{"id":8081,"date":"2023-10-23T10:43:44","date_gmt":"2023-10-23T08:43:44","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/?p=8081"},"modified":"2024-04-15T15:10:46","modified_gmt":"2024-04-15T13:10:46","slug":"quand-la-litterature-fait-son-droit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/quand-la-litterature-fait-son-droit\/","title":{"rendered":"Quand la litt\u00e9rature fait son droit"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Relater un proc\u00e8s au plus pr\u00e8s&nbsp;ou&nbsp;pour en d\u00e9noncer les manquements, s\u2019opposer \u00e0 un jugement par la force de l\u2019\u00e9crit ou raconter des faits qui font bouger les lignes&nbsp;: l\u2019alliance entre litt\u00e9rature et droit est connue. Un p\u00f4le de recherche interfacultaire&nbsp;la&nbsp;ravive \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 la question rebondit dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deux chercheurs int\u00e9ress\u00e9s chacun par la litt\u00e9rature et le droit&nbsp;: Charlotte Dufour \u0153uvre \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres&nbsp;et Lo\u00efc Parein \u00e0 la Facult\u00e9 de droit, des sciences criminelles et d\u2019administration publique. Pour l\u2019heure, c\u2019est la FDCA qui finance un p\u00f4le de recherche ancr\u00e9 au sein du <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/droitetlitterature\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Laboratoire&nbsp;droit &amp;&nbsp;litt\u00e9rature<\/a> autour de cette question&nbsp;: \u00abLa puissance instituante de la litt\u00e9rature envers le droit \u2013 Les livres font-ils la loi&nbsp;?\u00bb&nbsp;Au nombre des sp\u00e9cialistes rassembl\u00e9s en r\u00e9seau par le&nbsp;laboratoire, on compte le professeur Fran\u00e7ois Ost, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Saint-Louis de Bruxelles, l\u2019un des pionniers en Europe de ce courant d\u2019\u00e9tude \u00e0 l\u2019intersection de la litt\u00e9rature et du droit, qui participe \u00e9galement au p\u00f4le de recherche.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Lib\u00e9ration de la parole au sujet des violences sexuelles<\/h5>\n\n\n\n<p>Charlotte Dufour d\u00e9crit une \u00e9tude en deux parties qui vont dialoguer dans un article scientifique commun. Cette articulation permettra d\u2019\u00e9tudier les effets d\u2019abord sociaux \u2013 avant d\u2019\u00eatre \u00e9ventuellement juridiques \u2013 d\u2019\u0153uvres fictionnelles ou biographiques en prise&nbsp;avec&nbsp;le temps pr\u00e9sent. \u00abNotre corpus probl\u00e9matise la question des violences sexuelles dans un sens large, sur les enfants, les femmes et les hommes\u00bb, esquisse Charlotte Dufour. Autant de&nbsp;<em>Me Too<\/em>&nbsp;qui se pressent d\u00e9sormais dans une soci\u00e9t\u00e9 qui a ouvert la porte \u00e0 une plus grande lib\u00e9ration de la parole, potentiellement \u00e0 travers tous les milieux.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;ordre juridique questionn\u00e9 par la litt\u00e9rature<\/h5>\n\n\n\n<p>Ces voix multiples, tiss\u00e9es dans divers \u00e9crits, semblent avoir d\u00e9j\u00e0 un impact social durable, amplifi\u00e9 par les m\u00e9dias et les r\u00e9seaux sociaux. \u00ab&nbsp;Notre hypoth\u00e8se sur la remise en question de l\u2019ordre juridique par la litt\u00e9rature sera explor\u00e9e \u00e0 partir d\u2019exemples en France, o\u00f9 l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 un effet sur l\u2019allongement du d\u00e9lai de prescription s\u2019agissant des atteintes \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 sexuelle des enfants, puis sur des cas similaires en