Sarine. Je viens d’ailleurs de décrocher un nouvel emploi aux Ligues contre le cancer à Berne, ce qui me réjouit énormément.

Je ne sais pas si c’est le fait d’être une femme qui a influencé mon parcours ou la personne que je suis. Cependant, ce que je peux dire, c’est que mon parcours a été marqué par des expériences personnelles que j’ai vécues durant mon enfance et par la richesse des rencontres qui l’ont jalonné.

  1. Quels sont selon vous les principaux enjeux actuels de l’égalité hommes-femmes, à l’université et dans la société?

Tout d’abord, je trouve très encourageant qu’une rectrice ait été élue pour la première fois à l’Université de Lausanne et qu’elle souhaite œuvrer pour que plus de femmes soient professeures. Ça a pris du temps, mais les évènements semblent évoluer dans la bonne direction !

Cependant, pour de nombreuses femmes, le fait de concilier la vie de famille et la vie professionnelle reste difficile. Mais je reste positive, car les mentalités semblent changer et des personnes se battent pour cette cause.