Belgique et en Suisse&nbsp;\u00bb, d\u00e9taille Lo\u00efc Parein, qui pr\u00e9cise que le d\u00e9bat parlementaire en France a express\u00e9ment mobilis\u00e9 le livre de Camille Kouchner&nbsp;<em>L<\/em><em>a Familia grande<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Au th\u00e9\u00e2tre avec Ludivine Sagnier<\/h5>\n\n\n\n<p>Le second angle de l\u2019\u00e9tude abordera la probl\u00e9matique dans ses dimensions litt\u00e9raires, incluant selon Charlotte Dufour \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9tude des proc\u00e9d\u00e9s stylistiques et de leurs impacts sur la r\u00e9ception du public, le travail des maisons d\u2019\u00e9dition, le r\u00f4le des m\u00e9dias ainsi que les transpositions notamment th\u00e9\u00e2trales et filmiques&nbsp;\u00bb. \u00c0 ce propos, le&nbsp;laboratoire s\u2019est joint \u00e0&nbsp;l\u2019Octogone, Th\u00e9\u00e2tre de Pully, pour accueillir la pi\u00e8ce tir\u00e9e du livre de Vanessa Springora&nbsp;<em><a href=\"https:\/\/theatre-octogone.ch\/evenement\/le-consentement\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Le Consentement<\/a><\/em>, avec la com\u00e9dienne Ludivine Sagnier (samedi 9 d\u00e9cembre 2023, spectacle suivi d\u2019une rencontre avec l\u2019\u00e9crivaine). Charlotte Dufour signale en outre la sortie du film de Vanessa Filho, traitant du m\u00eame sujet. L\u2019affaire est d\u2019actualit\u00e9 en Suisse, o\u00f9 le&nbsp;Parlement est parvenu \u00e0 un consensus concernant l\u2019inclusion du consentement dans la r\u00e9forme du droit p\u00e9nal relatif aux infractions sexuelles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Outre les deux ouvrages pr\u00e9cit\u00e9s, le p\u00f4le de recherche travaillera \u00e9galement \u00e0 partir du t\u00e9moignage \u00e9crit d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Devynck, paru en 2022 sous le titre&nbsp;<em>Impunit\u00e9<\/em>, qui d\u00e9nonce des agressions sexuelles imput\u00e9es par elle-m\u00eame et plusieurs autres femmes au journaliste et \u00e9crivain Patrick Poivre d\u2019Arvor. On suppose que ce dernier se servait de son aura litt\u00e9raire et m\u00e9diatique pour attirer ses proies de tous \u00e2ges, comme Gabriel Matzneff,&nbsp;qui allait jusqu\u2019\u00e0 pi\u00e9ger les siennes \u2013 entre l\u2019enfance et l\u2019adolescence \u2013 dans les pages m\u00eames d\u2019un journal litt\u00e9raire qui servait directement ses activit\u00e9s p\u00e9dophiles. \u00ab&nbsp;Nous irons aussi chercher des exemples dans la litt\u00e9rature suisse, pour \u00e9tudier la mani\u00e8re dont les questions juridiques au sens large y sont abord\u00e9es, par exemple chez D\u00fcrrenmatt, Robert Walser et Daniel de Roulet,&nbsp;ou, sur la th\u00e9matique sp\u00e9cifique des violences, dans&nbsp;<em>Sa Pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<\/em>&nbsp;de Sarah Jollien-Fardel,&nbsp;<em>Le Cri du li\u00e8vre<\/em>&nbsp;de Marie-Christine Hornet&nbsp;<em>Les Orageuses<\/em>&nbsp;de Marcia Burnier&nbsp;\u00bb, \u00e9voque Charlotte Dufour.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00abDans un proc\u00e8s, il n&rsquo;y a jamais rien que du droit\u00bb<\/h5>\n<cite>Lo\u00efc Parein, avocat sp\u00e9cialiste en droit p\u00e9nal<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Donnant un s\u00e9minaire&nbsp;<em>Droit p\u00e9nal et&nbsp;litt\u00e9rature<\/em>&nbsp;\u00e0 l\u2019UNIL sur le mod\u00e8le \u00e9prouv\u00e9 \u00e0 Bruxelles par Fran\u00e7ois Ost, Lo\u00efc Parein explore avec ses \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants un livre p\u00e9dagogique comme&nbsp;<em>Les Choses humaines<\/em>&nbsp;de Karin Tuil (adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Yvan Attal), qui lui permet de montrer \u00ab&nbsp;le contexte culturel et social dans lequel s\u2019inscrit toute d\u00e9cision judiciaire&nbsp;\u00bb (ici une m\u00e8re f\u00e9ministe qui doit d\u00e9fendre son fils accus\u00e9 de viol, ainsi qu\u2019un p\u00e8re \u00e0 la morale d\u00e9pass\u00e9e, sans oublier un substrat religieux). \u00ab&nbsp;Dans un proc\u00e8s, il n\u2019y a jamais rien que du droit&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants sont plus troubl\u00e9s par<em>&nbsp;Rose Bonbon,<\/em>&nbsp;\u00e9dit\u00e9 par Gallimard en 2002&nbsp;et&nbsp;sign\u00e9 Nicolas Jones-Gorlin. Mais le cas est int\u00e9ressant dans la mesure o\u00f9, de mani\u00e8re fictive, le narrateur est un p\u00e9dophile, ce qui permet d\u2019aborder la mani\u00e8re dont le droit p\u00e9nal s\u2019applique \u00e0 la litt\u00e9rature. Le roman est paru avec un bandeau d\u2019avertissement et a \u00e9t\u00e9 vendu sous cellophane, un proc\u00e9d\u00e9 que Lo\u00efc Parein juge un peu na\u00eff, voire hypocrite, comme si m\u00eame quelques lignes constituaient d\u00e9j\u00e0 un poison. En droit suisse, l\u2019auteur \u00e9chappe potentiellement \u00e0 toute condamnation \u00ab&nbsp;si le livre a une valeur culturelle digne de protection&nbsp;\u00bb. Comment prouver cette valeur&nbsp;?&nbsp;En focalisant uniquement sur les qualit\u00e9s litt\u00e9raires de l\u2019ouvrage&nbsp;? Paradoxalement non. \u00ab&nbsp;Il s\u2019agit de savoir si l\u2019int\u00e9r\u00eat public prime sur la libert\u00e9 de cr\u00e9ation, ind\u00e9pendamment de la valeur esth\u00e9tique et sans dissocier l\u2019\u0153uvre de l\u2019accus\u00e9&nbsp;\u00bb, souligne le sp\u00e9cialiste du droit p\u00e9nal. En somme, le droit suisse ne juge pas l\u2019\u0153uvre mais son auteur \u00e0 une \u00e9poque donn\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;If you have tears, prepare to shed them now&nbsp;\u00bb<\/h5>\n\n\n\n<p>Autant de questions passionnantes, \u00e9galement brass\u00e9es \u00e0 travers divers \u00e9v\u00e9nements organis\u00e9s par le p\u00f4le de recherche et le Laboratoire&nbsp;droit &amp;&nbsp;litt\u00e9rature, dont un colloque le 4 octobre dernier \u00e0 l\u2019UNIL qui a fait intervenir plusieurs enseignants en droit et&nbsp;\/&nbsp;ou litt\u00e9rature,&nbsp;parmi lesquels&nbsp;Kevin Curran (lettres, section d\u2019anglais) et Peggy Larrieu (Universit\u00e9&nbsp;d&rsquo;Aix-Marseille). Le premier a fait une brillante d\u00e9monstration de l\u2019importance mat\u00e9rielle des objets pour les lecteurs comme pour les t\u00e9moins et les juges, \u00e0 partir d\u2019une tirade dans&nbsp;<em>Jules C\u00e9sar<\/em>&nbsp;de Shakespeare, quand,&nbsp;apr\u00e8s l\u2019assassinat de l\u2019empereur,&nbsp;Antoine \u00e9voque \u00e0 trois reprises le manteau de C\u00e9sar (deux fois&nbsp;<em>mantle,<\/em>&nbsp;une fois&nbsp;<em>vesture<\/em>) pour en montrer les d\u00e9chirures \u00e0 l\u2019endroit des coups port\u00e9s et concluant&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quoi, vous voil\u00e0 pleurant, bonnes \u00e2mes, rien qu\u2019\u00e0 voir les blessures du manteau de C\u00e9sar&nbsp;! Regardez donc ici, le voil\u00e0, lui, tout ab\u00eem\u00e9, vous le voyez, par ces tra\u00eetres&nbsp;!&nbsp;\u00bb\u2026<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Les femmes ni plus ni moins monstrueuses que les hommes<\/h5>\n\n\n\n<p>Pour sa part, Peggy Larrieu a subtilement analys\u00e9 le mythe de M\u00e9d\u00e9e et la question de la criminalit\u00e9 des femmes, dont on dira pour r\u00e9sumer que dans l\u2019horreur elles peuvent \u00eatre des hommes comme les autres, ni plus ni moins monstrueuses&nbsp;; les consid\u00e9rer essentiellement comme des victimes rel\u00e8ve donc du clich\u00e9 sexiste, ce qui ne doit pas nous emp\u00eacher de rappeler que les femmes sont nettement moins concern\u00e9es par les infractions graves et sont aussi \u00ab&nbsp;tr\u00e8s rarement sanctionn\u00e9es par des peines privatives de libert\u00e9&nbsp;\u00bb, une cl\u00e9mence des juges en fonction du sexe, que l\u2019on attribue aussi au fait qu\u2019elles sont moins susceptibles de r\u00e9cidiver&nbsp;; une mansu\u00e9tude contrebalanc\u00e9e par la tendance \u00e0 m\u00e9dicaliser la criminelle en fonction de sa suppos\u00e9e fragilit\u00e9 psychologique. Difficile de r\u00e9sumer davantage et de terminer ce texte sans citer les interventions des professeurs Lise Michel, J\u00e9r\u00f4me Meizoz, Jean Kaempfer et Denis Tappy notamment. \u00c0 suivre, donc\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-border-background-color has-background\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 \u00e9couter<\/h5>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.rts.ch\/info\/suisse\/14598566-le-consentement-impunite-sa-preferee-les-livres-fontils-la-loi.html\"><em>Le consentement<\/em>, <em>Impunit\u00e9<\/em>, <em>Sa pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<\/em>&#8230; Les livres font-ils la loi?<\/a> Une s\u00e9rie d&rsquo;entretiens (vid\u00e9o et son) r\u00e9alis\u00e9s par Forum RTS, avec notamment Charlotte Dufour (maitre assistante \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres) et Lo\u00efc Parein (charg\u00e9 de cours \u00e0 la Facult\u00e9 de droit, des sciences criminelles et d\u2019administration publique). <\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand la litt\u00e9rature questionne le droit. Rencontre \u00e0 mi-chemin entre les deux disciplines avec Charlotte Dufour et Lo\u00efc Parein.<\/p>\n","protected":false},"author":1002082,"featured_media":8086,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[101,113,23,9,110],"tags":[84],"class_list":{"0":"post-8081","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture","8":"category-enseignement","9":"category-evenements","10":"category-recherche","11":"category-societe","12":"tag-litterature"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-300x175.jpg",300,175,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-768x448.jpg",580,338,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-1024x597.jpg",580,338,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false],"post-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false],"chaplin_preview_image_low_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-540x315.jpg",540,315,true],"chaplin_preview_image_high_resolution":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974-1080x630.jpg",1080,630,true],"chaplin_fullscreen":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false],"gform-image-choice-sm":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",300,175,false],"gform-image-choice-md":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",400,233,false],"gform-image-choice-lg":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",600,350,false],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/files\/2023\/10\/charlotte_dufour-loic_parein-4974.jpg",1200,700,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Nadine Richon Salzmann","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/uniscope\/author\/nrichon\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Quand la litt\u00e9rature questionne le droit. 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